«Ce ne sont pas des soldats: ce sont des hommes. Ce ne sont pas  des aventuriers, des guerriers, faits pour la boucherie humaine […]  Ce sont des laboureurs et des ouvriers qu’on reconnaît dans leurs  uniformes. Ce sont des civils déracinés.» Henri BARBUSSE

 

Cette année, cela fait 96 ans que les combats de la première guerre mondiale ont pris fin. Aujourd’hui encore, dans les livres scolaires, possédés par Dassault et autres vendeurs d’armes, on apprend qu’elle a eu lieu parce que l’archiduc héritier de la couronne austro-hongroise s’est fait assassiné. Il est alors de notre devoir de lutter contre ce révisionisme et de rappeler que cette boucherie avait bien une visée impérialiste et que, loin de servir les intérêts du peuple français, elle n’a eu d’utilité que pour les marchands de canon.

Les jeunes communistes de Cambrai saluent donc la mémoire des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, des fusillés pour l’exemple, de tout ceux qui ont subis ce conflit, de ceux qui ont tenté de s’y interposer. Alors que ce 11 novembre le cirque télévisé mettra une fois de plus en avant Hollande, Merkel et toute la clique des dirigeants qui continuent la tradition des guerres impérialistes, les jeunes communistes seront présents pour mener le combat et pour porter la mémoire de ceux qui ont été immolés sur l’autel du grand capital.
Sous prétexte de défendre la nation et de créer la paix future, des millions d’hommes ont été envoyés au front. Il est désormais grand temps de tirer leçon des sacrifices passés : arrêtons les guerres impérialistes !
L’OTAN, l’Union Européenne, tous ces organes impérialistes qui sont avant tout des instruments de la domination économique, politique, idéologique et militaire sur les peuples, nous entraînent aujourd’hui dans des guerres impérialistes au Mali, en Lybie, ou plus récemment en Irak sous prétexte de « lutter pour la démocratie » ou de « libérer le monde de la menace islamiste ». Combien de temps tolérerons nous encore le soutien de la France à l’Etat criminel d’Israël, où l’Apartheid et la colonisation étouffent chaque jour un peu plus le peuple Palestinien ? Combien de temps laisserons nous encore Hollande « apporter tout son soutien » au bourreau Erdogan et ses sbires qui martyrisent les kurdes et laissent Kobanê mourir à petit feu ? Assez ! Cette barbarie ne peut plus durer, il est grand temps de mettre fin au capitalisme, cause de tous ces maux !
Lénine disait lors de la conférence de Zimmerwald en septembre 1915 qu’il fallait « transformer la guerre impérialiste entre les peuples en une guerre civile des classes opprimées contre leurs oppresseurs, en une guerre pour l’expropriation de la classe des capitalistes, pour la conquête du pouvoir politique par le prolétariat, pour la réalisation du socialisme. » Il est temps !
Chaque jour, nous nous battons contre l’oppression des peuples et pour une guerre entre les classes plutôt qu’une guerre entre les pays. Alors que la précarité ne cesse d’augmenter, nous disons : de l’argent, il y en a ! Puisqu’on a des dizaines de millions d’euros à mettre dans des rafales, récupérons le et créons des emplois !
En ce jour de commémoration des victimes de la première guerre mondiale, nous pensons à tous ceux qui sont morts, ceux qui meurent en ce moment même, et cela ne nous donne que plus de détermination dans notre lutte pour que, demain, plus personne n’ai jamais à donner sa vie pour des intérêts économiques.

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Communiqué de solidarité avec nos camarades en lutte

Voilà des jours que nos camarades syndicalistes de la SNCF de Cambrai et de France sont en grève pour lutter contre le projet de loi qui vise à ouvrir le secteur des rails à la concurrence, suite d’une logique de destruction des services publics ( gaz, eau, téléphonie ont déjà subis les conséquences de celle ci). Pour ce faire, le gouvernement et la direction de la SNCF expliquent à grand coup de démagogie que la dette de la SNCF s’élève à plus de 40 milliards d’euros, et choisissent de s’acharner sur les salariés et les usagers plutôt que de trouver d’autres sources de financements : si nous sommes aujourd’hui arrivés à une telle situation, c’est bien à cause de 15 ans de mise en concurrence imposée par le patronat et l’Union européenne. On se retrouve au final dans une conjoncture où le gouvernement fait en sorte de mettre en concurrence usagers et salariés, lycéens et cheminots. La continuation de la grève ne dépend pas des grévistes, mais bien du gouvernement et de la direction qui préfèrent jouer le pourrissement de situation.

Parmi les emplois qui sont aujourd’hui entrain d’être sauvés grâce à l’action des syndicalistes de la CGT et de SUD Rail, il y a aussi ceux des futurs bacheliers !

 

C’est pourquoi nous, jeunes travailleurs, lycéens et étudiants communistes du Cambrésis, soutenons l’action de nos camarades et appelons les responsables de cette grève à prendre leurs responsabilités, tout comme nous soutenons les intermittents du spectacle et les postiers qui sont eux aussi en lutte . Comme disait Maurice Thorez « il faut savoir terminer une grève… dès que satisfaction a été obtenue ! » . Contre la division des travailleurs créée pour servir les intérêts du patronat, répondons unité de classe !

 

Non à l’austérité dans le droit européen, exigeons un référendum !

L’Humanité lance à partir de ce vendredi sa pétition pour un référendum sur le nouveau traité européen. Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité,
 député au parlement européen, en explique les raisons.

« Pourquoi le «traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire » – le TSCG – est-il caché aux citoyens de l’Europe ? Pourquoi ce silence autour d’un texte si important que ses rédacteurs principaux, M. Sarkozy et Mme Merkel, déclaraient qu’il allait permettre de sortir de la crise et de… sauver l’Europe ?

En vérité, ce texte communément baptisé « pacte budgétaire » est la bible de l’austérité budgétaire à perpétuité, négocié le 9 décembre 2011, décidé le 30 janvier 2012, et signé lors du sommet européen du 2 mars 2012. Depuis, la situation politique a changé en France, avec le renvoi par une majorité d’électeurs de celui qui a coécrit ce texte avec Mme Merkel : M. Sarkozy.

François Hollande avait fait de l’objectif de la renégociation de ce traité l’un des axes essentiels de sa campagne. Parmi ses soixante engagements, la proposition numéro 11 est la « réorientation de la construction européenne », qui stipule : « Je renégocierai le traité européen issu de l’accord du 9 décembre 2011 en privilégiant la croissance et l’emploi et en réorientant le rôle de la Banque centrale européenne dans cette direction. » Le candidat socialiste l’a fortement réaffirmé le 22 janvier 2012, lors de son discours du Bourget, et le 15 avril au meeting de Vincennes. Ce thème a été l’objet d’un engagement net de François Hollande dans le face-à-face qui l’a opposé à M. Sarkozy à la télévision le 2 mai dernier. « Ce que j’ai demandé, c’est qu’il y ait une renégociation du traité », puis, quelques minutes plus tard, « je prends l’engagement de venir au lendemain de l’élection présidentielle porter ce plan de renégociation ». Ce moment fut particulièrement intense dans le débat, où curieusement M. Sarkozy a très peu défendu le texte qu’il avait approuvé quelques semaines plus tôt.

Au sortir du sommet européen des 28 et 29 juin derniers, il n’y a eu aucune renégociation du traité, qui doit être ratifié par les États. Tout juste a-t-on procédé à une opération d’habillage autour d’un « pacte de croissance » pour mieux faire avaliser le traité « austéritaire ». Pourquoi se vanter à Bruxelles d’avoir obtenu un pacte de croissance et annoncer à Paris au Conseil des ministres que la croissance sera si terne qu’il faut demander aux Français de « faire des efforts » et économiser encore 33 milliards d’euros sur les investissements sociaux et publics utiles ? D’une part, une partie du pacte de croissance était déjà décidée. D’autre part, d’autres dispositions poussent aux privatisations et à l’aiguisement de la concurrence et sont donc franchement négatives. Enfin, le traité budgétaire a une valeur juridique contraignante, avec obligation de ratification par les États, jusqu’à induire des modifications dans les Constitutions nationales. Le pacte de croissance d’une portée très limitée n’est qu’une annexe des conclusions du Conseil.

Le nouveau traité est pire que ceux de Maastricht et de Lisbonne. Sous couvert de « discipline budgétaire », les critères de déficit public comparé aux richesses produites sont modifiés, imposant le niveau de 0,5 % contre 3 %. Si cet objectif n’est pas atteint, un « mécanisme de correction » se déclenche automatiquement. La combinaison de cet article et des deux règlements en cours d’adoption définitive entre le Parlement européen et le Conseil européen revient à donner le pouvoir d’élaboration des budgets de chaque État à la Commission européenne, non élue. C’est donc elle qui déterminera la répartition des contributions de chaque citoyen au pot commun, mais aussi l’orientation des dépenses publiques. Ce traité oblige à inscrire ces règles autoritaires « au moyen de dispositions contraignantes et permanentes, de préférence constitutionnelles ». Ces directives « contraignantes » et « permanentes » annoncent donc l’austérité à perpétuité pour les peuples. Un État ne se conformant pas à ces injonctions sera traduit devant la Cour de justice de l’Union européenne.

Il en serait fini du droit essentiel des Parlements nationaux de décider du budget des États. Par voie de conséquence, la souveraineté des peuples serait réduite au rôle de gadget. On entrerait dans une Europe « a-démocratique » ou « post-démocratique » au nom d’une prétendue saine gestion des comptes publics. Il faut arrêter cette folie. Un débat citoyen sur le sens et les implications de ce traité doit avoir lieu. Il doit être sanctionné par un référendum. Pour vous permettre de le réclamer et de mener campagne autour de vous, l’Humanité met à votre disposition aujourd’hui une pétition « pour un référendum sur le traité budgétaire ». L’urgence et la gravité de ce qui se joue imposent de réagir au cœur de l’été avec une étape retentissante lors de la Fête de l’Humanité les 14, 15 et 16 septembre.

Ensemble, pour que vive la démocratie, pour que notre pays garde la possibilité de mener une politique de gauche.

Le texte de la pétition. Pétition pour un référendum sur le nouveau traité européen. François Hollande s’était engagé à renégocier le traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), appelé aussi pacte budgétaire, signé par N. Sarkozy et A. Merkel. Il n’en est rien. Or ce texte durcit encore les traités de Maastricht et de Lisbonne et prône à la fois l’austérité à perpétuité, et le contrôle des budgets par la Commission de Bruxelles. Pourtant l’expérience montre que cette orientation n’a fait qu’enfoncer les pays européens dans la crise et les peuples dans la souffrance. N. Sarkozy battu, son traité ne doit pas être appliqué. Il faut aujourd’hui un débat public sur les orientations européennes et un référendum sur le nouveau traité. Seul le peuple souverain peut décider de son avenir. C’est une question de démocratie. Je demande au président de la République de convoquer la tenue d’un référendum sur l’approbation ou non de ce traité (TSCG).

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Pacte budgétaire européen, une rigueur austéritaire (mode d’emploi)

Le Front de gauche exige un référendum sur le pacte budgétaire européen

Hollande ne renégociera pas le pacte budgétaire

Patrick Le Hyaric

Après un 1er mai réussi.. DEGAGEONS SARKOZY!

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Tract JC du 1er Mai appelant à "Dégager Sarko"

Les résultats du 1er tour de l’élection présidentielle marquent un désaveu pour le président sortant. Celui qui a gouverné pendant 5 ans avec tant de mépris, tant de violences et tant de zèle pour répondre aux exigences des marchés financiers et du Medef, peut désormais être battu, nous allons redoubler d’effort pour arracher cette page sordide de notre histoire.

Cette période est aussi celle qui aura remis le FN en selle. Depuis 10 ans, en mettant bon nombre de ses idées au pouvoir, en attisant les peurs, en jouant sur les divisions, en opposant les citoyens entre eux, en pratiquant la politique du bouc émissaire permanent, l’UMP a nourri le terreau fertile de l’extrême droite.

Quand l’UMP s’habille en Vichy…

Pourtant, l’UMP continue et justifie le discours du FN pour l’emporter au second tour. En voulant porter le débat sur les valeurs, il s’agit d’évacuer les vraies problématiques qui touchent l’ensemble du peuple : salaires, précarité, chômage, discriminations. Pire, Nicolas Sarkozy annonce un grand rassemblement le 1er mai pour célébrer le « vrai travail », aux accents antisyndicaux et fascistes.

Mais comment ose-t-il parler au nom du peuple alors qu’il a servi les riches pendant 10 ans ? Voici un florilège des mesures à prévoir : durcissement des conditions d’allocations-chômage, accords compétitivité et emploi cassant le droit du travail et qui permettront d’augmenter le temps de travail ou de baisser les salaires au bon vouloir du patron, apprentissage dès 14 ans quasiment gratuits.

Voilà sa conception du travail, celle qui permet au patron d’exploiter toujours plus à moindres frais. Sa France du vrai travail, c’est celle des travailleurs sans-papiers traqués et surexploités, des suicides au travail, du chômage qui a explosé (1 million de chômeurs en plus en 5 ans) pour assouvir la finance !

Clairement, Nicolas Sarkozy fait la preuve que son parti veut appliquer le programme du FN. En brisant une à une les digues pour ce parti, il fait l’union de toutes les droites pour détruire toutes les solidarités et faire de la haine un projet de société.

Face à leur vision antisociale et raciste, le 1er mai fût une grande démonstration de solidarité ! Ce rendez-vous social qui porte nos exigences sociales et démocratiques face à l’austérité et la haine et donner le signal : Sarkozy, tu vas dégager !

 Un 1er mai de luttes, d’unité et d’espoir

Le Front de gauche a été la seule force à mener une campagne déterminée contre la droite et son extrême. Par sa détermination à faire une campagne sur le fond, sa détermination à ne pas se laisser enfermer dans l’étau du bipartisme de la 5e république, le Front de Gauche et les millions de citoyens qui ont voté pour son candidat Jean-Luc Mélenchon ont ouvert la voie de la résistance aux marchés financiers, à l’extrême droite et pour de nouvelles conquêtes sociales.

Pour notre génération qui n’a connue que la droite au pouvoir et la régression depuis 10 ans, le retour inédit d’une gauche de combat avec le Front de Gauche qui a rassemblé des centaines de milliers de personnes, dont de très nombreux jeunes dans toutes ces initiatives de campagne, est une formidable nouvelle et un atout considérable pour l’avenir. C’est celui dont nous devons nous saisir pour renvoyer Sarkozy et le FN dans les poubelles de l’histoire.

Ce 1er mai fût l’occasion de rassembler tous ceux et toutes celles qui refusent l’austérité, la division et qui veulent renforcer nos acquis démocratiques et sociaux. En battant la droite et l’extrême droite dans la rue et dans les urnes, le peuple marquera un coup d’arrêt à l’offensive réactionnaire que mène la bourgeoisie. Ce sera un signal fort pour toute l’Europe qui devra être poursuivi dès les élections législatives (en élisant des députés Front de gauche de combat qui relaient nos luttes) et dès la rentrée pour que le peuple investisse toutes les arènes de la société. Rien ne se fera sans nous ! Plus que jamais, l’insurrection citoyenne est en marche aux quatre coins du monde face au capitalisme !

Au niveau national les manifestations syndicales ont été un succès, plus de 750000 personnes sur tout le territoire, 250000 personnes dans les rues parisiennes, au niveau régional des rassemblement ont eu lieu un peu partout, à Lille plus de 4000 personnes étaient présents.

Dans le Cambrésis trois rassemblement étaient organisés par les syndicats, à Masnieres et Caudry avec respectivement une 100énes de personnes, et à Cambrai avec une grosse 250énes de personnes présents dont la JC de Cambrai.

Photo: Fabienne Waxin

Photo: Fabienne Waxin

Après ce 1er Mai à succès, le 6 Mai dégageons Sarkozy, et derrière la lutte reprend, contre le capitalisme et ses valets, contre l’austérité, le fascisme et l’impérialisme, pour le progrès social et le socialisme! La lutte continue, résistance!

1er mai 2012 : tous dans la rue aux côtés des forces populaires !

Le premier tour des élections présidentielles a confirmé la montée du Front de Gauche en tant que force politique dans le pays.
Le bilan désastreux de N. Sarkozy, la récupération par l’UMP des thèses du Front National, ne font que nous renforcer dans la lutte contre le capitalisme et ses conséquences fascistes.

La réélection de Sarkozy ouvrirait une nouvelle période de lourds reculs sociaux, autant de coups portés à la classe ouvrière. En tant que militants communistes, nous nous devons de prendre nos responsabilités dans ce moment historique, dans la lutte pour l’édification d’une société nouvelle et émancipée.

Soyons nombreux aux côtés de la CGT, ce mardi 1er mai à partir de 11h00 devant l’Hôtel de ville à Cambrai pour fêter la journée internationale des travailleurs.

Puisse cette journée affirmer une nouvelle fois notre force dans la lutte des classes !

Nous ne paierons pas LEUR crise!

Communiqué commun contre l’austérité:

Alors que chaque jour s’aggrave la crise globale du système économique et financier, les politiques d’austérité font des jeunes une « génération sacrifiée » sur l’autel du profit.

Partout en Europe, les gouvernements – avec la complicité de l’Union Européenne, le Fonds Monétaire International ou Banque Centrale Européenne – font payer aux peuples, les jeunes en tête, la lourde addition de la crise, avec des conditions de vie, d’études et de travail toujours plus dures faisant de nous une génération de précaires longue durée.

En Espagne, 300 000 familles sont menacées d’être expulsées de leur logement. En Grèce, 30% de jeunes sont au chômage. En France, en 5 ans 65 000 postes sont supprimés dans l’éducation nationale, 34% des étudiants renoncent aux soins faute de moyens suffisants. Au Portugal, 23% des jeunes vivent sous le seuil de pauvreté. En Italie, l’âge de départ en retraite est repoussé à 65 ans. En Roumanie, les salaires sont amputés de 25%…

Pendant ce temps, les grandes entreprises françaises ont fait plus de 80 000 000 000 d’euros de profits en 2010. Autant de zéros que l’on ne retrouve pas sur nos fiches de paie.

Les banques privées, renflouées à coup d’argent public, continuent de s’enrichir sur notre dos. Quand la Banque Centrale Européenne leur fait des prêts avec un taux d’intérêt de 1%, elles imposent aux Etats des taux de 9 à 12%. La différence ? Dans leur poche ! Au lieu de servir aux écoles, aux hôpitaux, aux logements, aux transports, etc.

La droite a non seulement réarmé la machine à spéculer en transformant les dettes des banques en dette publique, mais elle a également multiplié les exonérations d’impôts pour les plus riches et les grandes entreprises !

« on n’a pas le choix, c’est la faute de la dette », c’est par cette imposture que Nicolas Sarkozy veut nous imposer la fameuse « règle d’or ». Son principe est simple : il s’agit d’inscrire dans la Constitution la politique d’austérité et d’injustice sociale que son gouvernement mène au bénéfice des marchés. Le message est clair : élisez qui vous voulez pourvu que les marchés et les agences de notations gardent le pouvoir pour amputer les services publics, les salaires et toutes les dépenses de l’État… ce serait un véritable coup de force contre la démocratie !

Alors que pour sortir de la crise politique et économique nous avons besoin de coopérations et de solidarités nouvelles entre les peuples, les gouvernements européens enfoncent le clou de la contrainte et de la concurrence. Les dernières mesures annoncées par le gouvernement Fillon participent de la même logique : toujours plus pour ceux qui ont tout ; toujours moins pour ceux qui travaillent, toujours moins pour les jeunes ! Incapable de changer de politique, la droite appui sur l’accélérateur et ne fait qu’amplifier les conséquences et les logiques de la crise !

Pour sortir de cette impasse il faut opposer la mobilisation populaire à la dictature financière ! Contre l’Europe de la concurrence nous voulons celle de la solidarité, contre l’Europe de la compétition nous voulons celle de la coopération, contre l’Europe des marché financiers, nous voulons l’Europe des peuples !

Le 15 octobre, nous appelons les jeunes à être massivement présents dans les rues de France et d’Europe pour répondre à l’appel des jeunes Indignés espagnol. Mobilisons-nous pour que l’argent ne serve plus à la spéculation, mais aille au développement de l’emploi, du logement, de la santé et de l’éducation !

Le 11 octobre, nous les appelons à participer aux initiatives qui seront prises dans le cadre de cette journée de mobilisation interprofessionnelle.

Alors que notre pays n’a jamais été aussi riche, nous n’acceptons pas que notre génération soit condamnée à la précarité à perpétuité !

Crise, dette : Nous ne devons rien, nous ne paierons rien !

Nous exigeons :

-Le retrait des mesures d’austérités du Plan Fillon

-De nos sénateurs et députés qu’ils votent contre la règle d’or l’arrêt des suppressions de postes dans l’Education Nationale, un plan pluriannuel d’embauches de professeurs, infirmières, conseillers d’orientation et un investissement massif dans l’ensemble des services publiques

-Un plan pour l’emploi des jeunes, refaisant du CDI la norme d’embauche

-La mise en place d’un statut social de la jeunesse pour les jeunes en formation et en insertion comprenant une allocation d’autonomie

-Le retour à la retraite à 60 ans, à taux plein et la prise en compte des années d’études dans le calcul des annuités

La Jeunesse Communiste du Cambrésis sera présente sur le terrain, pour porter ces revendications, dénoncer le faux débat de la dette servant de prétexte aux capitalistes pour imposer  l’austérité à la fois dans une prochaine action coup de point, prévu courant octobre, et par des futurs tractages pour conscientiser la jeunesse et les travailleurs, à lutter et s’organiser contre ça!