Radical ou Révolutionnaire ?

Les temps changent, ce n’est plus très porteur actuellement de se dire révolutionnaire. Non seulement il y a eu ce qu’on appelle parfois l’échec des révolutions au XX° siècle, mais aussi la relative réussite des « révolutions conservatrices » (Reagan, Thatcher..) et le recyclage du terme « révolution » dans les domaines supposés plus consensuels de la technique et de l’industrie, voire de l’art. Beaucoup de choses dites « nouvelles » sont apparues dans les années 1980, des nouveaux pères à la nouvelle droite en passant par la nouvelle cuisine… Mais « nouveau » ne faisait pas le poids. Il y a là comme une dialectique trop visible, bien connue des baigneurs : la nouvelle vague n’est nouvelle que pour autant qu’elle succède à tant d’autres, dont elle partagera le même destin. « Tout a changé en Bretagne, hormis les vagues, qui changent toujours »,(Chateaubriand). Les révolutionnaires inavoués ont donc ressuscité d’entre les morts un terme supposé consensuel : celui de « radicalité ». Et voilà la ci-devant gauche révolutionnaire devenue « gauche radicale. »
Problème, il y a une généalogie, une histoire et même un bilan du radicalisme en France. Et aussi quelques héritiers bien en place. Je veux bien que dans le vocabulaire politique anglo-saxon, « radical » ait un sens très fort, à peu près équivalent à celui de « révolutionnaire » chez nous. Mais enfin nous sommes en France, ou le terme « radicalisme », quelle que soit son histoire, a été importé dans le but explicite de s’opposer à toute perspective révolutionnaire. Les radicaux sont, dès les débuts de la troisième république, des Républicains « modérés » qui opposent aux révolutionnaires socialistes, puis communistes, la possibilité de réformer l’ordre social « jusque dans ses racines et ses soubassements », mais en laissant ceux-ci intacts. Radex en latin = racine. Pratiquer des injections de justice sociale et de démocratie dans un système par nature anti-social et antidémocratique, un peu à la façon dont injectent dans les racines des dents de quoi les assainir et les fortifier, voilà l’idéal radical.
Il a ses titres de gloire : l’affirmation de la République, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, une lente mais réelle rupture avec les forces de l’Ancien Régime. Il a aussi ses ombres, terribles : les répressions anti-ouvrières, l’exploitation coloniale, l’incapacité de plus en plus marquée à s’opposer aux forces de l’extrême-droite fasciste. Et il a un bilan : la stagnation économique de la France, son retard industriel, le colonialisme, et aussi des mœurs politiques conjuguant le clientélisme au plan local avec au plan national un « crétinisme parlementaire » (Lénine) fait de tractations en coulisse, d’alliances à la carte et de jeux d’influences, et qui a durablement discrédité le Parlement, on sait au bénéfice de qui.
Certains disent que l’héritage du communisme stalinien, ce sont des « valises de plomb. » Mettons. Celles du radicalisme sont-elles moins lourdes ?
Comment ne pas voir le piège tendu par l’emploi de ce mot hautement piégé qu’est le mot « radical » associé au mot « gauche », et qui introduit l’idée d’une petite originalité, d’un vague « mieux-disant », à l’heure où les politiques menées sont totalement régressives et réactionnaires sur le fond ? Politiques d’ailleurs approuvées par les ultimes « radicaux », de Bernard Tapie à Jean-Michel Baylet. Qui sera rassuré par ce jeu « petit-bras » ?
Toute tentative déterminée de réformer une institution se trouve rapidement conduite à des mises en causes imposant des changements qualitatifs. Si l’on veut une réforme radicalement progressiste de la protection sociale, il faudra bien finir par toucher à la part patronale. Une réforme radicale des institutions européenne est inconcevable à terme sans remise en cause du fonctionnement, des attributions et donc de la nature de la BCE. Comment à ce niveau réformer sans révolutionner ?

Jean-Michel GALANO (Philosophe)

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Le grand capital débarque chez les jeunes communistes du Nord !

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Samedi 21 février, en pleine réunion des jeunes communistes à l’espace Angela Davis, notre local fédéral, les militants présents ont eu la surprise de voir entrer…Gérard Mulliez, fondateur du groupe Auchan, 3e plus grosse fortune de France.
La cause de cette visite inattendue n’était, comme on pouvait s’en douter, pas une demande d’adhésion, mais une affiche du PCF dans la vitrine du local de la rue d’Artois, qui pointait les profits indécents réalisés par le milliardaire, et les millions d’euros perçus par son groupe dans le cadre du CICE, mis en parallèle avec l’augmentation du coût de la vie pour une ouvrière dans la même période.
M. Mulliez interpelant la salle :

– « Vous avez mis une photo de moi dans la vitrine: vous n’êtes pas très gentils avec moi ! J’ai créé des emplois, j’ai travaillé toute ma vie »

– « Mais Monsieur vous ne créez pas d’emplois vous exploitez des gens ce n’est pas pareil ! Ce sont vos ouvriers, vos caissières, qui créent des richesses ! »

Et le milliardaire de sermonner les jeunes communistes leur expliquant qu’ils n’avaient rien compris à la vie, qu’il méritait bien sa fortune, avant de repartir, furibard, dans sa grosse Range Rover.

Au-delà du caractère surréaliste du milliardaire venant faire la leçon à de jeunes militants (dont beaucoup de travailleurs précaires ou en recherche d’emploi), qui s’engagent pour faire avancer les valeurs de solidarité et de justice sociale, il est clair que les invectives de M. Mulliez ne changeront rien à notre détermination à dénoncer les cadeaux aux plus riches et a lutter contre le système capitaliste.

Enfin libre ! Communiqué de Jean Claude Lefort, Coordinateur du comité de soutien

Je veux, tout d’abord dire à Salah, au nom de son Comité national de soutien, toute la joie qui est la nôtre aujourd’hui de le savoir libre.

Nous partageons cette joie immense avec sa famille – avec sa mère, Denise, avec son père, Hassan, avec sa sœur, Caroline, et son frère, Samir.

Salah est enfin près de vous, il est libre !

Vous pouvez désormais l’embrasser pour la première fois depuis près de 7 ans. L’embrasser… Tout simplement.

Depuis 4 ans son Comité de soutien a été mis en place en France. Et ce sont des dizaines et des dizaines de milliers de personnes, de jeunes spécialement, qui l’ont rejoint.

A part l’extrême droite, des représentants de tous les partis démocratiques qui existent en France étaient présents dans ce Comité et ils ont agi, chacun selon, pour sa libération. De même que des personnalités, des élus, des citoyens de toutes les origines ou de toutes les croyances se sont rassemblés pour lui. Tous doivent en être remerciés. Très sincèrement. Du fond du cœur.

Dès le premier jour nous avons dit clairement, sur la base des faits, que Salah était totalement innocent de ce qu’on lui reprochait puisqu’il n’avait commis aucun acte négatif. Et donc, depuis le premier jour, nous avons demandé sa libération.

Nous avons multiplié, avec sa mère très souvent, des initiatives de toute sorte et des rencontres dans toute la France pour parler de son cas mais aussi, comme il l’a toujours souhaité et demandé, pour parler des prisonniers palestiniens.

En France on l’attend avec impatience aujourd’hui. Beaucoup d’amis aux quatre coins du pays veulent le voir. Et l’écouter aussi. Sa famille s’est agrandie.

Bien sûr cette libération arrive bien tard à nos yeux. Pour nous : il n’aurait pas du faire un seul jour de prison puisqu’il n’a commis aucun acte qui soit contraire au droit. Cela tient au fait que, en haut-lieu et c’est tout dire, on n’a pas porté à sa situation la même attention que celle qui a été apportée à d’autres cas et encore moins on n’a multiplié les mêmes efforts – sauf ces tous derniers temps – pour le faire libérer.

Nous n’avons rien eu à dire de négatif, et nous n’avons rien dit, contre le fait que les autorités françaises se soient mobilisées pour un franco-israélien. Ce que nous n’avons pas admis, par contre et cela clairement, c’est le « deux poids, deux mesures » qu’elles ont observé dans cette affaire, et cela depuis le début. Voilà ce que nous n’avons jamais admis, et rien d’autre.

Nous ne sommes pas tombés dans une sorte d’émulation sordide alors que pourtant, on peut le constater, Salah sort de prison à l’occasion d’un échange de prisonniers lié à Guilad Shalit. Comme si le sort de ces deux jeunes devait être absolument lié alors que leur situation était absolument toute différente.

Nous avons, nous, estimé que la liberté ne se découpait pas ; qu’elle était valable pour tous ; qu’elle était universelle ou bien qu’elle n’était pas. Nous en sommes restés à la défense de principes et de rien d’autre. Et nous avons rassemblé comme rarement en pareille occasion. Encore merci à toutes et tous. Maintenant Salah est enfin libre et il va pouvoir enfin « revivre » sa jeunesse en respirant l’air pur et tonique de la liberté. Nous lui redisons toute notre estime et notre admiration pour avoir tenu comme il a tenu – c’est-à-dire dignement. Et pour s’être toujours effacé pour qu’on ne parle que des autres et non pas de lui.

Reste qu’il est très connu maintenant en France. Et nous l’attendons, je lui redis. Qu’il prenne le temps qu’il lui faudra. Nous pouvons bien attendre un peu…Maintenant.

Au nom de notre Comité de soutien, je lui redis notre joie. Je lui redis notre amitié. Je lui redis, ce jour, notre attachement absolu à la liberté comme à la liberté « inévitable » de la Palestine.

Et que chacun le sache : maintenant notre Comité de soutien met Salah sous sa protection. Sous la protection de l’opinion publique française.

Vive la liberté ! Vive la fraternité !

Et vive cette France qui lutte pour ces valeurs que notre peuple a inventées !

Jean-Claude Lefort Coordinateur du Comité de soutien Le 18.12.2011

Ouverture de notre blog

Aujourd’hui la Jeunesse Communiste du Cambrésis ouvre enfin son blog, vous pourrez donc maintenant suivre nos luttes et nos combats.

La JC de Cambrai se bat chaque jours depuis 5 ans contre le système capitaliste qui engrange inégalités et injustices. Luttes qui aujourd’hui doivent s’accentuer : nous vivons une crise du système capitaliste qui aggrave les conditions de vie des jeunes, des citoyens et des salariés couplé par une bourgeoisie et des marchés financiers qui veulent toujours plus s’engraisser sur le dot des opprimés! La jeunesse est une des premières touchée par la crise et par la politique de casse mise en place par le patronat en France comme dans le reste des pays d’Europe par l’intermédiaire de la droite ou bien par la social démocratie:

Casse de l’éducation depuis des années avec suppressions de postes, classes surchargés, donc de surcroit beaucoup trop d’élèves laissés sur le bas coté ainsi que des conditions de travail qui laisse de ce fait à désirer. En clair faire des économies sur notre dos et celui de notre avenir! Casse du système de santé, de nos acquis sociaux et des acquis de la résistance, pour faire marcher toujours plus le marché privée et la concurrence. Et doit-on encore parler du chômage chez les jeunes, à 25%, que dire de l’emploi précaire représentant 70% des jeunes travailleurs, sans parler des conditions de vies des étudiants déplorable avec des logements beaucoup trop cher et insalubres ?! Et maintenant on nous demande de travailler plus longtemps avec la reforme des retraites absolument injuste. Notre avenir est donc flou entre le chômage, la précarité et un avenir incertain procuré par le capitalisme qui se sert des jeunes pour tirer tous les droits vers le bas.

Nous sommes donc là, nous jeunes communistes à défendre les intérêts de la grande majorité, dans nos actions ou nous sommes à l’avant garde, par exemple lors du mouvement contre la reforme des retraites chez les jeunes que nous avions organisé à Cambrai. Nous sommes ici dans le but de s’organiser pour changer la société, stopper l’exploitation, les dominations, nous voulons mettre en mouvement toujours plus de jeunes pour construire une société plus juste qui place l’humain au cœur de son développement, c’est ce que nous nommons le communisme !
Lycéens, lycéennes, étudiants, étudiantes, jeunes travailleurs et travailleuses, jeunes chômeurs, jeunes chômeuse luttons ensemble contre les inégalités, les casses orchestrés et construisons une société juste et égalitaire !

LE CAPITALISME N’A PAS D’AVENIR, NOUS SI !