Expulsion de militants communistes de Palestine : face à la répression, détermination !

Dimanche dernier, une délégation de jeunes communistes décollait pour la Palestine et Israël. Comme chaque année, ce voyage de solidarité permet aux jeunes de découvrir la situation sur place et de mieux appréhender l’ensemble des problématiques en rencontrant des progressistes israéliens et palestiniens.

Mais pour trois d’entre eux, le voyage a tourné court. Dès leur arrivée à l’aéroport de Ben Gourion de Tel-Aviv, nos camarades ont été arrêtés puis interrogés en raison de leurs origines. Après treize heures d’interrogatoires et d’attente, lorsque les autorités militaires et douanières se sont aperçus qu’ils étaient militants communistes, la sentence ne s’est pas fait attendre.

Ils ne verront jamais la Palestine, et découvriront seulement le centre de rétention du côté israélien. Dès le lendemain, ils furent expulsés dans le premier avion direction Paris, escortés par les forces de police jusque dans l’avion, assortis d’une interdiction de revenir sur le territoire israélien. Les seules traces qu’ils laisseront sont les empreintes digitales que leur ont prises les autorités israéliennes…

Israël ou comment pratiquer l’arbitraire et le racisme d’État à grande échelle !

Ce qui est arrivé à nos trois camarades est malheureusement un fait divers dans la région. Tous les jours, des dizaines d’hommes et de femmes du monde entier sont expulsés en raison de leurs origines, leur religion ou de leur militantisme à l’aéroport. Ce racisme qu’il convient d’appeler racisme d’État, cette humiliation, cette logique sécuritaire, c’est ce que subissent quotidiennement des dizaines de milliers d’arabes Israéliens et les Palestiniens. Exprimer sa solidarité avec le peuple palestinien et au-delà avec tous les militants d’une paix juste et durable dans la région dépend du bon vouloir des autorités israéliennes puisque les Palestiniens n’ont même pas ce droit d’avoir un aéroport pour accueillir des ressortissants du monde entier…

Alors que des négociations très fragiles vont reprendre entre Palestiniens et Israéliens sous l’égide « d’un arbitre impartial » que sont les États-Unis d’Amérique, la politique coloniale et d’apartheid continue ses ravages sur place. Pour preuve, après avoir annoncé la libération de 104 prisonniers politiques palestiniens (qui ne pourront pas retourner chez eux par ailleurs), nous apprenons aujourd’hui qu’Israël annonce la construction de 900 logements de plus dans les colonies à Jérusalem-Est, s’ajoutant aux 1182 de la semaine dernière.

Au regard de l’obstination du gouvernement israélien, on ne peut qu’être dubitatif quand aux résultats des négociations sur la question du droit des Palestiniens à vivre dans un Etat libre et souverain.

Notre détermination à poursuivre le combat n’est en rien entamée, elle est renforcée !

Après la colère et l’indignation, viendra très rapidement celui de la demande d’explications. Dans les prochains jours, nous interpellerons notre ministre des affaires étrangères Laurent Fabius, pour connaitre son avis sur l’expulsion de trois ressortissants français de l’État d’Israël sans raisons apparentes.

Notre détermination à mener le combat pour la liberté du peuple palestinien n’est en rien entamée. Partout en France, les milliers de jeunes communistes continueront d’animer la bataille en dénonçant les entreprises françaises qui font du commerce avec les colonies, en organisant des tournois de foot comme en juin dernier, ou encore des cinés-débats pour faire connaitre la situation sur place, en exigeant surtout de notre gouvernement qu’il reconnaisse unilatéralement enfin la Palestine comme un État. Liberté pour la Palestine, Libres Palestiniens !

La coordination nationale du MJCF et DIDF-Jeunes

(Article tiré du site de la MJCF, à lire ici)

Publicités

Délit de soumission pour le « Pays des Droits de l’Homme »

Edward Snowden, nouveau bouc émissaire de l’impérialisme capitaliste

  La comptine est connue, souvent jouée, toujours suivie, gardant le même rythme basique, à la saveur amère et qui irrite plus qu’il n’enchante : la sombre partie de « Washington a dit… » qui semble dicter les règles de la moitié du monde se déroule toujours au-dessus de nos têtes, nous faisant renier nos valeurs, nos combats, nos aspirations. Peu importe le chef d’orchestre, la chanson reste la même, les USA disent, ses vassaux font (comment peut-on parler d’alliés lorsqu’on est soumis idéologiquement à un Etat qui se voit comme « leader du monde libre contre l’Empire du mal » ?), avec l’application d’une bleusaille soumise aux ordres d’un sergent-chef. Ici aussi, peu importe le visage de l’Etat, la soumission reste la même, l’empressement à cirer les bottes qui piaffent d’impatience de claquer partout où ses intérêts (économiques) les porteront.

  La France, selon la tradition, selon la mémoire collective, est le pays des Droits de l’Homme et du Citoyen. La France, porte-étendard du respect de tous, du droit des gens sans distinction aucune, de la fraternité entre tous ? A une époque, certainement, mais nous ne sommes plus à cette époque, cela est certain. Respect de l’individu et de ses droits, fraternité, ces mots ne sont rien pour les néolibéraux qui s’accaparent le pouvoir depuis plus de 40 ou 50 ans, sous les diverses bannières qu’ils se donnent, PS, RPR ou UMP. La fraternité n’est pas cotée en Bourse, et le respect des droits de tous, sans distinction, ne permet pas d’engranger du profit monétaire.

  La France de Hollande montre aujourd’hui encore sa vassalité au pays de l’impérialisme capitaliste, qui appelle « démocratie » la recherche du contrôle de ressources pétrolières, par l’attitude que nous n’hésiterons pas à qualifier de « honteuse », de refuser l’asile politique à l’ancien agent de la NSA Edward Snowden. Le Pays des Droits de l’Homme et du Citoyen n’est vraiment plus qu’un titre d’apparat, une fumisterie qui cherche à nous donner un certain prestige. Mais où est le prestige sans la mise en application ?

  Rappel des faits : Edward Snowden est devenu, dans la lignée des Julian Assange (fondateur de Wikileaks, qui publie des documents secrets mettant en cause divers pays du monde, notamment les USA) ou Bradley Manning (militaire accusé de trahison envers la nation pour avoir informé Wikileaks des réalités des guerres menées au nom de la « démocratie » par les USA , un ennemi public, accusé de trahison et d’espionnage pour avoir révélé les arcanes du programme PRISM, qui sous couvert de lutte contre le terrorisme permet à la NSA de collecter des informations sur les usagers des grands services de l’Internet et de l’informatique, Google, Facebook, Microsoft, Yahoo ! Apple, pour ne citer que les plus gros. PRISM est une surveillance automatisée des grands services Internet, mails, réseaux sociaux, photos et vidéos, historiques de navigation, conversations vocales des usagers de ces services. Ainsi que l’espionnage des institutions européennes, montrant à quel point les Européens sont, pour les Américains, des vassaux et non des alliés de confiance.

  Contraint depuis de quitter son pays (il logeait à Hawaï avec sa petite amie, gagnait 200 000€ par an et était un citoyen modèle, selon la norme américain), le hacker, qui a choisi de renoncer à ses avantages, à son train de vie, à sa situation, ce qui montre qu’il n’est pas un pauvre hère en recherche de renommée, il vivait bien mieux que la plupart des Américains. Pourquoi alors choisir de révéler la vérité ? Selon lui, « J’ai accepté de sacrifier tout cela car je ne pouvais laisser, en mon âme et conscience, le gouvernement américain détruire la vie privée et les libertés fondamentales des gens tout autour du monde, au moyen de ce gigantesque système de surveillance qui est en train d’être secrètement mis au point. » Des propos tenus à Hong Kong, son premier point d’atterrissage.

  Depuis, la majorité des pays sollicités par Edward Snowden pour un asile politique lui ont tourné le dos, fidèles aux ordres venant de l’Oncle Sam. Comme le résume si bien Manuel Valls, notre ministre de l’Intérieur : « M. Snowden est un agent des services américains, et c’est un pays ami avec lequel nous avons des relations ». Les relations avant les idéaux dont on aime tant se parer pour se donner l’air important, la preuve est encore une fois visible ici. A cet homme qui veut ouvrir les yeux du monde sur l’impérialisme tentaculaire des Etats-Unis, la France refuse encore de se dresser comme gardienne des Droits de l’Homme qu’elle aime tant rappeler sur le papier, mais qui dans les faits restent des illusions d’un autre temps.

Nous y voyons aussi le vrai visage du « sympathique et décontracté » Obama, qui est aussi prompt que son prédécesseur texan à pourchasser ceux qui dérangent les lobbys et à refuser les droits les plus élémentaires à tous, sous le prétexte que les USA font ce qu’ils lui plaisent. Un prix Nobel de la Paix qui a déclenché des conflits et qui traque des citoyens qui montrent leur désaccord avec le système, cela est bien contradictoire. Ajoutons qu’Obama poursuit l’héritage de George Bush avec les maintiens de PRISM et de Guantanamo.

  Et pour ajouter le ridicule à l’indignation de refuser l’asile politique à un homme traqué pour sa défense des droits élémentaires, il est bon de mentionner l’incident diplomatique Evo Morales. Le président socialiste (au sens réel du terme, pas au sens tel qu’on l’a en France, un vrai homme de gauche) de Bolivie s’est vu contraint de s’écarter de l’espace aérien français, entre autres, et de ne pas survoler notre territoire. Pourquoi ? Car une rumeur annonçait la présence d’Edward Snowden dans l’avion du Président Bolivie. Mais qu’est-ce qui a provoqué une telle peur à nos chefs d’Etat ? La réprimande de Washington ? Il est fort à parier que c’est exact. Un comportement aussi indigne envers un chef d’Etat, déjà considéré comme nuisible par la toute-puissance impérialiste à cause de ses idées socialistes, et qui voit ses droits de représentant du peuple bolivien balayés par le diktat de l’impérialisme, est absolument intolérable, et honteux pour la France. Le président Morales est resté digne dans cette épreuve, qui montre encore la paranoïa profonde des USA, leur volonté de s’en prendre à tout ce qui ne va pas dans leur sens, directement ou par leurs vassaux et leur peur.

  Oui, l’Amérique d’Obama, l’Amérique de l’impérialisme capitaliste, porteur d’austérité et de menaces, a peur, peur de Snowden, de ses savoirs, de ses révélations. Ils ont peur de voir les peuples se révolter pour se libérer de leurs chaînes invisibles, ils ont peur de voir leurs vassaux surpassés par la vindicte des peuples révoltés, ils ont peur de voir leur hégémonie, qu’ils tentent de renforcer grâce au fielleux « Accord Transatlantique » qui plongera la France et l’Europe plus profondément encore dans la vassalité et la soumission à l’Oncle Sam, ébranlée par l’éveil des peuples.

  Nous, la MJCF Cambrai, parmi toutes les associations militantes qui soutiennent cette cause appelons la France, de son peuple à sa représentation élue, à redevenir le Pays des Droits de l’Homme et du Citoyen. Nous appelons à l’asile politique pour Edward Snowden, pour montrer que nous restons concernés dans la défense des libertés et du respect envers chaque être humain. Que ce surnom n’en est pas qu’un, et que la France reste fidèle à ses valeurs républicaines, humanistes et solidaires. Et que si le sommet de l’Etat reste soumis aux ordres de Washington, que le peuple, dans son ensemble, se montre solidaire d’Edward Snowden, qui risque sa vie, et qui a renoncé à ses facilités sans rien demander en retour. Simplement par besoin de vérité. De respect envers tous.

LA MJCF Cambrai montre sa solidarité à Edward Snowden, et souhaite son asile politique, au nom de la liberté et du respect de l’individu, car l’espionnage industriel des particuliers est une chose inacceptable.

La MJCF Cambrai

En mai, la JC fait ce qu’il lui plaît !

La Jeunesse Communiste de Cambrai a connu ce que l’on peut appeler un début de mois de mai agité, avec le 1er mai, date traditionnelle de rassemblement et le 5 mai. Deux rassemblements placés sous le signe de la solidarité, de la fraternité et de la bonne humeur, avec en plus les bonnes grâces du soleil, qui a contribué à rendre plus attractif encore ces évènements auxquels la JC Cambrai a su se montrer assidue. Retour sur ce 1er mai et ce 5 mai qui marquent le début d’un mois agité pour la JC, qui sera toujours au rendez-vous !

1er mai : Rassemblement, muguets et barbecue

Différents intervenants de groupes syndicaux cambrésiens ont exposé la situation du Cambrésis

Différents intervenants de groupes syndicaux cambrésiens ont exposé la situation du Cambrésis

Le 1er mai, la fête du travail et des travailleurs, a vu dans toute la France des rassemblements d’associations politiques et syndicales, dans une ambiance festive de camaraderie, et avec malgré tout le sérieux exigé par la situation économique et sociale de notre pays. Cambrai n’a pas fait exception, et la place Aristide Briand, la place principale de la ville, a vu se rassembler une centaine de personnes sous diverses bannières, dont la CGT et évidemment, notre Jeunesse Communiste. Les interventions furent pleines d’alarmes sur les questions urgentes que notre pays, et notre région doivent se poser en ces heures de crise pour les travailleurs. Malgré tout, la solidarité fut au rendez-vous, et les participants ont pu afficher un sourire d’optimisme.

Qui dit 1er mai dit muguet, et la vente de muguet, activité entre toutes traditionnelle du 1er mai, ne fut pas négligée par la JC Cambrai, qui vendit du muguet à des prix solidaires pour permettre à tous de respecter la tradition de la fête née en commémoration du massacre de Haymarket en 1886. Les bénéfices des ventes servant au développement de notre mouvement militant, et à compléter le matériel. Les ventes du journal militant L’Offensive, dont vous pouvez lire l’édition de mai-juin ici, ont complété les ventes de la JC Cambrai en cette matinée du 1er mai, sous le soleil et le ciel bleu. Ci-dessous, quelques photos de l’évènement :

 5 mai : Pas de coup de balai, mais de la fraternité

"Le chiffon rouge", chant communiste, repris par la foule chiffon en main

« Le chiffon rouge », chant communiste, repris par la foule chiffon en main

Hasard du calendrier, le PCF-Front de Gauche programme la marche pour la VIème République le 5 mai, alors que le repas de la JC et du PCF du Cambrésis est prévu depuis bien plus longtemps, réservé et acté à Rieux-en-Cambrésis, avec plus de 170 personnes attendues pour participer. Pas moyen donc de venir aider à balayer les vestiges de cette Vème République, plus monarchique que démocratique et soutien des escrocs et des tricheurs. La JC Cambrai s’était engagée à participer à ce repas fraternel et républicain, elle fut là, nombreuse, présente et active.

Rassemblée dès 10h30 pour aider à la préparation du repas, la JC s’est organisée pour tenir ensemble la table de la Jeunesse Communiste de Cambrai, où T-shirts et ouvrages militants étaient proposés à des prix militants, c’est à dire accessibles à tous. D’autres aidaient au bar, montrant efficacité et bonne humeur au service. Le but de ce repas était entre autres d’unir les générations de militants ensemble, de montrer ce lien de filiation qui parcourt les générations de militants communistes qui partagent le même idéal de justice, d’égalité et de respect de l’être humain face à la barbarie du capital. En montrant une solidarité et une générosité sans faille entre eux, les militants communistes de tous les âges ont montré, même loin de Paris, leur envie de changement dans ce monde qui se désagrège sous les assauts des nantis jamais rassasiés.

Un hommage fut rendu à deux camarades et leurs épouses, pour leur engagement militant sans faille durant des décennies, et cet hommage fut rendu par la jeune garde communiste, c’est à dire notre JC, qui félicite ces militants émérites, et qui sont pour chacun d’entre nous une source d’inspiration et de respect. Une après-midi forte en rires et en chansons aussi, avec de temps à autres, entre deux musiques des chants révolutionnaires comme « L’Internationale », reprise plusieurs fois, dont une fois avec la JC au micro sur scène. Une bien belle après-midi de fraternité, sous le même soleil qui a éclairé 180 000 de nos camarades à Paris, marchant sans relâche pour montrer que la gauche existait encore, loin de la prétendue gauche, en réalité aussi libérale et corrompue au capital et au grand patronat que son adversaire fantoche qu’est l’UMP. Le PCF incarne, et incarnera toujours les véritables valeurs de la gauche : respect de l’humain, solidarité, égalité. Voici aussi quelques photos, montrant l’ambiance festive et fraternelle qui était en chacun des participants de ce fort sympathique repas.

 La lutte continue, mais tant que la fraternité qui unit chaque camarade reste forte, les oppressions pourront s’acharner sur nous, nous resterons droits, fiers d’être communistes, fiers de vouloir porter le changement de notre société.

1er mai 2012 : tous dans la rue aux côtés des forces populaires !

Le premier tour des élections présidentielles a confirmé la montée du Front de Gauche en tant que force politique dans le pays.
Le bilan désastreux de N. Sarkozy, la récupération par l’UMP des thèses du Front National, ne font que nous renforcer dans la lutte contre le capitalisme et ses conséquences fascistes.

La réélection de Sarkozy ouvrirait une nouvelle période de lourds reculs sociaux, autant de coups portés à la classe ouvrière. En tant que militants communistes, nous nous devons de prendre nos responsabilités dans ce moment historique, dans la lutte pour l’édification d’une société nouvelle et émancipée.

Soyons nombreux aux côtés de la CGT, ce mardi 1er mai à partir de 11h00 devant l’Hôtel de ville à Cambrai pour fêter la journée internationale des travailleurs.

Puisse cette journée affirmer une nouvelle fois notre force dans la lutte des classes !

« Lutte des classes, combat de classe, JUSTICE DE CLASSE »

C’est avec stupeur que nous venons d’apprendre la condamnation de deux de nos camarades de l’Union des Étudiants Communistes, Marcel A et Rudolph M, le secrétaire à l’organisation de l’UEC à Paris 8, à 3 mois de prison avec sursis. Leur délit ? Avoir été au mauvais endroit au mauvais moment.

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » disait La Fontaine.

Mercredi soir dans Paris, nos camarades ont été témoins d’une course poursuite entre des policiers et une personne dans le métro. Alors qu’un policier trébuchait dans les escaliers et qu’une personne lui a crié : « cours poulet ! » ; les policiers sont revenus sur leurs pas.

Ils ont saisi comme prétexte une insulte qui n’était pas lancée par nos camarades pour s’en prendre à eux. C’est par racisme habituel envers les jeunes et les personnes de couleur que les policiers ont naturellement pensé que c’était d’eux que venaient les insultes. D’ailleurs les insultes, les propos racistes et homophobes n’ont pas tardé à sortir.

Ils ont été sortis du métro et tabassés. Les policiers étaient prêts à les laisser partir mais sont revenus chercher deux d’entre eux, Rudolph et Marcel car ils étaient trop amochés par les coups.

Depuis mercredi soir et jusqu’à aujourd’hui, ils sont restés en détention et ont subi des pressions. Durant ces jours de détention, ils se sont entendus dire : « On sait bien que ce n’est pas vous. Mais c’est comme ça, vous allez prendre ». C’est aussi comme ça qu’ils ont été privés du moindre contact avec leurs camarades, un avocat, ou même leurs familles .

Ce samedi, ils passaient en comparution immédiate, justice au rabais, guichet de la condamnation injuste. Le procureur a tout de suite donné le ton : il a requis une peine d’un mois avec sursis et 900 euros d’amende au motif de l’humiliation subie par les policiers. C’est avec la plus grande stupeur que nous avons compris que les policiers avaient cherché à charger la barque à tout prix : ils ont même tenté de les faire inculper pour dégradation de matériel pendant leur garde à vue, au motif qu’ils auraient tagué en grattant le mur à l’aide de leurs fermetures éclairs… Finalement, le juge les condamne à 3 mois avec sursis pour outrage à agent et rébellion.

C’est révélateur d’une période électorale où il s’agit pour le gouvernement de faire monter les chiffres de la délinquance, condamner à la chaîne pour maintenir un climat de peur, venir sur les thèmes de l’extrême-droite.

Nous apporterons tout notre soutien aux camarades et leurs familles. Nous dénonçons les violences policières et la condamnation qui permet la mise sous silence de la bavure. Nous continuerons à nous battre et à dénoncer ces injustices, couvertes par une justice à deux vitesses aux ordres des puissants.

Les jeunes et étudiants communistes comptent bien faire appel pour exiger que justice soit faite. Il n’est pas question que nos camarades aient à craindre de retrouver leur casier judiciaire noirci par des mensonges aussi honteux ! Nous annonçons également, dans les jours qui viennent, la sortie d’une pétition de soutien.

Pierric Annoot

Secrétaire Général du MJCF

Signer la pétition pour l’abandon des poursuites contre nos deux camarades, ici.

Grèce, Portugal… Les peuples ne se laisseront pas saigner à blanc pour le grand Capital!

La troïka (FMI, Banque centrale européenne, Commission européen) a de nouveau frappé la Grèce. La mise sous tutelle du pays est en marche avec le projet d’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy de réserver l’argent des emprunts uniquement pour la dette et non pour satisfaire les besoins humains.

Non satisfait de cette confiscation du pouvoir économique de la Grèce, les sangsues capitalistes exigent également une amélioration immédiate de la compétitivité grecque.

La coalition gouvernementale composée des sociaux démocrates, des libéraux et de l’extrême-droite (dont 3 des 4 ministres ont décidé de quitter le navire vendredi avant que celui-ci ne sombre)  avance à l’unisson avec l’UE pour saigner le peuple grec en agitant le spectre du chaos. Au programme: une baisse de 22% du salaire minimum (32% pour les moins de 25 ans) et de celui des fonctionnaires, la réduction des dépenses de santé, un nombre considérable de suppressions de postes dans la fonction publique (aux alentours de 150 000) et des privatisations massives.

Alors qu’Athènes sombre dans le chaos, le Portugal s’apprête à accueillir ces mêmes créanciers chargés d’évaluer la conformité des plans d’austérité avec l’accord signé en 2011. En jeu, le versement « d’une nouvelle aide » de 14,9 milliards d’euros. Comme en Grèce, où le nouveau plan d’austérité est imposé en échange d’un prêt international de 130 milliards d’euros, le peuple ne verra pas un centime. Et c’est encore une fois le peuple qui va passer à la caisse !

En réponse à ces attaques, une grève générale massive de 48h a été organisée en Grèce ce week-end, où dans plus de 60 villes, des centaines de milliers de grecs ont manifesté pour dire non à ces plans d’austérité. Devant la pression populaire, le gouvernement grec a dû reculer et annoncer des élections anticipées en avril. Idem au Portugal  où plus de 300.000 personnes ont défilé à Lisbonne soit la plus grosse manifestation de ces trente dernières années.

Nous exprimons haut et fort notre solidarité avec les peuples grec, portugais et tous ceux qui en Europe et ailleurs luttent contre ces politiques réactionnaires imposées par des gouvernants aux ordres du FMI et de l’UE.

 Nous refusons cette Europe de la casse sociale qui prend prétexte de la crise pour démanteler nos droits sociaux et civiques. Ce rêve, c’est celui du grand Capital dont Sarkozy et Merkel  ne sont que les valets! En plus d’être injuste socialement, l’austérité est inefficace et ne fait qu’appauvrir le peuple pour servir les appétits des marchés financiers.

En France, comme dans les autres pays de l’UE, ce sont les mêmes logiques qui sont à l’œuvre : servir les exigences de rentabilité maximales des grandes entreprises. Avec nos camarades grecs, nous disons qu’« Un NON fort doit être entendu contre l’intimidation et le mémorandum de misère et d’échec que les partis de la ploutocratie et l’UE ont mis en place ensemble. A bas le gouvernement. Le temps de l’action populaire et de la lutte est arrivé. Le temps pour une contre-attaque populaire est arrivé».

 Le journal l’Humanité lance un appel national à soutenir la résistance du peuple grec!

Nous invitons à signer et à relayer cet appel à la solidarité des peuples d’Europe

Plus que jamais, les besoins humains s’opposent à la logique de prédation des capitalistes. Les peuples contre l’austérité !

Le capitalisme n’a pas d’avenir, nous si!

 
Source: jeunescommunistes2012.fr, article de « Nicolas »

Retour au 19ème siècle : le Gouvernement casse le droit de grève. Solidarité avec les agents de sécurité et leurs revendications légitimes!

Décidément, du début à la fin de l’année, l’UMP profite de toutes les occasions pour démolir les droits des travailleurs. Alors que les salariés des services de sureté des aéroports se mobilisent pour des augmentations de salaires et de meilleures conditions de travail face à leur direction, le gouvernement par le biais de son ministre des transports s’attaque au droit de grève. Au nom du service public qu’ils détruisent pour enrichir toujours plus leurs amis patrons, ce ministre envoie la police pour casser la grève. Des méthodes dignes de Germinal et du 19e siècle !

La soi disante défense des Français qui partent en vacances et l’intimidation comme méthode de dialogue social : l’UMP use du cynisme jusqu’au bout ! comment Thierry Mariani ose-t-il prétendre défendre les Français quand toutes les mesures d’austérité ont réduit leur pouvoir d’achat et alors que lui et ses amis européens viennent de prêter 500 milliards d’euros aux banques ? Comment ose-t-il remettre en cause le droit de grève de travailleurs qui perdent des journées de salaires pour obtenir des conditions de travail et de vie dignes ? Comment ose-t-il parler de prise d’otage lorsque Sarkozy s’apprête à imposer un nouveau traité européen pour l’austérité sans consultation populaire ?

A l’évidence, ce ministre qui s’affiche dans la presse d’extrême-droite ne fait qu’annoncer les mesures qui nous attendent pour début 2012 : baisse des salaires, casse de la Sécurité sociale, fin du droit de grève.

Cette attaque n’est pas anodine : elle cherche à diviser les Français pour étouffer toute lutte et à détruire nos acquis sociaux ! Nous exprimons notre pleine et entière solidarité avec les travailleurs du secteur aéroportuaire en vue de l’obtention de leurs revendications et appelons à des mobilisations dès le début d’année prochaine face aux nouvelles mesures d’austérité que prépare le gouvernement.

Le gouvernement a décidé d’ouvrir une nouvelle page de la guerre de classe. Nous appelons tous les jeunes, tous les citoyens à se rendre dans les aéroports auprès des grévistes pour leur apporter notre solidarité.

Au moment ou les plans d’austérité s’abattent pendant que les profits explosent, au moments ou la misère s’étend en France et en Europe à cause de la rapacité des marchés financiers, où tout augmente sauf nos salaires, cette lutte des agents de sécurité est notre lutte. Le gouvernement, qui s’apprête à mener une nouvelle offensive contre le droit au travail à partir du mois de janvier, se prépare donc aujourd’hui en brisant un droit constitutionnel qui est le droit de grève.

Ce sont donc bien nos droits à tous qui sont aujourd’hui attaqués. Nous appelons immédiatement chacun à soutenir cette grève par une caisse de solidarité que nous irons remettre aux grévistes en envoyant des dons au siège du MJCF, 2 place du Colonel Fabien, 75019 Paris avec la mention caisse de solidarité pour les agents de sécurité des aéroports.