Communiqué : Face à l’abandon des jeunes de l’ASE ( ex DASS ), répondons présents et refusons la suppression des APJM !

Le Conseil Départemental du Nord, pour résoudre des problèmes de finances, s’attaque aux Jeunes de l’ASE (Aide Sociale à l’enfance) en les mettant à la rue à 18 ans !

Auparavant, un jeune de l’ASE (ex DASS) pouvait, à partir de 18 ans bénéficier d’un APJM.

L’APJM, c’est l’Accueil Provisoire Jeunes Majeurs, c’est à dire un contrat qui permet de bénéficier d’un accompagnement éducatif et financier, dans le but de pouvoir prendre son indépendance sur de bonnes bases, que ce soit par le biais d’un soutien éducatif, de diverses formations professionnelles ou la continuité de leur parcours scolaire.

Cet APJM est depuis le 1er Janvier 2016 remis en cause par le Conseil Départemental, qui accentue pressions et intimidations sur les établissements d’accueil afin d’arrêter ces contrats de prise en charge. Les mineurs atteignant leur majorité en cours d’année, qui n’ont ni ressource ni liens familiaux ne seront plus pris en charge. Les uns et les autres se trouveront livrés à eux-mêmes, dans l’impossibilité de se nourrir et de se loger dignement. Les près de 1300 jeunes concernés par les APJM dans le seul département du Nord n’ont pas à subir l’austérité !

Il est indigne de précipiter sans scrupule un jeune ayant eu des difficultés familiales dans un nouvel abandon !

La Jeunesse Communiste de Cambrai s’oppose strictement à ces restrictions de budget qui vont enliser des centaines de personnes dans des situations précaires insoutenables. Une fois de plus, ce seront les jeunes les plus précaires qui devront faire les frais de ces coupes budgétaires, alors que les plus riches continuent à avoir accès aux meilleures écoles, et à un accès facilité à l’emploi. La suppression des APJM ne feront que renforcer des injustices et ces inégalités !

Nous demandons :

-Le Rétablissement des conditions originelles d’obtentions des APJM.

-Le droit à un accompagnement d’insertion 18/25 ans pour permettre aux Jeunes de l’ASE de construire dignement leur avenir.

-La mise en place d’une politique nationale de l’aide sociale à l’enfance en revenant sur la décentralisation de celle-ci, afin d’homogénéiser dans chaque département la protection de l’enfance.

Arrêtons de faire souffrir à coup de restrictions budgétaires ! La France, qui ne targue d’être le pays des droits de l’Homme, doit permettre à toutes et tous des conditions de vie et d’éducation dignes! Misons sur le droit à l’éducation, le droit de vivre dignement, le droit de pouvoir construire son avenir correctement ! Misons sur l’avenir, misons sur notre Avenir !

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Cette bataille n’est pas la première. Ici, photo de la lutte qui avait été menée pour le maintien du 115.

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10 bonnes raisons de se mobiliser le 9 avril

Salaire, égalité femme-homme, retraite, partage des richesses, service public, sécurité sociale… La CGT propose aux salairés, aux privés d’emploi et aux retraités au moins dix bonnes raisons de se mobiliser et de manifester demain, jeudi 9 avril.CGT-et-PCF-condamnés

1. Parce que je veux vivre de mon travail

L’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale est formel… le niveau actuel du smic (1136nets/mois) ne suffit pas à une personne seule pour vivre et un célibataire doit gagner 1424 €, un couple avec deux enfants, 3284 € pour faire face aux dépenses « nécessaires » : disposer d’une voiture pour ses déplacements, d’une chambre par enfant de sexe différent et de plus de 6 ans ou encore de pouvoir partir en vacances une semaine par an pour les retraités.

Le 9 avril, salariés payés au Smic, privés d’emploi, retraités, bénéficiaires des minima sociaux, nous exigerons de porter le Smic à 1700 euros bruts, d’augmenter les minima sociaux, de dégeler les pensions de retraite et les porter au niveau du smic revendiqué par la CGT. Parce que ce que nous consommons peut participer à relancer la croissance.

2. Pour en finir avec le blocage des salaires des fonctionnaires

Le point d’indice, qui sert de base au calcul des salaires des quelque 5,2 millions d’agents et n’a pas été revalorisé depuis 2010. Depuis 2000, les choix gouvernementaux successifs ont conduit à un décrochage massif de la valeur du point par rapport à l’évolution des prix : c’est désormais à plus de 14% de perte de pouvoir d’achat que s’élèvent les pertes accumulées. Aujourd’hui, plus d’un million d’agents vivent avec des revenus équivalents au Smic. Les rémunérations de la Fonction publique ont perdu 5% par rapport à l’inflation depuis juillet 2010. Jamais les traitements de la Fonction publique n’ont été bloqués sur une telle durée. Ces pertes de pouvoir d’achat, par leur impact négatif sur la consommation de millions d’agents, ne sont pas non plus sans effet sur la relance de la croissance. Ce blocage a aussi un effet négatif sur les niveaux des pensions des millions de fonctionnaires retraités.

Le 9 avril, c’est le moment pour tous les agents de l’Etat, des collectivités territoriales, des hôpitaux d’exiger une hausse du pouvoir d’achat qui passe par le dégel du point d’indice et par des mesures compensatoires de rattrapage des pertes subies depuis des années. Dans l’unité la plus large possible, la CGT est déterminée à gagner l’ouverture de négociations permettant de déboucher sur un arrêt de la politique ravageuse de gel du point d’indice et obtenir une augmentation significative des salaires dans les fonctions publiques.

3. Pour exiger l’égalité effective des salaires entre les femmes et les hommes

Malgré des avancées incontestables (réussite scolaire, diplômes, hausse de l’activité des femmes y compris chez les cadres…), les discriminations que subissent les femmes restent fortes et tenaces. En dépit de cinq textes de lois français et européens, les femmes ont un salaire en moyenne de 27% inférieur à celui des hommes, une retraite de 40% plus faible. Elles sont concentrées dans un nombre limité de professions en général mal reconnues du point de vue salarial comme les services à la personne. Elles accèdent difficilement à des postes de responsabilité et subissent, pour la plupart, le temps partiel et une grande précarité.

Le patronat, rétrograde, bloque systématiquement toute avancée et le gouvernement se refuse à imposer aux entreprises une véritable obligation de négocier chaque année sur cette question.

Le 9 avril, veille d’une séance de négociation importante sur les régimes de retraite complémentaires, c’est le moment d’exiger tous ensemble, femmes et hommes de rendre effective cette égalité salariale. Progressivement réalisée, elle permettrait un accroissement des cotisations tel que tout déficit serait effacé à l’ARRCO. Quant au déficit de l’AGIRC, il serait réduit de près de moitié d’ici 2040.

4. Pour préserver nos retraites complémentaires sans reculer l’âge de la retraite

Depuis le 17 février syndicats et patronat s’affrontent dans les négociations sur les régimes de retraite complémentaires ARRCO (pour tous les salariés) et AGIRC (pour les cadres). Ces deux institutions essentielles de notre système de retraite connaissent un lourd problème de financement, aggravé depuis 2009 par la crise et par le refus patronal d’augmenter le montant des ressources allouées aux régimes.
Dans cette nouvelle séquence de négociations, le Medef avance avec une série de propositions qui visent toutes à réduire le niveau des pensions, repousser et réduire les réversions, reculer l’âge de la retraite sociale et même à remettre en cause le statut cadre en proposant la fusion des deux régimes.

Le 9 avril, c’est le moment pour tous les salariés du privé de peser sur cette négociation en exigeant, par exemple :
- Une augmentation de la cotisation AGIRC pour permettre aux cadres de cotiser autant au-dessus du plafond de la Sécurité sociale qu’en dessous et se constituer ainsi le même niveau de retraite sur la totalité du salaire ;
- L’élargissement de l’assiette de cotisation aux éléments de rémunération aujourd’hui exemptés (intéressement, participation, épargne salariale, etc.)
- La mise à contribution des dividendes versés par les entreprises aux actionnaires.

5. Pour que les richesses crées ne soient pas pillées par les actionnaires

En moyenne, chaque salarié du privé travaille aujourd’hui 45 jours par an pour payer leurs dividendes aux actionnaires alors qu’en 1981 ils représentaient 10 jours de travail par salarié dans les sociétés non financières. Selon une étude faite pour Le Monde par PwCs et publiée jeudi 5 mars, les entreprises du CAC40 ont vu leurs bénéfices progresser de 33% en 2014 pour atteindre 62,4milliards d’euros. Et cela alors même que le chiffre d’affaires de ces sociétés est demeuré quasi stable à 1222 milliards d’euros (+0,1%). Les actionnaires du CAC40 ont reçu l’année dernière 56milliards d’euros : 46 milliards d’euros au titre de versements de dividendes (+25% par rapport à 2013) et 10milliards pour les rachats d’actions (+55%). On se rapproche du record de l’année 2007. Pour les actionnaires, la crise est donc bel et bien derrière. Concrètement, pour parvenir à cette croissance démente des dividendes, sur les 40 sociétés composant l’indice CAC40, vingt-quatre ont mis en place des plans de réduction de coûts, poursuivant la baisse des « frais de structure » et des coûts de production. Parmi eux Danone, Michelin, Renault, Bouygues pour sa filiale Bouygues Telecom, Pernod Ricard, Lafarge, Saint-Gobain, Arcelor-Mittal, Solvay, Technip, Publicis groupe, BNP Paribas et Alcatel-Lucent…

Le 9 avril, mobilisons-nous pour exiger un autre partage de la richesse que nous créons par notre travail :

Pour que nos salaires augmentent, que nos qualifications et nos responsabilités soient reconnues. Pour développer les investissements productifs et la recherche. Pour financer la protection sociale.

6. Pour développer et renforcer les services publics locaux

Nos villes, nos départements et régions réalisent quelques 250 milliards d’euros de dépenses, soit 21% de la dépense publique totale (Etat : 380 milliards €) pour organiser le « vivre ensemble ». Elles réalisent 70% de l’investissement public hors défense et sont donc un élément important de l’activité économique en territoire. Elles font vivre ainsi des milliers d’entreprises et de services et sont souvent les premiers employeurs locaux. Elles bénéficient pour cela de transferts de l’Etat de l’ordre de 100 milliards € par an. Mais Pour financer le pacte de responsabilité (40 milliards € cadeaux au patronat) et respecter les engagements européens de rigueur via le programme de stabilité (50 milliards €), l’Etat entend réduire de 11 milliards € les dotations des collectivités territoriales. Résultat, les investissements ralentissent et c’est toute l’activité économique, le développement des territoires, la satisfaction des besoins des populations qui en pâtissent.

Le 9 avril, mobilisons-nous pour exiger le maintien des financements, des moyens humains des services publics territoriaux. Ces services publics de proximité et de qualité doivent être préservés et développés sur tout le territoire. Ils doivent être dotés de personnels en nombre suffisant, sous statut public, formés.

7. Pour augmenter les salaires et relancer l’économie

Loin de relancer la croissance et l’emploi, la politique de baisse des salaires, de précarité contribue à baisser le pouvoir d’achat, la consommation et la croissance et donc à baisser la demande interne et détruire massivement des emplois. La consommation des ménages compte pour 57% du Produit Intérieur Brut de la France. L’évolution du PIB dépend donc largement de cette consommation. Au cours des années 2000, elle explique deux tiers de la croissance de l’activité économique en France. Donc, tout ce qui freine le pouvoir d’achat plombe la reprise de notre économie.

Le 9 avril, exigeons une augmentation immédiate du Smic et un rattrapage réel du point d’indice dans la fonction publique qui donneraient un ballon d’oxygène immédiat. Revaloriser le Smic au-delà de l’augmentation automatique, les traitements des fonctionnaires, les prestations sociales seraient de nature à réenclencher une spirale vertueuse et à libérer le pouvoir d’achat des salariés.

8. pour dire non au projet de loi Macron

Dans de nombreuses branches et professions comme le commerce, le projet de loi Macron suscite colère et inquiétude. Adopté en force à l’Assemblée grâce à l’article 49.3, c’est un texte fondamentalement idéologique. Il est tentaculaire dans son contenu puis qu’il touche à de nombreux aspects du droit du travail et domaines économiques. En résumé, c’est :
- plus de facilités pour licencier ;
- la banalisation du travail le dimanche et du travail de nuit et le risque de leur extension à d’autres secteurs que le commerce ;
- la possibilité pour le patron de déroger au Code du travail ;
- la mise à mort des conseils des prud’hommes et de la médecine du travail ;
- l’affaiblissement de l’inspection du travail ;
- l’affaiblissement des instances représentatives du personnel.

Le 9 avril, poursuivons la mobilisation unitaire contre ce projet de loi Macron, car il est possible d’obtenir des avancées. La mobilisation dans l’unité a déjà permis de faire reculer le gouvernement sur certains aspects touchant par exemple aux prud’hommes ou au secret des affaires. Par ailleurs, trois articles de la loi Macron visent à renforcer la lutte contre le travail illégal, diminuer les fraudes, notamment dans le cas des travailleurs détachés en augmentant significativement les amendes en cas d’infraction des employeurs. Ils rendent possible la suspension de la prestation ou une amende dans le cas où les principes basiques du code du travail ne sont pas appliqués à un travailleur détaché et instaurent la carte professionnelle pour les salariés du bâtiment afin de lutter contre le travail illégal.

9. Parce que pour gagner, il faut lutter

Depuis plusieurs semaines, de nombreux conflits se multiplient, notamment à l’occasion des négociations annuelles obligatoires. Ces mobilisations touchent aux salaires, à l’emploi, aux conditions de travail. Ainsi, les salariés des magasins Tang, la chaîne d’alimentation asiatique, ont mené la première grève de leur histoire pendant plusieurs semaines. Ils sont obtenu l’ouverture de négociations sur la durée du travail, sur les augmentations de salaires, la mise en place d’une grille des salaires, des qualifications, les pauses et les congés légaux. Une première victoire qui en appelle d’autres. Les salariés de Sanofi à Sisteron ont menées cinq semaines de lutte et ont obtenu80 € net sur la prime de poste afin de compenser la pénibilité subie par des équipes travaillant en faisant, par exemple, les « 3×8 », des embauches et la garantie d’investissement sur un nouvel incinérateur. Et ils ont ainsi donné le signal de l’action à leurs collègues d’autres usines du groupe. Leur détermination est renforcée par les annonces de résultats et de dividendes versés aux actionnaires et par la prime de 4 millions d’euros à leur nouveau patron.

Ces luttes sont souvent menées dans l’unité syndicale, gage de succès : ainsi dans le groupe bancaire BPCE (Caisse d’Épargne, Banque Populaire, Crédit Foncier, Crédit Coopératif, Natixis, BPCE S.A, Banque Palatine…) pour la première fois depuis la création du groupe toutes les organisations syndicales (CFDT, Unsa, CGT, CFTC, FO, CFE-CGC/SNB,SUD Solidaires) ont appelé le 24 mars à une grève pour « de meilleures conditions de travail, une politique salariale juste et motivante, un service à la clientèle correspondant véritablement aux valeurs coopératives du groupe ». Cet appel survient après l’échec des négociations salarialesdans les deux principales branches du groupe où aucune augmentation générale n’a été accordée pour 2015. Cela alors même que de source syndicale, on apprend que lePDGde la Caissed’Epargne,FrançoisPérol, bénéficierait d’une part variable de 850 000euros.

Le 9 avril, donnons du poids à nos mobilisations, faisons converger nos luttes, mettons nous en grève et manifestons tous ensemble d’une seule voix, dans les entreprises, dans les manifestations et rassemblements organisés partout et notamment dans les rues de la capitale.

10. parce que ma Sécu, ma retraite, ma santé j’y tiens

La Sécurité sociale, pilier de notre système de protection sociale, est l’objet d’attaques incessantes du patronat et du gouvernement. Les droits des salariés et des retraités sont remis en cause, tant du point de vue de l’assurance maladie que de la retraite ou de la politique familiale. Il en résulte toujours plus de difficultés pour se soigner, vivre décemment sa retraite, élever ses enfants…

Le patronat, soutenu et accompagné par le gouvernement se désengage du financement de la Sécurité sociale pour verser des dividendes encore plus juteux aux actionnaires. Avec le pacte de responsabilité il vient encore d’obtenir des milliards d’euros de cadeaux sans contreparties en termes d’emploi. Avec pour conséquence directe la remise en cause de l’universalité des allocations familiales.

Le 9 avril, mobilisons-nous pour défendre et développer notre Sécurité sociale, notre système de retraite solidaire, notre système de santé. Pour répondre aux besoins en matière d’accès aux soins, de retraite, de prestations familiales, il faut augmenter les ressources. Nous pouvons y parvenir par :
- la création d’emplois stables et correctement rémunérés ;
- une croissance réactivée par une véritable politique industrielle et des services publics performants ;
- une distribution des richesses crées plus favorable au monde du travail ;
- l’augmentation / revalorisation des salaires.

Retraités, poursuivons notre mobilisation dans l’unité avec les salariés actifs et les privés d’emploi pour en finir avec le gel pensions qui rabote notre pouvoir d’achat, contre la dégradation des conditions d’accès aux soins, le délitement des services publics.

http://www.humanite.fr/les-10-bonnes-raisons-de-se-mobiliser-le-9-avril-570490

Le grand capital débarque chez les jeunes communistes du Nord !

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Samedi 21 février, en pleine réunion des jeunes communistes à l’espace Angela Davis, notre local fédéral, les militants présents ont eu la surprise de voir entrer…Gérard Mulliez, fondateur du groupe Auchan, 3e plus grosse fortune de France.
La cause de cette visite inattendue n’était, comme on pouvait s’en douter, pas une demande d’adhésion, mais une affiche du PCF dans la vitrine du local de la rue d’Artois, qui pointait les profits indécents réalisés par le milliardaire, et les millions d’euros perçus par son groupe dans le cadre du CICE, mis en parallèle avec l’augmentation du coût de la vie pour une ouvrière dans la même période.
M. Mulliez interpelant la salle :

– « Vous avez mis une photo de moi dans la vitrine: vous n’êtes pas très gentils avec moi ! J’ai créé des emplois, j’ai travaillé toute ma vie »

– « Mais Monsieur vous ne créez pas d’emplois vous exploitez des gens ce n’est pas pareil ! Ce sont vos ouvriers, vos caissières, qui créent des richesses ! »

Et le milliardaire de sermonner les jeunes communistes leur expliquant qu’ils n’avaient rien compris à la vie, qu’il méritait bien sa fortune, avant de repartir, furibard, dans sa grosse Range Rover.

Au-delà du caractère surréaliste du milliardaire venant faire la leçon à de jeunes militants (dont beaucoup de travailleurs précaires ou en recherche d’emploi), qui s’engagent pour faire avancer les valeurs de solidarité et de justice sociale, il est clair que les invectives de M. Mulliez ne changeront rien à notre détermination à dénoncer les cadeaux aux plus riches et a lutter contre le système capitaliste.

En mai la lutte continue !

La JC de Cambrai a participée à la manifestation du 1er mai aux côtés des travailleurs. A l’heure où l’individualisme domine dans la société ; il est important de constater que les lycéens, étudiants,salariés, retraités et privés d’emploi se mobilisent ensemble pour dénoncer le système dirigé par les monopoles capitalistes. Le monde est sous le joug des capitalistes et impérialistes, et contre ce système qui porte en lui guerres, chômage et exploitation la jeunesse communiste propose une société égalitaire où les richesses ne seraient pas détenues par la bourgeoisie : ce système nous l’appelons socialisme. La JC est consciente que le seul moyen de permettre de vivre mieux dans la société est de sortir du capitalisme en permettant aux travailleurs de posséder les moyens de production par la nationalisation des grandes entreprises. Il est évident que dans son esprit de justice sociale, la JC s’élève contre les menaces de démantèlement des acquis sociaux qui ont été durement obtenus et défendus par nos grands-parents et arrières grands-parents. A l’heure où nous entendons le président du MEDEF, Pierre GATTAZ évoquer la possibilité de remise en question du SMIC pour les jeunes, cela nous interpelle et fait remonter les souvenirs du CPE, précédent traité qui voulait faire encore plus des jeunes des travailleurs au rabais. Où allons-nous ? Pour le moment, les hommes politiques n’ont pas osé toucher au SMIC, mais la parole des patrons se fait de plus en plus décomplexée – eux qui bénéficient de la complaisance du gouvernement, pourquoi s’en priver ?. La JC est consciente aussi des difficultés rencontrées dans les entreprises : salariés menacés de perdre leur emploi – fermeture de grandes sites industriels… La précarité est présente partout en France, chez les salariés et les étudiants qui sont rémunérés une misère pendant leur stagen chez les retraités et les privés d’emploi… Et les patrons du CAC 40 s’enrichissent de plus en plus. Alors que le chantage à l’emploi est de plus en plus courant et important, les grands patrons et les actionnaires s’octroient des primes impressionnantes. Pour s’opposer à ces inégalités et à ce système pourri jusqu’à la moelle, la JC sera toujours présente pour lutter contre toute forme de discrimination et contre le fascisme
Le capitalisme ne peut pas résoudre les problèmes sociaux ni satisfaire les besoins des travailleurs et des nouvelles générations. C’est dans l’unité et dans l’action que nous vaincrons, jeunes du Cambrésis, rejoignez nous !
 
L'article paru dans la Voix du Nord à l'occasion de la manifestation du 1er mai.

L’article paru dans la Voix du Nord à l’occasion de la manifestation du 1er mai.

Vote de l’allongement de durée de cotisation : un grave recul pour les jeunes

La nuit dernière, l’Assemblé nationale a voté les deux premiers articles de la réforme des retraites proposée par le gouvernement. L’article 2, mesure phare de la réforme, stipule l’allongement de la durée de manière progressive à 43 ans pour les « générations partant en retraite à partir de 2020 ». C’est un véritable recul de civilisation car c’est la première fois qu’un gouvernement de gauche vote une régression dans ce domaine. Non seulement ce vote valide les précédentes réformes établies par la droite mais elle constitue avant tout une mesure anti-jeunes profonde.

Alors que cette réforme se faisait soi-disant en notre nom, c’est une nouvelle offensive contre nos droits car cette mesure s’appliquera à partir de 2020, soit pour tous les jeunes actuellement en formation ou en emploi. Cette mesure ouvre la voie à la retraite par capitalisation et à une retraite à plus de 68 ans. Alors que les grandes fortunes voient leurs revenus augmenter de 25%, que le chômage continue sa montée et que la précarité devient la norme, le gouvernement reste sourd aux attentes populaires.

S’il veut changer la vie des jeunes, le président de la République doit enfin entendre l’appel des organisations de jeunesse pour un retour au droit commun et une sortie des dispositifs de précarité qui ne cessent de s’allonger. Pour cette réforme des retraites, dans le cadre du collectif « la retraite, une affaire de jeunes », nous exigeons la prise en compte des années d’étude dans le calcul des retraites ainsi que les stages et les périodes d’apprentissage dans un cadre bien défini. Il s’agit de premières mesures pour entamer une véritable ambition pour les jeunes pour permettre à chaque jeune de construire son parcours de vie. En clamant haut et fort « La précarité, c’est pas un métier », les jeunes communistes seront à la pointe pour une hausse des salaires, un véritable statut pour les jeunes en formation professionnelle, de nouveaux pouvoirs d’intervention pour les salariés, l’interdiction des licenciements boursiers et un véritable service public de l’orientation.

C’est cette voix que nous ferons entendre lors de nos interpellations aux parlementaires devant l’Assemblée nationale le 10 octobre puis auprès des sénateurs.  Nous le ferons aussi dans la rue le 15 octobre et devant le maximum de permanences de députés avec les jeunes dans leurs territoires.

Notre mot d’ordre : mobilisation de la jeunesse pour défendre ses droits !

(Article tiré du site MJCF)

La MJCF reste au front des luttes sociales

Alors que l’été vient d’ouvrir ses portes, le climat reste pourtant détestable. Comment pourrions-nous profiter de nos vacances dans l’insouciance quand les difficultés nous écrasent et nous empêchent de profiter du « plus bel âge de la vie » ?  

Nous lançons la mobilisation des organisations de jeunesses pour refuser d’être condamnés à la précarité! (déclaration unitaire et invitation au meeting de lancement ci-contre).

Cet été a pour nom chômage de masse, contrats saisonniers pourris payés au lance-pierre, stages non ou peu payés, discriminations en tout genre… les chiffres ne choquent même plus malgré l’ampleur de la catastrophe : un jeune sur cinq sous le seuil de pauvreté, 25,7% de chômage soit 780 000 demandeurs d’emplois, près de 180 000 jeunes qui sortent du système scolaire sans formation ni qualification. Dans ce contexte, les premières annonces de la  nouvelle conférence sociale  n’augurent pas encore de changement positif.

On nous ressort avec une nouvelle réforme des retraites annoncée qui devrait allonger la durée de cotisation et sape toujours plus notre système par répartition dans la lignée des régressions précédentes. Quant aux salaires ou à l’argent public destiné aux entreprises, on peut repasser…  Ce gouvernement nous  serine  sans cesse de trouver de nouvelles économies de  de 20 milliards d’euros  alors qu’il donne la même somme au patronat sans contreparties  au nom de la compétitivité!

Avec d’autres organisations de jeunesse, nous affirmons le principe que la durée de cotisation ne peut être allongée ! Cela restreint toujours plus l’entrée des jeunes dans le monde du travail  tout en allant à l’encontre des besoins des travailleurs de ce pays. Il faut au contraire une réelle ambition pour les jeunes  de France en sécurisant les parcours d’emploi et de formation. Il ne faut plus un jeune en stage, en apprentissage ou en alternance sans garantie de qualification ou d’embauche. Il ne faut plus permettre aux employeurs de nous considérer comme un coût par des dispositifs spécifiques sous-payés au nom de « l’insertion » ou à grands coups d’exonérations massives de cotisations qui n’ont jamais prouvé leur efficacité à créer de l’emploi. Il ne faut plus faciliter les licenciements de la part de ces entreprises alors qu’elles réalisent des profits. Une vie faite de CDD ou d’autres contrats précaires n’est à l’évidence pas envisageable pour nous. Cela rend impossible toute idée d’une retraite pleine et entière.

Nous mobiliserons pour gagner ces nouveaux droits car il s’agit bien d’agir dès maintenant pour changer nos conditions de vie et permettre à tous de se former ou de travailler dignement. C’est bien ainsi que nous pourrons construire et maitriser notre avenir et donc nos retraites. Avec les organisations progressistes de jeunesse et tous les jeunes, nous construirons ces contenus au travers de nos forums-débats et nos multiples actions pour ne rien céder face à de futures régressions. L’heure est au vrai changement !

Nous nous donnons rendez-vous tout au long de l’été lors de nombreuses initiatives comme le camp d’été du MJCF pour construire ces réponses et cette mobilisation salutaire pour sortir le pays des impasses de l’austérité et des griffes de l’extrême droite. A la rentrée, plus offensifs que jamais, nous serons dans la rue le 10 septembre pour exiger une autre réforme des retraites. Nous serons des milliers à la Fête de l’Humanité, réunis notamment dans un grand forum pour l’emploi des jeunes pour faire entendre la voix d’une génération qui refuse de se laisser sacrifier sur l’autel de l’austérité !

(Articlé tiré du site de la MJCF)

Tel le conclave, le Parlement européen travaille dans l’ombre

Tel le conclave, le Parlement européen travaille dans l'ombre

Tel le conclave, le Parlement européen travail dans l’ombre et  il fait le jeu des possédants contre les intérêts de la jeunesse populaire française et palestinienne

La presse s’intéresse actuellement beaucoup à une assemblée des plus obscure, à une assemblée de délégués internationaux ayant son siège en Europe…le conclave. Combien de unes, combien d’articles n’ont pas été publiés sur l’élection du futur pape, si ce n’est pas un italien ce sera un américain, s’il n’est pas jeune il sera polyglotte….

 Communistes, nous respectons les croyants, mais il ne faut pas s’y tromper cette élection dont les modalités sont cachées et discrètes ne changera pas, et ne touche que peu la jeunesse de France et d’Europe.

 Une autre assemblée internationale, ayant son siège en Europe fait elle en revanche peu parler d’elle. Cette assemblée regroupe des parlementaires de 27 pays d’Europe…

 Le Parlement européen, en  toute catimini médiatique vient de produire deux actes forts de sens et contraires aux idéaux que le MJCF défend : le progrès social et une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

 Cette assemblée a d’abord voté le two-pack qui complète le précédent six pack. Derrière ces anglicismes quelque peu barbares se cache un projet politique et économique inspiré tout droit des politiques d’austérité. Il s’agit de contrôler les budgets des Etats membres, et d’imposer partout des logiques budgétaires restrictives, des politiques d’austérité.

Les Etats membres de l’Union européenne qui ont l’Euro comme monnaie devront ainsi présenter le budget à la Commission européenne afin que celle-ci approuve ou invalide ce budget. La même procédure s’appliquera aux politiques fiscales.

Un rideau de fumée de termes bureaucratiques tente d’obstruer la vision des peuples et des jeunes d’Europe à qui l’on enlève encore une part de la maigre souveraineté qu’il leur restait.

La réalité est très simple, une tentative fédéraliste par le haut, une reprise en main toujours plus forte par les valets de la finance sur les politiques nationales est imposée pour satisfaire les intérêts des puissants qui profitent ainsi de la crise.

 On connaît les politiques d’austérités déjà appliquées aux Espagnols, aux Portugais, aux Grecs : toujours moins d’argent pour l’éducation, la culture, la santé, le développement d’un côté, toujours plus de privatisations, d’allègements de taxes pour les plus riches de l’autre.

 On connaît déjà les méthodes politiques de l’Union européenne pour ce qui est de l’Italie : imposer un ex commissaire à la concurrence sans même qu’il soit élu.

 Ce parlement ne peut pas et ne doit pas rester sourd face aux mobilisations qui partout tonnent en Europe.

Tous les jours un pays différent se soulève et à chaque fois la jeunesse joue un rôle de premier plan. Que ce soit en Slovénie, dans les nombreuses manifestations thématiques en Espagne où des vagues demandant le droit à l’éducation succèdent à celles relatives à la santé ou aux salaries,  au Portugal où la semaine dernière plus de 200 000 personnes se sont retrouvées à Lisbonne entonnant des chants révolutionnaires, ou encore en Grèce, tous les peuples du continent rejettent l’austérité. Tous rejettent les coupes budgétaires et les régimes imposés au mépris de la démocratie.

 Les classes dirigeantes rêvaient de pouvoir dormir tranquille, sans que les peuples ne se lèvent, pour elles la désillusion est de mise nous sommes et nous serons leur cauchemar. Déjà en France avec les mobilisations contre l’ANI nous participons de cet élan européen.

 Dans le silence médiatique sur laquelle règne l’ombre papale une partie cruciale pour l’avenir de la jeunesse d’Europe se joue : profitant de la crise les bourgeoisies et les classes dominantes continentales veulent renforcer leur position et leur pouvoir au détriment du peuple et de la jeunesse.

 Ensuite, le parlement européen à applaudi et reçu un criminel de guerre, responsable de la mort et de l’étouffement d’un grand nombre de palestiniens. En effet, toujours dans l’indifférence générale Shimon Perez était reçu en grande pompe par les députés européens.

Ce sont les opprimés du globe, les victimes de l’impérialisme et au premier rang desquels les Palestiniens qui devraient avoir droit aux honneurs et à l’écoute de l’Union européenne, pas les oppresseurs et colonisateurs.

 Dans cette ambiance de huit-clos saluons l’attitude des députés communistes et progressistes du Parlement européen, les seuls qui ont quitté l’hémicycle  lors du discours du président Israélien, les seuls qui ont dénoncé depuis des mois les logiques d’austérité imposés par l’UE.

 Définitivement cette Union européenne n’a pas d’avenir ! Nous si, alors imposons des politiques en rupture avec l’Union européenne ! Pour une Europe des travailleurs, fraternelle et solidaire !