Au Tour de France, la Palestine est un motif d’interpellation

A l’occasion de la 3ème étape du Tour de France reliant Seraing à Cambrai, un groupe de 5 Jeunes Communistes de la fédération du Nord  étaient venus  prêter main-forte aux jeunes communistes cambrésiens pour fêter le Tour et mener une action de soutien à la Palestine, un an après les bombardements ayant frappés Gaza. Nos cinq camarades se sont fait interpeller. Pendant 3 heures, ils ont été privés de leur liberté, au commissariat de Cambrai, pour avoir voulu brandir des drapeaux Palestiniens. Des drapeaux de plusieurs nations étaient pourtant représentés : Etats-Unis, France, Norvège, Royaume Unis, Allemagne, Pays de Galle… Alors pourquoi pas le drapeau Palestinien ?

« C’est un trouble à l’ordre public », nous a reproché un policier. Mais quel trouble ? Nous sommes venus pacifiquement porter le drapeau d’un peuple qui subit la violence, la colonisation, privé de ses droits sur ses propres terres.

« Avec les attentats de Janvier, ce genre de drapeau n’a pas sa place ici » a renchérit un autre policier. Arrêtez de tout confondre, la Palestine n’a rien à voir avec les extrémistes se réclamant de DAECH. Savez-vous que l’Union Européenne achète du pétrole vendu par les barbares de DAECH ? Savez-vous que c’est la Turquie, allié de la France, qui a même fourni des armes à cet état ? Et que non, la Palestine n’avait rien à voir la dedans. Défendre la Palestine, ce n’est pas défendre le terrorisme, c’est défendre la liberté. La « liberté d’expression » défendue par tous les marcheurs du 11 janvier doit-elle être sélective ? Derrière des discours de façade, le combat pour la liberté d’expression est encore à mener. S’exprimer pour défendre la liberté d’un peuple colonisé est encore considéré par l’état comme un « trouble à l’ordre public » et devient un motif d’interpellation.

« Le sport n’a rien à voir avec la politique » a enfin fini par nous dire agacé l’un des policiers présent. D’une part, c’est un point de vue qui ne justifie guère une interpellation. De plus, le sport n’est pas un îlot déconnecté du reste de la société, il fait partie de celle-ci. Connaissez-vous le Gazaoui Mahmoud Sarsak ? Il a été arrêté en Juillet 2009 par l’armée israélienne, au motif qu’il représentait « un danger pour Israël » . En vrai, Il se rendait en Cisjordanie pour s’entraîner avec l’équipe nationale de Palestine et pour intégrer le club de Balata de Naplouse. Sans jugement, Il a passé 3 ans en prison pour avoir voulu pratiquer son sport. Après 90 jours de grève de la faim, il est sorti affaibli et ne pouvant plus jouer au football. De plus, dans un pays où la population est sans cesse contrôlée par des Check points, comment voulez-vous qu’un cycliste Palestinien émerge, cycliste qui n’a pas le pouvoir de se déplacer librement, de s’entraîner ni même de se procurer un vélo à cause de l’embargo. Si messieurs, sport et politique sont intimement liés.

Le Parlement, représentant du peuple français, a voté en Novembre dernier pour la reconnaissance de l’état Palestinien. Pourtant, quand les citoyens se mobilisent pour rendre visible et informer sur ce combat, ils se retrouvent privés de liberté. Le Tour de France doit être une fête populaire, rassemblant et permettant l’expression des citoyens. Pourtant, alors que les sponsors y sont omniprésents, l’expression des citoyens n’y est pas libre.

Ne baissons pas la garde ! Le combat pour la reconnaissance des droits et de l’état Palestinien n’est pas terminé. Peut-importe les injustices, les arrestations, les Jeunes Communistes continueront de faire ce qui est juste. Nous continuerons mais nous devons être nombreux. Plus la mobilisation sera forte, plus notre message sera entendu !drapeau-palestinien-1_5115634

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Palestine : un état maintenant !

10818208_784260484950927_7296248003714387488_o   Hier, à l’occasion de la braderie de Sainte Catherine,les jeunes communistes du Cambrésis étaient présents pour faire signer la pétition pour la reconnaissance d’un état Palestinien. Alors que ce 28 novembre nos élus voteront pour reconnaitre ou non l’Etat de Palestine, chacun d’entre nous se mobilise contre cet apartheid, contre les massacres, la colonisation et le mur de la honte qui assassinent lentement le peuple palestinien.   10818469_784261888284120_5467266150628785110_o 10448614_784261041617538_1222307003293472743_o

Quelque soit la décision de nos élus, nous continuerons de nous battre pour la justice en Palestine. Palestina vivra, Palestine vaincra !

Ci dessous, la lettre du MJCF aux parlementaires sur le vote du 28 :

Madame, Monsieur,

 Le vendredi 28 novembre et le jeudi 11 décembre prochains, en qualité de représentant de la Nation, vous aurez à exprimer le positionnement de la République Française sur la scène internationale.

 A ces deux dates, vous devrez prendre position, à travers une proposition de résolution, sur la reconnaissance de l’Etat de Palestine. Ce vote nous l’avons attendu, réclamé depuis plusieurs années : il est une étape importante pour faire triompher une paix juste et durable au Proche-Orient. Il doit ouvrir à une reconnaissance pleine et entière par le président de la République.

 Après l’agression israélienne de cet été, qui a causé plus de 2000 morts, plus de 10 000 blessés et ravagé la bande de Gaza, la reconnaissance de l’Etat palestinien est une nécessité impérative. Ce vote nous redonne espoir de croire en la paix, alors que les négociations entre les deux pays sont vouées à l’échec dans l’état actuel des choses.

Donner enfin aux Palestiniens la reconnaissance internationale de leur Etat dans les frontières de 1967 serait une réaffirmation de leur droit à l’autodétermination, un encouragement à poursuivre les discussions avec la communauté internationale. C’est également une clé de la résolution de la crise en cours au Moyen-Orient, région actuellement en proie à de nombreuses déstabilisations et horreurs.

 Si la seule reconnaissance d’un Etat palestinien n’est pas suffisante à résoudre la totalité de cette situation, elle est néanmoins une étape cruciale et relancerait une dynamique amenant à la fin du conflit basé sur l’occupation illégale d’un territoire. Faire un geste politique de cette ampleur, c’est ouvrir un espace de paix et fermer la porte aux partisans de la destruction.

 La France a une voix qui porte sur la scène internationale. Elle est entendue quand elle fait le choix d’écouter son peuple et de sa jeunesse favorables à cette reconnaissance à 65% et qui s’est mobilisé cet été pour exiger une issue politique à ce conflit. Elle est entendue quand elle relaie les aspirations légitimes d’un peuple à exister sur sa terre et vivre dans un Etat viable et souverain.

Il est donc grand temps que la France prenne ses responsabilités alors que de nombreux parlements européens se sont déjà positionnés en faveur de la reconnaissance de l’Etat de Palestine.

 Nous ne pouvons plus nous revendiquer du pays des droits de l’Homme, si nous ne revendiquons pas aujourd’hui un Etat palestinien aux côtés d’un Etat israélien! « Le moment venu » dont parle notre Ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius ne peut être que maintenant : la France doit apporter sa pierre à l’édifice, à la construction de la paix entre les peuples israélien et palestinien ! La France doit amener l’Union européenne à se positionner pour de véritables sanctions internationales.

Nous ne pouvons plus fermer les yeux face aux agissements d’un Etat israéliendont le gouvernement d’extrême-droite saborde les négociations et entrave tous les jours la souveraineté d’un peuple ainsi que l’autorité de ses dirigeants par l’enfermement, l’humiliation et la colonisation.

 Au sein de la jeunesse française, la mobilisation pour un Etat palestinien est encore plus forte : nous voulons être la génération qui a fait tomber le mur de l’apartheid! Les élu(e)s français ne peuvent rester sourds face aux revendications de cette majorité, ne peuvent pas éviter la parole des jeunes de France qui sont déjà généralement déçus de nos institutions.

 La veille du 28 novembre, jour où vous serez appelé à voter, nous remettrons 30.000 pétitions appelant à la reconnaissance de l’Etat Palestinien. Au-delà de ces 30.000 signatures ce sont des milliers de jeunes que nous avons rencontré et mis en dynamique pour la justice et la paix en Palestine.

 En cette année internationale de la Palestine, décidée à l’ONU, au nom de tous les jeunes qui aujourd’hui, par leur mobilisation font entendre l’espoir de paix partout dans le pays, nous vous demandons de voter en faveur de ces résolutions, en faveur de la paix.

Nous vous remercions de prêter attention à nos revendications qui lient notre ambition commune de mettre fin au conflit au Proche-Orient sur la base du droit international.

 Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations républicaines.

Des apatrides nommés Rohingyas

Depuis 1982, les Rohingyas ne sont plus officiellement birmans. Apatride, cette minorité musulmane visée par des campagnes haineuses est privée de droits élémentaires. Depuis l’indépendance de la Birmanie en 1948, les pouvoirs en place ont mené des politiques de délégitimation conduisant au nettoyage ethnique de « l’une des ethnies les plus persécutées du monde », pour reprendre une formulation de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Les Rohingyas sont devenus à partir de 2012 la cible de Rakhines bouddhistes – ethnie dominante dans la région de l’Arakan, où vivent près d’un million de Rohingyas –, parmi lesquels le bonze Ashin Wirathu. Avec son mouvement 969, ce dernier assure vouloir « protéger l’identité bouddhiste ». Pourtant, les musulmans représentent moins de 5 % de la population birmane (cinquante et un millions d’habitants).

L’organisation non gouvernementale (ONG) Human Rights Watch (HRW) (1) accuse le gouvernement du président Thein Sein, élu en 2011, les autorités locales et les forces de sécurité d’être impliquées dans des attaques ciblées. Elle a listé les exactions : stérilisation forcée, refus de soins, destruction de villages, installation dans des camps de rétention, esclavage, viols et tortures sexuelles commis par des militaires, pogroms et arrestations arbitraires.

Comment la situation a-t-elle pu atteindre ces extrêmes ? « Une ère d’obscurantisme et de totalitarisme s’est abattue sur le pays avec le coup d’Etat du général Ne Win [en 1962] », explique la journaliste Sophie Ansel. Celui-ci « a imposé le bouddhisme comme religion d’Etat dans ce pays où cohabitent plusieurs confessions. Il a aussi lancé une propagande raciste dans les écoles et médias avant de mener des opérations de purification visant à débarrasser le pays des “étrangers” ». Les campagnes de 1978 et 1992 ont conduit à la fuite d’environ deux cent mille Rohingyas au Bangladesh.

En 1982, Ne Win met en place une loi sur la nationalité. Cent trente-cinq ethnies conservent la nationalité birmane car elles appartiennent, selon la loi, aux « races nationales » — c’est-à-dire à celles qui étaient présentes sur le territoire avant 1823, date de l’arrivée des colons britanniques. Les Rohingyas en sont privés, au nom d’une interprétation de l’histoire contestée. Pour certains historiens, ils viennent de l’Arakan (en Birmanie) ; d’autres les voient en descendants de commerçants et de soldats arabes, mongols, turcs, bengalis, voire portugais et convertis à l’islam au XVe siècle (2). Pour tous, leur présence sur le sol birman depuis plusieurs siècles est attestée. Mais, selon la propagande officielle, leur arrivée ne remonterait qu’à la fin du XIXe siècle et serait liée à la politique d’immigration mise en place durant la colonisation. Les Britanniques les auraient favorisés au détriment des autres ethnies, selon les pratiques des puissances coloniales de diviser pour mieux régner — ce qui est vrai, mais ne valide en rien la thèse d’une présence tardive sur le sol birman. « Les bouddhistes essaient d’effacer toute trace d’une histoire commune avec les musulmans », commente Ansel, qui ajoute : « Les Rohingyas représentent la minorité ethnique de confession musulmane la plus importante du pays. C’est sans doute pour cette raison que le gouvernement a décidé d’en faire des apatrides ». Depuis la loi sur la nationalité, les autorités leur demandent de prouver leur présence en Birmanie avant 1823, alors que dans le même temps, elles brûlent leurs maisons (avec leurs papiers d’identité) ainsi que des mosquées centenaires et les forcent à signer des documents les transformant en Bangladais.

La vie de M. Habiburahman, né en 1979 en Birmanie, est représentative de celles des Rohingyas : apatridie, fuite, extorsions, détentions arbitraires, misère, exil, clandestinité… « Son récit, note Ansel qui a écrit avec lui Rohingya, Nous, les innommables. Un tabou birman (3), est celui d’un peuple en voie d’extermination. » Fuyant son pays après avoir été emprisonné pendant trois ans, il est arrivé illégalement en Australie, où il fut enfermé dans un centre de détention. C’est de là que ce cybermilitant a raconté l’histoire de sa famille, son enfance, les témoignages de sa grand-mère, le vécu de son père et comment le destin familial a basculé à partir de 1982.

La loi sur la nationalité birmane viole la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, dont l’un des principes fondamentaux est que chacun a le droit à une nationalité. Le statut d’apatride est considéré par l’ONU comme l’un des pires car il prive des droits élémentaires. Dix millions de personnes seraient actuellement apatrides selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), principalement en Asie et Afrique. Dans son rapport d’avril 2014 (4), M. Tomás Ojea Quintana, rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’homme en Birmanie (de 2008 à 2014), détaille les conditions de vie des Rohingyas. « Les strictes restrictions discriminatoires de mouvement affectent les droits des musulmans, y compris celui à la vie », écrit-il. Il qualifie de « ghetto » Aung Mingalar, qu’il a visité en février 2014. En sept mois, mille six cents personnes ont fui ce quartier musulman de Sittwe. « Beaucoup ont risqué leur vie sur des embarcations de fortune pour atteindre les pays voisins. Ceux qui ont survécu sont soumis à des violations des droits de l’homme, y compris la traite. » Des gardes armés et des clôtures de barbelés empêchent ceux qui sont restés de quitter le quartier. Ils manquent de nourriture, d’accès à l’éducation, aux soins et aux hôpitaux, indique M. Quintana. Mme Célestine Foucher, de l’ONG Info Birmanie, évoque d’autres discriminations : « Les Rohingyas ne peuvent plus voter ni occuper certaines fonctions et doivent informer les autorités de leurs mouvements sous peine d’amende. Ils n’ont pas le droit d’être propriétaires, leurs terres sont confisquées et leurs habitations détruites. » Des lois supplémentaires sont en cours de discussion — notamment une qui « empêcherait les femmes rohingyas d’avoir plus de deux enfants. Les couples doivent déjà demander l’autorisation pour se marier civilement ».

Selon le rapporteur spécial de l’ONU, les persécutions comportent des « éléments constitutifs du crime de génocide. Il s’agit de crimes contre l’humanité (5) ». Pourtant, en avril 2012, l’Union européenne et les Etats-Unis ont levé l’embargo et beaucoup des restrictions en vigueur contre la Birmanie depuis 1986.

En plus du gaz et du pétrole, certaines régions théâtres des violences — telles que l’Arakan qui se bat contre l’Etat central — sont « riches en bois, pierres précieuses et minerai, ainsi qu’en potentiel hydraulique. (…) Les communautés ethniques locales luttent pour ne pas voir leurs territoires pillés par l’armée et quelques conglomérats qui lui sont proches — ou par des compagnies étrangères » écrit Renaud Egreteau (6). Et il ajoute : « La question ethnique est liée à des enjeux territoriaux et économiques. (…) Pacifier la périphérie, c’est se heurter à de vastes intérêts. »

La timide ouverture démocratique et les projets de réforme ont suffi à convaincre les puissances désirant profiter du marché. Il s’agit de rattraper la Chine et l’Inde, qui ont eu accès à ces ressources durant les embargos. Total est l’entreprise française la mieux implantée en Birmanie, des dizaines veulent suivre son exemple. En mai 2013, les présidents François Hollande et Barack Obama ont reçu M. Thein Sein. La situation des Rohingyas a été brièvement évoquée malgré sa demande expresse qu’elle ne le soit pas. Le président birman parle d’« informations fabriquées (7) » et n’accepte pas l’intervention de commissions d’enquêtes indépendantes, empêchant ainsi de connaître l’ampleur exacte de la répression. Assumant son rejet des Rohingyas, il a demandé aux Nations unies de l’aider à les installer dans des camps ou à les expulser ; l’ONU a naturellement refusé.

Au cours de ces deux dernières années, environ cent quarante mille auraient été déplacés — la plupart retenus dans des camps dans l’Arakan et au Bangladesh, à la frontière avec la Birmanie. Près de quatre-vingt-six mille auraient fui le pays selon le HCR (8). Détenus, victimes de trafic ou placés en centres de rétention car ils n’ont pas de papiers, ils ne sont pas bienvenus dans les pays voisins, Thaïlande ou Malaisie, qui ne veulent pas créer un « appel d’air ». « Ils ne reçoivent pas d’aide internationale équivalente aux autres ethnies birmanes », commente Ansel. « Il y a moins de réinstallation de Rohingyas en Australie que de Chins ou autres Birmans. Le HCR privilégie une intégration dans des pays musulmans tels que la Malaisie, mais ils y sont aussi privés de droits. Habiburahman a fui le pays pour cette raison. »

Pourtant, le silence est quasi total sur le sort de cette communauté. Des informations circulent mais la censure et la désinformation, bien plus puissantes, les couvrent. L’opposante Aung San Suu Kyi, impliquée dans le processus politique (lire « Valse-hésitation des dirigeants birmans »), se risque rarement à parler de ceux dont le nom est interdit. D’autres éléments expliquent ce mutisme : la complexité des luttes territoriales et ethniques, le fait que le bouddhisme est perçu comme une religion de paix dont les moines sont le symbole, à l’inverse de l’islam. L’idée de bouddhistes massacrant des musulmans est quasiment inconcevable. Pourtant, assure Ansel : « A ce rythme, les Rohingyas vont disparaître de Birmanie. »

Article de Warda Mohamed, novembre 2014, dans Le Monde diplomatique

Expulsion de militants communistes de Palestine : face à la répression, détermination !

Dimanche dernier, une délégation de jeunes communistes décollait pour la Palestine et Israël. Comme chaque année, ce voyage de solidarité permet aux jeunes de découvrir la situation sur place et de mieux appréhender l’ensemble des problématiques en rencontrant des progressistes israéliens et palestiniens.

Mais pour trois d’entre eux, le voyage a tourné court. Dès leur arrivée à l’aéroport de Ben Gourion de Tel-Aviv, nos camarades ont été arrêtés puis interrogés en raison de leurs origines. Après treize heures d’interrogatoires et d’attente, lorsque les autorités militaires et douanières se sont aperçus qu’ils étaient militants communistes, la sentence ne s’est pas fait attendre.

Ils ne verront jamais la Palestine, et découvriront seulement le centre de rétention du côté israélien. Dès le lendemain, ils furent expulsés dans le premier avion direction Paris, escortés par les forces de police jusque dans l’avion, assortis d’une interdiction de revenir sur le territoire israélien. Les seules traces qu’ils laisseront sont les empreintes digitales que leur ont prises les autorités israéliennes…

Israël ou comment pratiquer l’arbitraire et le racisme d’État à grande échelle !

Ce qui est arrivé à nos trois camarades est malheureusement un fait divers dans la région. Tous les jours, des dizaines d’hommes et de femmes du monde entier sont expulsés en raison de leurs origines, leur religion ou de leur militantisme à l’aéroport. Ce racisme qu’il convient d’appeler racisme d’État, cette humiliation, cette logique sécuritaire, c’est ce que subissent quotidiennement des dizaines de milliers d’arabes Israéliens et les Palestiniens. Exprimer sa solidarité avec le peuple palestinien et au-delà avec tous les militants d’une paix juste et durable dans la région dépend du bon vouloir des autorités israéliennes puisque les Palestiniens n’ont même pas ce droit d’avoir un aéroport pour accueillir des ressortissants du monde entier…

Alors que des négociations très fragiles vont reprendre entre Palestiniens et Israéliens sous l’égide « d’un arbitre impartial » que sont les États-Unis d’Amérique, la politique coloniale et d’apartheid continue ses ravages sur place. Pour preuve, après avoir annoncé la libération de 104 prisonniers politiques palestiniens (qui ne pourront pas retourner chez eux par ailleurs), nous apprenons aujourd’hui qu’Israël annonce la construction de 900 logements de plus dans les colonies à Jérusalem-Est, s’ajoutant aux 1182 de la semaine dernière.

Au regard de l’obstination du gouvernement israélien, on ne peut qu’être dubitatif quand aux résultats des négociations sur la question du droit des Palestiniens à vivre dans un Etat libre et souverain.

Notre détermination à poursuivre le combat n’est en rien entamée, elle est renforcée !

Après la colère et l’indignation, viendra très rapidement celui de la demande d’explications. Dans les prochains jours, nous interpellerons notre ministre des affaires étrangères Laurent Fabius, pour connaitre son avis sur l’expulsion de trois ressortissants français de l’État d’Israël sans raisons apparentes.

Notre détermination à mener le combat pour la liberté du peuple palestinien n’est en rien entamée. Partout en France, les milliers de jeunes communistes continueront d’animer la bataille en dénonçant les entreprises françaises qui font du commerce avec les colonies, en organisant des tournois de foot comme en juin dernier, ou encore des cinés-débats pour faire connaitre la situation sur place, en exigeant surtout de notre gouvernement qu’il reconnaisse unilatéralement enfin la Palestine comme un État. Liberté pour la Palestine, Libres Palestiniens !

La coordination nationale du MJCF et DIDF-Jeunes

(Article tiré du site de la MJCF, à lire ici)

Tel le conclave, le Parlement européen travaille dans l’ombre

Tel le conclave, le Parlement européen travaille dans l'ombre

Tel le conclave, le Parlement européen travail dans l’ombre et  il fait le jeu des possédants contre les intérêts de la jeunesse populaire française et palestinienne

La presse s’intéresse actuellement beaucoup à une assemblée des plus obscure, à une assemblée de délégués internationaux ayant son siège en Europe…le conclave. Combien de unes, combien d’articles n’ont pas été publiés sur l’élection du futur pape, si ce n’est pas un italien ce sera un américain, s’il n’est pas jeune il sera polyglotte….

 Communistes, nous respectons les croyants, mais il ne faut pas s’y tromper cette élection dont les modalités sont cachées et discrètes ne changera pas, et ne touche que peu la jeunesse de France et d’Europe.

 Une autre assemblée internationale, ayant son siège en Europe fait elle en revanche peu parler d’elle. Cette assemblée regroupe des parlementaires de 27 pays d’Europe…

 Le Parlement européen, en  toute catimini médiatique vient de produire deux actes forts de sens et contraires aux idéaux que le MJCF défend : le progrès social et une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

 Cette assemblée a d’abord voté le two-pack qui complète le précédent six pack. Derrière ces anglicismes quelque peu barbares se cache un projet politique et économique inspiré tout droit des politiques d’austérité. Il s’agit de contrôler les budgets des Etats membres, et d’imposer partout des logiques budgétaires restrictives, des politiques d’austérité.

Les Etats membres de l’Union européenne qui ont l’Euro comme monnaie devront ainsi présenter le budget à la Commission européenne afin que celle-ci approuve ou invalide ce budget. La même procédure s’appliquera aux politiques fiscales.

Un rideau de fumée de termes bureaucratiques tente d’obstruer la vision des peuples et des jeunes d’Europe à qui l’on enlève encore une part de la maigre souveraineté qu’il leur restait.

La réalité est très simple, une tentative fédéraliste par le haut, une reprise en main toujours plus forte par les valets de la finance sur les politiques nationales est imposée pour satisfaire les intérêts des puissants qui profitent ainsi de la crise.

 On connaît les politiques d’austérités déjà appliquées aux Espagnols, aux Portugais, aux Grecs : toujours moins d’argent pour l’éducation, la culture, la santé, le développement d’un côté, toujours plus de privatisations, d’allègements de taxes pour les plus riches de l’autre.

 On connaît déjà les méthodes politiques de l’Union européenne pour ce qui est de l’Italie : imposer un ex commissaire à la concurrence sans même qu’il soit élu.

 Ce parlement ne peut pas et ne doit pas rester sourd face aux mobilisations qui partout tonnent en Europe.

Tous les jours un pays différent se soulève et à chaque fois la jeunesse joue un rôle de premier plan. Que ce soit en Slovénie, dans les nombreuses manifestations thématiques en Espagne où des vagues demandant le droit à l’éducation succèdent à celles relatives à la santé ou aux salaries,  au Portugal où la semaine dernière plus de 200 000 personnes se sont retrouvées à Lisbonne entonnant des chants révolutionnaires, ou encore en Grèce, tous les peuples du continent rejettent l’austérité. Tous rejettent les coupes budgétaires et les régimes imposés au mépris de la démocratie.

 Les classes dirigeantes rêvaient de pouvoir dormir tranquille, sans que les peuples ne se lèvent, pour elles la désillusion est de mise nous sommes et nous serons leur cauchemar. Déjà en France avec les mobilisations contre l’ANI nous participons de cet élan européen.

 Dans le silence médiatique sur laquelle règne l’ombre papale une partie cruciale pour l’avenir de la jeunesse d’Europe se joue : profitant de la crise les bourgeoisies et les classes dominantes continentales veulent renforcer leur position et leur pouvoir au détriment du peuple et de la jeunesse.

 Ensuite, le parlement européen à applaudi et reçu un criminel de guerre, responsable de la mort et de l’étouffement d’un grand nombre de palestiniens. En effet, toujours dans l’indifférence générale Shimon Perez était reçu en grande pompe par les députés européens.

Ce sont les opprimés du globe, les victimes de l’impérialisme et au premier rang desquels les Palestiniens qui devraient avoir droit aux honneurs et à l’écoute de l’Union européenne, pas les oppresseurs et colonisateurs.

 Dans cette ambiance de huit-clos saluons l’attitude des députés communistes et progressistes du Parlement européen, les seuls qui ont quitté l’hémicycle  lors du discours du président Israélien, les seuls qui ont dénoncé depuis des mois les logiques d’austérité imposés par l’UE.

 Définitivement cette Union européenne n’a pas d’avenir ! Nous si, alors imposons des politiques en rupture avec l’Union européenne ! Pour une Europe des travailleurs, fraternelle et solidaire !

Solidarité avec le peuple Palestinien! Non à la guerre, non à l’injustice coloniale, à Gaza et ailleurs!

Non à la guerre, non à l’injustice coloniale, à Gaza et ailleurs!

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La nouvelle opération militaire meurtrière lancée par l’armée israélienne contre Gaza sème le chaos et la mort parmi la population palestinienne, avec le silence complice de la France et le soutien actif des États-Unis.

Le bilan macabre s’alourdit de jour en jour : déjà 100 morts lundi dont une majorité de civils, 720 blessés. En 2008, l’opération « Plomb durci » contre Gaza avait fait 1 400 morts côté Palestinien.

Israël ne veut pas la paix. Elle mène depuis quarante-cinq ans une guerre coloniale contre le peuple palestinien.

Depuis 1967, les forces israéliennes occupent la Cisjordanie et la bande de Gaza. Des territoires qui selon la résolution 242 de l’ONU devraient être évacués par Israël. Il empêche la constitution d’un État palestinien indépendant.

Israël a profité des accords de paix d’Oslo en 1994 pour mieux coloniser la Cisjordanie. En vingt ans, le nombre de colonies en Cisjordanie a doublé. Israël protège les 300 000 colons avec son armée, prétexte pour occuper les territoires palestiniens.

L’État sioniste multiplie depuis les attaques contre les populations civiles palestiniennes pour entretenir un climat de guerre permanent, empêcher toute résolution pacifique du conflit. Il se choisit un adversaire, les islamistes du Hamas, qu’il renforce afin d’alimenter la spirale de la violence.

Depuis 2007, il maintient un blocus contre Gaza. Une catastrophe humanitaire selon les ONG. 1 million de Gazaouis souffrent de la faim, 90% de la population dépend de l’aide humanitaire.

• Où est la réaction de la communauté internationale ? Trop occupée à participer à la destruction de la Syrie. Une guerre contre le principal allié dans la région de la résistance palestinienne.

• Où est la France, du « président du changement » Hollande ? Dans son discours à l’ONU le 25 octobre, Hollande a mis en garde contre le péril Syrien, Iranien, a appelé à des interventions armées. Mais aucune mise en garde contre Israël. Il y a deux semaines, il accueillait en grande pompe le premier ministre israélien Netanyahu, premier fauteur de guerre.

• Où est l’Union européenne, « prix Nobel de la paix » ? Elle a signé en juillet un accord de coopération avec Israël dans 60 domaines, dont celui militaire. L’UE importe massivement des biens « Made in Israël » produits dans les territoires occupés, cautionnant l’occupation.

• Où sont les États-Unis de l’« ami des peuples » Obama ?Un mois après le battage médiatique sur les présidentielles américaines, la position de Barack Obama est guère différente de celle de la droite républicaine. Il a apporté son « soutien total au droit d’Israël à se défendre ».

Quarante-cinq ans d’injustice coloniale, de mépris du droit international, de complicité française, européenne et internationale, ça suffit !

La mobilisation grandit en Palestine, mais aussi en Israël, pour dénoncer cette nouvelle guerre. Nous devons participer à la construire aussi ici en France à partir de revendications claires :

• respect des résolutions de l’ONU, dont celle 242 : fin de l’occupation israélienne, démantèlement de toutes les colonies au-delà des frontières de 1967 ;

• reconnaissance d’un Etat palestinien indépendant et viable, dans les frontières de 1967 ;

• levée du blocus israélien inhumain sur la bande de Gaza et la Cisjordanie ;

• refus de toute collaboration militaire avec Israël, française ou européenne ;

• boycott des produits israéliens issus des territoires palestiniens occupés ;

• sortie de l’OTAN, plus un seul soldat français hors de France;

• lutte contre toute forme de racisme, de colonialisme et d’anti-sémitisme : la meilleure façon de lutter contre l’anti-sémitisme, c’est de lutter contre le sionisme !

 Le combat contre la guerre, pour la liberté des peuples colonisés est au cœur de notre engagement. Rejoins les Jeunes communistes pour mener ce combat !

Source: http://jeunescommunistes13.over-blog.com/

Les jeunes communistes rencontrent Salah !

Ce mercredi 20 juillet, deux jeunes communistes ont pu rencontrer Salah Hamouri pendant près de trois heures. Pour nous qui menons la campagne pour la libération des prisonniers politiques palestiniens et en particulier celle de Marwan Barghouti et de notre compatriote Salah Hamouri, cette rencontre était capitale.

Après avoir passé les nombreux sas de sécurité, les deux jeunes communistes prennent place dans une ancienne salle de classe pour la rencontre. Après plusieurs minutes d’attente, Salah arrive enfin. L’émotion est sur tous les visages.

Très vite pourtant, Salah évoque la situation de tous les prisonniers politiques palestiniens faisant primer le « nous » sur le « je » avec une modestie extrême. Aussitôt, s’oubliant, il évoque les 300 enfants âgés de 7 à 18 ans qui croupissent dans les geôles israéliennes. « Qu’est-ce qu’un État comme Israël et ses 250 bombes nucléaires peut craindre d’un enfant de sept ans ? Pourquoi refuser aux 18 prisonniers atteints du cancer le droit de mourir dignement chez eux ? » Le traitement des prisonniers politiques palestiniens par Israël brave toutes les conventions internationales, mais ce n’est toujours pas assez pour certains ! Le gouvernement veut durcir encore la détention des prisonniers politiques avec la « loi Shalit ».

Face au sort réservé aux prisonniers politiques palestiniens et au peuple palestinien tout entier, Salah Hamouri a souligné avec force la nécessité de l’unité de tous les Palestiniens. « Divisé, aucun peuple, n’a jamais obtenu sa libération nationale ! »

Dans ce combat, la reconnaissance de l’ État palestinien à l’ONU au mois de septembre est aux yeux de Salah un point très important même s’il souligne dans le même temps qu’il s’agira – si cette reconnaissance a bien lieu – d’un point de départ et non d’arrivée (mur, colonies, checkpoints, refugiés…).

La rencontre s’est close avec les questions d’actualité. Salah a ainsi évoqué l’arraisonnement du bateau français pour Gaza. Il a pointé la responsabilité de l’ État français, de l’Union européenne et de la communauté internationale dans cet épisode tragique. En décourageant, en critiquant et en ne protégeant pas cette initiative de solidarité internationale, ils se rendent complices du blocus de Gaza.

Salah a enfin tenu à remercier avec chaleur tous les jeunes communistes pour leurs actions : « Sans vous tous qui luttez en France et dans le monde pour la cause palestinienne, notre combat ne pourra pas être victorieux. »

Ne relâchons pas nos efforts avant la libération de Salah prévue le 28 novembre prochain. Liberté pour Salah ! Liberté pour tous les prisonniers politiques palestiniens ! Liberté pour la Palestine !