10 bonnes raisons de se mobiliser le 9 avril

Salaire, égalité femme-homme, retraite, partage des richesses, service public, sécurité sociale… La CGT propose aux salairés, aux privés d’emploi et aux retraités au moins dix bonnes raisons de se mobiliser et de manifester demain, jeudi 9 avril.CGT-et-PCF-condamnés

1. Parce que je veux vivre de mon travail

L’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale est formel… le niveau actuel du smic (1136nets/mois) ne suffit pas à une personne seule pour vivre et un célibataire doit gagner 1424 €, un couple avec deux enfants, 3284 € pour faire face aux dépenses « nécessaires » : disposer d’une voiture pour ses déplacements, d’une chambre par enfant de sexe différent et de plus de 6 ans ou encore de pouvoir partir en vacances une semaine par an pour les retraités.

Le 9 avril, salariés payés au Smic, privés d’emploi, retraités, bénéficiaires des minima sociaux, nous exigerons de porter le Smic à 1700 euros bruts, d’augmenter les minima sociaux, de dégeler les pensions de retraite et les porter au niveau du smic revendiqué par la CGT. Parce que ce que nous consommons peut participer à relancer la croissance.

2. Pour en finir avec le blocage des salaires des fonctionnaires

Le point d’indice, qui sert de base au calcul des salaires des quelque 5,2 millions d’agents et n’a pas été revalorisé depuis 2010. Depuis 2000, les choix gouvernementaux successifs ont conduit à un décrochage massif de la valeur du point par rapport à l’évolution des prix : c’est désormais à plus de 14% de perte de pouvoir d’achat que s’élèvent les pertes accumulées. Aujourd’hui, plus d’un million d’agents vivent avec des revenus équivalents au Smic. Les rémunérations de la Fonction publique ont perdu 5% par rapport à l’inflation depuis juillet 2010. Jamais les traitements de la Fonction publique n’ont été bloqués sur une telle durée. Ces pertes de pouvoir d’achat, par leur impact négatif sur la consommation de millions d’agents, ne sont pas non plus sans effet sur la relance de la croissance. Ce blocage a aussi un effet négatif sur les niveaux des pensions des millions de fonctionnaires retraités.

Le 9 avril, c’est le moment pour tous les agents de l’Etat, des collectivités territoriales, des hôpitaux d’exiger une hausse du pouvoir d’achat qui passe par le dégel du point d’indice et par des mesures compensatoires de rattrapage des pertes subies depuis des années. Dans l’unité la plus large possible, la CGT est déterminée à gagner l’ouverture de négociations permettant de déboucher sur un arrêt de la politique ravageuse de gel du point d’indice et obtenir une augmentation significative des salaires dans les fonctions publiques.

3. Pour exiger l’égalité effective des salaires entre les femmes et les hommes

Malgré des avancées incontestables (réussite scolaire, diplômes, hausse de l’activité des femmes y compris chez les cadres…), les discriminations que subissent les femmes restent fortes et tenaces. En dépit de cinq textes de lois français et européens, les femmes ont un salaire en moyenne de 27% inférieur à celui des hommes, une retraite de 40% plus faible. Elles sont concentrées dans un nombre limité de professions en général mal reconnues du point de vue salarial comme les services à la personne. Elles accèdent difficilement à des postes de responsabilité et subissent, pour la plupart, le temps partiel et une grande précarité.

Le patronat, rétrograde, bloque systématiquement toute avancée et le gouvernement se refuse à imposer aux entreprises une véritable obligation de négocier chaque année sur cette question.

Le 9 avril, veille d’une séance de négociation importante sur les régimes de retraite complémentaires, c’est le moment d’exiger tous ensemble, femmes et hommes de rendre effective cette égalité salariale. Progressivement réalisée, elle permettrait un accroissement des cotisations tel que tout déficit serait effacé à l’ARRCO. Quant au déficit de l’AGIRC, il serait réduit de près de moitié d’ici 2040.

4. Pour préserver nos retraites complémentaires sans reculer l’âge de la retraite

Depuis le 17 février syndicats et patronat s’affrontent dans les négociations sur les régimes de retraite complémentaires ARRCO (pour tous les salariés) et AGIRC (pour les cadres). Ces deux institutions essentielles de notre système de retraite connaissent un lourd problème de financement, aggravé depuis 2009 par la crise et par le refus patronal d’augmenter le montant des ressources allouées aux régimes.
Dans cette nouvelle séquence de négociations, le Medef avance avec une série de propositions qui visent toutes à réduire le niveau des pensions, repousser et réduire les réversions, reculer l’âge de la retraite sociale et même à remettre en cause le statut cadre en proposant la fusion des deux régimes.

Le 9 avril, c’est le moment pour tous les salariés du privé de peser sur cette négociation en exigeant, par exemple :
- Une augmentation de la cotisation AGIRC pour permettre aux cadres de cotiser autant au-dessus du plafond de la Sécurité sociale qu’en dessous et se constituer ainsi le même niveau de retraite sur la totalité du salaire ;
- L’élargissement de l’assiette de cotisation aux éléments de rémunération aujourd’hui exemptés (intéressement, participation, épargne salariale, etc.)
- La mise à contribution des dividendes versés par les entreprises aux actionnaires.

5. Pour que les richesses crées ne soient pas pillées par les actionnaires

En moyenne, chaque salarié du privé travaille aujourd’hui 45 jours par an pour payer leurs dividendes aux actionnaires alors qu’en 1981 ils représentaient 10 jours de travail par salarié dans les sociétés non financières. Selon une étude faite pour Le Monde par PwCs et publiée jeudi 5 mars, les entreprises du CAC40 ont vu leurs bénéfices progresser de 33% en 2014 pour atteindre 62,4milliards d’euros. Et cela alors même que le chiffre d’affaires de ces sociétés est demeuré quasi stable à 1222 milliards d’euros (+0,1%). Les actionnaires du CAC40 ont reçu l’année dernière 56milliards d’euros : 46 milliards d’euros au titre de versements de dividendes (+25% par rapport à 2013) et 10milliards pour les rachats d’actions (+55%). On se rapproche du record de l’année 2007. Pour les actionnaires, la crise est donc bel et bien derrière. Concrètement, pour parvenir à cette croissance démente des dividendes, sur les 40 sociétés composant l’indice CAC40, vingt-quatre ont mis en place des plans de réduction de coûts, poursuivant la baisse des « frais de structure » et des coûts de production. Parmi eux Danone, Michelin, Renault, Bouygues pour sa filiale Bouygues Telecom, Pernod Ricard, Lafarge, Saint-Gobain, Arcelor-Mittal, Solvay, Technip, Publicis groupe, BNP Paribas et Alcatel-Lucent…

Le 9 avril, mobilisons-nous pour exiger un autre partage de la richesse que nous créons par notre travail :

Pour que nos salaires augmentent, que nos qualifications et nos responsabilités soient reconnues. Pour développer les investissements productifs et la recherche. Pour financer la protection sociale.

6. Pour développer et renforcer les services publics locaux

Nos villes, nos départements et régions réalisent quelques 250 milliards d’euros de dépenses, soit 21% de la dépense publique totale (Etat : 380 milliards €) pour organiser le « vivre ensemble ». Elles réalisent 70% de l’investissement public hors défense et sont donc un élément important de l’activité économique en territoire. Elles font vivre ainsi des milliers d’entreprises et de services et sont souvent les premiers employeurs locaux. Elles bénéficient pour cela de transferts de l’Etat de l’ordre de 100 milliards € par an. Mais Pour financer le pacte de responsabilité (40 milliards € cadeaux au patronat) et respecter les engagements européens de rigueur via le programme de stabilité (50 milliards €), l’Etat entend réduire de 11 milliards € les dotations des collectivités territoriales. Résultat, les investissements ralentissent et c’est toute l’activité économique, le développement des territoires, la satisfaction des besoins des populations qui en pâtissent.

Le 9 avril, mobilisons-nous pour exiger le maintien des financements, des moyens humains des services publics territoriaux. Ces services publics de proximité et de qualité doivent être préservés et développés sur tout le territoire. Ils doivent être dotés de personnels en nombre suffisant, sous statut public, formés.

7. Pour augmenter les salaires et relancer l’économie

Loin de relancer la croissance et l’emploi, la politique de baisse des salaires, de précarité contribue à baisser le pouvoir d’achat, la consommation et la croissance et donc à baisser la demande interne et détruire massivement des emplois. La consommation des ménages compte pour 57% du Produit Intérieur Brut de la France. L’évolution du PIB dépend donc largement de cette consommation. Au cours des années 2000, elle explique deux tiers de la croissance de l’activité économique en France. Donc, tout ce qui freine le pouvoir d’achat plombe la reprise de notre économie.

Le 9 avril, exigeons une augmentation immédiate du Smic et un rattrapage réel du point d’indice dans la fonction publique qui donneraient un ballon d’oxygène immédiat. Revaloriser le Smic au-delà de l’augmentation automatique, les traitements des fonctionnaires, les prestations sociales seraient de nature à réenclencher une spirale vertueuse et à libérer le pouvoir d’achat des salariés.

8. pour dire non au projet de loi Macron

Dans de nombreuses branches et professions comme le commerce, le projet de loi Macron suscite colère et inquiétude. Adopté en force à l’Assemblée grâce à l’article 49.3, c’est un texte fondamentalement idéologique. Il est tentaculaire dans son contenu puis qu’il touche à de nombreux aspects du droit du travail et domaines économiques. En résumé, c’est :
- plus de facilités pour licencier ;
- la banalisation du travail le dimanche et du travail de nuit et le risque de leur extension à d’autres secteurs que le commerce ;
- la possibilité pour le patron de déroger au Code du travail ;
- la mise à mort des conseils des prud’hommes et de la médecine du travail ;
- l’affaiblissement de l’inspection du travail ;
- l’affaiblissement des instances représentatives du personnel.

Le 9 avril, poursuivons la mobilisation unitaire contre ce projet de loi Macron, car il est possible d’obtenir des avancées. La mobilisation dans l’unité a déjà permis de faire reculer le gouvernement sur certains aspects touchant par exemple aux prud’hommes ou au secret des affaires. Par ailleurs, trois articles de la loi Macron visent à renforcer la lutte contre le travail illégal, diminuer les fraudes, notamment dans le cas des travailleurs détachés en augmentant significativement les amendes en cas d’infraction des employeurs. Ils rendent possible la suspension de la prestation ou une amende dans le cas où les principes basiques du code du travail ne sont pas appliqués à un travailleur détaché et instaurent la carte professionnelle pour les salariés du bâtiment afin de lutter contre le travail illégal.

9. Parce que pour gagner, il faut lutter

Depuis plusieurs semaines, de nombreux conflits se multiplient, notamment à l’occasion des négociations annuelles obligatoires. Ces mobilisations touchent aux salaires, à l’emploi, aux conditions de travail. Ainsi, les salariés des magasins Tang, la chaîne d’alimentation asiatique, ont mené la première grève de leur histoire pendant plusieurs semaines. Ils sont obtenu l’ouverture de négociations sur la durée du travail, sur les augmentations de salaires, la mise en place d’une grille des salaires, des qualifications, les pauses et les congés légaux. Une première victoire qui en appelle d’autres. Les salariés de Sanofi à Sisteron ont menées cinq semaines de lutte et ont obtenu80 € net sur la prime de poste afin de compenser la pénibilité subie par des équipes travaillant en faisant, par exemple, les « 3×8 », des embauches et la garantie d’investissement sur un nouvel incinérateur. Et ils ont ainsi donné le signal de l’action à leurs collègues d’autres usines du groupe. Leur détermination est renforcée par les annonces de résultats et de dividendes versés aux actionnaires et par la prime de 4 millions d’euros à leur nouveau patron.

Ces luttes sont souvent menées dans l’unité syndicale, gage de succès : ainsi dans le groupe bancaire BPCE (Caisse d’Épargne, Banque Populaire, Crédit Foncier, Crédit Coopératif, Natixis, BPCE S.A, Banque Palatine…) pour la première fois depuis la création du groupe toutes les organisations syndicales (CFDT, Unsa, CGT, CFTC, FO, CFE-CGC/SNB,SUD Solidaires) ont appelé le 24 mars à une grève pour « de meilleures conditions de travail, une politique salariale juste et motivante, un service à la clientèle correspondant véritablement aux valeurs coopératives du groupe ». Cet appel survient après l’échec des négociations salarialesdans les deux principales branches du groupe où aucune augmentation générale n’a été accordée pour 2015. Cela alors même que de source syndicale, on apprend que lePDGde la Caissed’Epargne,FrançoisPérol, bénéficierait d’une part variable de 850 000euros.

Le 9 avril, donnons du poids à nos mobilisations, faisons converger nos luttes, mettons nous en grève et manifestons tous ensemble d’une seule voix, dans les entreprises, dans les manifestations et rassemblements organisés partout et notamment dans les rues de la capitale.

10. parce que ma Sécu, ma retraite, ma santé j’y tiens

La Sécurité sociale, pilier de notre système de protection sociale, est l’objet d’attaques incessantes du patronat et du gouvernement. Les droits des salariés et des retraités sont remis en cause, tant du point de vue de l’assurance maladie que de la retraite ou de la politique familiale. Il en résulte toujours plus de difficultés pour se soigner, vivre décemment sa retraite, élever ses enfants…

Le patronat, soutenu et accompagné par le gouvernement se désengage du financement de la Sécurité sociale pour verser des dividendes encore plus juteux aux actionnaires. Avec le pacte de responsabilité il vient encore d’obtenir des milliards d’euros de cadeaux sans contreparties en termes d’emploi. Avec pour conséquence directe la remise en cause de l’universalité des allocations familiales.

Le 9 avril, mobilisons-nous pour défendre et développer notre Sécurité sociale, notre système de retraite solidaire, notre système de santé. Pour répondre aux besoins en matière d’accès aux soins, de retraite, de prestations familiales, il faut augmenter les ressources. Nous pouvons y parvenir par :
- la création d’emplois stables et correctement rémunérés ;
- une croissance réactivée par une véritable politique industrielle et des services publics performants ;
- une distribution des richesses crées plus favorable au monde du travail ;
- l’augmentation / revalorisation des salaires.

Retraités, poursuivons notre mobilisation dans l’unité avec les salariés actifs et les privés d’emploi pour en finir avec le gel pensions qui rabote notre pouvoir d’achat, contre la dégradation des conditions d’accès aux soins, le délitement des services publics.

http://www.humanite.fr/les-10-bonnes-raisons-de-se-mobiliser-le-9-avril-570490

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La MJCF reste au front des luttes sociales

Alors que l’été vient d’ouvrir ses portes, le climat reste pourtant détestable. Comment pourrions-nous profiter de nos vacances dans l’insouciance quand les difficultés nous écrasent et nous empêchent de profiter du « plus bel âge de la vie » ?  

Nous lançons la mobilisation des organisations de jeunesses pour refuser d’être condamnés à la précarité! (déclaration unitaire et invitation au meeting de lancement ci-contre).

Cet été a pour nom chômage de masse, contrats saisonniers pourris payés au lance-pierre, stages non ou peu payés, discriminations en tout genre… les chiffres ne choquent même plus malgré l’ampleur de la catastrophe : un jeune sur cinq sous le seuil de pauvreté, 25,7% de chômage soit 780 000 demandeurs d’emplois, près de 180 000 jeunes qui sortent du système scolaire sans formation ni qualification. Dans ce contexte, les premières annonces de la  nouvelle conférence sociale  n’augurent pas encore de changement positif.

On nous ressort avec une nouvelle réforme des retraites annoncée qui devrait allonger la durée de cotisation et sape toujours plus notre système par répartition dans la lignée des régressions précédentes. Quant aux salaires ou à l’argent public destiné aux entreprises, on peut repasser…  Ce gouvernement nous  serine  sans cesse de trouver de nouvelles économies de  de 20 milliards d’euros  alors qu’il donne la même somme au patronat sans contreparties  au nom de la compétitivité!

Avec d’autres organisations de jeunesse, nous affirmons le principe que la durée de cotisation ne peut être allongée ! Cela restreint toujours plus l’entrée des jeunes dans le monde du travail  tout en allant à l’encontre des besoins des travailleurs de ce pays. Il faut au contraire une réelle ambition pour les jeunes  de France en sécurisant les parcours d’emploi et de formation. Il ne faut plus un jeune en stage, en apprentissage ou en alternance sans garantie de qualification ou d’embauche. Il ne faut plus permettre aux employeurs de nous considérer comme un coût par des dispositifs spécifiques sous-payés au nom de « l’insertion » ou à grands coups d’exonérations massives de cotisations qui n’ont jamais prouvé leur efficacité à créer de l’emploi. Il ne faut plus faciliter les licenciements de la part de ces entreprises alors qu’elles réalisent des profits. Une vie faite de CDD ou d’autres contrats précaires n’est à l’évidence pas envisageable pour nous. Cela rend impossible toute idée d’une retraite pleine et entière.

Nous mobiliserons pour gagner ces nouveaux droits car il s’agit bien d’agir dès maintenant pour changer nos conditions de vie et permettre à tous de se former ou de travailler dignement. C’est bien ainsi que nous pourrons construire et maitriser notre avenir et donc nos retraites. Avec les organisations progressistes de jeunesse et tous les jeunes, nous construirons ces contenus au travers de nos forums-débats et nos multiples actions pour ne rien céder face à de futures régressions. L’heure est au vrai changement !

Nous nous donnons rendez-vous tout au long de l’été lors de nombreuses initiatives comme le camp d’été du MJCF pour construire ces réponses et cette mobilisation salutaire pour sortir le pays des impasses de l’austérité et des griffes de l’extrême droite. A la rentrée, plus offensifs que jamais, nous serons dans la rue le 10 septembre pour exiger une autre réforme des retraites. Nous serons des milliers à la Fête de l’Humanité, réunis notamment dans un grand forum pour l’emploi des jeunes pour faire entendre la voix d’une génération qui refuse de se laisser sacrifier sur l’autel de l’austérité !

(Articlé tiré du site de la MJCF)

Recteur, t’es foutu, la jeunesse est dans la rue !

Manifestation contre la casse des postes à Fénelon

Ce vendredi 12 avril 2013, à partir de 8h, la Jeunesse Communiste de Cambrai a participé à la seconde manifestation de défense des postes d’enseignants du Collège-Lycée Fénelon, partant une nouvelle fois du Lycée Fénelon.

Suite à un premier mouvement initié le 15 février 2013, réunissant dans les rues 450 lycéens mobilisés pour la sauvegarde de postes menacés de suppression à la rentrée 2013 par le Rectorat. Malgré les risques de surpopulation des classes dû à la diminution de postes, malgré l’implication des lycéens, la suppression reste à l’œuvre : nous n’avons pas croisés les bras devant ce refus.

  Ce nouveau mouvement a vu moins de participants que le premier, le climat moins clément et la présence de la Direction aux abords de l’établissement qui a fait rentrer des élèves, niant le droit de manifester qui est accordé par la loi. Mais malgré cela, la manifestation a su se faire entendre, car plus que le nombre, 150 élèves selon la police, c’est la détermination qui compte.

Plus qu’un droit élémentaire de notre République, l’Éducation est un devoir de la nation envers ses jeunes générations, qui seront appelées à la faire vivre : une éducation de qualité est nécessaire pour la jeunesse, afin de l’armer au mieux face à l’existence.

Des classes de quarante élèves sont une catastrophe pour l’enseignement, détruisant le suivi personnel des élèves et le lien entre élèves et professeurs, qui eux se retrouvent de plus en plus accablés par des effectifs trop nombreux. Au final, l’éducation, la jeunesse sont les grandes perdantes de cette politique de suppression.

Nous, la Jeunesse Communiste de Cambrai, sommes déterminés à lutter pour la sauvegarde d’une éducation de qualité, sommes résolus à mobiliser la jeunesse pour qu’elle prenne conscience que son avenir est en jeu. Notre avenir, à tous, est notre espoir, ne le laissons pas mourir au nom de politiques destructrices.

L’avenir de la jeunesse se forge dans l’éducation, soufflons nous-même notre forge !

Descente de la rue Alsace-Lorraine

Descente de la rue Alsace-Lorraine

Face aux suppressions, résistons !

Face aux suppressions, résistons !

Malgré le temps et les difficultés, la mobilisation reste présente

Malgré le temps et les difficultés, la mobilisation reste présente

Liberté Hebdo soutient la cause des Jeunes Communistes de Cambrai

Liberté Hebdo soutient la cause des Jeunes Communistes de Cambrai

Le 5 Mars, tous dans la rue contre l’accord MEDEF-CFDT !

Arnaques, MEDEF et accord pourri

Ce mardi 05 mars, à travers la France et 169 lieux de manifestation, les indignés du monde du travail défileront pour marquer leur plus ferme résolution à la suppression pure et simple de l’accord « historique » entre le MEDEF et la CFDT. Cet accord menace plus que jamais les libertés des travailleurs, déjà en position affaiblie face à l’emprise patronale, qui n’attend que cette occasion de resserrer davantage encore le nœud qu’elle serre autour des travailleurs pour toujours obtenir plus d’eux en évitant au maximum de les rétribuer, au nom du profit maximum.

En quoi cet accord est-il historique ?

Cet accord est bien historique, mais pas dans le sens « grand évènement historique marquant une progression notable dans les rapports humains » mais plutôt du genre « nouvelle date de l’oppression exercée par le capital, c’est à dire le grand patronat et la finance, sur le monde des travailleurs afin de préserver leur fuite en avant face à la fin inéluctable du capital ». Les droits des travailleurs, déjà mis à mal depuis déjà des années, conservés voire trop rarement améliorés au prix de luttes intenses, seront une nouvelle fois balayés en un traité rédigé par le syndicat patronal qu’est le MEDEF. Cet accord est historique, car s’il était transformé en loi comme c’est prévu, il signerait la mort du code du travail comme protection permettant de contrebalancer en partie le lien de subordination et de dépendance du salarié vis-à-vis de l’employeur.

Décryptage d’une bombe pour l’emploi

Cet accord, s’il est validé, sera une vraie défaite pour le monde du travail, actuel et à venir. Cet accord va permettre au patronat de faciliter la destruction de l’emploi et la soumission du travailleur aux conditions patronales, qui visent plus une logique de profit personnel maximisé que du bien-être de son « outil », à qui est dispensé « l’essentiel pour survivre » et qui à ses yeux voit en l’employé, l’ouvrier, comme un outil remplaçable. Cet accord permettrait de briser les barrières encore existantes à la flexibilité et affaiblir considérablement les droits des salariés dans l’entreprise.

L’accord aggrave encore, après les lois Fillon de 2004 et 2008 qu’il faut abroger, la remise en cause de la hiérarchie des normes en permettant de nouveau qu’un accord d’entreprise soit moins favorable que la convention collective et que la loi : en cas de « graves problèmes conjoncturels » de l’entreprise (quelle entreprise ne connaît pas de problème conjoncturels et surtout qui en jugera ?), il ne laisse d’autre choix au salarié que d’accepter la baisse de son salaire et l’augmentation de son temps de travail sous peine de licenciement.

Loin de permettre « la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » cet accord va, au contraire, aggraver la précarité du travail en libérant le patronat de nombre d’obligations. Le salarié pouvait encore jusqu’à présent refuser les avenants à son contrat de travail et garder l’ensemble de ses droits s’il était licencié. L’accord de « sécurisation de l’emploi » signé le 11 janvier va beaucoup plus loin dans l’inversion de la hiérarchie des normes et dans la fin du principe de faveur. Il constitue en ce sens une immense régression du droit du travail : si un accord majoritaire est signé dans l’entreprise, imposant une baisse des salaires ou une hausse du temps de travail, le salarié ne pourra refuser l’avenant à son contrat de travail. S’il le fait, il sera licencié sans les droits collectifs afférents au licenciement économique.

Résumé des différents dangers de cet accord

Résumé des différents dangers de cet accord

Luttons pour nos droits

Cette logique de profits personnels maximisés aux dépends de notre sécurité, de notre avenir, de nos aspirations à une vie digne et posée doit être combattue. A ceux qui prôneront l’inutilité des manifestations, nous leur répondons qu’en ne faisant rien, on a rien. Que déjà par le passé, la mobilisation de la jeunesse, désireuse d’un avenir sans peurs, du monde du travail, qui veut conserver ses acquis obtenus de haute lutte, ces individus de tous âges, tous horizons, unis par un idéal commun, celui de la dignité de l’existence pour les travailleurs présents et à venir, déjà ils ont su se battre et gagner, souvenez-vous du Contrat Premier Embauche (CPE), de la réforme des retraites. Nos droits n’ont pas à être bafoués au nom du désir de quelques uns de s’enrichir. Et ce n’est qu’ensemble, qu’en se mobilisant en masse et en montrant que l’on en a marre d’être pris pour des vaches à lait, que nous ne sommes pas des outils interchangeables et jetables, que nos existences sont plus importantes que leurs profits, que l’on obtiendra quelque chose. L’accord ne passera pas sans une lutte acharnée, soyons mobilisés pour ne pas être spoliés.

Tous ensemble, défendons nos droits !

Pour la sauvegarde de l’éducation, pas d’inaction, prônons la mobilisation !

Manifestation contre la casse des postes à Fénelon

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Ce Vendredi 15 Février 2013 dès 9h, la Jeunesse Communiste de Cambrai a participé à la Manifestation de Défense des postes des Professeurs du collège-lycée Fénelon de Cambrai, partant du Lycée Fénelon. Selon la Police, 400 personnes étaient présentes malgré l’heure précoce de l’évènement, 450 personnes selon la FCPE et le CVL de Fénelon, représenté par Victor Laby et Hélène Pierre de la Jeunesse Communiste de Cambrai.

Cette manifestation avait pour pour but d’alerter sur la condition de l’établissement scolaire, qui par la perte de 12 postes à la rentrée 2013 va voir ses classes se densifier encore, la perte de professeurs s’accompagnant par un alourdissement des effectifs de classes.

Les professeurs qui resteront devront s’occuper de plus d’élèves par classes, détruisant de plus en plus la possibilité d’un suivi plus personnel du travail d’un élève : élèves comme professeurs sont touchés par cette mesure, l‘éducation est la grande perdante dans cette affaire.

Le droit à une éducation de qualité, non contrainte par des mesures qui amèneront les professeurs à négliger de plus en plus les élèves par manque de temps pour chacun, est un devoir de la République envers ses citoyens, c’est ce que nous voulons défendre en descendant manifester dans la rue pour la sauvegarde de nos droits.

Car l’éducation est, qu’elle soit générale, professionnelle ou technologique, la première clé de notre futur, nous, la Jeunesse Communiste de Cambrai, sommes résolus à la défendre par la mobilisation de la jeunesse. Nous ne défendons pas que les postes de nos professeurs, nous défendons aussi nos futurs. Nous ne voulons pas être une génération sacrifiée, pour cela nous serons une jeunesse mobilisée.

Pour la sauvegarde de l’éducation, pas d’inaction, prônons la mobilisation et l’unité !

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Article de la voixdunord sur la manifestation (cliquer sur l’image pour agrandir)

Et pour conclure, la vidéo de l’évènement, prise par l’Observateur du Cambrésis :

Vidéo de la Manifestation !

Le déluge n’arrête pas les Jeunes Communistes !

Plus de 300 manifestants, à l’appel des Jeunes Communistes du Nord, ont rejoint la place de la République à la Grand Place de Lille sous une pluie torrentielle qui n’entamera ni les convictions, ni l’enthousiasme des présents !

Rassemblé à 11h place de la République à l’appel du PCF pour le dépôt des 10.000 pétitions récoltées pour un référendum sur le traité européen, les militants du Front de Gauche étaient nombreux pour assister aux interventions et animer les stands tenus pour l’occasion.

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« C’est pas l’euro, ni les banquiers, c’est notre peau qu’il faut sauver ! »

Les Jeunes Communistes ont alors entraîné les militants dans une manifestation jusqu’à la Grand Place, autour de nombreux slogans contre l’Europe capitaliste et l’austérité des socialistes. Une grande réussite pour notre Mouvement, qui prendra bientôt de nouvelles initiatives. Le traité budgétaire adopté par les parlementaires socialistes et UMPistes, n’est que le dernier volet d’une politique d’austérité au service de la bourgeoisie financière, qui mène à la guerre sociale comme en Grèce. Le combat ne fait que commencer !

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« Ce n’est qu’un début, continuons le combat ! »

Face à l’austérité, mobilisons nous le 13 Octobre !

Partout en Europe, les dirigeants politiques font subir l’austérité aux peuples. Prétextant vouloir réduire les déficits, les dirigeants détruisent en fait nos systèmes de protection social et continuent de donner toujours plus de moyens aux entreprises privées qui licencient, précarisent et divisent nos pays. Mais les résistances sont nombreuses, dans de nombreux pays d’Europe des manifestations monstres ont eu lieu, marquant ainsi le rejet du peuple de la politique d’austérité. A Lisbonne , Bruxelles, Athènes ou Paris, les places étaient noires de monde pour refuser les politiques d’austérité! Ce samedi 13 Octobre à 11h place de la république , rassemblons nous nombreux à Lille pour refuser la politique d’austérité du gouvernement socialistes !

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Manifestons pour combattre le Traité européen !

Le Parti socialiste et l’UMP ont prévu de voter cette semaine pour la mise en place du « paquet européen » contenant le traité de stabilité budgétaire et le mécanisme européen de stabilité.

Sous couvert des mots « stabilité » et « réduction des déficits », ce traité va en fait imposer l’austérité aux peuples d’Europe pour que spéculateurs et capitalistes puissent continuer leur buisness ! Une fois de plus, le gouvernement socialiste continue les politiques misent en place par l’UMP et Sarkozy, ces politiques qui ruinent les peuples d’Europe comme en Grèce ou en Espagne !

Le mécanisme européen de stabilité est une nouvelle autorité qui vise à instaurer une loi fondamentale de l’union européenne. Le MES prévoit qu’un état ne pourra recevoir d’aides sans avoir préalablement ratifié le traité. Il est donc prévu un contrôle systématique des budgets des états au mépris total de leur souveraineté!

En effet, il est prévu dans cette loi que le capital du MES s’élève à 700 milliards d’euros. Les états membres promettraient d’honorer toutes demandes de capital « irrévocablement et sans conditions en moins de 7 jours » (article 9). Les états qui voudraient remettre en cause ce fonctionnement se verront poursuivre en justice par les autorités du MES, alors même que « les moyens financiers, les actifs et les propriétés du MES jouiraient d’une immunité juridique » (article 27)

Les membres du conseil du MES qui prendraient les décisions de racketter les peuples d’europe ne seraient élus par personne! Ils seraient simplement désignés par l’union européenne. En tant que citoyens, nous n’aurions aucun contrôle sur leurs activités surtout que « les membres du conseil, directeurs, remplaçants et membres du personnel sont préservés contre des procédures juridiques quant à leurs actions et jouissent d’immunité quant à leurs papiers et documents officiels » (article 30)

Manifestons contre la politique des dirigeants socialistes !

Les dirigeants socialistes ont oublié par qui ils avaient été élus. Alors que ce sont les travailleurs, les étudiants, les chômeurs qui se sont mobilisés pour virer Sarkozy et élire les socialistes, eux continuent la même politique que la droite. Ils n’ont pas renégocié le traité européen alors qu’ils s’y étaient engagés. Ils ne remettent pas en cause les 38,5 Milliards d’euros de profit générés par le Cac 40 en 2012 et laissent se développer le chômage, la hausse des prix, la multiplication des fermetures d’usine et la dégradation de nos conditions d’études et de vie. Leur dernier cadeau au patronat, ils avaient prévu de taxer les plus-value sur les actions en bourse mais face aux patrons, le gouvernement a reculé.

Manifestons pour défendre nos droits !

 Face à la crise du système capitaliste, la solution n’est pas dans l’austérité, elle est dans la défense de nos droits! En France, les travailleurs sont parmis les plus productifs au monde et pourtant bon nombre d’entre nous galèrent pour se loger, se déplacer et même pour se nourrir. Nous l’affirmons, il faut changer ce système capitaliste! l’économie doit être gérée démocratiquement pour répondre aux besoins de ceux qui produisent les richesses, pas pour enrichir une poignée de capitalistes, pour nous c’est ça le vrai socialisme ! A Lille, nous sommes déja engagés dans des batailles pour permettre à tout le monde de se loger, d’avoir un travail et de se déplacer. Alors que les « socialistes » et les verts à la communauté urbaine ont retiré la gratuité des transports pour les lycéens et font désormais payer 9 à 18 euros par mois à 20 000 lycéens et leurs familles pour se rendre au lycée, nous nous battons pour le droit à une éducation gratuite et donc pour la gratuité des transports pour les lycéens et les étudiants! Comme à Aubagne ou à Toulouse, à Lille, la gratuité des transports pourrait être étendues à tous !

Soyons nombreux à Manifester!

Rendez-vous Samedi 13 Octobre à 11 h, Place de la République à Lille