Palestine : un état maintenant !

10818208_784260484950927_7296248003714387488_o   Hier, à l’occasion de la braderie de Sainte Catherine,les jeunes communistes du Cambrésis étaient présents pour faire signer la pétition pour la reconnaissance d’un état Palestinien. Alors que ce 28 novembre nos élus voteront pour reconnaitre ou non l’Etat de Palestine, chacun d’entre nous se mobilise contre cet apartheid, contre les massacres, la colonisation et le mur de la honte qui assassinent lentement le peuple palestinien.   10818469_784261888284120_5467266150628785110_o 10448614_784261041617538_1222307003293472743_o

Quelque soit la décision de nos élus, nous continuerons de nous battre pour la justice en Palestine. Palestina vivra, Palestine vaincra !

Ci dessous, la lettre du MJCF aux parlementaires sur le vote du 28 :

Madame, Monsieur,

 Le vendredi 28 novembre et le jeudi 11 décembre prochains, en qualité de représentant de la Nation, vous aurez à exprimer le positionnement de la République Française sur la scène internationale.

 A ces deux dates, vous devrez prendre position, à travers une proposition de résolution, sur la reconnaissance de l’Etat de Palestine. Ce vote nous l’avons attendu, réclamé depuis plusieurs années : il est une étape importante pour faire triompher une paix juste et durable au Proche-Orient. Il doit ouvrir à une reconnaissance pleine et entière par le président de la République.

 Après l’agression israélienne de cet été, qui a causé plus de 2000 morts, plus de 10 000 blessés et ravagé la bande de Gaza, la reconnaissance de l’Etat palestinien est une nécessité impérative. Ce vote nous redonne espoir de croire en la paix, alors que les négociations entre les deux pays sont vouées à l’échec dans l’état actuel des choses.

Donner enfin aux Palestiniens la reconnaissance internationale de leur Etat dans les frontières de 1967 serait une réaffirmation de leur droit à l’autodétermination, un encouragement à poursuivre les discussions avec la communauté internationale. C’est également une clé de la résolution de la crise en cours au Moyen-Orient, région actuellement en proie à de nombreuses déstabilisations et horreurs.

 Si la seule reconnaissance d’un Etat palestinien n’est pas suffisante à résoudre la totalité de cette situation, elle est néanmoins une étape cruciale et relancerait une dynamique amenant à la fin du conflit basé sur l’occupation illégale d’un territoire. Faire un geste politique de cette ampleur, c’est ouvrir un espace de paix et fermer la porte aux partisans de la destruction.

 La France a une voix qui porte sur la scène internationale. Elle est entendue quand elle fait le choix d’écouter son peuple et de sa jeunesse favorables à cette reconnaissance à 65% et qui s’est mobilisé cet été pour exiger une issue politique à ce conflit. Elle est entendue quand elle relaie les aspirations légitimes d’un peuple à exister sur sa terre et vivre dans un Etat viable et souverain.

Il est donc grand temps que la France prenne ses responsabilités alors que de nombreux parlements européens se sont déjà positionnés en faveur de la reconnaissance de l’Etat de Palestine.

 Nous ne pouvons plus nous revendiquer du pays des droits de l’Homme, si nous ne revendiquons pas aujourd’hui un Etat palestinien aux côtés d’un Etat israélien! « Le moment venu » dont parle notre Ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius ne peut être que maintenant : la France doit apporter sa pierre à l’édifice, à la construction de la paix entre les peuples israélien et palestinien ! La France doit amener l’Union européenne à se positionner pour de véritables sanctions internationales.

Nous ne pouvons plus fermer les yeux face aux agissements d’un Etat israéliendont le gouvernement d’extrême-droite saborde les négociations et entrave tous les jours la souveraineté d’un peuple ainsi que l’autorité de ses dirigeants par l’enfermement, l’humiliation et la colonisation.

 Au sein de la jeunesse française, la mobilisation pour un Etat palestinien est encore plus forte : nous voulons être la génération qui a fait tomber le mur de l’apartheid! Les élu(e)s français ne peuvent rester sourds face aux revendications de cette majorité, ne peuvent pas éviter la parole des jeunes de France qui sont déjà généralement déçus de nos institutions.

 La veille du 28 novembre, jour où vous serez appelé à voter, nous remettrons 30.000 pétitions appelant à la reconnaissance de l’Etat Palestinien. Au-delà de ces 30.000 signatures ce sont des milliers de jeunes que nous avons rencontré et mis en dynamique pour la justice et la paix en Palestine.

 En cette année internationale de la Palestine, décidée à l’ONU, au nom de tous les jeunes qui aujourd’hui, par leur mobilisation font entendre l’espoir de paix partout dans le pays, nous vous demandons de voter en faveur de ces résolutions, en faveur de la paix.

Nous vous remercions de prêter attention à nos revendications qui lient notre ambition commune de mettre fin au conflit au Proche-Orient sur la base du droit international.

 Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations républicaines.

Des apatrides nommés Rohingyas

Depuis 1982, les Rohingyas ne sont plus officiellement birmans. Apatride, cette minorité musulmane visée par des campagnes haineuses est privée de droits élémentaires. Depuis l’indépendance de la Birmanie en 1948, les pouvoirs en place ont mené des politiques de délégitimation conduisant au nettoyage ethnique de « l’une des ethnies les plus persécutées du monde », pour reprendre une formulation de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Les Rohingyas sont devenus à partir de 2012 la cible de Rakhines bouddhistes – ethnie dominante dans la région de l’Arakan, où vivent près d’un million de Rohingyas –, parmi lesquels le bonze Ashin Wirathu. Avec son mouvement 969, ce dernier assure vouloir « protéger l’identité bouddhiste ». Pourtant, les musulmans représentent moins de 5 % de la population birmane (cinquante et un millions d’habitants).

L’organisation non gouvernementale (ONG) Human Rights Watch (HRW) (1) accuse le gouvernement du président Thein Sein, élu en 2011, les autorités locales et les forces de sécurité d’être impliquées dans des attaques ciblées. Elle a listé les exactions : stérilisation forcée, refus de soins, destruction de villages, installation dans des camps de rétention, esclavage, viols et tortures sexuelles commis par des militaires, pogroms et arrestations arbitraires.

Comment la situation a-t-elle pu atteindre ces extrêmes ? « Une ère d’obscurantisme et de totalitarisme s’est abattue sur le pays avec le coup d’Etat du général Ne Win [en 1962] », explique la journaliste Sophie Ansel. Celui-ci « a imposé le bouddhisme comme religion d’Etat dans ce pays où cohabitent plusieurs confessions. Il a aussi lancé une propagande raciste dans les écoles et médias avant de mener des opérations de purification visant à débarrasser le pays des “étrangers” ». Les campagnes de 1978 et 1992 ont conduit à la fuite d’environ deux cent mille Rohingyas au Bangladesh.

En 1982, Ne Win met en place une loi sur la nationalité. Cent trente-cinq ethnies conservent la nationalité birmane car elles appartiennent, selon la loi, aux « races nationales » — c’est-à-dire à celles qui étaient présentes sur le territoire avant 1823, date de l’arrivée des colons britanniques. Les Rohingyas en sont privés, au nom d’une interprétation de l’histoire contestée. Pour certains historiens, ils viennent de l’Arakan (en Birmanie) ; d’autres les voient en descendants de commerçants et de soldats arabes, mongols, turcs, bengalis, voire portugais et convertis à l’islam au XVe siècle (2). Pour tous, leur présence sur le sol birman depuis plusieurs siècles est attestée. Mais, selon la propagande officielle, leur arrivée ne remonterait qu’à la fin du XIXe siècle et serait liée à la politique d’immigration mise en place durant la colonisation. Les Britanniques les auraient favorisés au détriment des autres ethnies, selon les pratiques des puissances coloniales de diviser pour mieux régner — ce qui est vrai, mais ne valide en rien la thèse d’une présence tardive sur le sol birman. « Les bouddhistes essaient d’effacer toute trace d’une histoire commune avec les musulmans », commente Ansel, qui ajoute : « Les Rohingyas représentent la minorité ethnique de confession musulmane la plus importante du pays. C’est sans doute pour cette raison que le gouvernement a décidé d’en faire des apatrides ». Depuis la loi sur la nationalité, les autorités leur demandent de prouver leur présence en Birmanie avant 1823, alors que dans le même temps, elles brûlent leurs maisons (avec leurs papiers d’identité) ainsi que des mosquées centenaires et les forcent à signer des documents les transformant en Bangladais.

La vie de M. Habiburahman, né en 1979 en Birmanie, est représentative de celles des Rohingyas : apatridie, fuite, extorsions, détentions arbitraires, misère, exil, clandestinité… « Son récit, note Ansel qui a écrit avec lui Rohingya, Nous, les innommables. Un tabou birman (3), est celui d’un peuple en voie d’extermination. » Fuyant son pays après avoir été emprisonné pendant trois ans, il est arrivé illégalement en Australie, où il fut enfermé dans un centre de détention. C’est de là que ce cybermilitant a raconté l’histoire de sa famille, son enfance, les témoignages de sa grand-mère, le vécu de son père et comment le destin familial a basculé à partir de 1982.

La loi sur la nationalité birmane viole la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, dont l’un des principes fondamentaux est que chacun a le droit à une nationalité. Le statut d’apatride est considéré par l’ONU comme l’un des pires car il prive des droits élémentaires. Dix millions de personnes seraient actuellement apatrides selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), principalement en Asie et Afrique. Dans son rapport d’avril 2014 (4), M. Tomás Ojea Quintana, rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’homme en Birmanie (de 2008 à 2014), détaille les conditions de vie des Rohingyas. « Les strictes restrictions discriminatoires de mouvement affectent les droits des musulmans, y compris celui à la vie », écrit-il. Il qualifie de « ghetto » Aung Mingalar, qu’il a visité en février 2014. En sept mois, mille six cents personnes ont fui ce quartier musulman de Sittwe. « Beaucoup ont risqué leur vie sur des embarcations de fortune pour atteindre les pays voisins. Ceux qui ont survécu sont soumis à des violations des droits de l’homme, y compris la traite. » Des gardes armés et des clôtures de barbelés empêchent ceux qui sont restés de quitter le quartier. Ils manquent de nourriture, d’accès à l’éducation, aux soins et aux hôpitaux, indique M. Quintana. Mme Célestine Foucher, de l’ONG Info Birmanie, évoque d’autres discriminations : « Les Rohingyas ne peuvent plus voter ni occuper certaines fonctions et doivent informer les autorités de leurs mouvements sous peine d’amende. Ils n’ont pas le droit d’être propriétaires, leurs terres sont confisquées et leurs habitations détruites. » Des lois supplémentaires sont en cours de discussion — notamment une qui « empêcherait les femmes rohingyas d’avoir plus de deux enfants. Les couples doivent déjà demander l’autorisation pour se marier civilement ».

Selon le rapporteur spécial de l’ONU, les persécutions comportent des « éléments constitutifs du crime de génocide. Il s’agit de crimes contre l’humanité (5) ». Pourtant, en avril 2012, l’Union européenne et les Etats-Unis ont levé l’embargo et beaucoup des restrictions en vigueur contre la Birmanie depuis 1986.

En plus du gaz et du pétrole, certaines régions théâtres des violences — telles que l’Arakan qui se bat contre l’Etat central — sont « riches en bois, pierres précieuses et minerai, ainsi qu’en potentiel hydraulique. (…) Les communautés ethniques locales luttent pour ne pas voir leurs territoires pillés par l’armée et quelques conglomérats qui lui sont proches — ou par des compagnies étrangères » écrit Renaud Egreteau (6). Et il ajoute : « La question ethnique est liée à des enjeux territoriaux et économiques. (…) Pacifier la périphérie, c’est se heurter à de vastes intérêts. »

La timide ouverture démocratique et les projets de réforme ont suffi à convaincre les puissances désirant profiter du marché. Il s’agit de rattraper la Chine et l’Inde, qui ont eu accès à ces ressources durant les embargos. Total est l’entreprise française la mieux implantée en Birmanie, des dizaines veulent suivre son exemple. En mai 2013, les présidents François Hollande et Barack Obama ont reçu M. Thein Sein. La situation des Rohingyas a été brièvement évoquée malgré sa demande expresse qu’elle ne le soit pas. Le président birman parle d’« informations fabriquées (7) » et n’accepte pas l’intervention de commissions d’enquêtes indépendantes, empêchant ainsi de connaître l’ampleur exacte de la répression. Assumant son rejet des Rohingyas, il a demandé aux Nations unies de l’aider à les installer dans des camps ou à les expulser ; l’ONU a naturellement refusé.

Au cours de ces deux dernières années, environ cent quarante mille auraient été déplacés — la plupart retenus dans des camps dans l’Arakan et au Bangladesh, à la frontière avec la Birmanie. Près de quatre-vingt-six mille auraient fui le pays selon le HCR (8). Détenus, victimes de trafic ou placés en centres de rétention car ils n’ont pas de papiers, ils ne sont pas bienvenus dans les pays voisins, Thaïlande ou Malaisie, qui ne veulent pas créer un « appel d’air ». « Ils ne reçoivent pas d’aide internationale équivalente aux autres ethnies birmanes », commente Ansel. « Il y a moins de réinstallation de Rohingyas en Australie que de Chins ou autres Birmans. Le HCR privilégie une intégration dans des pays musulmans tels que la Malaisie, mais ils y sont aussi privés de droits. Habiburahman a fui le pays pour cette raison. »

Pourtant, le silence est quasi total sur le sort de cette communauté. Des informations circulent mais la censure et la désinformation, bien plus puissantes, les couvrent. L’opposante Aung San Suu Kyi, impliquée dans le processus politique (lire « Valse-hésitation des dirigeants birmans »), se risque rarement à parler de ceux dont le nom est interdit. D’autres éléments expliquent ce mutisme : la complexité des luttes territoriales et ethniques, le fait que le bouddhisme est perçu comme une religion de paix dont les moines sont le symbole, à l’inverse de l’islam. L’idée de bouddhistes massacrant des musulmans est quasiment inconcevable. Pourtant, assure Ansel : « A ce rythme, les Rohingyas vont disparaître de Birmanie. »

Article de Warda Mohamed, novembre 2014, dans Le Monde diplomatique

«Ce ne sont pas des soldats: ce sont des hommes. Ce ne sont pas  des aventuriers, des guerriers, faits pour la boucherie humaine […]  Ce sont des laboureurs et des ouvriers qu’on reconnaît dans leurs  uniformes. Ce sont des civils déracinés.» Henri BARBUSSE

 

Cette année, cela fait 96 ans que les combats de la première guerre mondiale ont pris fin. Aujourd’hui encore, dans les livres scolaires, possédés par Dassault et autres vendeurs d’armes, on apprend qu’elle a eu lieu parce que l’archiduc héritier de la couronne austro-hongroise s’est fait assassiné. Il est alors de notre devoir de lutter contre ce révisionisme et de rappeler que cette boucherie avait bien une visée impérialiste et que, loin de servir les intérêts du peuple français, elle n’a eu d’utilité que pour les marchands de canon.

Les jeunes communistes de Cambrai saluent donc la mémoire des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, des fusillés pour l’exemple, de tout ceux qui ont subis ce conflit, de ceux qui ont tenté de s’y interposer. Alors que ce 11 novembre le cirque télévisé mettra une fois de plus en avant Hollande, Merkel et toute la clique des dirigeants qui continuent la tradition des guerres impérialistes, les jeunes communistes seront présents pour mener le combat et pour porter la mémoire de ceux qui ont été immolés sur l’autel du grand capital.
Sous prétexte de défendre la nation et de créer la paix future, des millions d’hommes ont été envoyés au front. Il est désormais grand temps de tirer leçon des sacrifices passés : arrêtons les guerres impérialistes !
L’OTAN, l’Union Européenne, tous ces organes impérialistes qui sont avant tout des instruments de la domination économique, politique, idéologique et militaire sur les peuples, nous entraînent aujourd’hui dans des guerres impérialistes au Mali, en Lybie, ou plus récemment en Irak sous prétexte de « lutter pour la démocratie » ou de « libérer le monde de la menace islamiste ». Combien de temps tolérerons nous encore le soutien de la France à l’Etat criminel d’Israël, où l’Apartheid et la colonisation étouffent chaque jour un peu plus le peuple Palestinien ? Combien de temps laisserons nous encore Hollande « apporter tout son soutien » au bourreau Erdogan et ses sbires qui martyrisent les kurdes et laissent Kobanê mourir à petit feu ? Assez ! Cette barbarie ne peut plus durer, il est grand temps de mettre fin au capitalisme, cause de tous ces maux !
Lénine disait lors de la conférence de Zimmerwald en septembre 1915 qu’il fallait « transformer la guerre impérialiste entre les peuples en une guerre civile des classes opprimées contre leurs oppresseurs, en une guerre pour l’expropriation de la classe des capitalistes, pour la conquête du pouvoir politique par le prolétariat, pour la réalisation du socialisme. » Il est temps !
Chaque jour, nous nous battons contre l’oppression des peuples et pour une guerre entre les classes plutôt qu’une guerre entre les pays. Alors que la précarité ne cesse d’augmenter, nous disons : de l’argent, il y en a ! Puisqu’on a des dizaines de millions d’euros à mettre dans des rafales, récupérons le et créons des emplois !
En ce jour de commémoration des victimes de la première guerre mondiale, nous pensons à tous ceux qui sont morts, ceux qui meurent en ce moment même, et cela ne nous donne que plus de détermination dans notre lutte pour que, demain, plus personne n’ai jamais à donner sa vie pour des intérêts économiques.

En Syrie comme en Irak, non aux guerres impérialistes et au fascisme islamiste !

Un climat de peur s’installe sur le pays : climat anxiogène créé par les médias, déclarations alarmistes des politiciens… Tout est prétexte à faire monter l’islamophobie et à justifier la politique va t-en guerre des occidentaux. Prétextant de lutter contre DAESH la « coalition internationale » bombarde les territoires syrien et irakien ces derniers jours. Cependant beaucoup  de questions émergent sur la nature et le rôle de ce groupe d’état dirigé par les États-Unis dans le combat contre des groupes fascistes de nature islamiste ainsi que de la capacité des USA de mener un front contre la terreur.

  imperialismeLa présence,entre autres, dans ce groupe d’Etats de la France; des États-Unis, de la Turquie;des pays du Golf Arabique et du Liban fait partie des éléments qui questionnent le bien-fondé de la coalition internationale. Chacun de ces pays a soutenu les fondamentalistes et les groupes fascistes en Syrie d’une manière ou d’une autre : par des armes, par de l’argent, facilitant la mobilité de nombreux djihadistes de tout le globe vers la Syrie.

Les États-Unis, eux qui ont été à la fois soutiens et géniteurs de groupes fascistes dans le monde entier au cours du 20ème siècle – récemment entre autre au Venezuela et en Ukraine -, qui ont continuellement essayé de contrôler le Moyen Orient comme en témoigne leur soutien sans borne envers l’occupation sioniste de la Palestine, ne sont pas en position de mener une coalition afin de soi-disant contrer DAESH. La création de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant n’est qu’une des conséquences de leurs plans d’expansion dans la région !

On ne peut pas faire confiance aux États-Unis non plus pour combattre le   DAESH dans la mesure où ce pays qui est à la tête de l’impérialisme a déjà envahi plusieurs pays dans sa « lutte contre le terrorisme » et notamment l’Afghanistan et la Lybie dans ces dernières décennies sous ce prétexte fallacieux.

Un autre problème qui se pose est la différenciation entre djihadistes et « citoyens lambda »: une fois de plus, les civiles seront les premiers touchés. Comme lors des attaques d’Israël sur la Palestine, les enfants, les femmes, les hommes qui subissent déjà les représailles des terroristes devront faire face aux bombes des quelques unes des plus puissantes armées du monde, qui seront là non pas pour « libérer le monde de la menace terroriste » comme elles l’annoncent sans vergogne, mais bien pour défendre leurs intérêts économiques et politiques. Les Etats Unis ne cachent pas leur intention d’aller au sol à plus ou moins long terme : pourquoi se priveraient ils alors de s’accaparer les ressources du pays, comme cela a été fait dans le passé ? Le butin sera partagé entre les différentes grandes puissances, et les habitants méprisés.

C’est pour toutes ces raisons que nous combattons le fascisme et l’impérialisme, formes particulièrement violente du système auquel nous nous opposons : le capitalisme . Dans notre combat, nous accueillons tous ceux qui souffrent de ce système, nous appelons à l’Union de toutes ces forces afin de former un front international antifasciste et anti-impérialiste qui ne saurait être conduit ou ne saurait collaborer avec les USA.

Combattre l’impérialisme, et donc par là même le capitalisme, ses méthodes et ses mesures est la seule manière d’en finir avec l’occupation, la guerre, les interventions militaires et les morts innombrables. Des dangers comme DAESH nécessitent la solidarité populaire et le combat des peuples d’Irak,  de Syrie et du Liban ainsi que de toutes les forces internationales qui se battent avec les peuples, contre l’impérialisme. Les jeunes communistes défendent et défendront toujours l’auto-détermination et la défense des intérêts de peuples.

Cet article a été librement adapté du communiqué de la FMJD disponible ici afin de convenir à la vision des jeunes communistes du Cambrésis.

En mai la lutte continue !

La JC de Cambrai a participée à la manifestation du 1er mai aux côtés des travailleurs. A l’heure où l’individualisme domine dans la société ; il est important de constater que les lycéens, étudiants,salariés, retraités et privés d’emploi se mobilisent ensemble pour dénoncer le système dirigé par les monopoles capitalistes. Le monde est sous le joug des capitalistes et impérialistes, et contre ce système qui porte en lui guerres, chômage et exploitation la jeunesse communiste propose une société égalitaire où les richesses ne seraient pas détenues par la bourgeoisie : ce système nous l’appelons socialisme. La JC est consciente que le seul moyen de permettre de vivre mieux dans la société est de sortir du capitalisme en permettant aux travailleurs de posséder les moyens de production par la nationalisation des grandes entreprises. Il est évident que dans son esprit de justice sociale, la JC s’élève contre les menaces de démantèlement des acquis sociaux qui ont été durement obtenus et défendus par nos grands-parents et arrières grands-parents. A l’heure où nous entendons le président du MEDEF, Pierre GATTAZ évoquer la possibilité de remise en question du SMIC pour les jeunes, cela nous interpelle et fait remonter les souvenirs du CPE, précédent traité qui voulait faire encore plus des jeunes des travailleurs au rabais. Où allons-nous ? Pour le moment, les hommes politiques n’ont pas osé toucher au SMIC, mais la parole des patrons se fait de plus en plus décomplexée – eux qui bénéficient de la complaisance du gouvernement, pourquoi s’en priver ?. La JC est consciente aussi des difficultés rencontrées dans les entreprises : salariés menacés de perdre leur emploi – fermeture de grandes sites industriels… La précarité est présente partout en France, chez les salariés et les étudiants qui sont rémunérés une misère pendant leur stagen chez les retraités et les privés d’emploi… Et les patrons du CAC 40 s’enrichissent de plus en plus. Alors que le chantage à l’emploi est de plus en plus courant et important, les grands patrons et les actionnaires s’octroient des primes impressionnantes. Pour s’opposer à ces inégalités et à ce système pourri jusqu’à la moelle, la JC sera toujours présente pour lutter contre toute forme de discrimination et contre le fascisme
Le capitalisme ne peut pas résoudre les problèmes sociaux ni satisfaire les besoins des travailleurs et des nouvelles générations. C’est dans l’unité et dans l’action que nous vaincrons, jeunes du Cambrésis, rejoignez nous !
 
L'article paru dans la Voix du Nord à l'occasion de la manifestation du 1er mai.

L’article paru dans la Voix du Nord à l’occasion de la manifestation du 1er mai.

En avril la JC défile, en mai elle se met au muguet.

Les jours se rallongent, avril touche à sa fin, tout comme l’espoir d’une politique de gauche par un gouvernement qui s’affiche ouvertement du côté des grands patrons. Nous avons été présents en masse le 12 avril lors de la manifestation contre l’austérité.  Le 1 er Mai, fête internationale des travailleurs, nous serons donc comme chaque année présents aux côtés des travailleurs,lycéens, étudiants et retraités. Nous en profiterons pour vendre le traditionnel muguet ainsi que l’édition « Spéciale Jeunes » de Liberté Hebdo, le petit canard rouge de la région qui connaît des difficultés avec son 3ème cambriolage en l’espace de 9 mois.

Cette fête sera donc l’occasion de partager un moment fraternel tout en clamant haut et fort que nous tenons à nos acquis sociaux, que nous ne laisserons ni le droit des travailleurs être bafoué ( n’en déplaise à Hervé Morin qui souhaiterait un retour à la semaine de 39 heures ) ni le gouvernement faire des économies sur le dos des travailleurs ( 50 milliards d’euros d’économies ont été annoncés alors même que 35 milliards sont promis aux patrons avec l’allègement des charges patronales via le pacte de Responsabilité, que le Medef lui même approuve ) . Comme nous l’avons prouvé lors de la manifestation du 12 avril, nous ne nous résignerons ni à la hausse du chômage et de la précarité, ni à la casse de nos services publics !

Nous vous donnons donc rendez vous le JEUDI 1ER MAI dès 11H à l’HOTEL DE VILLE DE CAMBRAI pour cette journée synonyme d’union des travailleurs.

Photo de Marceline Wachez.

Manifestation du 12 avril contre l’austérité – Photo de Marceline Wachez.

Photo de Marceline Wachez.

Manifestation du 12 avril contre l’austérité – Photo de Marceline Wachez.

Photo de Marceline Wachez.

Manifestation du 12 avril contre l’austérité – Photo de Marceline Wachez.

Photo de Romain Pukica

Manifestation du 12 avril contre l’austérité – Photo de Romain 

Le 23 mars votez pour la liste « A Gauche pour Cambrai » pour une ville résolument à gauche !

 Positions des jeunes communistes sur l’élection municipale à Cambrai :

Alors que les élections municipales approchent à grands pas, il nous a paru nécessaire de prendre position .

Le maire sortant, François Xavier VILLAIN,au bilan des plus mitigés, cumule les mandats et les fonctions, quitte à être partout mais nul part à la fois. Il souhaite également instaurer une politique de sécurité par le biais de l’installation de caméras de surveillance, à la fois coûteuses et liberticides. En tant que jeunes, nous sommes également particulièrement sensibles à ce sujet, ainsi qu’à l’isolement croissant que connaît Cambrai et contre lequel il n’a pas su agir.

Le maire a aussi pour projet de construire un golf à Niergnies. Ce projet coûterait plus de deux millions d’euros aux habitants de la communauté d’agglomération de Cambrai. A l’heure actuelle, la crise touche un très grand nombre de cambrésiens (chômage, précarité, difficultés pour se loger, inégalité face à l’accès aux soins) ne serait-il pas préférable d’utiliser cet argent à bon escient plutôt que de favoriser une minorité de personnes (environ 280 golfeurs) pour leur loisir ? Monsieur VILLAIN, maire de la ville depuis 22 ans se préoccupe seulement maintenant, en pleine campagne électorale, des difficultés de transport en train vers les grandes villes que sont Lille, Arras et Paris. Mais qu’a-t-il fait depuis qu’il est maire dans ce domaine ? De nombreux salariés et étudiants prennent le train quotidiennement vers ces villes et leur trajet est très long. (Il faut une plus d’une heure pour faire Cambrai Lille, il n’y a aucun train direct vers Arras… ). Ne vous laissez pas leurrer par ses propositions ! Nous constatons une recrudescence de SDF depuis quelques années. La misère s’installe à Cambrai. Elle pourrait être réglée avec la mise à disposition de logements vacants, qui sont par ailleurs de plus en plus nombreux. Ceci n’est pas à l’ordre du jour de notre maire sortant. Il est facile de fermer les yeux…

Le candidat Yves-Pascal RENOUARD, candidat du PS et d’EELV a lui été parachuté par son parti, fraîchement arrivé de Roubaix pour combler un siège vacant. Mais comment pourrait il représenter notre ville, lui qui n’y habite que depuis quelques mois et qui n’en connaît encore rien ?

Est-il nécessaire de parler de la liste de Thierry BASQUIN, candidat du Rassemblement Bleu Marine qui ne semble pas avoir compris que Cambrai est une ville riche de ses différences : que dire de son tract-questionnaire dans lequel il parle de l’immigration en suggérant qu’elle représente un danger, accompagné d’une image qui ne laisse aucun doute possible sur la vision négative qu’il a de celle ci ? Le candidat Frontiste et sa liste semblent également n’être pas très investi dans la campagne des municipales, ne prenant même pas la peine de faire campagne… A quoi servent des élus qui ne sont pas présents sur le terrain ?

La seule liste qu’il nous paraît judicieux de soutenir est « A gauche pour Cambrai » regroupant des membres du Parti Communiste,du Parti de Gauche et du NPA mais également de nombreux citoyens qui ne sont cartés dans aucun parti. A noter que trois de nos camarades du MJCF de Cambrai sont candidats. Menée par Jean-Louis DELHAYE, qui siège depuis plus de vingt ans au conseil municipal et est très engagé dans la vie de Cambrai, cette liste est pour nous la seule à présenter un programme cohérent et viable : Elle s’engage ainsi, si elle est élue, à faciliter l’accès au logement, à entamer une réflexion autour d’une régie publique de l’eau, à valoriser l’enseignement (alors que l’an dernier encore de nombreux postes ont été supprimés au lycée Fénelon) mais également à redonner de la vie à la ville, un vivre-ensemble…

Le MJCF de Cambrai soutient donc officiellement la liste à Gauche pour Cambrai et appelle ainsi tous ses sympathisants à se voter et à faire voter massivement le Dimanche 23 mars pour celle ci .

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Le 23 mars votez pour la liste « A Gauche pour Cambrai »  pour une ville résolument à gauche !

10 ème rencontre des Jeunesses communistes d’Europe : « organiser les luttes pour mettre en échec la politique de l’UE du capital »

10 ème rencontre des Jeunesses communistes d’Europe : « organiser les luttes pour mettre en échec la politique de l’UE du capital »

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Ces 15 et 16 février 2014 se tenait à Madrid la X ème Rencontre européenne des Jeunesses communistes, sous le thème « la crise capitalistes, les luttes de la jeunesse et le rôle des organisations de jeunesse communistes ». Organisations participantes, nous déclarons :

« La situation de la jeunesse ouvrière et d’extraction populaire dans nos pays est durement marquée par le contexte actuel de la crise de surproduction et de sur-accumulation que traverse le système capitaliste. Son origine est le fruit du développement des contradictions inhérentes au capitalisme, et de la mauvaise gestion du système dus aux divers responsables politiques et économiques bourgeois au niveau international. Le développement de la crise capitaliste en Europe a eu des conséquences dévastatrices pour les conditions de vie et de travail de la jeunesse.

La jeunesse n’a pas d’avenir dans le capitalisme 

Sous le capitalisme, la jeunesse ouvrière et d’extraction populaire est un secteur particulièrement vulnérable et exploité qui souffre, y compris pendant les cycles de grande accumulation et d’expansion économique, les pires conditions sociales et de travail, la jeunesse est dans la ligne de mire des attaques du capitalisme. Avec la crise, le capitalisme approfondit encore son caractère parasitaire et, dans l’offensive des monopoles pour rehausser son taux de profit, le niveau de précarité et d’exploitation s’intensifie parmi les jeunes pour atteindre des niveaux insoutenables, leur niant toute possibilité de pouvoir se construire un avenir.

Se réaffirme le fait que le capitalisme ne peut pas résoudre les problèmes sociaux ni satisfaire les besoins des travailleurs et des nouvelles générations ; au contraire, le capitalisme tente d’échapper à ses incurables contradictions, faisant porter le poids de la crise sur les travailleurs, les peuples, intensifiant l’exploitation, la pauvreté, le chômage et le péril de nouvelles guerres impérialistes.

L’oligarchie cherche à rehausser le niveau de son taux de profit dans la crise, en détruisant les forces productives, condamnant au chômage des millions de travailleurs et travailleuses, tandis que l’on remplace des postes de travailleurs adultes stables par une quantité de jeunes sous contrat précaire, sous une exploitation maximale.

Globalement, la crise du capitalisme est utilisée pour intensifier l’attaque contre les droits et les conquêtes de la classe ouvrière, afin de pouvoir mettre en place la stratégie commune des monopoles contre la classe ouvrière et les couches populaires, contre la jeunesse. Cela permet aux monopoles et gouvernements capitalistes en Europe d’utiliser ces millions de jeunes au chômage ou en condition de sous-emploi, comme fer de lance contre le reste de la classe ouvrière et les couches populaires, et contre les droits qui ont été conquis après des années de lutte ouvrière intense et grâce à l’existence, jusqu’aux années 1990, des pays socialistes d’Europe, menés par l’URSS. Ce qui a renforcé la lutte des travailleurs et des peuples, et fut un facteur de pression sur les pays capitalistes.

La jeunesse dans les pays d’Europe connaît un fort taux de chômage, atteignant dans beaucoup de pays des niveaux supérieurs à 50 % de la population jeune en âge de travailleur. Cela fait naître pour la bourgeoisie européenne une « armée industrielle de réserve » de millions de personnes.

Ainsi, le besoin et le désespoir de ces jeunes, et le grand excédent de main d’œuvre sont utilisés par la bourgeoisie pour dégrader encore plus les conditions de travail, précariser les formes de contrat et diminuer les salaires.

Un exemple clair de cela c’est le « Plan de garantie pour la jeunesse » qui a été décidé par l’Union européenne avec l’accord des gouvernements capitalistes, sociaux-démocrates et libéraux, et qui s’appliquera dans les pays qui ont un taux de chômage des jeunes élevé.

Pour les jeunes travailleuses, la situation est encore pire, elles sont utilisées comme main d’œuvre bon marché. Pour le même travail, elles continuent à recevoir un salaire plus faible, dans des conditions plus précaires.

L’Union européenne des monopoles n’est pas réformable

Nous lançons un appel aux jeunes travailleurs, aux jeunes chômeurs pour qu’ils refusent ce plan, et tous les autres, pour l’exploitation de la jeunesse, qu’ils ne satisfassent pas des miettes qu’on leur jette, qu’ils se placent du côté du reste de la classe ouvrière, qu’ils s’organisent sur leur lieu de travail, qu’ils renforcent les syndicats de classe et luttent pour leur droit à avoir un emploi stable, avec des droits garantis.

L’Union européenne, cette alliance inter-étatique impérialiste, avec les gouvernements bourgeois de chaque pays, légifère pour les monopoles avec comme objectif de rendre moins chère la force de travail par une multitude de réformes, lois et directives. C’est sa raison d’être, la nature de classe de l’Union européenne et des autres alliances impérialistes.

Cela nous renforce dans l’idée que la jeunesse ouvrière et d’extraction populaire n’a rien à espérer des alliances du capital, l’Union européenne par exemple, elles ne peuvent pas être réformées en faveur des peuples. Au contraire, nous avons le plus grand intérêt à lutter contre elles.

Dans le même temps, la bataille se porte sur le domaine idéologique quand la bourgeoisie use de termes comme « compétitivité », « plans d’emploi pour la jeunesse », « contrats de formation » ou qu’il exalte un concept comme la « flexibilité » pour justifier et légitimer dans la conscience de la jeunesse la dégradation des conditions de travail et sociales de celle-ci et du reste de la classe ouvrière.

Ce même phénomène se reflète dans l’éducation, autre espace fondamental où on retrouve majoritairement la jeunesse de notre société. L’oligarchie européenne, par de multiples lois, traités et réformes (dans l’UE, la création de l’Espace européen de l’éducation supérieure, le « Plan Bologne » ou la « Stratégie université 2015 ») essaie de reprendre en main l’éducation par des réformes réactionnaires qui excluent les fils et filles d’extraction populaire.

Dans le même temps, des milliers de jeunes et de familles populaires et ouvrières se voient contraints, dans de nombreux pays, à opter pour l’émigration. Les travailleurs et travailleuses jeunes cherchent à vendre leur force de travail à l’étranger pour pouvoir accès à un avenir dont le capitalisme dans leur pays d’origine leur prive.

Ce phénomène revient avec une force similaire à la vague migratoire qui, jusqu’à la fin des années 1980, a envoyé des milliers de jeunes européens sur les voies de l’émigration vers les pays les plus industrialisés d’Europe à la recherche d’un travail.

Aujourd’hui, les enfants de ces émigrants doivent partir à nouveau pour l’étranger pour survivre, ce qui nous montre que le capitalisme comme mode de production reproduit perpétuellement les mêmes impasses pour la classe ouvrière et leurs enfants.

La jeunesse de tous les pays peuvent tirer les conclusions du sens de la « liberté de mouvement » que les partisans de l’UE professaient quand ils ont voté pour le traité de Maastricht et les mesures suivantes : liberté pour le capital de les exploiter quand ils sont à l’étranger, et c’est lui qui commande quoi qu’il en soit.

Organiser la jeunesse pour lutter contre les plans de l’UE, des gouvernements de la bourgeoisie

Dans tous les pays d’Europe, la jeunesse doit lutter pour nos droits et contre les causes de l’exploitation, du chômage, de l’émigration.

La jeunesse doit rejeter toutes ces efforts dans les intérêts des monopoles, cherchant à diviser la classe ouvrière entre jeunes et vieux, immigrés et nationaux, contre tout ce qui instille le venin du racisme et du fascisme dans la conscience de la jeunesse. Les organisations qui participent à cette rencontre européenne, comme organisations de jeunesse communistes nous luttons pour organiser la jeunesse pour s’opposer aux plans de l’UE et aux gouvernements de la bourgeoisie, tout comme aux oligarchies des autres pays européens.

C’est pour cela que nous soutenons et organisons la lutte de masse des jeunes, en leur donnant un caractère de classe, nous luttons aussi contre les positions opportunistes et capitulardes qui appellent la jeunesse, et toute la classe ouvrière, à la « conciliation » avec son ennemi de classe dans le système.

Lutter contre le fascisme, instrument du système capitaliste en crise

Dans le même temps, nous devons mener une forte offensive idéologique pour dénoncer les mensonges et les lois anti-communistes qui ont été avancés ces dernières années et qui éloignent les couches populaires et les organisations révolutionnaires, celles qui défendent réellement ses intérêts objectifs.

Nous voulons également souligner le phénomène du fascisme en Europe. Le fascisme naît et est utilisé par le système capitaliste. Il se présente avec un masque anti-système pour créer la confusion parmi la jeunesse quand en réalité il est la main de fer du capitalisme pour écraser les luttes de la classe ouvrière et des peuples. Communistes, nous avons le devoir de dévoiler le vrai visage du fascisme et lutter pour que le mouvement de masse organisé puisse s’y opposer.

Comme organisations de la Jeunesse communiste, avec nos partis respectifs, nous devons être l’avant-garde de la lutte de masses, élever son niveau de conscience, organiser les luttes et orienter leurs objectifs.

Renforcer le rapport de force pour construire le socialisme

Jeunes communistes, nous devons aspirer à mener la jeunesse ouvrière et d’extraction populaires dans les luttes pour défendre et gagner ses droits, pour contribuer au développement de nos revendications pour de nouvelles conquêtes pour les travailleurs, les peuples et la jeunesse, avec comme objectif de renforcer le rapport de force pour construire le socialisme, pour la construction d’un système sans exploitation, avenir de l’Humanité.

Depuis le plénum de la 10 ème Rencontre des Jeunesses communistes d’Europe, organisations participantes, nous voulons exprimernotre pleine et entière solidarité avec les luttes ouvrières et populaires que livrent les différents peuples d’Europe contre la dictature des monopoles.

Nous lançons un appel à la jeunesse pour renforcer sa lutte pour ses besoins actuels, pour un emploi stable avec des droits garantis, pour une éducation publique et gratuite, la santé publique, la sécurité sociale, pour l’accès à la culture.

Nous exigeons l’abolition de toutes les législations anti-communistes, tout comme les théories réactionnaires qui mettent sur un même plan les expériences de construction du socialisme au XX ème siècle avec le fascisme et le nazisme, idéologie officielle de l’UE. La contribution à la construction du socialisme au XX ème siècle pour l’Humanité, la supériorité du socialisme ne peut pas être effacée.

Nous lançons un appel à la jeunesse pour qu’elle s’organise et lutte pour ses droits, contre l’impérialisme, pour construire une société qui répondra aux attentes de la jeunesse de paix, de solidarité, d’un travail avec de vrais droits, où la classe ouvrière abolira l’exploitation de l’homme par l’homme, où elle aura le pouvoir politique et économique. Elle construira le socialisme.

Ont participé à cette rencontre, entre autres, les organisations communistes de jeunesse suivantes : l’UJCE (Espagne), le CJC (Espagne), la JCP (Portugal), la SDAJ (Allemagne), le COMAC (Belgique), EDON (Chypre), KJO (Autriche), Baloldali-Front (Hongrie), JTKP (Turquie), MJCF (France), KNE (Grèce), FGCI (Italie), KSM (République tchèque) …

 

Formation Fédérale

Forte mobilisation à la Journée de Formation Fédérale de la JC du Nord !

Ce Samedi, dès 9H, ils étaient déjà plusieurs dizaines de Jeunes Communistes présents à l’Espace Paul Eluard de Roubaix afin de participer au Week-End de formation des Jeunes Communistes du Nord. Au total, une centaine de jeunes dont dix de la Somme étaient présents tout au long de la journée ! Au programme : l’étude du Système Capitaliste, l’histoire de la JC, la dialectique du côté des formations théoriques… Mais nous ne concevons pas l’Education Populaire comme quelque chose qui irait à sens unique !

Ainsi, même si pendant ces instants purement théoriques la discussion de tous permettait à tout le monde de s’enrichir, l’après-midi fut consacrée à des « ruches » thématiques en petits groupes. Cette volonté politique de briser les schémas de domination même dans le domaine de l’Education, nous l’assumons totalement !

C’est aussi ce qui peut expliquer le succès croissant de ces journées où tout le monde peut apprendre, du nouveau militant au plus expérimenté. La diversité des thèmes abordés dans les ruches a permis à chacun de se former sur le sujet qui l’intéressait le plus : Palestine, Racisme d’Etat, Guerres Impérialistes, Union Européenne, Education, Travail mais aussi apprendre à décrypter les mensonges médiatiques !

Le lendemain matin, nous étions nombreux à passer à la pratique en allant à la rencontre de la population de la Métropole Lilloise, afin de convaincre les jeunes et les moins jeunes de la justesse de nos idées. Pari gagné puisque plusieurs lycéens et précaires ont décidé suite à nos actions de nous rejoindre dans notre lutte révolutionnaire !

Toi aussi rentre dans le combat pour un travail, pour une formation, pour une meilleure vie, sans misère !

(Article tiré du site de la JC du Nord)

Les Voeux 2014 de la JC Cambrai

Les jeunes communistes de Cambrai vous souhaitent une très bonne année 2014, remplie de bonheur, de lutte et de victoires !

En 2013, nous avons dû faire face à la 6ème année de crise du capitalisme, à un gouvernement prétendument socialiste bien qu’à la botte du grand patronat. Celui-ci cassant systématiquement les droits et les avancées pour lesquels nos parents et nos grands-parents se sont battus. C’est par exemple le cas de notre système de retraites honteusement mis à mal par François Hollande avec la bénédiction du MEDEF, de l’UMP et du PS. Ainsi on se verra obliger de trimer jusqu’à 70 ans alternant CDD, intérim et chômage pour au final toucher une retraite de misère. Triste avenir !

  Pendant ce temps chez les bourgeois tout va pour le mieux. Les 500 plus grosses fortunes de France se sont ainsi enrichies de 25 % en 2013, soit un dixième de la richesse de la France entre les mains d’un cent-millième de la population ! Visiblement les médias français sont passés à côté de l’information et ont préféré parler insécurité et immigration…

En parallèle, dans le Cambrésis, le lycée Fénelon a perdu 12 professeurs et le volailler Doux licenciait 873 personnes, les conducteurs de bus ont vu leurs salaires diminuer et leurs primes disparaître…

Mais les jeunes communistes cambrésiens ne se laissent pas abattre. Nous avons en effet été de toutes les batailles l’an dernier : nous avons lutté contre l’extrême droite ; avec la création d’un collectif antifasciste pour faire barrage aux idées fascistes et xénophobes. Contre l’austérité en organisant des manifestations contre les suppressions de postes de professeurs au lycée Fénelon qui ont réuni près de 500 lycéens !

Le 1er mai nous avons également manifesté avec plus de 200 travailleurs et 4 jours plus tard nous participions au repas du PCF du Cambrésis, renforçant par la même nos liens avec le parti et les militants expérimentés. En bref, 2013 a été pour nous une année de lutte et 2014 le sera tout autant !

Lors de notre dernière réunion, nous avons pris la décision -à l’unanimité- de mener campagne pour la libération du peuple palestinien et la reconnaissance par la France de la Palestine, campagne menée nationalement par notre organisation. Nous avons donc pris acte des enseignements de Ernesto Guevara qui affirmait que : « les jeunes communistes ne doivent pas être limités par les frontières d’un territoire ; ils doivent pratiquer l’internationalisme ».

Nous engagerons également une campagne de fond contre le chômage, les licenciements et la précarité, dans le but de porter à la jeunesse et aux travailleurs notre projet politique alternatif et révolutionnaire ! C’est pour nous le meilleur moyen de faire reculer le racisme et les idées pourries du Front National et de l’UMP. Idées partagées aujourd’hui par le ministre de l’intérieur qui mène la chasse aux lycéens sans-papiers, aux Rroms et autres travailleurs immigrés, dans le seul intérêt du patronat : celui de nous diviser pour mieux régner.

Aujourd’hui plus que jamais, nous, jeunes, avons besoin de nous défendre et de prendre parti. Pas n’importe quel parti bien sûr : celui de la lutte au côté des travailleurs, la lutte de classe pour nous défendre face aux assauts du grand capital ! Allons conquérir de nouveaux droits aux cotés de la jeunesse communiste jusqu’à l’avènement d’une société où l’intérêt général prime sur l’intérêt de quelques-uns : le socialisme !

Les Jeunes Communistes de Cambrai.

Cambrai répond présent pour la mobilisation nationale du 5 Novembre

  Ce mardi 5 Novembre 2013, à partir de 9h, la Jeunesse Communiste de Cambrai organise et participe, en collaboration avec les organisations syndicales que sont l’Union Nationale des Lycéens (UNL) et l’Union Nationale des Étudiants de France, à un rassemblement lycéen et étudiant, en marge du grand mouvement national qui se déroulera ce même jour.

    Ce rassemblement est organisé pour mobiliser la jeunesse du Cambrésis contre les expulsions de jeunes scolarisés, tels Léonarda ou Khatchik, ainsi que d’autres dont les cas sont moins connus. Ces expulsions qui vont à l’encontre de tous les principes de la République, et qui brisent les vies de ces jeunes qui étudient pour préparer leur avenir. Il est du devoir de la jeunesse, que ce soit à Cambrai ou ailleurs, de montrer sa solidarité avec ces jeunes.

   Le retour de vacances et le mauvais n’aidant pas, un groupe a tout de même bravé les éléments pour se réunir devant la sous-préfecture, avant qu’une délégation comprenant des membres de l’UNL, de l’UNEF et de la JC, ainsi que de la CGT Educ’Action ne demande à rencontrer le sous-préfet afin qu’il puisse transmettre à l’Etat les doléances des jeunes du Cambrésis contre les expulsions d’élèves, notamment les retours des deux expulsés Léonarda et Khatchik, propulsés comme « symboles médiatique » d’un problème combattu depuis des années de manière anonyme et locale dans les établissements scolaires, ainsi que la mise en place d’une circulaire organisant l’arrêt immédiat de toute procédure d’expulsion concernant un jeune en formation, et le vote d’une loi interdisant d’engager une procédure d’expulsion contre les familles dont un enfant mineur est en cours de scolarité et contre les jeunes majeurs en formation se trouvant en situation irrégulière.

   La Jeunesse Communiste de Cambrai restera mobilisée et solidaire de ce combat contre les expulsions, qui est lié aux autres combats de la JC contre les charges austéritaires de l’Europe capitaliste et du serviable gouvernement aux bottes du MEDEF qui n’est de gauche que pour les manchettes de la presse (nos retraites transformées en rêves lointains et inaccessibles, nos emplois précarisés et à la disposition des grands groupes qui veut mettre toute la jeunesse en lutte contre elle-même pour obtenir le Graal qu’est l’emploi) ainsi qu’aux relents xénophobes qui hantent nos rues, nos villes, nos établissements scolaires. Tous nos combats sont liés, pour faire face à une seule chose : le capitalisme, le régime des riches qui se moquent des peuples et qui lance son chien de garde qu’est le fascisme, incarné en France par le Front National et les autres groupuscules d’extrême-droite qui se cachent derrière la vitrine reluisante qu’offrent les médias de masse soumis au patronat au Front National.

TOUS UNIS FACE AUX EXPULSIONS DES JEUNES SCOLARISES !

TOUS MOBILISES AVEC LA JC CAMBRAI DANS LES LUTTES !

Vidéo de l’interview JC-UNEF ainsi que lien pour l’article de la Voix du Nord

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Malo les Bains : Journée de détente et d’action militante !

En ce jeudi 22 août se déroulait la 25ème édition de la « Journée à la mer » organisée par le Parti Communiste Nord, journée ouverte à tous pour permettre aux gens de prendre un temps de repos, un temps de détente au bord de la mer. Dans un monde où le « droit aux grandes vacances » ne signifie plus grand chose face à la rapacité des grands patrons, cette journée montre que l’on peut toujours se battre pour ses droits les plus élémentaires et les plus essentiels : le droit, après une année de labeur pour gagner de quoi vivre, de profiter d’instants privilégiés avec sa famille pour se détendre et cela sans se ruiner; le droit de tous profiter des magnifiques littoraux de notre pays.

La journée organisée par le PCF Nord, soutenu par la Jeunesse Communiste, a fait venir plus de 6300 personnes de tout le département de Nord, grâce à 105 bus affluant dans la cité dunkerquoise, avec comme point de rendez-vous la magnifique salle du Kursaal, situé face à la digue qui a permis aux vacanciers du jour de profiter de la mer, malgré une petite bruine et un ciel gris ? La joie et la bonne humeur restaient au rendez-vous, et malgré la forte affluence au Kursaal pour se protéger du mauvais temps, beaucoup de gens profitaient des bienfaits de la côte.

Un instant de gaieté, un jour d’accalmie dans les tempêtes de nos existences, conditionnées par des exploiteurs voulant nous arracher nos droits et nos libertés au nom de leurs profits, voilà ce qu’est la Journée à la Mer du PCF Nord. Instants de rencontres, de convivialité entre les générations, entre les villes. Marquée par des interventions de cadres communistes pour montrer que le rassemblement, l’unité, seront plus forts que la division que le monde libéral et ses chiens de garde veulent nous voir pratiquer. « Diviser pour mieux régner », tel est leur devise. Le PCF appelle lui à l’union des travailleurs face aux exploiteurs, à l’émancipation de ceux qui produisent les richesses des chaînes que ceux qui les exploitent leur mettent pour les maintenir sous eux et montrer leur « légitimité ».

Le militantisme et la convivialité, l’action et la détente, voilà ce qui symbolise, hier, aujourd’hui et demain, la Journée à la Mer de Malo, et montre la détermination de ceux qui veulent rassembler au nom des droits les plus élémentaires de l’homme : dignité, respect, fraternité.

La MJCF Cambrai à Malo les Bains !

Un repas mérité, avec vue sur la mer, à l'étage du Kursaal

Un repas mérité, avec vue sur la mer, à l’étage du Kursaal

Des membres de la MJCF Cambrai, détendus et motivés !

Des membres de la MJCF Cambrai, détendus et motivés !

Plus de 6300 personnes en tout, des milliers dans la salle du Kursaal

Plus de 6300 personnes en tout, des milliers dans la salle du Kursaal

Un discours de retour motivant et montrant la détermination de la JC Cambrai

Un discours motivant et montrant la détermination de la JC Cambrai à rester sur le front des luttes !

Retranscription du Discours de retour fait par le Responsable Communication de la JC

  « Avant tout, je tiens à vous remercier tous, de ma part, de celle de la Jeunesse Communiste du Nord et particulièrement de la MJCF Cambrai, que je représente ici, pour votre présence à cette Journée à la Mer, une journée qui nous permet de nous retrouver, de nous rassembler, de nous détendre. Cela est important dans un monde qui se divise et qui nous plonge dans une tourmente perpétuelle de soucis et de charges. J’espère que vous avez apprécié cette journée, malgré un temps qui n’était pas au rendez-vous, mais cela est peu de choses tant que cette journée fut pour vous un réel moment de détente, et de fraternité.

  Je voudrais aussi vous parler un instant du combat de la jeunesse, une jeunesse qui est la victime des réformes néo-libérales lancées par les gouvernements successifs pour se soumettre aux exigences des marchés, des patrons qui pendant ce temps là se gavent. La crise pour qui ? Pour ceux qui ne vivent pas dans les cercles serrés du pouvoir et du CAC40. La crise pour les travailleurs, les jeunes, les retraités. Ceux qui créent les richesses, ceux qui leur succèderont, et ceux qui méritent le respect de leur repos après avoir contribué à notre société assez de temps. Il est important que la jeunesse soit mobilisée. C’est à nous, la jeunesse, de venir chercher ce qui nous est dû, car si nous ne venons pas le prendre, nous pouvons toujours l’attendre de ceux qui n’ont aucun intérêt à nous le donner. Et c’est à nous tous de faire passer le message à la jeunesse. : « Il faut se réveiller ! Il faut agir ! Il faut se rassembler ! »

    Le dossier brûlant qui arrive est celui des retraites. Quand on voit les jeunes se demander, dès l’université, dès le lycée, même dès le collège, « Vais-je avoir ma retraite ? Si oui quand ? Et à quel prix ? ». Cela est préoccupant, voire grave. La jeunesse ne voit plus ses perspectives avant même d’entrer dans la vie active. Et c’est pour cela, et aussi pour défendre les retraites de ceux qui les touchent déjà, et celles de ceux qui en approchent, que nous devons nous mobiliser, en masse, afin de gagner nos droits à une retraite décente. Une récompense méritée après des décennies de labeur. Et ce combat, il est mené par le PCF, la Jeunesse Communiste, les syndicats, et il ne faut pas hésiter à rejoindre ce combat, car comme disait Ambroise Croizat : « On ne peut parler d’acquis sociaux, mais de conquêtes sociales, car le patronat cherchera toujours à reprendre ce qu’il concède au bout des luttes ».

Pour conclure, je voudrais vous parler de notre grand évènement de septembre, l’apogée de l’année évènementielle du Parti Communiste : la Fête de l’Humanité. Fête populaire, fête ouverte, fête fraternelle, elle vous accueillera du 13 au 15 septembre à la Courneuve et pour les intéressés, un bus partira de Cambrai le vendredi 13 septembre, à 14h sur la place Aristide Briand. Les informations sont sur le tract que je vous distribue dès à présent, et sur ce, je vous remercie, et vous souhaite un bon retour !

Communiqué de solidarité avec nos camarades en lutte

Voilà des jours que nos camarades syndicalistes de la SNCF de Cambrai et de France sont en grève pour lutter contre le projet de loi qui vise à ouvrir le secteur des rails à la concurrence, suite d’une logique de destruction des services publics ( gaz, eau, téléphonie ont déjà subis les conséquences de celle ci). Pour ce faire, le gouvernement et la direction de la SNCF expliquent à grand coup de démagogie que la dette de la SNCF s’élève à plus de 40 milliards d’euros, et choisissent de s’acharner sur les salariés et les usagers plutôt que de trouver d’autres sources de financements : si nous sommes aujourd’hui arrivés à une telle situation, c’est bien à cause de 15 ans de mise en concurrence imposée par le patronat et l’Union européenne. On se retrouve au final dans une conjoncture où le gouvernement fait en sorte de mettre en concurrence usagers et salariés, lycéens et cheminots. La continuation de la grève ne dépend pas des grévistes, mais bien du gouvernement et de la direction qui préfèrent jouer le pourrissement de situation.

Parmi les emplois qui sont aujourd’hui entrain d’être sauvés grâce à l’action des syndicalistes de la CGT et de SUD Rail, il y a aussi ceux des futurs bacheliers !

 

C’est pourquoi nous, jeunes travailleurs, lycéens et étudiants communistes du Cambrésis, soutenons l’action de nos camarades et appelons les responsables de cette grève à prendre leurs responsabilités, tout comme nous soutenons les intermittents du spectacle et les postiers qui sont eux aussi en lutte . Comme disait Maurice Thorez « il faut savoir terminer une grève… dès que satisfaction a été obtenue ! » . Contre la division des travailleurs créée pour servir les intérêts du patronat, répondons unité de classe !

 

La JC de Cambrai a participé à la manifestation du 1er mai aux côtés des travailleurs. A l’heure où l’individualisme domine dans la société ; il est important de constater que les lycéens, étudiants, salariés, retraités et privés d’emploi se mobilisent ensemble pour dénoncer le système dirigé par les monopoles capitalistes. Le monde est sous le joug des capitalistes et impérialistes, et contre ce système qui porte en lui guerres, chômage et exploitation la jeunesse communiste propose une société égalitaire où les richesses ne seraient pas détenues par la bourgeoisie : ce système nous l’appelons socialisme.

La JC est consciente que le seul moyen de permettre de vivre mieux dans la société est de sortir du capitalisme en permettant aux travailleurs de posséder les moyens de production par la nationalisation des grandes entreprises. Il est évident que dans son esprit de justice sociale, la JC s’élève contre les menaces de démantèlement des acquis sociaux qui ont été durement obtenus et défendus par nos grands-parents et arrières grands-parents. A l’heure où nous entendons le président du MEDEF, Pierre GATTAZ évoquer la possibilité de remise en question du SMIC pour les jeunes, cela nous interpelle et fait remonter les souvenirs du CPE, précédent traité qui voulait faire encore plus des jeunes des travailleurs au rabais. Où allons-nous ? Pour le moment, les hommes politiques n’ont pas osé toucher au SMIC, mais la parole des patrons se fait de plus en plus décomplexée – eux qui bénéficient de la complaisance du gouvernement, pourquoi s’en priver ?. La JC est consciente aussi des difficultés rencontrées dans les entreprises : salariés menacés de perdre leur emploi – fermeture de grandes sites industriels…

La précarité est présente partout en France, chez les salariés et les étudiants qui sont rémunérés une misère pendant leur stage, chez les retraités et les privés d’emploi… Et les patrons du CAC 40 s’enrichissent de plus en plus. Alors que le chantage à l’emploi est de plus en plus courant et important, les grands patrons et les actionnaires s’octroient des primes impressionnantes.

La JC sera toujours présente pour s’opposer à ces inégalités et à ce système pourri jusqu’à la moelle. Le capitalisme ne peut pas résoudre les problèmes sociaux ni satisfaire les besoins des travailleurs. C’est dans l’unité et dans l’action que nous vaincrons, jeunes du Cambrésis, rejoignez nous !Image