Au Tour de France, la Palestine est un motif d’interpellation

A l’occasion de la 3ème étape du Tour de France reliant Seraing à Cambrai, un groupe de 5 Jeunes Communistes de la fédération du Nord  étaient venus  prêter main-forte aux jeunes communistes cambrésiens pour fêter le Tour et mener une action de soutien à la Palestine, un an après les bombardements ayant frappés Gaza. Nos cinq camarades se sont fait interpeller. Pendant 3 heures, ils ont été privés de leur liberté, au commissariat de Cambrai, pour avoir voulu brandir des drapeaux Palestiniens. Des drapeaux de plusieurs nations étaient pourtant représentés : Etats-Unis, France, Norvège, Royaume Unis, Allemagne, Pays de Galle… Alors pourquoi pas le drapeau Palestinien ?

« C’est un trouble à l’ordre public », nous a reproché un policier. Mais quel trouble ? Nous sommes venus pacifiquement porter le drapeau d’un peuple qui subit la violence, la colonisation, privé de ses droits sur ses propres terres.

« Avec les attentats de Janvier, ce genre de drapeau n’a pas sa place ici » a renchérit un autre policier. Arrêtez de tout confondre, la Palestine n’a rien à voir avec les extrémistes se réclamant de DAECH. Savez-vous que l’Union Européenne achète du pétrole vendu par les barbares de DAECH ? Savez-vous que c’est la Turquie, allié de la France, qui a même fourni des armes à cet état ? Et que non, la Palestine n’avait rien à voir la dedans. Défendre la Palestine, ce n’est pas défendre le terrorisme, c’est défendre la liberté. La « liberté d’expression » défendue par tous les marcheurs du 11 janvier doit-elle être sélective ? Derrière des discours de façade, le combat pour la liberté d’expression est encore à mener. S’exprimer pour défendre la liberté d’un peuple colonisé est encore considéré par l’état comme un « trouble à l’ordre public » et devient un motif d’interpellation.

« Le sport n’a rien à voir avec la politique » a enfin fini par nous dire agacé l’un des policiers présent. D’une part, c’est un point de vue qui ne justifie guère une interpellation. De plus, le sport n’est pas un îlot déconnecté du reste de la société, il fait partie de celle-ci. Connaissez-vous le Gazaoui Mahmoud Sarsak ? Il a été arrêté en Juillet 2009 par l’armée israélienne, au motif qu’il représentait « un danger pour Israël » . En vrai, Il se rendait en Cisjordanie pour s’entraîner avec l’équipe nationale de Palestine et pour intégrer le club de Balata de Naplouse. Sans jugement, Il a passé 3 ans en prison pour avoir voulu pratiquer son sport. Après 90 jours de grève de la faim, il est sorti affaibli et ne pouvant plus jouer au football. De plus, dans un pays où la population est sans cesse contrôlée par des Check points, comment voulez-vous qu’un cycliste Palestinien émerge, cycliste qui n’a pas le pouvoir de se déplacer librement, de s’entraîner ni même de se procurer un vélo à cause de l’embargo. Si messieurs, sport et politique sont intimement liés.

Le Parlement, représentant du peuple français, a voté en Novembre dernier pour la reconnaissance de l’état Palestinien. Pourtant, quand les citoyens se mobilisent pour rendre visible et informer sur ce combat, ils se retrouvent privés de liberté. Le Tour de France doit être une fête populaire, rassemblant et permettant l’expression des citoyens. Pourtant, alors que les sponsors y sont omniprésents, l’expression des citoyens n’y est pas libre.

Ne baissons pas la garde ! Le combat pour la reconnaissance des droits et de l’état Palestinien n’est pas terminé. Peut-importe les injustices, les arrestations, les Jeunes Communistes continueront de faire ce qui est juste. Nous continuerons mais nous devons être nombreux. Plus la mobilisation sera forte, plus notre message sera entendu !drapeau-palestinien-1_5115634

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Communiqué suite à l’attentat meurtrier au siège de Charlie Hebdo

Les jeunes communistes du Nord tiennent à rendre hommage aux victimes de la fusillade qui a eu lieu ce mercredi 7 Janvier et qui a coûté la vie à 12 personnes, la plupart salariés du journal Charlie Hebdo. Bien que nous ayons été en désaccord avec certaines des positions de Charlie Hebdo, les journalistes décédés étaient connus pour leurs dessins et aussi pour leur engagement au côté des salariés, pour la défense des droits collectifs, à l’instar du regretté économiste anti-austérité Bernard Maris. Nous espérons que la justice mettra tout en œuvre pour arrêter et condamner ces assassins.
Ce qui s’est passé est un crime fasciste et l’extrême droite s’en frotte les mains. Cet acte ignoble intervient alors même que les idéologues racistes comme Zemmour ou Houellbecq sont chaque jour plus présent sur le devant de la scène médiatique. Les assassins de Charlie Hebdo sont assurément de leur côté. Leur acte est un cadeau inespéré pour tous ceux qui veulent anéantir les libertés individuelles et multiplier les apartheids en fonction des confessions religieuses ou des couleurs de peau. Nous appelons la jeunesse à ne pas sombrer dans le racisme et l’islamophobie de l’extrême droite. Cette période nous appelle au contraire à analyser clairement le jeu de la classe dominante qui ne cesse de vouloir nous diviser pour mieux régner.
Derrière la montée du fondamentalisme religieux se cache toujours les intérêts économiques des puissants. D’après les premiers témoignages, les assaillants agissaient au nom d’Al Quaida, groupe terroriste qui véhicule la violence depuis son origine. Celui ci a été créé de toutes pièces en pleine guerre froide par les Etats-Unis et leur fidèle alliée l’Arabie Saoudite, ces grandes puissances voulant renverser le gouvernement des communistes Afghans au pouvoir. Les USA et l’Arabie Saoudite souhaitaient stopper le partage des richesses et les progrès sociaux car ils remettaient en cause leur pouvoir. En Libye, où les terroristes sont au pouvoir, la guerre menée par la France a permis à TOTAL de s’accaparer la richesse pétrolière. En Syrie, la volonté d’écraser le régime de Bachar Al Assad a amené la Turquie (membre de l’OTAN) à soutenir les djihadistes de l’état islamique. Ces guerres impérialistes menées par nos gouvernants ,nous en payons aujourd’hui durement les conséquences. Car ce sont bien nos états guerriers qui ont créé ces monstres, ces terroristes qui se nourrissent de la misère et de l’ignorance.
Ce fléau ne pourra disparaître que quand la misère et la guerre auront disparu. Il n’est pas temps de baisser les bras. Chaque jeune où qu’il soit, doit se mobiliser, pour construire une société débarrassée de la misère et du racisme !

Cuba, à l’aube de la levée du blocus criminel.

Hier, le merdredi 17 Décembre 2014, le blocus qui pèse sur Cuba depuis plus de 50 ans a enfin été remis en question par les Etats Unis. Suite à un échange de prisonniers – la République de Cuba a libéré un américain emprisonné en 2009 pour introduction de matériel sattelitaire illégal en échange de la libération de 53 cubains détenus aux USA, dont 3 prisonniers politiques. Nous pouvons enfin cesser de scander Free for Five, après 5940 de détention, Gerardo,Ramón, Antonio, Fernando et René sont tous les cinq libres !


Le blocus économique qui asphyxie Cuba pourrait prendre fin dès 2015, cette proposition de Barack Obama devant être étudiée et acceptée par le Congrès états uniens, qui lui seul est apte à voter de sa levée ou non.
Si ce premier vers la justice envers le pays socialiste a été cuba bloqueofait, c’est bien grâce aux pressions des pays étrangers, tout particulièrement ceux d’Amérique du Sud et et l’ALBA, qui ont a de maintes reprises condamnés l’embargo états unien et ont récemment voté des motions de sanctions contre les gringos si ceux ci continuaient leur blocus illégal sur Cuba.
Les pays capitalistes complices de l’impérialisme qui diabolisent Cuba, effrayé par le socialisme en marche sur l’île malgré tous leurs efforts, devraient prendre exemple : la république cubaine dispose en effet du taux de mortalité infantile (4,6 pour mille) le plus bas du continent américain – y compris le Canada et les Etats-Unis – et du Tiers-monde, elle est, avec un médecin pour 148 habitants (78 622 au total), selon l’Organisation mondiale de la Santé, la nation au monde la mieux pourvue dans ce secteur et selon l’UNESCO, Cuba dispose du taux d’analphabétisme le plus bas et du taux de scolarisation le plus élevé d’Amérique latine.
Une fois le blocus levé, Cuba pourra prolonger son engagement anti-impérialiste commencé dès 1959 et renforcé en 2005 par la création de l’ALBA avec le Venezuela, mais également porter toujours plus loin la mondialisation de la solidarité dont elle fait preuve de manière exemplaire en envoyant notamment des médecins partout où les besoins s’en font sentirent dans le monde.
Aujourd’hui, plus que jamais, con Fidel decimos « Socialismo o muerte » !cuba socialismo

Palestine : un état maintenant !

10818208_784260484950927_7296248003714387488_o   Hier, à l’occasion de la braderie de Sainte Catherine,les jeunes communistes du Cambrésis étaient présents pour faire signer la pétition pour la reconnaissance d’un état Palestinien. Alors que ce 28 novembre nos élus voteront pour reconnaitre ou non l’Etat de Palestine, chacun d’entre nous se mobilise contre cet apartheid, contre les massacres, la colonisation et le mur de la honte qui assassinent lentement le peuple palestinien.   10818469_784261888284120_5467266150628785110_o 10448614_784261041617538_1222307003293472743_o

Quelque soit la décision de nos élus, nous continuerons de nous battre pour la justice en Palestine. Palestina vivra, Palestine vaincra !

Ci dessous, la lettre du MJCF aux parlementaires sur le vote du 28 :

Madame, Monsieur,

 Le vendredi 28 novembre et le jeudi 11 décembre prochains, en qualité de représentant de la Nation, vous aurez à exprimer le positionnement de la République Française sur la scène internationale.

 A ces deux dates, vous devrez prendre position, à travers une proposition de résolution, sur la reconnaissance de l’Etat de Palestine. Ce vote nous l’avons attendu, réclamé depuis plusieurs années : il est une étape importante pour faire triompher une paix juste et durable au Proche-Orient. Il doit ouvrir à une reconnaissance pleine et entière par le président de la République.

 Après l’agression israélienne de cet été, qui a causé plus de 2000 morts, plus de 10 000 blessés et ravagé la bande de Gaza, la reconnaissance de l’Etat palestinien est une nécessité impérative. Ce vote nous redonne espoir de croire en la paix, alors que les négociations entre les deux pays sont vouées à l’échec dans l’état actuel des choses.

Donner enfin aux Palestiniens la reconnaissance internationale de leur Etat dans les frontières de 1967 serait une réaffirmation de leur droit à l’autodétermination, un encouragement à poursuivre les discussions avec la communauté internationale. C’est également une clé de la résolution de la crise en cours au Moyen-Orient, région actuellement en proie à de nombreuses déstabilisations et horreurs.

 Si la seule reconnaissance d’un Etat palestinien n’est pas suffisante à résoudre la totalité de cette situation, elle est néanmoins une étape cruciale et relancerait une dynamique amenant à la fin du conflit basé sur l’occupation illégale d’un territoire. Faire un geste politique de cette ampleur, c’est ouvrir un espace de paix et fermer la porte aux partisans de la destruction.

 La France a une voix qui porte sur la scène internationale. Elle est entendue quand elle fait le choix d’écouter son peuple et de sa jeunesse favorables à cette reconnaissance à 65% et qui s’est mobilisé cet été pour exiger une issue politique à ce conflit. Elle est entendue quand elle relaie les aspirations légitimes d’un peuple à exister sur sa terre et vivre dans un Etat viable et souverain.

Il est donc grand temps que la France prenne ses responsabilités alors que de nombreux parlements européens se sont déjà positionnés en faveur de la reconnaissance de l’Etat de Palestine.

 Nous ne pouvons plus nous revendiquer du pays des droits de l’Homme, si nous ne revendiquons pas aujourd’hui un Etat palestinien aux côtés d’un Etat israélien! « Le moment venu » dont parle notre Ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius ne peut être que maintenant : la France doit apporter sa pierre à l’édifice, à la construction de la paix entre les peuples israélien et palestinien ! La France doit amener l’Union européenne à se positionner pour de véritables sanctions internationales.

Nous ne pouvons plus fermer les yeux face aux agissements d’un Etat israéliendont le gouvernement d’extrême-droite saborde les négociations et entrave tous les jours la souveraineté d’un peuple ainsi que l’autorité de ses dirigeants par l’enfermement, l’humiliation et la colonisation.

 Au sein de la jeunesse française, la mobilisation pour un Etat palestinien est encore plus forte : nous voulons être la génération qui a fait tomber le mur de l’apartheid! Les élu(e)s français ne peuvent rester sourds face aux revendications de cette majorité, ne peuvent pas éviter la parole des jeunes de France qui sont déjà généralement déçus de nos institutions.

 La veille du 28 novembre, jour où vous serez appelé à voter, nous remettrons 30.000 pétitions appelant à la reconnaissance de l’Etat Palestinien. Au-delà de ces 30.000 signatures ce sont des milliers de jeunes que nous avons rencontré et mis en dynamique pour la justice et la paix en Palestine.

 En cette année internationale de la Palestine, décidée à l’ONU, au nom de tous les jeunes qui aujourd’hui, par leur mobilisation font entendre l’espoir de paix partout dans le pays, nous vous demandons de voter en faveur de ces résolutions, en faveur de la paix.

Nous vous remercions de prêter attention à nos revendications qui lient notre ambition commune de mettre fin au conflit au Proche-Orient sur la base du droit international.

 Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations républicaines.

«Ce ne sont pas des soldats: ce sont des hommes. Ce ne sont pas  des aventuriers, des guerriers, faits pour la boucherie humaine […]  Ce sont des laboureurs et des ouvriers qu’on reconnaît dans leurs  uniformes. Ce sont des civils déracinés.» Henri BARBUSSE

 

Cette année, cela fait 96 ans que les combats de la première guerre mondiale ont pris fin. Aujourd’hui encore, dans les livres scolaires, possédés par Dassault et autres vendeurs d’armes, on apprend qu’elle a eu lieu parce que l’archiduc héritier de la couronne austro-hongroise s’est fait assassiné. Il est alors de notre devoir de lutter contre ce révisionisme et de rappeler que cette boucherie avait bien une visée impérialiste et que, loin de servir les intérêts du peuple français, elle n’a eu d’utilité que pour les marchands de canon.

Les jeunes communistes de Cambrai saluent donc la mémoire des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, des fusillés pour l’exemple, de tout ceux qui ont subis ce conflit, de ceux qui ont tenté de s’y interposer. Alors que ce 11 novembre le cirque télévisé mettra une fois de plus en avant Hollande, Merkel et toute la clique des dirigeants qui continuent la tradition des guerres impérialistes, les jeunes communistes seront présents pour mener le combat et pour porter la mémoire de ceux qui ont été immolés sur l’autel du grand capital.
Sous prétexte de défendre la nation et de créer la paix future, des millions d’hommes ont été envoyés au front. Il est désormais grand temps de tirer leçon des sacrifices passés : arrêtons les guerres impérialistes !
L’OTAN, l’Union Européenne, tous ces organes impérialistes qui sont avant tout des instruments de la domination économique, politique, idéologique et militaire sur les peuples, nous entraînent aujourd’hui dans des guerres impérialistes au Mali, en Lybie, ou plus récemment en Irak sous prétexte de « lutter pour la démocratie » ou de « libérer le monde de la menace islamiste ». Combien de temps tolérerons nous encore le soutien de la France à l’Etat criminel d’Israël, où l’Apartheid et la colonisation étouffent chaque jour un peu plus le peuple Palestinien ? Combien de temps laisserons nous encore Hollande « apporter tout son soutien » au bourreau Erdogan et ses sbires qui martyrisent les kurdes et laissent Kobanê mourir à petit feu ? Assez ! Cette barbarie ne peut plus durer, il est grand temps de mettre fin au capitalisme, cause de tous ces maux !
Lénine disait lors de la conférence de Zimmerwald en septembre 1915 qu’il fallait « transformer la guerre impérialiste entre les peuples en une guerre civile des classes opprimées contre leurs oppresseurs, en une guerre pour l’expropriation de la classe des capitalistes, pour la conquête du pouvoir politique par le prolétariat, pour la réalisation du socialisme. » Il est temps !
Chaque jour, nous nous battons contre l’oppression des peuples et pour une guerre entre les classes plutôt qu’une guerre entre les pays. Alors que la précarité ne cesse d’augmenter, nous disons : de l’argent, il y en a ! Puisqu’on a des dizaines de millions d’euros à mettre dans des rafales, récupérons le et créons des emplois !
En ce jour de commémoration des victimes de la première guerre mondiale, nous pensons à tous ceux qui sont morts, ceux qui meurent en ce moment même, et cela ne nous donne que plus de détermination dans notre lutte pour que, demain, plus personne n’ai jamais à donner sa vie pour des intérêts économiques.

En Syrie comme en Irak, non aux guerres impérialistes et au fascisme islamiste !

Un climat de peur s’installe sur le pays : climat anxiogène créé par les médias, déclarations alarmistes des politiciens… Tout est prétexte à faire monter l’islamophobie et à justifier la politique va t-en guerre des occidentaux. Prétextant de lutter contre DAESH la « coalition internationale » bombarde les territoires syrien et irakien ces derniers jours. Cependant beaucoup  de questions émergent sur la nature et le rôle de ce groupe d’état dirigé par les États-Unis dans le combat contre des groupes fascistes de nature islamiste ainsi que de la capacité des USA de mener un front contre la terreur.

  imperialismeLa présence,entre autres, dans ce groupe d’Etats de la France; des États-Unis, de la Turquie;des pays du Golf Arabique et du Liban fait partie des éléments qui questionnent le bien-fondé de la coalition internationale. Chacun de ces pays a soutenu les fondamentalistes et les groupes fascistes en Syrie d’une manière ou d’une autre : par des armes, par de l’argent, facilitant la mobilité de nombreux djihadistes de tout le globe vers la Syrie.

Les États-Unis, eux qui ont été à la fois soutiens et géniteurs de groupes fascistes dans le monde entier au cours du 20ème siècle – récemment entre autre au Venezuela et en Ukraine -, qui ont continuellement essayé de contrôler le Moyen Orient comme en témoigne leur soutien sans borne envers l’occupation sioniste de la Palestine, ne sont pas en position de mener une coalition afin de soi-disant contrer DAESH. La création de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant n’est qu’une des conséquences de leurs plans d’expansion dans la région !

On ne peut pas faire confiance aux États-Unis non plus pour combattre le   DAESH dans la mesure où ce pays qui est à la tête de l’impérialisme a déjà envahi plusieurs pays dans sa « lutte contre le terrorisme » et notamment l’Afghanistan et la Lybie dans ces dernières décennies sous ce prétexte fallacieux.

Un autre problème qui se pose est la différenciation entre djihadistes et « citoyens lambda »: une fois de plus, les civiles seront les premiers touchés. Comme lors des attaques d’Israël sur la Palestine, les enfants, les femmes, les hommes qui subissent déjà les représailles des terroristes devront faire face aux bombes des quelques unes des plus puissantes armées du monde, qui seront là non pas pour « libérer le monde de la menace terroriste » comme elles l’annoncent sans vergogne, mais bien pour défendre leurs intérêts économiques et politiques. Les Etats Unis ne cachent pas leur intention d’aller au sol à plus ou moins long terme : pourquoi se priveraient ils alors de s’accaparer les ressources du pays, comme cela a été fait dans le passé ? Le butin sera partagé entre les différentes grandes puissances, et les habitants méprisés.

C’est pour toutes ces raisons que nous combattons le fascisme et l’impérialisme, formes particulièrement violente du système auquel nous nous opposons : le capitalisme . Dans notre combat, nous accueillons tous ceux qui souffrent de ce système, nous appelons à l’Union de toutes ces forces afin de former un front international antifasciste et anti-impérialiste qui ne saurait être conduit ou ne saurait collaborer avec les USA.

Combattre l’impérialisme, et donc par là même le capitalisme, ses méthodes et ses mesures est la seule manière d’en finir avec l’occupation, la guerre, les interventions militaires et les morts innombrables. Des dangers comme DAESH nécessitent la solidarité populaire et le combat des peuples d’Irak,  de Syrie et du Liban ainsi que de toutes les forces internationales qui se battent avec les peuples, contre l’impérialisme. Les jeunes communistes défendent et défendront toujours l’auto-détermination et la défense des intérêts de peuples.

Cet article a été librement adapté du communiqué de la FMJD disponible ici afin de convenir à la vision des jeunes communistes du Cambrésis.

Non à la guerre impérialiste française au Mali

La guerre civile au mali, conséquence directe de l’intervention  impérialiste occidentale en Libye

La situation de guerre civile que connaît actuellement le Mali est une conséquence directe de l’intervention occidentale en Libye qui a entraîné une déstabilisation de l’ensemble de la région. Sous couvert de défendre des valeurs démocratiques, qu’elles méprisent en réalité, les puissances impérialistes occidentales à la tête desquelles on trouve les Etats-Unis, l’Angleterre et la France, sont intervenues militairement en Libye pour mieux se partager le gâteau pétrolier (la Libye dispose de la plus grande réserve pétrolière d’Afrique).

Longtemps Kadhafi a soutenu la rébellion touareg dans le nord du Mali qui réclame son indépendance. Nombre de ces Touaregs ont servi dans l’armée libyenne. Depuis le chaos semé en Libye par la destruction orchestrée par l’impérialisme occidental, les dépôts d’armes ont été pillés réalimentant le conflit malien. Le réarmement de groupes islamistes qui ont pris le contrôle du nord du Mali est une conséquence directe de la politique des puissances impérialistes qui prétendent aujourd’hui les combattre.

UNE INTERVENTION FRANÇAISE AU SERVICE D’intérêts économiques

François Hollande prétend vouloir aider le gouvernement malien (lui-même issu en parti d’un coup d’Etat en mars 2012) contre la prise de contrôle du nord du pays par des groupes islamistes. En réalité le gouvernement français n’a que peu à faire de la démocratie et de la souffrance du peuple malien.

Pour l’ancienne puissance coloniale qu’est la France, seul compte le maintien de sa domination dans différentes régions du monde en particulier l’Afrique : bases militaires, appui militaire à des coups d’Etat… Tout est fait pour servir les intérêts économiques des grands monopoles capitalistes français. Le Mali n’est pas en reste puisqu’il regorge de ressources pétrolières largement non exploitées pour lesquelles Total se porte déjà candidat. Il s’agit aussi de protéger l’accès des mines d’uranium du Niger voisin qui se trouve menacé.

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Pour la souveraineté du peuple malien

Communistes, nous militons pour la souveraineté des peuples, la construction d’un monde de paix libéré du capitalisme et de l’impérialisme qui engendrent ces guerres. Nous exigeons le retrait des troupes françaises du Mali afin de laisser place à l’ouverture de pourparlers de paix entre les belligérants du conflit.

 

Plus un seul soldat français à l’étranger !

Pour mener le combat contre l’impérialisme rejoins les communistes !

 

Réaction de Michel Collon, journaliste et écrivain indépendant Belge sur l’intervention :

 

 

 

Texte tiré du site de la JC Bouches-du-Rhône, voir sur http://jeunescommunistes13.over-blog.com/article-non-a-la-guerre-imperialiste-fran-aise-au-mali-114406019.html
Vidéos issues du site « Investig’Action », voir sur http://www.michelcollon.info/Michel-Collon-La-France-au-Mali.html