À la verrerie de Masnières comme ailleurs, la jeunesse aux côtés des salariés !

Le PDG de Stölzle ( grand groupe industriel qui emploie plus de 2000 salariés, principalement dans les pays de l’est de l’Europe ), qui possède la verrerie de Masnières, première industrie du Cambrésis avec plus de 500 emplois, directs comme indirects, menace de liquider l’usine si les travailleurs, représentés par la CGT, n’acceptent pas un plan de « compétitivité » . Celui ci prévoit le licenciement de plus de 120 employés, et une dégradation des conditions de travail. Le Patron de Stölzle n’en est pas à sa première perfidie : en 2013 déjà, il avait obligé les travailleurs à accepter un premier plan de compétitivité détruisant les conquis sociaux obtenus grâce au combat syndical aux côtés de la CGT et à la mairie communiste de Masnières. Ce plan comportait une augmentation du temps de travail et le gel des salaires pour une durée de 3 ans. Aujourd’hui les actionnaires, par la voix de monsieur Johannes Schick, affirment vouloir racheter l’usine placée en redressement judiciaire en échange de ce nouveau plan , ce qui leur permettrait d’effacer leurs dettes avec des fonds publics.

Pour réussir ce coup de force, Stölzle emploie les armes privilégiées des capitalistes : la division des travailleurs, et la peur du chômage. Cela se traduit par le pilotage d’un « collectif de salariés » non syndiqués qui met la pression sur la CGT pour accepter ce plan rétrograde de précarisation, et ce tout en faisant planer le risque d’une liquidation totale de l’entreprise. Face à cette situation,nous, jeunes communistes du Cambrésis, sommes conscients que la lutte pour la préservation d’emplois industriels dans notre territoire déjà sinistré par le chômage est primordiale : nous jeunes, sommes les travailleurs de demain, et nous ne voulons pas être précarisés ou privés d’emploi. Non au chantage à l’emploi ! Nous voulons pouvoir travailler, et travailler dignement ! C’est pourquoi nous soutenons les luttes et les revendications de la CGT à savoir :

– L’arrêt immédiat des heures de travail non payées

– Le remboursement de la prime du treizième mois de 2014 et son rétablissement cette année

– 2% d’augmentation de salaire pour les deux années à venir.

– Et surtout le maintien des effectifs.

La JC du cambrésis est prête à se mobiliser pour soutenir la lutte des salariés de la verrerie de Masnières, notamment à travers les actions de la CGT, et à mettre en place des caisses de solidarité dans l’éventualité d’une grève. Car notre combat plus que jamais c’est celui de la solidarité et de la lutte pour la ré-industrialisation de notre territoire.

Les jeunes communistes du Cambrésis.

Verrerie de Masnières

Des centaines de personnes travaillent à la verrerie de Masnières, plus grosse industrie du Cambrésis.

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Palestine : un état maintenant !

10818208_784260484950927_7296248003714387488_o   Hier, à l’occasion de la braderie de Sainte Catherine,les jeunes communistes du Cambrésis étaient présents pour faire signer la pétition pour la reconnaissance d’un état Palestinien. Alors que ce 28 novembre nos élus voteront pour reconnaitre ou non l’Etat de Palestine, chacun d’entre nous se mobilise contre cet apartheid, contre les massacres, la colonisation et le mur de la honte qui assassinent lentement le peuple palestinien.   10818469_784261888284120_5467266150628785110_o 10448614_784261041617538_1222307003293472743_o

Quelque soit la décision de nos élus, nous continuerons de nous battre pour la justice en Palestine. Palestina vivra, Palestine vaincra !

Ci dessous, la lettre du MJCF aux parlementaires sur le vote du 28 :

Madame, Monsieur,

 Le vendredi 28 novembre et le jeudi 11 décembre prochains, en qualité de représentant de la Nation, vous aurez à exprimer le positionnement de la République Française sur la scène internationale.

 A ces deux dates, vous devrez prendre position, à travers une proposition de résolution, sur la reconnaissance de l’Etat de Palestine. Ce vote nous l’avons attendu, réclamé depuis plusieurs années : il est une étape importante pour faire triompher une paix juste et durable au Proche-Orient. Il doit ouvrir à une reconnaissance pleine et entière par le président de la République.

 Après l’agression israélienne de cet été, qui a causé plus de 2000 morts, plus de 10 000 blessés et ravagé la bande de Gaza, la reconnaissance de l’Etat palestinien est une nécessité impérative. Ce vote nous redonne espoir de croire en la paix, alors que les négociations entre les deux pays sont vouées à l’échec dans l’état actuel des choses.

Donner enfin aux Palestiniens la reconnaissance internationale de leur Etat dans les frontières de 1967 serait une réaffirmation de leur droit à l’autodétermination, un encouragement à poursuivre les discussions avec la communauté internationale. C’est également une clé de la résolution de la crise en cours au Moyen-Orient, région actuellement en proie à de nombreuses déstabilisations et horreurs.

 Si la seule reconnaissance d’un Etat palestinien n’est pas suffisante à résoudre la totalité de cette situation, elle est néanmoins une étape cruciale et relancerait une dynamique amenant à la fin du conflit basé sur l’occupation illégale d’un territoire. Faire un geste politique de cette ampleur, c’est ouvrir un espace de paix et fermer la porte aux partisans de la destruction.

 La France a une voix qui porte sur la scène internationale. Elle est entendue quand elle fait le choix d’écouter son peuple et de sa jeunesse favorables à cette reconnaissance à 65% et qui s’est mobilisé cet été pour exiger une issue politique à ce conflit. Elle est entendue quand elle relaie les aspirations légitimes d’un peuple à exister sur sa terre et vivre dans un Etat viable et souverain.

Il est donc grand temps que la France prenne ses responsabilités alors que de nombreux parlements européens se sont déjà positionnés en faveur de la reconnaissance de l’Etat de Palestine.

 Nous ne pouvons plus nous revendiquer du pays des droits de l’Homme, si nous ne revendiquons pas aujourd’hui un Etat palestinien aux côtés d’un Etat israélien! « Le moment venu » dont parle notre Ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius ne peut être que maintenant : la France doit apporter sa pierre à l’édifice, à la construction de la paix entre les peuples israélien et palestinien ! La France doit amener l’Union européenne à se positionner pour de véritables sanctions internationales.

Nous ne pouvons plus fermer les yeux face aux agissements d’un Etat israéliendont le gouvernement d’extrême-droite saborde les négociations et entrave tous les jours la souveraineté d’un peuple ainsi que l’autorité de ses dirigeants par l’enfermement, l’humiliation et la colonisation.

 Au sein de la jeunesse française, la mobilisation pour un Etat palestinien est encore plus forte : nous voulons être la génération qui a fait tomber le mur de l’apartheid! Les élu(e)s français ne peuvent rester sourds face aux revendications de cette majorité, ne peuvent pas éviter la parole des jeunes de France qui sont déjà généralement déçus de nos institutions.

 La veille du 28 novembre, jour où vous serez appelé à voter, nous remettrons 30.000 pétitions appelant à la reconnaissance de l’Etat Palestinien. Au-delà de ces 30.000 signatures ce sont des milliers de jeunes que nous avons rencontré et mis en dynamique pour la justice et la paix en Palestine.

 En cette année internationale de la Palestine, décidée à l’ONU, au nom de tous les jeunes qui aujourd’hui, par leur mobilisation font entendre l’espoir de paix partout dans le pays, nous vous demandons de voter en faveur de ces résolutions, en faveur de la paix.

Nous vous remercions de prêter attention à nos revendications qui lient notre ambition commune de mettre fin au conflit au Proche-Orient sur la base du droit international.

 Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations républicaines.

Des apatrides nommés Rohingyas

Depuis 1982, les Rohingyas ne sont plus officiellement birmans. Apatride, cette minorité musulmane visée par des campagnes haineuses est privée de droits élémentaires. Depuis l’indépendance de la Birmanie en 1948, les pouvoirs en place ont mené des politiques de délégitimation conduisant au nettoyage ethnique de « l’une des ethnies les plus persécutées du monde », pour reprendre une formulation de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Les Rohingyas sont devenus à partir de 2012 la cible de Rakhines bouddhistes – ethnie dominante dans la région de l’Arakan, où vivent près d’un million de Rohingyas –, parmi lesquels le bonze Ashin Wirathu. Avec son mouvement 969, ce dernier assure vouloir « protéger l’identité bouddhiste ». Pourtant, les musulmans représentent moins de 5 % de la population birmane (cinquante et un millions d’habitants).

L’organisation non gouvernementale (ONG) Human Rights Watch (HRW) (1) accuse le gouvernement du président Thein Sein, élu en 2011, les autorités locales et les forces de sécurité d’être impliquées dans des attaques ciblées. Elle a listé les exactions : stérilisation forcée, refus de soins, destruction de villages, installation dans des camps de rétention, esclavage, viols et tortures sexuelles commis par des militaires, pogroms et arrestations arbitraires.

Comment la situation a-t-elle pu atteindre ces extrêmes ? « Une ère d’obscurantisme et de totalitarisme s’est abattue sur le pays avec le coup d’Etat du général Ne Win [en 1962] », explique la journaliste Sophie Ansel. Celui-ci « a imposé le bouddhisme comme religion d’Etat dans ce pays où cohabitent plusieurs confessions. Il a aussi lancé une propagande raciste dans les écoles et médias avant de mener des opérations de purification visant à débarrasser le pays des “étrangers” ». Les campagnes de 1978 et 1992 ont conduit à la fuite d’environ deux cent mille Rohingyas au Bangladesh.

En 1982, Ne Win met en place une loi sur la nationalité. Cent trente-cinq ethnies conservent la nationalité birmane car elles appartiennent, selon la loi, aux « races nationales » — c’est-à-dire à celles qui étaient présentes sur le territoire avant 1823, date de l’arrivée des colons britanniques. Les Rohingyas en sont privés, au nom d’une interprétation de l’histoire contestée. Pour certains historiens, ils viennent de l’Arakan (en Birmanie) ; d’autres les voient en descendants de commerçants et de soldats arabes, mongols, turcs, bengalis, voire portugais et convertis à l’islam au XVe siècle (2). Pour tous, leur présence sur le sol birman depuis plusieurs siècles est attestée. Mais, selon la propagande officielle, leur arrivée ne remonterait qu’à la fin du XIXe siècle et serait liée à la politique d’immigration mise en place durant la colonisation. Les Britanniques les auraient favorisés au détriment des autres ethnies, selon les pratiques des puissances coloniales de diviser pour mieux régner — ce qui est vrai, mais ne valide en rien la thèse d’une présence tardive sur le sol birman. « Les bouddhistes essaient d’effacer toute trace d’une histoire commune avec les musulmans », commente Ansel, qui ajoute : « Les Rohingyas représentent la minorité ethnique de confession musulmane la plus importante du pays. C’est sans doute pour cette raison que le gouvernement a décidé d’en faire des apatrides ». Depuis la loi sur la nationalité, les autorités leur demandent de prouver leur présence en Birmanie avant 1823, alors que dans le même temps, elles brûlent leurs maisons (avec leurs papiers d’identité) ainsi que des mosquées centenaires et les forcent à signer des documents les transformant en Bangladais.

La vie de M. Habiburahman, né en 1979 en Birmanie, est représentative de celles des Rohingyas : apatridie, fuite, extorsions, détentions arbitraires, misère, exil, clandestinité… « Son récit, note Ansel qui a écrit avec lui Rohingya, Nous, les innommables. Un tabou birman (3), est celui d’un peuple en voie d’extermination. » Fuyant son pays après avoir été emprisonné pendant trois ans, il est arrivé illégalement en Australie, où il fut enfermé dans un centre de détention. C’est de là que ce cybermilitant a raconté l’histoire de sa famille, son enfance, les témoignages de sa grand-mère, le vécu de son père et comment le destin familial a basculé à partir de 1982.

La loi sur la nationalité birmane viole la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, dont l’un des principes fondamentaux est que chacun a le droit à une nationalité. Le statut d’apatride est considéré par l’ONU comme l’un des pires car il prive des droits élémentaires. Dix millions de personnes seraient actuellement apatrides selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), principalement en Asie et Afrique. Dans son rapport d’avril 2014 (4), M. Tomás Ojea Quintana, rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’homme en Birmanie (de 2008 à 2014), détaille les conditions de vie des Rohingyas. « Les strictes restrictions discriminatoires de mouvement affectent les droits des musulmans, y compris celui à la vie », écrit-il. Il qualifie de « ghetto » Aung Mingalar, qu’il a visité en février 2014. En sept mois, mille six cents personnes ont fui ce quartier musulman de Sittwe. « Beaucoup ont risqué leur vie sur des embarcations de fortune pour atteindre les pays voisins. Ceux qui ont survécu sont soumis à des violations des droits de l’homme, y compris la traite. » Des gardes armés et des clôtures de barbelés empêchent ceux qui sont restés de quitter le quartier. Ils manquent de nourriture, d’accès à l’éducation, aux soins et aux hôpitaux, indique M. Quintana. Mme Célestine Foucher, de l’ONG Info Birmanie, évoque d’autres discriminations : « Les Rohingyas ne peuvent plus voter ni occuper certaines fonctions et doivent informer les autorités de leurs mouvements sous peine d’amende. Ils n’ont pas le droit d’être propriétaires, leurs terres sont confisquées et leurs habitations détruites. » Des lois supplémentaires sont en cours de discussion — notamment une qui « empêcherait les femmes rohingyas d’avoir plus de deux enfants. Les couples doivent déjà demander l’autorisation pour se marier civilement ».

Selon le rapporteur spécial de l’ONU, les persécutions comportent des « éléments constitutifs du crime de génocide. Il s’agit de crimes contre l’humanité (5) ». Pourtant, en avril 2012, l’Union européenne et les Etats-Unis ont levé l’embargo et beaucoup des restrictions en vigueur contre la Birmanie depuis 1986.

En plus du gaz et du pétrole, certaines régions théâtres des violences — telles que l’Arakan qui se bat contre l’Etat central — sont « riches en bois, pierres précieuses et minerai, ainsi qu’en potentiel hydraulique. (…) Les communautés ethniques locales luttent pour ne pas voir leurs territoires pillés par l’armée et quelques conglomérats qui lui sont proches — ou par des compagnies étrangères » écrit Renaud Egreteau (6). Et il ajoute : « La question ethnique est liée à des enjeux territoriaux et économiques. (…) Pacifier la périphérie, c’est se heurter à de vastes intérêts. »

La timide ouverture démocratique et les projets de réforme ont suffi à convaincre les puissances désirant profiter du marché. Il s’agit de rattraper la Chine et l’Inde, qui ont eu accès à ces ressources durant les embargos. Total est l’entreprise française la mieux implantée en Birmanie, des dizaines veulent suivre son exemple. En mai 2013, les présidents François Hollande et Barack Obama ont reçu M. Thein Sein. La situation des Rohingyas a été brièvement évoquée malgré sa demande expresse qu’elle ne le soit pas. Le président birman parle d’« informations fabriquées (7) » et n’accepte pas l’intervention de commissions d’enquêtes indépendantes, empêchant ainsi de connaître l’ampleur exacte de la répression. Assumant son rejet des Rohingyas, il a demandé aux Nations unies de l’aider à les installer dans des camps ou à les expulser ; l’ONU a naturellement refusé.

Au cours de ces deux dernières années, environ cent quarante mille auraient été déplacés — la plupart retenus dans des camps dans l’Arakan et au Bangladesh, à la frontière avec la Birmanie. Près de quatre-vingt-six mille auraient fui le pays selon le HCR (8). Détenus, victimes de trafic ou placés en centres de rétention car ils n’ont pas de papiers, ils ne sont pas bienvenus dans les pays voisins, Thaïlande ou Malaisie, qui ne veulent pas créer un « appel d’air ». « Ils ne reçoivent pas d’aide internationale équivalente aux autres ethnies birmanes », commente Ansel. « Il y a moins de réinstallation de Rohingyas en Australie que de Chins ou autres Birmans. Le HCR privilégie une intégration dans des pays musulmans tels que la Malaisie, mais ils y sont aussi privés de droits. Habiburahman a fui le pays pour cette raison. »

Pourtant, le silence est quasi total sur le sort de cette communauté. Des informations circulent mais la censure et la désinformation, bien plus puissantes, les couvrent. L’opposante Aung San Suu Kyi, impliquée dans le processus politique (lire « Valse-hésitation des dirigeants birmans »), se risque rarement à parler de ceux dont le nom est interdit. D’autres éléments expliquent ce mutisme : la complexité des luttes territoriales et ethniques, le fait que le bouddhisme est perçu comme une religion de paix dont les moines sont le symbole, à l’inverse de l’islam. L’idée de bouddhistes massacrant des musulmans est quasiment inconcevable. Pourtant, assure Ansel : « A ce rythme, les Rohingyas vont disparaître de Birmanie. »

Article de Warda Mohamed, novembre 2014, dans Le Monde diplomatique

«Ce ne sont pas des soldats: ce sont des hommes. Ce ne sont pas  des aventuriers, des guerriers, faits pour la boucherie humaine […]  Ce sont des laboureurs et des ouvriers qu’on reconnaît dans leurs  uniformes. Ce sont des civils déracinés.» Henri BARBUSSE

 

Cette année, cela fait 96 ans que les combats de la première guerre mondiale ont pris fin. Aujourd’hui encore, dans les livres scolaires, possédés par Dassault et autres vendeurs d’armes, on apprend qu’elle a eu lieu parce que l’archiduc héritier de la couronne austro-hongroise s’est fait assassiné. Il est alors de notre devoir de lutter contre ce révisionisme et de rappeler que cette boucherie avait bien une visée impérialiste et que, loin de servir les intérêts du peuple français, elle n’a eu d’utilité que pour les marchands de canon.

Les jeunes communistes de Cambrai saluent donc la mémoire des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, des fusillés pour l’exemple, de tout ceux qui ont subis ce conflit, de ceux qui ont tenté de s’y interposer. Alors que ce 11 novembre le cirque télévisé mettra une fois de plus en avant Hollande, Merkel et toute la clique des dirigeants qui continuent la tradition des guerres impérialistes, les jeunes communistes seront présents pour mener le combat et pour porter la mémoire de ceux qui ont été immolés sur l’autel du grand capital.
Sous prétexte de défendre la nation et de créer la paix future, des millions d’hommes ont été envoyés au front. Il est désormais grand temps de tirer leçon des sacrifices passés : arrêtons les guerres impérialistes !
L’OTAN, l’Union Européenne, tous ces organes impérialistes qui sont avant tout des instruments de la domination économique, politique, idéologique et militaire sur les peuples, nous entraînent aujourd’hui dans des guerres impérialistes au Mali, en Lybie, ou plus récemment en Irak sous prétexte de « lutter pour la démocratie » ou de « libérer le monde de la menace islamiste ». Combien de temps tolérerons nous encore le soutien de la France à l’Etat criminel d’Israël, où l’Apartheid et la colonisation étouffent chaque jour un peu plus le peuple Palestinien ? Combien de temps laisserons nous encore Hollande « apporter tout son soutien » au bourreau Erdogan et ses sbires qui martyrisent les kurdes et laissent Kobanê mourir à petit feu ? Assez ! Cette barbarie ne peut plus durer, il est grand temps de mettre fin au capitalisme, cause de tous ces maux !
Lénine disait lors de la conférence de Zimmerwald en septembre 1915 qu’il fallait « transformer la guerre impérialiste entre les peuples en une guerre civile des classes opprimées contre leurs oppresseurs, en une guerre pour l’expropriation de la classe des capitalistes, pour la conquête du pouvoir politique par le prolétariat, pour la réalisation du socialisme. » Il est temps !
Chaque jour, nous nous battons contre l’oppression des peuples et pour une guerre entre les classes plutôt qu’une guerre entre les pays. Alors que la précarité ne cesse d’augmenter, nous disons : de l’argent, il y en a ! Puisqu’on a des dizaines de millions d’euros à mettre dans des rafales, récupérons le et créons des emplois !
En ce jour de commémoration des victimes de la première guerre mondiale, nous pensons à tous ceux qui sont morts, ceux qui meurent en ce moment même, et cela ne nous donne que plus de détermination dans notre lutte pour que, demain, plus personne n’ai jamais à donner sa vie pour des intérêts économiques.

La MJCF reste au front des luttes sociales

Alors que l’été vient d’ouvrir ses portes, le climat reste pourtant détestable. Comment pourrions-nous profiter de nos vacances dans l’insouciance quand les difficultés nous écrasent et nous empêchent de profiter du « plus bel âge de la vie » ?  

Nous lançons la mobilisation des organisations de jeunesses pour refuser d’être condamnés à la précarité! (déclaration unitaire et invitation au meeting de lancement ci-contre).

Cet été a pour nom chômage de masse, contrats saisonniers pourris payés au lance-pierre, stages non ou peu payés, discriminations en tout genre… les chiffres ne choquent même plus malgré l’ampleur de la catastrophe : un jeune sur cinq sous le seuil de pauvreté, 25,7% de chômage soit 780 000 demandeurs d’emplois, près de 180 000 jeunes qui sortent du système scolaire sans formation ni qualification. Dans ce contexte, les premières annonces de la  nouvelle conférence sociale  n’augurent pas encore de changement positif.

On nous ressort avec une nouvelle réforme des retraites annoncée qui devrait allonger la durée de cotisation et sape toujours plus notre système par répartition dans la lignée des régressions précédentes. Quant aux salaires ou à l’argent public destiné aux entreprises, on peut repasser…  Ce gouvernement nous  serine  sans cesse de trouver de nouvelles économies de  de 20 milliards d’euros  alors qu’il donne la même somme au patronat sans contreparties  au nom de la compétitivité!

Avec d’autres organisations de jeunesse, nous affirmons le principe que la durée de cotisation ne peut être allongée ! Cela restreint toujours plus l’entrée des jeunes dans le monde du travail  tout en allant à l’encontre des besoins des travailleurs de ce pays. Il faut au contraire une réelle ambition pour les jeunes  de France en sécurisant les parcours d’emploi et de formation. Il ne faut plus un jeune en stage, en apprentissage ou en alternance sans garantie de qualification ou d’embauche. Il ne faut plus permettre aux employeurs de nous considérer comme un coût par des dispositifs spécifiques sous-payés au nom de « l’insertion » ou à grands coups d’exonérations massives de cotisations qui n’ont jamais prouvé leur efficacité à créer de l’emploi. Il ne faut plus faciliter les licenciements de la part de ces entreprises alors qu’elles réalisent des profits. Une vie faite de CDD ou d’autres contrats précaires n’est à l’évidence pas envisageable pour nous. Cela rend impossible toute idée d’une retraite pleine et entière.

Nous mobiliserons pour gagner ces nouveaux droits car il s’agit bien d’agir dès maintenant pour changer nos conditions de vie et permettre à tous de se former ou de travailler dignement. C’est bien ainsi que nous pourrons construire et maitriser notre avenir et donc nos retraites. Avec les organisations progressistes de jeunesse et tous les jeunes, nous construirons ces contenus au travers de nos forums-débats et nos multiples actions pour ne rien céder face à de futures régressions. L’heure est au vrai changement !

Nous nous donnons rendez-vous tout au long de l’été lors de nombreuses initiatives comme le camp d’été du MJCF pour construire ces réponses et cette mobilisation salutaire pour sortir le pays des impasses de l’austérité et des griffes de l’extrême droite. A la rentrée, plus offensifs que jamais, nous serons dans la rue le 10 septembre pour exiger une autre réforme des retraites. Nous serons des milliers à la Fête de l’Humanité, réunis notamment dans un grand forum pour l’emploi des jeunes pour faire entendre la voix d’une génération qui refuse de se laisser sacrifier sur l’autel de l’austérité !

(Articlé tiré du site de la MJCF)

Action coup de poing de la JC de Cambrai: le Père Noël a encore été extrêmement généreux avec le patronat ! [MAJ Images]

https://i2.wp.com/sphotos-f.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc7/483177_456543151059961_1416715445_n.jpg        Communiqué de Presse

     Ce jeudi 03 Janvier 2013 en début d’après-midi nous étions pendant quelques heures une quinzaine de militants de la Jeunesse Communiste de Cambrai à investir le pont direction Charleville-Mézières sur le contournement de Cambrai pour y déployer notre banderole de 2,50 mètres sur 6 à la vue de tous les automobilistes et pour dénoncer tous les cadeaux accordés aux patrons pour Noël et l’austérité.

     En effet, ce sont plus de 20 000 000 000 d’euros que le gouvernement, à la demande du patronat, va accorder à la classe dominante. Le plus choquant est que c’est nous, la jeunesse et les travailleurs du pays, qui allons payer les pots cassés de ce cadeau : ainsi la TVA, l’impôt le plus injuste touchant exclusivement les classes populaires et les jeunes sera augmenté de 3 %. En clair, le gouvernement va piller les plus pauvres pour redistribuer aux plus riches ; la TVA « Sociale » Sarkozyste est donc remise au goût du jour sauce Hollandaise, toujours autant injuste.

     Pour financer ce cadeau, en plus de la TVA, c’est encore et toujours la casse des derniers acquis sociaux de la Résistance ainsi que la marchandisation des services publics, des hôpitaux en passant par l’université, rien, ou presque rien n’est épargné. (10 milliards de baisses des dépenses publics, alors que la France n’a jamais été aussi riche). L’austérité est donc de mise !

     En lien avec la nouvelle campagne contre cette austérité que vont lancer d’ici peu les communistes, notre banderole, dénonçant ces abus envers les travailleurs, a trouvé un bon écho auprès de la population au vu des nombreux coups de klaxons ou poings et pouces levés qui nous ont été adressé. La population prend ainsi conscience de la gravité de la situation, non elle n’est pas vache à lait, non nous ne devons pas payer une crise dont nous ne sommes pas responsable !

     D’autant que les étrennes, elles, n’ont pas été glorieuses pour les travailleurs, tout augmente et pas qu’un peu, de l’électricité à l’eau en passant par le gaz…sauf les salaires, le SMIC n’augmentera que de 0,3 % pendant que les salaires du grand patronat ont croit de 5 % en moyenne l’année passé.

A noter que ce communiqué sera également envoyé à la section locale de Cambrai du PS, nous espérons ainsi que le PS retrouvera ses idéaux d’origines de justice sociale, la JC elle, sera dans le combat en cette nouvelle année, car il n’y a que la lutte qui permettra d’influer la politique droitière, libérale et capitaliste du gouvernement « socialiste ».

Très bonne année de lutte, austérité pour les exploiteurs pas pour les travailleurs !

La Jeunesse Communiste de Cambrai

PHOTOS/VIDEOS:

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Articles de Presse:

Article Voix du Nord 04/01/13

Article Liberté Hebdo 12/01/13

Article Liberté Hebdo 12/01/13

Article l'Humanité 07/01/13

Article l’Humanité 07/01/13

Le Noël des patrons se chiffre à 20 milliards d’euros !

Vingt milliards d’euros d’exonérations offertes au titre de la « compétitivité »… Le Medef et Laurence Parisot croulent sous les cadeaux du gouvernement : un traité européen ultralibéral, des jeunes que l’on peut embaucher sans rien avoir à payer, des apprentis et des stagiaires qui travaillent gratuit, des précaires condamnés aux bas salaires… Alors que les salaires et les profits versés aux patrons et aux actionnaires de Peugeot, de Sanofi, de Veolia, de Bouygues, de Renault, ne cessent d’augmenter…

 Ce n’est pas la crise pour tout le monde et quelques-uns se goinfrent quand c’est « pigeons farci » au menu pour tous les autres ! Nous savons que 30 ans de politiques d’emplois précaires, d’exonérations d’impôts et de cotisations n’ont qu’une seule utilité, augmenter les profits, mais les patrons-vautours eux continuent leur croisade contre nos droits, nos revenus et notre dignité.

 C’est le grand Noël des patrons !

 Plus de lycées et d’universités sous contrôle pour fournir de la main d’œuvre. Plus de bas salaires. Plus de temps partiels. Moins d’impôts. Moins de solidarités. Plus de dérèglementations européennes… Les Jeunes Communistes invitent partout en France à célébrer ce Noel extraordinaire de Laurence Parisot et ses amis, dans la féérie des mesures du gouvernement, des plans sociaux et des fermetures d’usines qui marquent à nouveau cette période de noël.

 Tout au long du mois de décembre devant les sièges du Medef, de nos amis les banques, et de ces grands groupes qui exploitent sans merci souhaitons un joyeux Noël à tous les patrons et faisons-leur une promesse : en 2013, plus de cadeaux pour les patrons !

 Ils ont des milliards, mais nous sommes des millions ! Cet argent doit servir à investir pour développer la production et les emplois en France, pour nos formations, pour augmenter les salaires, l’accès au logement et à la santé !