La MJCF reste au front des luttes sociales

Alors que l’été vient d’ouvrir ses portes, le climat reste pourtant détestable. Comment pourrions-nous profiter de nos vacances dans l’insouciance quand les difficultés nous écrasent et nous empêchent de profiter du « plus bel âge de la vie » ?  

Nous lançons la mobilisation des organisations de jeunesses pour refuser d’être condamnés à la précarité! (déclaration unitaire et invitation au meeting de lancement ci-contre).

Cet été a pour nom chômage de masse, contrats saisonniers pourris payés au lance-pierre, stages non ou peu payés, discriminations en tout genre… les chiffres ne choquent même plus malgré l’ampleur de la catastrophe : un jeune sur cinq sous le seuil de pauvreté, 25,7% de chômage soit 780 000 demandeurs d’emplois, près de 180 000 jeunes qui sortent du système scolaire sans formation ni qualification. Dans ce contexte, les premières annonces de la  nouvelle conférence sociale  n’augurent pas encore de changement positif.

On nous ressort avec une nouvelle réforme des retraites annoncée qui devrait allonger la durée de cotisation et sape toujours plus notre système par répartition dans la lignée des régressions précédentes. Quant aux salaires ou à l’argent public destiné aux entreprises, on peut repasser…  Ce gouvernement nous  serine  sans cesse de trouver de nouvelles économies de  de 20 milliards d’euros  alors qu’il donne la même somme au patronat sans contreparties  au nom de la compétitivité!

Avec d’autres organisations de jeunesse, nous affirmons le principe que la durée de cotisation ne peut être allongée ! Cela restreint toujours plus l’entrée des jeunes dans le monde du travail  tout en allant à l’encontre des besoins des travailleurs de ce pays. Il faut au contraire une réelle ambition pour les jeunes  de France en sécurisant les parcours d’emploi et de formation. Il ne faut plus un jeune en stage, en apprentissage ou en alternance sans garantie de qualification ou d’embauche. Il ne faut plus permettre aux employeurs de nous considérer comme un coût par des dispositifs spécifiques sous-payés au nom de « l’insertion » ou à grands coups d’exonérations massives de cotisations qui n’ont jamais prouvé leur efficacité à créer de l’emploi. Il ne faut plus faciliter les licenciements de la part de ces entreprises alors qu’elles réalisent des profits. Une vie faite de CDD ou d’autres contrats précaires n’est à l’évidence pas envisageable pour nous. Cela rend impossible toute idée d’une retraite pleine et entière.

Nous mobiliserons pour gagner ces nouveaux droits car il s’agit bien d’agir dès maintenant pour changer nos conditions de vie et permettre à tous de se former ou de travailler dignement. C’est bien ainsi que nous pourrons construire et maitriser notre avenir et donc nos retraites. Avec les organisations progressistes de jeunesse et tous les jeunes, nous construirons ces contenus au travers de nos forums-débats et nos multiples actions pour ne rien céder face à de futures régressions. L’heure est au vrai changement !

Nous nous donnons rendez-vous tout au long de l’été lors de nombreuses initiatives comme le camp d’été du MJCF pour construire ces réponses et cette mobilisation salutaire pour sortir le pays des impasses de l’austérité et des griffes de l’extrême droite. A la rentrée, plus offensifs que jamais, nous serons dans la rue le 10 septembre pour exiger une autre réforme des retraites. Nous serons des milliers à la Fête de l’Humanité, réunis notamment dans un grand forum pour l’emploi des jeunes pour faire entendre la voix d’une génération qui refuse de se laisser sacrifier sur l’autel de l’austérité !

(Articlé tiré du site de la MJCF)

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Le 5 Mars, tous dans la rue contre l’accord MEDEF-CFDT !

Arnaques, MEDEF et accord pourri

Ce mardi 05 mars, à travers la France et 169 lieux de manifestation, les indignés du monde du travail défileront pour marquer leur plus ferme résolution à la suppression pure et simple de l’accord « historique » entre le MEDEF et la CFDT. Cet accord menace plus que jamais les libertés des travailleurs, déjà en position affaiblie face à l’emprise patronale, qui n’attend que cette occasion de resserrer davantage encore le nœud qu’elle serre autour des travailleurs pour toujours obtenir plus d’eux en évitant au maximum de les rétribuer, au nom du profit maximum.

En quoi cet accord est-il historique ?

Cet accord est bien historique, mais pas dans le sens « grand évènement historique marquant une progression notable dans les rapports humains » mais plutôt du genre « nouvelle date de l’oppression exercée par le capital, c’est à dire le grand patronat et la finance, sur le monde des travailleurs afin de préserver leur fuite en avant face à la fin inéluctable du capital ». Les droits des travailleurs, déjà mis à mal depuis déjà des années, conservés voire trop rarement améliorés au prix de luttes intenses, seront une nouvelle fois balayés en un traité rédigé par le syndicat patronal qu’est le MEDEF. Cet accord est historique, car s’il était transformé en loi comme c’est prévu, il signerait la mort du code du travail comme protection permettant de contrebalancer en partie le lien de subordination et de dépendance du salarié vis-à-vis de l’employeur.

Décryptage d’une bombe pour l’emploi

Cet accord, s’il est validé, sera une vraie défaite pour le monde du travail, actuel et à venir. Cet accord va permettre au patronat de faciliter la destruction de l’emploi et la soumission du travailleur aux conditions patronales, qui visent plus une logique de profit personnel maximisé que du bien-être de son « outil », à qui est dispensé « l’essentiel pour survivre » et qui à ses yeux voit en l’employé, l’ouvrier, comme un outil remplaçable. Cet accord permettrait de briser les barrières encore existantes à la flexibilité et affaiblir considérablement les droits des salariés dans l’entreprise.

L’accord aggrave encore, après les lois Fillon de 2004 et 2008 qu’il faut abroger, la remise en cause de la hiérarchie des normes en permettant de nouveau qu’un accord d’entreprise soit moins favorable que la convention collective et que la loi : en cas de « graves problèmes conjoncturels » de l’entreprise (quelle entreprise ne connaît pas de problème conjoncturels et surtout qui en jugera ?), il ne laisse d’autre choix au salarié que d’accepter la baisse de son salaire et l’augmentation de son temps de travail sous peine de licenciement.

Loin de permettre « la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » cet accord va, au contraire, aggraver la précarité du travail en libérant le patronat de nombre d’obligations. Le salarié pouvait encore jusqu’à présent refuser les avenants à son contrat de travail et garder l’ensemble de ses droits s’il était licencié. L’accord de « sécurisation de l’emploi » signé le 11 janvier va beaucoup plus loin dans l’inversion de la hiérarchie des normes et dans la fin du principe de faveur. Il constitue en ce sens une immense régression du droit du travail : si un accord majoritaire est signé dans l’entreprise, imposant une baisse des salaires ou une hausse du temps de travail, le salarié ne pourra refuser l’avenant à son contrat de travail. S’il le fait, il sera licencié sans les droits collectifs afférents au licenciement économique.

Résumé des différents dangers de cet accord

Résumé des différents dangers de cet accord

Luttons pour nos droits

Cette logique de profits personnels maximisés aux dépends de notre sécurité, de notre avenir, de nos aspirations à une vie digne et posée doit être combattue. A ceux qui prôneront l’inutilité des manifestations, nous leur répondons qu’en ne faisant rien, on a rien. Que déjà par le passé, la mobilisation de la jeunesse, désireuse d’un avenir sans peurs, du monde du travail, qui veut conserver ses acquis obtenus de haute lutte, ces individus de tous âges, tous horizons, unis par un idéal commun, celui de la dignité de l’existence pour les travailleurs présents et à venir, déjà ils ont su se battre et gagner, souvenez-vous du Contrat Premier Embauche (CPE), de la réforme des retraites. Nos droits n’ont pas à être bafoués au nom du désir de quelques uns de s’enrichir. Et ce n’est qu’ensemble, qu’en se mobilisant en masse et en montrant que l’on en a marre d’être pris pour des vaches à lait, que nous ne sommes pas des outils interchangeables et jetables, que nos existences sont plus importantes que leurs profits, que l’on obtiendra quelque chose. L’accord ne passera pas sans une lutte acharnée, soyons mobilisés pour ne pas être spoliés.

Tous ensemble, défendons nos droits !

Face à l’austérité, mobilisons nous le 13 Octobre !

Partout en Europe, les dirigeants politiques font subir l’austérité aux peuples. Prétextant vouloir réduire les déficits, les dirigeants détruisent en fait nos systèmes de protection social et continuent de donner toujours plus de moyens aux entreprises privées qui licencient, précarisent et divisent nos pays. Mais les résistances sont nombreuses, dans de nombreux pays d’Europe des manifestations monstres ont eu lieu, marquant ainsi le rejet du peuple de la politique d’austérité. A Lisbonne , Bruxelles, Athènes ou Paris, les places étaient noires de monde pour refuser les politiques d’austérité! Ce samedi 13 Octobre à 11h place de la république , rassemblons nous nombreux à Lille pour refuser la politique d’austérité du gouvernement socialistes !

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Manifestons pour combattre le Traité européen !

Le Parti socialiste et l’UMP ont prévu de voter cette semaine pour la mise en place du « paquet européen » contenant le traité de stabilité budgétaire et le mécanisme européen de stabilité.

Sous couvert des mots « stabilité » et « réduction des déficits », ce traité va en fait imposer l’austérité aux peuples d’Europe pour que spéculateurs et capitalistes puissent continuer leur buisness ! Une fois de plus, le gouvernement socialiste continue les politiques misent en place par l’UMP et Sarkozy, ces politiques qui ruinent les peuples d’Europe comme en Grèce ou en Espagne !

Le mécanisme européen de stabilité est une nouvelle autorité qui vise à instaurer une loi fondamentale de l’union européenne. Le MES prévoit qu’un état ne pourra recevoir d’aides sans avoir préalablement ratifié le traité. Il est donc prévu un contrôle systématique des budgets des états au mépris total de leur souveraineté!

En effet, il est prévu dans cette loi que le capital du MES s’élève à 700 milliards d’euros. Les états membres promettraient d’honorer toutes demandes de capital « irrévocablement et sans conditions en moins de 7 jours » (article 9). Les états qui voudraient remettre en cause ce fonctionnement se verront poursuivre en justice par les autorités du MES, alors même que « les moyens financiers, les actifs et les propriétés du MES jouiraient d’une immunité juridique » (article 27)

Les membres du conseil du MES qui prendraient les décisions de racketter les peuples d’europe ne seraient élus par personne! Ils seraient simplement désignés par l’union européenne. En tant que citoyens, nous n’aurions aucun contrôle sur leurs activités surtout que « les membres du conseil, directeurs, remplaçants et membres du personnel sont préservés contre des procédures juridiques quant à leurs actions et jouissent d’immunité quant à leurs papiers et documents officiels » (article 30)

Manifestons contre la politique des dirigeants socialistes !

Les dirigeants socialistes ont oublié par qui ils avaient été élus. Alors que ce sont les travailleurs, les étudiants, les chômeurs qui se sont mobilisés pour virer Sarkozy et élire les socialistes, eux continuent la même politique que la droite. Ils n’ont pas renégocié le traité européen alors qu’ils s’y étaient engagés. Ils ne remettent pas en cause les 38,5 Milliards d’euros de profit générés par le Cac 40 en 2012 et laissent se développer le chômage, la hausse des prix, la multiplication des fermetures d’usine et la dégradation de nos conditions d’études et de vie. Leur dernier cadeau au patronat, ils avaient prévu de taxer les plus-value sur les actions en bourse mais face aux patrons, le gouvernement a reculé.

Manifestons pour défendre nos droits !

 Face à la crise du système capitaliste, la solution n’est pas dans l’austérité, elle est dans la défense de nos droits! En France, les travailleurs sont parmis les plus productifs au monde et pourtant bon nombre d’entre nous galèrent pour se loger, se déplacer et même pour se nourrir. Nous l’affirmons, il faut changer ce système capitaliste! l’économie doit être gérée démocratiquement pour répondre aux besoins de ceux qui produisent les richesses, pas pour enrichir une poignée de capitalistes, pour nous c’est ça le vrai socialisme ! A Lille, nous sommes déja engagés dans des batailles pour permettre à tout le monde de se loger, d’avoir un travail et de se déplacer. Alors que les « socialistes » et les verts à la communauté urbaine ont retiré la gratuité des transports pour les lycéens et font désormais payer 9 à 18 euros par mois à 20 000 lycéens et leurs familles pour se rendre au lycée, nous nous battons pour le droit à une éducation gratuite et donc pour la gratuité des transports pour les lycéens et les étudiants! Comme à Aubagne ou à Toulouse, à Lille, la gratuité des transports pourrait être étendues à tous !

Soyons nombreux à Manifester!

Rendez-vous Samedi 13 Octobre à 11 h, Place de la République à Lille

Le changement.. c’est pas maintenant !

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Les élections finies, la droite battue, la population est en attente de mesures fortes. Après dix ans de destruction des services publics, de rigueur, de division, les attentes sont grandes. Avec des salaires qui ne permettent pas de vivre décemment, un chômage qui progresse (plus d’un million en cinq ans) pendants que les profits des actionnaires sont toujours aussi élevés (30 milliards en 2011), il faut s’attaquer au pouvoir des grandes entreprises et des banques qui profitent de la crise pour casser tous nos droits et imposer l’austérité. Dans le court terme, des mesures d’urgence, mais aussi plus profondes doivent être prises pour s’attaquer à la loi de l’argent et répondre à nos besoins :

  • SMIC à 1700 euros pour permettre aux travailleurs de vivre dignement
  • Plan pluriannuel de recrutement d’enseignants pour une éducation de qualité
  • Loi sur les licenciements boursiers pour empêcher les fermetures d’usine qui font pourtant des profits et donner un droit d’appropriation de l’entreprise aux salariés
  • Loi-cadre pour les jeunes pour garantir l’accès à un emploi stable, au logement, à la santé, aux transports pour tous. Cette loi renforce les services publics et permet aux jeunes de ne plus subir la précarité dans l’emploi en créant un vrai statut pour les apprentis, en encadrant les stages, en créant un système d’allocation pour réussir ses études ou chercher l’emploi qu’on veut.

Une entrée en fonction bien timide…

Jusqu’ici, le nouveau pouvoir est resté très timide alors que se préparent des plans de licenciement massifs, menaçant de jeter des milliers de familles dans la pauvreté. Le gouvernement a décidé d’augmenter le SMIC de 2 % (soit 21 euros…), de continuer le gel des dépenses publiques et donc de poursuivre la destruction des services publics. Pour les jeunes, c’est le contrat de génération qui nous attend : des nouveaux emplois-jeunes qui font des jeunes une main-d’œuvre d’exception -exploitée- sans droits. Clairement, le compte n’y est pas.

Le gouvernement ne veut pas s’attaquer aux vrais destructeurs de nos vies que sont les grandes entreprises et les banques qui veulent imposer la loi de l’argent dans toute la société. Ils disent que tout va mal alors qu’ils se mettent bien!

Refusons les traités ultra-libéraux européens !

Alors que les peuples européens se mobilisent massivement contre la casse de leurs droits, les dirigeants européens veulent poursuivre dans la même direction et passer en force un nouveau traité qui impose de réduire les dépenses publiques (privatisation, baisse des salaires pour les fonctionnaires), de soumettre les budgets des États à la Commission européenne composée d’experts non élus.

Cela voudrait dire que toute politique qui veut répondre aux besoins de la population serait rejetée. Le président avait promis de renégocier le traité, il ne parle désormais que de croissance… qui est impossible si on ne peut investir dans l’emploi, la recherche et les services publics pour permettre de sortir de l’étau de l’austérité.

François Hollande avait déclaré après sa victoire le 6 mai dernier : « l’austérité, c’est fini ! ». Qu’il passe aux actes en rejetant ce traité antidémocratique et antisocial pour ouvrir le chantier d’une autre Europe des peuples et sortir de la crise.

Rigueur de gauche ou austérité de droite, deux mots pour une même politique ! Cessons les illusions, le changement construisons le à travers l’organisation : dans les organisations communistes, syndicales et associatives et avec le soutiens des élus communistes du Front de gauche ! Les socialistes refusent d’écouter nos revendication sur le SMIC, l’emploi, l’éducation, la révolution fiscale ou encore une nouvelle république et la sortie de l’Europe Capitaliste, la seule solution est donc la mobilisation de la plus large majorité de travailleurs, des jeunes et du peuple français !

 

La publication des chiffres du chômage le 25 janvier accable une fois de plus la politique du gouvernement

5,6% de privés d’emploi supplémentaire rien que sur l’année 2011. Le chiffre du chômage le plus élevé depuis 12 ans atteint 4 millions 537 mille demandeurs d’emploi ! Il y a aujourd’hui près de 5 millions de chômeurs en France si l’on y ajoute tous les dispositifs mis en place par la droite pour radier des chômeurs des listes et maquiller les vrais chiffres. Le taux de chômage des moins de 25 ans reste le plus élevé.

Nicolas Sarkozy qui avait dit vouloir faire du travail une priorité de son mandat, n’aura apporté que le chômage de masse.

Alors que cette situation appelle à un changement de politique radical, l’UMP est en campagne depuis plusieurs semaines pour faire un copier coller du « modèle Allemand » et nous distiller leurs mensonges sur le cout du travail qui serait trop élevé.

Cette campagne pour la baisse des salaires et la flexsécurité fera partie des annonces du Président dimanche soir, notamment sur la TVA anti-social.

Pourtant le gouvernement est pris une fois de plus en flagrant délit de mensonge. Mardi, la publication d’un rapport de l’OIT épingle la politique allemande de compétitivité par les salaires. L’Organisation internationale du travail y voit « la cause structurelle » de la crise en zone euro. « Les coûts du travail en Allemagne ont chuté depuis une décennie par rapport aux concurrents, mettant leur croissance sous pression, avec des conséquences néfastes pour la viabilité de leurs finances publiques » « La politique de déflation salariale n’a pas seulement amputé la consommation. Elle a aussi conduit à un accroissement des inégalités de revenus, à une vitesse jamais vue, même durant le choc de l’après réunification », dénonce l’OIT. « Au niveau européen, cela a créé les conditions d’un marasme économique prolongé, car les autres pays membres voient de plus en plus une politique de déflation des salaires encore plus dure comme solution à leur manque de compétitivité », souligne le rapport.

Voilà ce que veut nous imposer l’UMP : s’enfoncer dans les mêmes logiques qui nous ont plongé dans la crise.

Pour en finir avec la précarité et le chômage de masse pour les jeunes, Le MJCF mets dès maintenant en débat dans toute la France la proposition de loi pour la jeunesse des députés communistes. Cette loi permet de prendre toutes les dispositions pour en finir avec la précarité, gagner la mise en place d’un statut pour les jeunes en formation et insertion pour accéder un véritable travail stable et en finir avec les contrats bidons.

Le Front de gauche, dans son programme « L’humain d’abord » propose en premier lieu le rétablissement des 35 heures. Le smic doit être porté immédiatement à 1 700 € brut pour 35 heures travaillées. La sécurité sociale professionnelle doit prendre en charge les périodes de non emploi et de formation. Enfin, le Front de gauche interdira les licenciements boursiers et instaurera un service public de la formation professionnelle du travail.

Pour donner de la force à ces propositions, le MJCF appelle à un grand rassemblement des jeunes le samedi 24 mars à Paris.

La saignée se poursuit !

Le Premier ministre François Fillon vient d’annoncer de nouvelles mesures d’austérité dans la droite ligne de la casse sociale orchestrée par son gouvernement depuis quatre ans. Pour conserver les faveurs des marchés financiers (le nouveau dieu triple A), nos dirigeants semblent prêts à tout brader. Non contents de violer la souveraineté de nos voisins européens (la Grèce et l’Italie), le gouvernement se fait l’élève zélé du nouveau culte des marchés : la réduction des déficits publics !

Petit florilège des principales mesures annoncées : le passage de l’âge de départ à la retraite à 62 ans est avancé de 2018 à 2017 (augurant d’un grignotage au fur et à mesure), la hausse de la TVA de 5,5% à 7% pour les activités de services, l’indexation des prestations sociales sur la croissance (en période de récession, cela signifierait une baisse des pensions), les dépenses de l’Etat seront enfin réduites d’un milliard par an dès 2013 (ce sera un milliard et demi pour 2012 !).

Evidemment, les économies touchent le portefeuille des classes populaires et attaquent les activités qui créent des richesses. Toujours rien sur une taxation des plus riches et de leurs capitaux, notamment des transactions financières dont le président Sarkozy s’est fait le héraut pendant le sommet du G20. Le gouvernement fait diversion pour ne pas remettre en cause les mécanismes qui ont mené à la crise et qui nous plongent toujours plus dans la pauvreté. Pas un geste sur une taxation des plus riches alors que les mesures économiques, notamment fiscales, prises depuis 2007 nous ont plongé dans la récession dixit la cour des Comptes. Pas un mot non plus sur ces grandes entreprises qui licencient ou qui réduisent les droits des travailleurs (travail gratuit, allongement du temps de travail). Au lieu de cela, François Fillon conseille aux patrons du CAC 40 de geler leurs salaires. Délicate attention !

Le choix et la stratégie du gouvernement sont clairs : casser progressivement et méthodiquement tous les dispositifs de redistribution pour servir la classe dominante. Ils ont déclaré la guerre au peuple et enfoncent le pays dans la récession : faisons le choix de la solidarité en nous mobilisant face à l’austérité !