Communiqué : Face à l’abandon des jeunes de l’ASE ( ex DASS ), répondons présents et refusons la suppression des APJM !

Le Conseil Départemental du Nord, pour résoudre des problèmes de finances, s’attaque aux Jeunes de l’ASE (Aide Sociale à l’enfance) en les mettant à la rue à 18 ans !

Auparavant, un jeune de l’ASE (ex DASS) pouvait, à partir de 18 ans bénéficier d’un APJM.

L’APJM, c’est l’Accueil Provisoire Jeunes Majeurs, c’est à dire un contrat qui permet de bénéficier d’un accompagnement éducatif et financier, dans le but de pouvoir prendre son indépendance sur de bonnes bases, que ce soit par le biais d’un soutien éducatif, de diverses formations professionnelles ou la continuité de leur parcours scolaire.

Cet APJM est depuis le 1er Janvier 2016 remis en cause par le Conseil Départemental, qui accentue pressions et intimidations sur les établissements d’accueil afin d’arrêter ces contrats de prise en charge. Les mineurs atteignant leur majorité en cours d’année, qui n’ont ni ressource ni liens familiaux ne seront plus pris en charge. Les uns et les autres se trouveront livrés à eux-mêmes, dans l’impossibilité de se nourrir et de se loger dignement. Les près de 1300 jeunes concernés par les APJM dans le seul département du Nord n’ont pas à subir l’austérité !

Il est indigne de précipiter sans scrupule un jeune ayant eu des difficultés familiales dans un nouvel abandon !

La Jeunesse Communiste de Cambrai s’oppose strictement à ces restrictions de budget qui vont enliser des centaines de personnes dans des situations précaires insoutenables. Une fois de plus, ce seront les jeunes les plus précaires qui devront faire les frais de ces coupes budgétaires, alors que les plus riches continuent à avoir accès aux meilleures écoles, et à un accès facilité à l’emploi. La suppression des APJM ne feront que renforcer des injustices et ces inégalités !

Nous demandons :

-Le Rétablissement des conditions originelles d’obtentions des APJM.

-Le droit à un accompagnement d’insertion 18/25 ans pour permettre aux Jeunes de l’ASE de construire dignement leur avenir.

-La mise en place d’une politique nationale de l’aide sociale à l’enfance en revenant sur la décentralisation de celle-ci, afin d’homogénéiser dans chaque département la protection de l’enfance.

Arrêtons de faire souffrir à coup de restrictions budgétaires ! La France, qui ne targue d’être le pays des droits de l’Homme, doit permettre à toutes et tous des conditions de vie et d’éducation dignes! Misons sur le droit à l’éducation, le droit de vivre dignement, le droit de pouvoir construire son avenir correctement ! Misons sur l’avenir, misons sur notre Avenir !

apjm

Cette bataille n’est pas la première. Ici, photo de la lutte qui avait été menée pour le maintien du 115.

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Radical ou Révolutionnaire ?

Les temps changent, ce n’est plus très porteur actuellement de se dire révolutionnaire. Non seulement il y a eu ce qu’on appelle parfois l’échec des révolutions au XX° siècle, mais aussi la relative réussite des « révolutions conservatrices » (Reagan, Thatcher..) et le recyclage du terme « révolution » dans les domaines supposés plus consensuels de la technique et de l’industrie, voire de l’art. Beaucoup de choses dites « nouvelles » sont apparues dans les années 1980, des nouveaux pères à la nouvelle droite en passant par la nouvelle cuisine… Mais « nouveau » ne faisait pas le poids. Il y a là comme une dialectique trop visible, bien connue des baigneurs : la nouvelle vague n’est nouvelle que pour autant qu’elle succède à tant d’autres, dont elle partagera le même destin. « Tout a changé en Bretagne, hormis les vagues, qui changent toujours »,(Chateaubriand). Les révolutionnaires inavoués ont donc ressuscité d’entre les morts un terme supposé consensuel : celui de « radicalité ». Et voilà la ci-devant gauche révolutionnaire devenue « gauche radicale. »
Problème, il y a une généalogie, une histoire et même un bilan du radicalisme en France. Et aussi quelques héritiers bien en place. Je veux bien que dans le vocabulaire politique anglo-saxon, « radical » ait un sens très fort, à peu près équivalent à celui de « révolutionnaire » chez nous. Mais enfin nous sommes en France, ou le terme « radicalisme », quelle que soit son histoire, a été importé dans le but explicite de s’opposer à toute perspective révolutionnaire. Les radicaux sont, dès les débuts de la troisième république, des Républicains « modérés » qui opposent aux révolutionnaires socialistes, puis communistes, la possibilité de réformer l’ordre social « jusque dans ses racines et ses soubassements », mais en laissant ceux-ci intacts. Radex en latin = racine. Pratiquer des injections de justice sociale et de démocratie dans un système par nature anti-social et antidémocratique, un peu à la façon dont injectent dans les racines des dents de quoi les assainir et les fortifier, voilà l’idéal radical.
Il a ses titres de gloire : l’affirmation de la République, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, une lente mais réelle rupture avec les forces de l’Ancien Régime. Il a aussi ses ombres, terribles : les répressions anti-ouvrières, l’exploitation coloniale, l’incapacité de plus en plus marquée à s’opposer aux forces de l’extrême-droite fasciste. Et il a un bilan : la stagnation économique de la France, son retard industriel, le colonialisme, et aussi des mœurs politiques conjuguant le clientélisme au plan local avec au plan national un « crétinisme parlementaire » (Lénine) fait de tractations en coulisse, d’alliances à la carte et de jeux d’influences, et qui a durablement discrédité le Parlement, on sait au bénéfice de qui.
Certains disent que l’héritage du communisme stalinien, ce sont des « valises de plomb. » Mettons. Celles du radicalisme sont-elles moins lourdes ?
Comment ne pas voir le piège tendu par l’emploi de ce mot hautement piégé qu’est le mot « radical » associé au mot « gauche », et qui introduit l’idée d’une petite originalité, d’un vague « mieux-disant », à l’heure où les politiques menées sont totalement régressives et réactionnaires sur le fond ? Politiques d’ailleurs approuvées par les ultimes « radicaux », de Bernard Tapie à Jean-Michel Baylet. Qui sera rassuré par ce jeu « petit-bras » ?
Toute tentative déterminée de réformer une institution se trouve rapidement conduite à des mises en causes imposant des changements qualitatifs. Si l’on veut une réforme radicalement progressiste de la protection sociale, il faudra bien finir par toucher à la part patronale. Une réforme radicale des institutions européenne est inconcevable à terme sans remise en cause du fonctionnement, des attributions et donc de la nature de la BCE. Comment à ce niveau réformer sans révolutionner ?

Jean-Michel GALANO (Philosophe)

À la verrerie de Masnières comme ailleurs, la jeunesse aux côtés des salariés !

Le PDG de Stölzle ( grand groupe industriel qui emploie plus de 2000 salariés, principalement dans les pays de l’est de l’Europe ), qui possède la verrerie de Masnières, première industrie du Cambrésis avec plus de 500 emplois, directs comme indirects, menace de liquider l’usine si les travailleurs, représentés par la CGT, n’acceptent pas un plan de « compétitivité » . Celui ci prévoit le licenciement de plus de 120 employés, et une dégradation des conditions de travail. Le Patron de Stölzle n’en est pas à sa première perfidie : en 2013 déjà, il avait obligé les travailleurs à accepter un premier plan de compétitivité détruisant les conquis sociaux obtenus grâce au combat syndical aux côtés de la CGT et à la mairie communiste de Masnières. Ce plan comportait une augmentation du temps de travail et le gel des salaires pour une durée de 3 ans. Aujourd’hui les actionnaires, par la voix de monsieur Johannes Schick, affirment vouloir racheter l’usine placée en redressement judiciaire en échange de ce nouveau plan , ce qui leur permettrait d’effacer leurs dettes avec des fonds publics.

Pour réussir ce coup de force, Stölzle emploie les armes privilégiées des capitalistes : la division des travailleurs, et la peur du chômage. Cela se traduit par le pilotage d’un « collectif de salariés » non syndiqués qui met la pression sur la CGT pour accepter ce plan rétrograde de précarisation, et ce tout en faisant planer le risque d’une liquidation totale de l’entreprise. Face à cette situation,nous, jeunes communistes du Cambrésis, sommes conscients que la lutte pour la préservation d’emplois industriels dans notre territoire déjà sinistré par le chômage est primordiale : nous jeunes, sommes les travailleurs de demain, et nous ne voulons pas être précarisés ou privés d’emploi. Non au chantage à l’emploi ! Nous voulons pouvoir travailler, et travailler dignement ! C’est pourquoi nous soutenons les luttes et les revendications de la CGT à savoir :

– L’arrêt immédiat des heures de travail non payées

– Le remboursement de la prime du treizième mois de 2014 et son rétablissement cette année

– 2% d’augmentation de salaire pour les deux années à venir.

– Et surtout le maintien des effectifs.

La JC du cambrésis est prête à se mobiliser pour soutenir la lutte des salariés de la verrerie de Masnières, notamment à travers les actions de la CGT, et à mettre en place des caisses de solidarité dans l’éventualité d’une grève. Car notre combat plus que jamais c’est celui de la solidarité et de la lutte pour la ré-industrialisation de notre territoire.

Les jeunes communistes du Cambrésis.

Verrerie de Masnières

Des centaines de personnes travaillent à la verrerie de Masnières, plus grosse industrie du Cambrésis.

10 ème rencontre des Jeunesses communistes d’Europe : « organiser les luttes pour mettre en échec la politique de l’UE du capital »

10 ème rencontre des Jeunesses communistes d’Europe : « organiser les luttes pour mettre en échec la politique de l’UE du capital »

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Ces 15 et 16 février 2014 se tenait à Madrid la X ème Rencontre européenne des Jeunesses communistes, sous le thème « la crise capitalistes, les luttes de la jeunesse et le rôle des organisations de jeunesse communistes ». Organisations participantes, nous déclarons :

« La situation de la jeunesse ouvrière et d’extraction populaire dans nos pays est durement marquée par le contexte actuel de la crise de surproduction et de sur-accumulation que traverse le système capitaliste. Son origine est le fruit du développement des contradictions inhérentes au capitalisme, et de la mauvaise gestion du système dus aux divers responsables politiques et économiques bourgeois au niveau international. Le développement de la crise capitaliste en Europe a eu des conséquences dévastatrices pour les conditions de vie et de travail de la jeunesse.

La jeunesse n’a pas d’avenir dans le capitalisme 

Sous le capitalisme, la jeunesse ouvrière et d’extraction populaire est un secteur particulièrement vulnérable et exploité qui souffre, y compris pendant les cycles de grande accumulation et d’expansion économique, les pires conditions sociales et de travail, la jeunesse est dans la ligne de mire des attaques du capitalisme. Avec la crise, le capitalisme approfondit encore son caractère parasitaire et, dans l’offensive des monopoles pour rehausser son taux de profit, le niveau de précarité et d’exploitation s’intensifie parmi les jeunes pour atteindre des niveaux insoutenables, leur niant toute possibilité de pouvoir se construire un avenir.

Se réaffirme le fait que le capitalisme ne peut pas résoudre les problèmes sociaux ni satisfaire les besoins des travailleurs et des nouvelles générations ; au contraire, le capitalisme tente d’échapper à ses incurables contradictions, faisant porter le poids de la crise sur les travailleurs, les peuples, intensifiant l’exploitation, la pauvreté, le chômage et le péril de nouvelles guerres impérialistes.

L’oligarchie cherche à rehausser le niveau de son taux de profit dans la crise, en détruisant les forces productives, condamnant au chômage des millions de travailleurs et travailleuses, tandis que l’on remplace des postes de travailleurs adultes stables par une quantité de jeunes sous contrat précaire, sous une exploitation maximale.

Globalement, la crise du capitalisme est utilisée pour intensifier l’attaque contre les droits et les conquêtes de la classe ouvrière, afin de pouvoir mettre en place la stratégie commune des monopoles contre la classe ouvrière et les couches populaires, contre la jeunesse. Cela permet aux monopoles et gouvernements capitalistes en Europe d’utiliser ces millions de jeunes au chômage ou en condition de sous-emploi, comme fer de lance contre le reste de la classe ouvrière et les couches populaires, et contre les droits qui ont été conquis après des années de lutte ouvrière intense et grâce à l’existence, jusqu’aux années 1990, des pays socialistes d’Europe, menés par l’URSS. Ce qui a renforcé la lutte des travailleurs et des peuples, et fut un facteur de pression sur les pays capitalistes.

La jeunesse dans les pays d’Europe connaît un fort taux de chômage, atteignant dans beaucoup de pays des niveaux supérieurs à 50 % de la population jeune en âge de travailleur. Cela fait naître pour la bourgeoisie européenne une « armée industrielle de réserve » de millions de personnes.

Ainsi, le besoin et le désespoir de ces jeunes, et le grand excédent de main d’œuvre sont utilisés par la bourgeoisie pour dégrader encore plus les conditions de travail, précariser les formes de contrat et diminuer les salaires.

Un exemple clair de cela c’est le « Plan de garantie pour la jeunesse » qui a été décidé par l’Union européenne avec l’accord des gouvernements capitalistes, sociaux-démocrates et libéraux, et qui s’appliquera dans les pays qui ont un taux de chômage des jeunes élevé.

Pour les jeunes travailleuses, la situation est encore pire, elles sont utilisées comme main d’œuvre bon marché. Pour le même travail, elles continuent à recevoir un salaire plus faible, dans des conditions plus précaires.

L’Union européenne des monopoles n’est pas réformable

Nous lançons un appel aux jeunes travailleurs, aux jeunes chômeurs pour qu’ils refusent ce plan, et tous les autres, pour l’exploitation de la jeunesse, qu’ils ne satisfassent pas des miettes qu’on leur jette, qu’ils se placent du côté du reste de la classe ouvrière, qu’ils s’organisent sur leur lieu de travail, qu’ils renforcent les syndicats de classe et luttent pour leur droit à avoir un emploi stable, avec des droits garantis.

L’Union européenne, cette alliance inter-étatique impérialiste, avec les gouvernements bourgeois de chaque pays, légifère pour les monopoles avec comme objectif de rendre moins chère la force de travail par une multitude de réformes, lois et directives. C’est sa raison d’être, la nature de classe de l’Union européenne et des autres alliances impérialistes.

Cela nous renforce dans l’idée que la jeunesse ouvrière et d’extraction populaire n’a rien à espérer des alliances du capital, l’Union européenne par exemple, elles ne peuvent pas être réformées en faveur des peuples. Au contraire, nous avons le plus grand intérêt à lutter contre elles.

Dans le même temps, la bataille se porte sur le domaine idéologique quand la bourgeoisie use de termes comme « compétitivité », « plans d’emploi pour la jeunesse », « contrats de formation » ou qu’il exalte un concept comme la « flexibilité » pour justifier et légitimer dans la conscience de la jeunesse la dégradation des conditions de travail et sociales de celle-ci et du reste de la classe ouvrière.

Ce même phénomène se reflète dans l’éducation, autre espace fondamental où on retrouve majoritairement la jeunesse de notre société. L’oligarchie européenne, par de multiples lois, traités et réformes (dans l’UE, la création de l’Espace européen de l’éducation supérieure, le « Plan Bologne » ou la « Stratégie université 2015 ») essaie de reprendre en main l’éducation par des réformes réactionnaires qui excluent les fils et filles d’extraction populaire.

Dans le même temps, des milliers de jeunes et de familles populaires et ouvrières se voient contraints, dans de nombreux pays, à opter pour l’émigration. Les travailleurs et travailleuses jeunes cherchent à vendre leur force de travail à l’étranger pour pouvoir accès à un avenir dont le capitalisme dans leur pays d’origine leur prive.

Ce phénomène revient avec une force similaire à la vague migratoire qui, jusqu’à la fin des années 1980, a envoyé des milliers de jeunes européens sur les voies de l’émigration vers les pays les plus industrialisés d’Europe à la recherche d’un travail.

Aujourd’hui, les enfants de ces émigrants doivent partir à nouveau pour l’étranger pour survivre, ce qui nous montre que le capitalisme comme mode de production reproduit perpétuellement les mêmes impasses pour la classe ouvrière et leurs enfants.

La jeunesse de tous les pays peuvent tirer les conclusions du sens de la « liberté de mouvement » que les partisans de l’UE professaient quand ils ont voté pour le traité de Maastricht et les mesures suivantes : liberté pour le capital de les exploiter quand ils sont à l’étranger, et c’est lui qui commande quoi qu’il en soit.

Organiser la jeunesse pour lutter contre les plans de l’UE, des gouvernements de la bourgeoisie

Dans tous les pays d’Europe, la jeunesse doit lutter pour nos droits et contre les causes de l’exploitation, du chômage, de l’émigration.

La jeunesse doit rejeter toutes ces efforts dans les intérêts des monopoles, cherchant à diviser la classe ouvrière entre jeunes et vieux, immigrés et nationaux, contre tout ce qui instille le venin du racisme et du fascisme dans la conscience de la jeunesse. Les organisations qui participent à cette rencontre européenne, comme organisations de jeunesse communistes nous luttons pour organiser la jeunesse pour s’opposer aux plans de l’UE et aux gouvernements de la bourgeoisie, tout comme aux oligarchies des autres pays européens.

C’est pour cela que nous soutenons et organisons la lutte de masse des jeunes, en leur donnant un caractère de classe, nous luttons aussi contre les positions opportunistes et capitulardes qui appellent la jeunesse, et toute la classe ouvrière, à la « conciliation » avec son ennemi de classe dans le système.

Lutter contre le fascisme, instrument du système capitaliste en crise

Dans le même temps, nous devons mener une forte offensive idéologique pour dénoncer les mensonges et les lois anti-communistes qui ont été avancés ces dernières années et qui éloignent les couches populaires et les organisations révolutionnaires, celles qui défendent réellement ses intérêts objectifs.

Nous voulons également souligner le phénomène du fascisme en Europe. Le fascisme naît et est utilisé par le système capitaliste. Il se présente avec un masque anti-système pour créer la confusion parmi la jeunesse quand en réalité il est la main de fer du capitalisme pour écraser les luttes de la classe ouvrière et des peuples. Communistes, nous avons le devoir de dévoiler le vrai visage du fascisme et lutter pour que le mouvement de masse organisé puisse s’y opposer.

Comme organisations de la Jeunesse communiste, avec nos partis respectifs, nous devons être l’avant-garde de la lutte de masses, élever son niveau de conscience, organiser les luttes et orienter leurs objectifs.

Renforcer le rapport de force pour construire le socialisme

Jeunes communistes, nous devons aspirer à mener la jeunesse ouvrière et d’extraction populaires dans les luttes pour défendre et gagner ses droits, pour contribuer au développement de nos revendications pour de nouvelles conquêtes pour les travailleurs, les peuples et la jeunesse, avec comme objectif de renforcer le rapport de force pour construire le socialisme, pour la construction d’un système sans exploitation, avenir de l’Humanité.

Depuis le plénum de la 10 ème Rencontre des Jeunesses communistes d’Europe, organisations participantes, nous voulons exprimernotre pleine et entière solidarité avec les luttes ouvrières et populaires que livrent les différents peuples d’Europe contre la dictature des monopoles.

Nous lançons un appel à la jeunesse pour renforcer sa lutte pour ses besoins actuels, pour un emploi stable avec des droits garantis, pour une éducation publique et gratuite, la santé publique, la sécurité sociale, pour l’accès à la culture.

Nous exigeons l’abolition de toutes les législations anti-communistes, tout comme les théories réactionnaires qui mettent sur un même plan les expériences de construction du socialisme au XX ème siècle avec le fascisme et le nazisme, idéologie officielle de l’UE. La contribution à la construction du socialisme au XX ème siècle pour l’Humanité, la supériorité du socialisme ne peut pas être effacée.

Nous lançons un appel à la jeunesse pour qu’elle s’organise et lutte pour ses droits, contre l’impérialisme, pour construire une société qui répondra aux attentes de la jeunesse de paix, de solidarité, d’un travail avec de vrais droits, où la classe ouvrière abolira l’exploitation de l’homme par l’homme, où elle aura le pouvoir politique et économique. Elle construira le socialisme.

Ont participé à cette rencontre, entre autres, les organisations communistes de jeunesse suivantes : l’UJCE (Espagne), le CJC (Espagne), la JCP (Portugal), la SDAJ (Allemagne), le COMAC (Belgique), EDON (Chypre), KJO (Autriche), Baloldali-Front (Hongrie), JTKP (Turquie), MJCF (France), KNE (Grèce), FGCI (Italie), KSM (République tchèque) …

 

Forte mobilisation à la Journée de Formation Fédérale de la JC du Nord !

Ce Samedi, dès 9H, ils étaient déjà plusieurs dizaines de Jeunes Communistes présents à l’Espace Paul Eluard de Roubaix afin de participer au Week-End de formation des Jeunes Communistes du Nord. Au total, une centaine de jeunes dont dix de la Somme étaient présents tout au long de la journée ! Au programme : l’étude du Système Capitaliste, l’histoire de la JC, la dialectique du côté des formations théoriques… Mais nous ne concevons pas l’Education Populaire comme quelque chose qui irait à sens unique !

Ainsi, même si pendant ces instants purement théoriques la discussion de tous permettait à tout le monde de s’enrichir, l’après-midi fut consacrée à des « ruches » thématiques en petits groupes. Cette volonté politique de briser les schémas de domination même dans le domaine de l’Education, nous l’assumons totalement !

C’est aussi ce qui peut expliquer le succès croissant de ces journées où tout le monde peut apprendre, du nouveau militant au plus expérimenté. La diversité des thèmes abordés dans les ruches a permis à chacun de se former sur le sujet qui l’intéressait le plus : Palestine, Racisme d’Etat, Guerres Impérialistes, Union Européenne, Education, Travail mais aussi apprendre à décrypter les mensonges médiatiques !

Le lendemain matin, nous étions nombreux à passer à la pratique en allant à la rencontre de la population de la Métropole Lilloise, afin de convaincre les jeunes et les moins jeunes de la justesse de nos idées. Pari gagné puisque plusieurs lycéens et précaires ont décidé suite à nos actions de nous rejoindre dans notre lutte révolutionnaire !

Toi aussi rentre dans le combat pour un travail, pour une formation, pour une meilleure vie, sans misère !

(Article tiré du site de la JC du Nord)

Les Voeux 2014 de la JC Cambrai

Les jeunes communistes de Cambrai vous souhaitent une très bonne année 2014, remplie de bonheur, de lutte et de victoires !

En 2013, nous avons dû faire face à la 6ème année de crise du capitalisme, à un gouvernement prétendument socialiste bien qu’à la botte du grand patronat. Celui-ci cassant systématiquement les droits et les avancées pour lesquels nos parents et nos grands-parents se sont battus. C’est par exemple le cas de notre système de retraites honteusement mis à mal par François Hollande avec la bénédiction du MEDEF, de l’UMP et du PS. Ainsi on se verra obliger de trimer jusqu’à 70 ans alternant CDD, intérim et chômage pour au final toucher une retraite de misère. Triste avenir !

  Pendant ce temps chez les bourgeois tout va pour le mieux. Les 500 plus grosses fortunes de France se sont ainsi enrichies de 25 % en 2013, soit un dixième de la richesse de la France entre les mains d’un cent-millième de la population ! Visiblement les médias français sont passés à côté de l’information et ont préféré parler insécurité et immigration…

En parallèle, dans le Cambrésis, le lycée Fénelon a perdu 12 professeurs et le volailler Doux licenciait 873 personnes, les conducteurs de bus ont vu leurs salaires diminuer et leurs primes disparaître…

Mais les jeunes communistes cambrésiens ne se laissent pas abattre. Nous avons en effet été de toutes les batailles l’an dernier : nous avons lutté contre l’extrême droite ; avec la création d’un collectif antifasciste pour faire barrage aux idées fascistes et xénophobes. Contre l’austérité en organisant des manifestations contre les suppressions de postes de professeurs au lycée Fénelon qui ont réuni près de 500 lycéens !

Le 1er mai nous avons également manifesté avec plus de 200 travailleurs et 4 jours plus tard nous participions au repas du PCF du Cambrésis, renforçant par la même nos liens avec le parti et les militants expérimentés. En bref, 2013 a été pour nous une année de lutte et 2014 le sera tout autant !

Lors de notre dernière réunion, nous avons pris la décision -à l’unanimité- de mener campagne pour la libération du peuple palestinien et la reconnaissance par la France de la Palestine, campagne menée nationalement par notre organisation. Nous avons donc pris acte des enseignements de Ernesto Guevara qui affirmait que : « les jeunes communistes ne doivent pas être limités par les frontières d’un territoire ; ils doivent pratiquer l’internationalisme ».

Nous engagerons également une campagne de fond contre le chômage, les licenciements et la précarité, dans le but de porter à la jeunesse et aux travailleurs notre projet politique alternatif et révolutionnaire ! C’est pour nous le meilleur moyen de faire reculer le racisme et les idées pourries du Front National et de l’UMP. Idées partagées aujourd’hui par le ministre de l’intérieur qui mène la chasse aux lycéens sans-papiers, aux Rroms et autres travailleurs immigrés, dans le seul intérêt du patronat : celui de nous diviser pour mieux régner.

Aujourd’hui plus que jamais, nous, jeunes, avons besoin de nous défendre et de prendre parti. Pas n’importe quel parti bien sûr : celui de la lutte au côté des travailleurs, la lutte de classe pour nous défendre face aux assauts du grand capital ! Allons conquérir de nouveaux droits aux cotés de la jeunesse communiste jusqu’à l’avènement d’une société où l’intérêt général prime sur l’intérêt de quelques-uns : le socialisme !

Les Jeunes Communistes de Cambrai.

Vote de l’allongement de durée de cotisation : un grave recul pour les jeunes

La nuit dernière, l’Assemblé nationale a voté les deux premiers articles de la réforme des retraites proposée par le gouvernement. L’article 2, mesure phare de la réforme, stipule l’allongement de la durée de manière progressive à 43 ans pour les « générations partant en retraite à partir de 2020 ». C’est un véritable recul de civilisation car c’est la première fois qu’un gouvernement de gauche vote une régression dans ce domaine. Non seulement ce vote valide les précédentes réformes établies par la droite mais elle constitue avant tout une mesure anti-jeunes profonde.

Alors que cette réforme se faisait soi-disant en notre nom, c’est une nouvelle offensive contre nos droits car cette mesure s’appliquera à partir de 2020, soit pour tous les jeunes actuellement en formation ou en emploi. Cette mesure ouvre la voie à la retraite par capitalisation et à une retraite à plus de 68 ans. Alors que les grandes fortunes voient leurs revenus augmenter de 25%, que le chômage continue sa montée et que la précarité devient la norme, le gouvernement reste sourd aux attentes populaires.

S’il veut changer la vie des jeunes, le président de la République doit enfin entendre l’appel des organisations de jeunesse pour un retour au droit commun et une sortie des dispositifs de précarité qui ne cessent de s’allonger. Pour cette réforme des retraites, dans le cadre du collectif « la retraite, une affaire de jeunes », nous exigeons la prise en compte des années d’étude dans le calcul des retraites ainsi que les stages et les périodes d’apprentissage dans un cadre bien défini. Il s’agit de premières mesures pour entamer une véritable ambition pour les jeunes pour permettre à chaque jeune de construire son parcours de vie. En clamant haut et fort « La précarité, c’est pas un métier », les jeunes communistes seront à la pointe pour une hausse des salaires, un véritable statut pour les jeunes en formation professionnelle, de nouveaux pouvoirs d’intervention pour les salariés, l’interdiction des licenciements boursiers et un véritable service public de l’orientation.

C’est cette voix que nous ferons entendre lors de nos interpellations aux parlementaires devant l’Assemblée nationale le 10 octobre puis auprès des sénateurs.  Nous le ferons aussi dans la rue le 15 octobre et devant le maximum de permanences de députés avec les jeunes dans leurs territoires.

Notre mot d’ordre : mobilisation de la jeunesse pour défendre ses droits !

(Article tiré du site MJCF)