« New Deal » sauce Merkhollande : Nous ne voulons pas de la précarité comme métier !

Il y a 6 millions de jeunes inscrits chômage et  14 millions de jeunes sans emplois ni formation condamnés à la survie dans l’Union Européenne (Les Echos). C’est plus d’un jeune sur deux en Espagne, en Grèce ou au Portugal, un sur trois ou un sur quatre en Italie, en Irlande, en France… Et ces chiffres-là ne tiennent pas compte des jeunes travailleurs rémunérés en dessous des salaires minimums et souvent en dessous du seuil de pauvreté.

Alors quand les jeunes suédois explosent de colères, quand les jeunes grecs et espagnols cherchent à s’expatrier, ou qu’avec les jeunes portugais ils occupent les rues par milliers, il faut au moins feindre d’agir. De conférences de presses, en colloques et tribunes, cette semaine aura été l’occasion d’une grande opération de communication des gouvernements français et allemands. Ouvrons nos oreilles aux doux échos de ces bons mots : « Erasmus », « apprentissage », « garantie jeunesse », « investissement des petites entreprises », « mobilité »…

Le « New Deal », de quoi s’agit-il ?

Derrière ces belles paroles se cache un mépris terrible. Les six milliards d’euros proposés sur les prochaines années ne représentent pas le tiers du budget immédiatement nécessaire pour renverser le chômage de masse jeunes. C’est une goutte de charité dans un océan de richesses : 0,005% de la production intérieure brute de l’UE (Les Echos).

Et lorsque la commission européenne annonce la même semaine de nouveaux plans drastiques d’économies et qu’en Allemagne comme en France les systèmes d’apprentissage présentent les mêmes limites d’exclusion pendant ou à l’issue de la formation (Le Monde), comment être crédible quant à offrir à chaque jeune un emploi ou une formation de qualité ?Dans le même temps en France, la Cour des Comptes et la Banque de France se sont alliés pour exiger de nouvelles économies sur l’éducation, les universités, la santé, les salaires et les retraites !

« Tout travail mérite salaire ! »

A lire l’inventaire des dispositifs proposés, c’est une nouvelle multiplication de dispositifs d’emplois à bas salaires que l’UE et le gouvernement vont nous imposer (La Croix). Rémunérés 400€ quels que soient la formation ou l’emploi occupé, en France, en Espagne ou en Grèce, le sommet européen fin juin pourrait être celui de la construction  d’un dispositif de sous-emplois à l’échelle du continent ! Le voilà, ce modèle allemand qui se cache derrière le terme compétitivité et qui sonne comme toujours plus de précarité pour nous !

C’est notre mobilisation partout en Europe qui nous sauvera. Nos formations ne se feront pas au rabais : lycéens, étudiants, apprentis, alternants ou stagiaires, « la précarité n’est pas un métier » ! L’alternance, l’apprentissage, les emplois d’avenir ou les contrats de générations servent aujourd’hui aux patrons et aux actionnaires à nous payer en dessous du salaire minimum tout en étant exonérés de cotisations sociales pour financer les retraites ou la santé.

Pour eux c’est l’orgie des profits. Pour y mettre fin, il faut rompre avec cette exploitation et imposer la rémunération des stagiaires et des alternants au même salaire que l’emploi occupé. Il faut imposer l’embauche dès l’obtention de la qualification. Il faut reprendre le pouvoir de gestion des lycées, des universités et des CFA ! Face à l’insécurité et à l’exploitation construisons un statut du stagiaire et de l’alternant qui nous garantisse de bonnes conditions d’étude et d’emploi ! Nous ne serons pas la génération 400€ !

(Article tiré du site de la MJCF, cliquez pour voir le lien)
Publicités

Mr Hollande, où sont passées vos priorités ?!

Mr Hollande, où sont passées vos priorités ?!

Que dire de la prestation télévisée du Chef de l’Etat ce soir sinon qu’elle n’est que profondément décevante, pour tous ceux de notre génération qui avaient encore l’espoir que ça bouge ! Pas une fois, lors de son intervention François Hollande ne s’est adressé aux travailleurs, aux précaires, aux jeunes qui sont les premières cibles des politiques d’austérité. Pas une seule allusion, pas un égard. En s’exprimant tel un comptable, il s’est empressé de rassurer les entreprises et le MEDEF en avançant sur les régressions sociales qu’il compte mette en œuvre, ces mêmes patrons-voyous qui nous conduits au désastre jusqu’ici, et qui sont coutumier de ce genre de hold-up télévisé consistant à faire croire qu’il n’est pas de préoccupation plus importante que les leurs.

Ah, qu’il a su être ferme lorsqu’il faut défendre l’ANI, « accord » qui plongera encore plus les jeunes dans la précarité et la soumission aux employeurs ! De la même manière, lui qui manifestait aux côtés du peuple en 2011, nous sert une nouvelle dose d’austérité en souhaitant allonger la durée de cotisation des retraites. Avec ça, on peut être sûr que les jeunes de notre pays ne trouveront pas un emploi stable de si tôt ! Pour un Président qui avait fait de la jeunesse sa priorité, la pilule est difficile à avaler.

Les jeunes communistes souhaitent rappeler qu’ils n’attendront pas 2017 pour « juger » comme il appelait à le faire, sa politique concernant les jeunes, si cela signifie que nous sommes repartis pour 5 ans de précarisation massive, quand d’autres baignent dans les bénéfices et leur profit, un profit réalisé sur notre dos !  Nous ne lâcherons rien. Nous continuerons à rassembler la jeunesse de notre pays autour de notre campagne nationale sur le travail, des foyers de jeunes travailleurs aux lycées pros, des CFA aux universités, nous porterons avec tous les jeunes qui le souhaitent nos propositions : un smic à 1700 euros, la fin des contrats bidons, un service public de l’orientation et de l’enseignement, le droit d’intervention sur nos lieux d’études et de travail, la rémunération des stagiaires et des apprentis à 100% de l’emploi occupé et un statut pour les protéger…

Nous appelons la jeunesse à se mobiliser massivement le 9 avril prochain lors de la journée syndicale interprofessionnelle et à se rassembler opur interpeller les députés dont nous ne voulons pas qu’ils se fassent les scribes du MEDEF, afin de montrer que les jeunes ne comptent pas être une simple marchandise employable et malléable pour les patrons !

« Contrats d’avenir » : la précarité subventionnée, pour nous c’est NON !

  Communiqué du MJCF 13:

3-decembre-paris1-cgt-chomeurs.jpg Le Gouvernement présentera au conseil des ministres le 29 Août prochain, un projet de loi instituant les « contrats d’avenir », principalement à destination des jeunes peu ou pas qualifiés. 135 000 emplois subventionnés à hauteur de 75% seront crées dans le secteur non-marchand.

 A cela s’ajoutera 15 000 emplois subventionnés à hauteur de 35% dans le secteur privé (aide à la personne, développement durable, économie médico-sociale), dans ce cas précis le gouvernement utilise le prétexte du chômage des jeunes afin d’aider le patronat à créer des emplois non pérennes. C’est inadmissible !

 Là ou le bas blesse encore, c’est le caractère précaire de l’ensemble des emplois crées par le dispositif « contrats d’avenir ». Il s’agit de CDD de 1 an renouvelable 3 fois,de plus aucune garantie quant à la formation dispensée n’est mentionnée.

 Si cette mesure semble apparaître comme répondant à une situation lutte.jpg d’urgence, elle se révèle en fait n’être qu’un écran de fumée. Ce n’est pas de mesurettes concertées avec le MEDEF dont la jeunesse privée d’emploi a besoin.

 Pourtant les solutions existes : Augmentation générale des salaires afin de stimuler la consommation intérieure, limitation au maximum des CDD et de l’intérim, assurer à chacun une formation de qualité par la création d’un grand service public de l’enseignement et de la formation financé par une nouvelle branche de la sécurité sociale, ouverture de postes dans la fonction publique notamment en catégorie C. De plus, il faut revenir sur les privatisations effectuées ces 20 dernières années et procéder à des nationalisations de pans entier de l’économie, notamment dans l’industrie car le secteur public est le meilleur vecteur de formation , d’emplois stables et correctement rémunérés.

 Tant que ce gouvernement persistera à refuser de s’attaquer au patronat qui organise le chômage de masse pour maintenir la pression sur les salaires et les conditions de travail, à revenir sur les mesures de casse sociale imposées par Sarkozy, il est assuré que le soulagement d’avoir vu la droite perdre le pouvoir laissera place au désenchantement et à la résignation.

 Dés maintenant, la Jeunesse Communiste est prête à passer à l’action afin que la jeunesse prenne son avenir en main!

Le changement.. c’est pas maintenant !

https://i0.wp.com/a3.sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash4/s720x720/428470_453474198003822_1451526856_n.jpg

Les élections finies, la droite battue, la population est en attente de mesures fortes. Après dix ans de destruction des services publics, de rigueur, de division, les attentes sont grandes. Avec des salaires qui ne permettent pas de vivre décemment, un chômage qui progresse (plus d’un million en cinq ans) pendants que les profits des actionnaires sont toujours aussi élevés (30 milliards en 2011), il faut s’attaquer au pouvoir des grandes entreprises et des banques qui profitent de la crise pour casser tous nos droits et imposer l’austérité. Dans le court terme, des mesures d’urgence, mais aussi plus profondes doivent être prises pour s’attaquer à la loi de l’argent et répondre à nos besoins :

  • SMIC à 1700 euros pour permettre aux travailleurs de vivre dignement
  • Plan pluriannuel de recrutement d’enseignants pour une éducation de qualité
  • Loi sur les licenciements boursiers pour empêcher les fermetures d’usine qui font pourtant des profits et donner un droit d’appropriation de l’entreprise aux salariés
  • Loi-cadre pour les jeunes pour garantir l’accès à un emploi stable, au logement, à la santé, aux transports pour tous. Cette loi renforce les services publics et permet aux jeunes de ne plus subir la précarité dans l’emploi en créant un vrai statut pour les apprentis, en encadrant les stages, en créant un système d’allocation pour réussir ses études ou chercher l’emploi qu’on veut.

Une entrée en fonction bien timide…

Jusqu’ici, le nouveau pouvoir est resté très timide alors que se préparent des plans de licenciement massifs, menaçant de jeter des milliers de familles dans la pauvreté. Le gouvernement a décidé d’augmenter le SMIC de 2 % (soit 21 euros…), de continuer le gel des dépenses publiques et donc de poursuivre la destruction des services publics. Pour les jeunes, c’est le contrat de génération qui nous attend : des nouveaux emplois-jeunes qui font des jeunes une main-d’œuvre d’exception -exploitée- sans droits. Clairement, le compte n’y est pas.

Le gouvernement ne veut pas s’attaquer aux vrais destructeurs de nos vies que sont les grandes entreprises et les banques qui veulent imposer la loi de l’argent dans toute la société. Ils disent que tout va mal alors qu’ils se mettent bien!

Refusons les traités ultra-libéraux européens !

Alors que les peuples européens se mobilisent massivement contre la casse de leurs droits, les dirigeants européens veulent poursuivre dans la même direction et passer en force un nouveau traité qui impose de réduire les dépenses publiques (privatisation, baisse des salaires pour les fonctionnaires), de soumettre les budgets des États à la Commission européenne composée d’experts non élus.

Cela voudrait dire que toute politique qui veut répondre aux besoins de la population serait rejetée. Le président avait promis de renégocier le traité, il ne parle désormais que de croissance… qui est impossible si on ne peut investir dans l’emploi, la recherche et les services publics pour permettre de sortir de l’étau de l’austérité.

François Hollande avait déclaré après sa victoire le 6 mai dernier : « l’austérité, c’est fini ! ». Qu’il passe aux actes en rejetant ce traité antidémocratique et antisocial pour ouvrir le chantier d’une autre Europe des peuples et sortir de la crise.

Rigueur de gauche ou austérité de droite, deux mots pour une même politique ! Cessons les illusions, le changement construisons le à travers l’organisation : dans les organisations communistes, syndicales et associatives et avec le soutiens des élus communistes du Front de gauche ! Les socialistes refusent d’écouter nos revendication sur le SMIC, l’emploi, l’éducation, la révolution fiscale ou encore une nouvelle république et la sortie de l’Europe Capitaliste, la seule solution est donc la mobilisation de la plus large majorité de travailleurs, des jeunes et du peuple français !

 

Sommet G8-OTAN : Stop à l’austérité et à la guerre !

Sommet G8-OTAN : Stop à l’austérité et à la guerre !

De vendredi 18 mai au lundi 21 mai, les sommets du G8 et de l’OTAN se sont succédés et ont constitué les premiers pas du nouveau président français, François Hollande, sur la scène internationale. Le «changement c’est maintenant» annoncé a été inexistant.

Durant le sommet du G8, toujours aussi illégitime car excluant les peuples des décisions fondamentales, les chefs d’Etat ont plaidé pour plus de croissance et appeler les dirigeants européens à une «zone euro forte et unie». Encore et toujours des vœux pieux qui ne sortent pas de la logique de l’austérité, destructrice d’emplois et mortelle pour les peuples. C’est en mettant à terre les marchés financiers et en répondant à nos besoins sociaux que nous sortirons de la crise.

Ces dirigeants ont ensuite manifesté leurs préoccupations au sujet des troubles politiques en Afrique du Nord, au Sahel et au Moyen-Orient comme s’ils n’étaient pas responsables et ne profitaient pas de la déstabilisation dans ces régions pour faciliter l’accès aux ressources naturelles et aux marchés juteux pour leurs entreprises… Cela leur a permis d’embrayer sur le sommet de l’OTAN qui s’est tenu à Chicago.

Le sang coule à flots pour l’industrie militaire

Au menu, l’Afghanistan et la défense antimissile. Le président français a annoncé le retrait français pour la fin de l’année tout en restant évasif sur une présence française aux côtés des USA qui seront présents jusqu’en 2024 dans une guerre qui n’a fait que renforcer l’extrémisme et la violence. Pire, cette annonce de retrait a été l’occasion de masquer l’implantation du bouclier antimissile américain en Europe pour faire face une prétendue attaque extérieure (Russie, Iran). Nous aurions souhaité qu’un président de gauche remette en cause le processus enclenché par ses prédécesseurs de réintégration progressive dans l’OTAN et d’escalade de la tension qui passe par le réarmement. On nous proclame la crise partout dans le monde avec comme unique solution l’austérité et ses réductions des dépenses avec anéantissement des besoins vitaux pour les développement et une vie digne pour les peuples alors que pendant ce temps là le budget militaire mondial a doublé en dix ans…

Nous demandons au président français d’empêcher le financement et l’installation de ce bouclier antimissile qui engraissera l’industrie militaire sur notre dos au lieu d’utiliser cet argent prioritairement pour nos besoins fondamentaux. Nous sommons également au nouveau président de se retirer au plus vite de l’Alliance atlantique qui prétend s’ériger en gendarme du monde satisfaisant les intérêts de la puissance américaine au mépris de la liberté des peuples. La sortie de l’OTAN, c’est maintenant!