À la verrerie de Masnières comme ailleurs, la jeunesse aux côtés des salariés !

Le PDG de Stölzle ( grand groupe industriel qui emploie plus de 2000 salariés, principalement dans les pays de l’est de l’Europe ), qui possède la verrerie de Masnières, première industrie du Cambrésis avec plus de 500 emplois, directs comme indirects, menace de liquider l’usine si les travailleurs, représentés par la CGT, n’acceptent pas un plan de « compétitivité » . Celui ci prévoit le licenciement de plus de 120 employés, et une dégradation des conditions de travail. Le Patron de Stölzle n’en est pas à sa première perfidie : en 2013 déjà, il avait obligé les travailleurs à accepter un premier plan de compétitivité détruisant les conquis sociaux obtenus grâce au combat syndical aux côtés de la CGT et à la mairie communiste de Masnières. Ce plan comportait une augmentation du temps de travail et le gel des salaires pour une durée de 3 ans. Aujourd’hui les actionnaires, par la voix de monsieur Johannes Schick, affirment vouloir racheter l’usine placée en redressement judiciaire en échange de ce nouveau plan , ce qui leur permettrait d’effacer leurs dettes avec des fonds publics.

Pour réussir ce coup de force, Stölzle emploie les armes privilégiées des capitalistes : la division des travailleurs, et la peur du chômage. Cela se traduit par le pilotage d’un « collectif de salariés » non syndiqués qui met la pression sur la CGT pour accepter ce plan rétrograde de précarisation, et ce tout en faisant planer le risque d’une liquidation totale de l’entreprise. Face à cette situation,nous, jeunes communistes du Cambrésis, sommes conscients que la lutte pour la préservation d’emplois industriels dans notre territoire déjà sinistré par le chômage est primordiale : nous jeunes, sommes les travailleurs de demain, et nous ne voulons pas être précarisés ou privés d’emploi. Non au chantage à l’emploi ! Nous voulons pouvoir travailler, et travailler dignement ! C’est pourquoi nous soutenons les luttes et les revendications de la CGT à savoir :

– L’arrêt immédiat des heures de travail non payées

– Le remboursement de la prime du treizième mois de 2014 et son rétablissement cette année

– 2% d’augmentation de salaire pour les deux années à venir.

– Et surtout le maintien des effectifs.

La JC du cambrésis est prête à se mobiliser pour soutenir la lutte des salariés de la verrerie de Masnières, notamment à travers les actions de la CGT, et à mettre en place des caisses de solidarité dans l’éventualité d’une grève. Car notre combat plus que jamais c’est celui de la solidarité et de la lutte pour la ré-industrialisation de notre territoire.

Les jeunes communistes du Cambrésis.

Verrerie de Masnières

Des centaines de personnes travaillent à la verrerie de Masnières, plus grosse industrie du Cambrésis.

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Nicolas Sarkozy : la France qui tape fort sur le peuple !

Ouf ! Le président a enfin enfilé son costume de candidat hier soir, soulageant ainsi des médias qui n’en pouvaient plus d’attendre. Sur un des nombreux plateaux télés qui n’ont plus de secrets pour lui tant il les a arpentés ces derniers temps, il a donc dévoilé sa candidature et son slogan de campagne : la France forte !

Le président des riches souhaite poursuivre la casse sociale que son parti a mené pendant 10 ans.

Clairement, il s’agit pour eux de finir le sale boulot en démantelant les dernières protections sociales. Au nom de la valeur travail qu’il nous ressort, il souhaite renforcer la précarité que nous subissons au quotidien pour servir les desseins de profit maximal de ses amis du MEDEF par l’amplification des politiques d’austérité. En voulant durcir l’obtention des allocations chômage, il cherche à culpabiliser les chômeurs et à les soumettre aux besoins immédiats des entreprises. Pourtant, ce sont bien ses amis patrons qui sont responsables du chômage en cherchant la rentabilité maximale, quitte à détruire des familles entières.

Sa « France forte », c’est aussi redonner la parole au peuple par le recours au référendum : sur la formation des chômeurs ou sur le droit des migrants en mobilisant les préjugés les plus vils pour l’emporter.

On vient donc nous parler de démocratie. Mais de qui se moque-t-il ? Lui qui a été le président au service des marchés et du patronat, qui a méprisé la consultation populaire de 2005 sur le traité européen et toutes les mobilisations contre la casse sociale qu’il a orchestrée en passant en force constamment ! Lui qui veut instaurer la TVA sociale, signer le traité européen dès la fin du mois sans attendre les élections !

Alors qu’il ose se poser de nouveau en challenger, gardons en tête son vrai projet : en finir avec les principes édictés dans la devise républicaine au nom de l’argent-roi ! Faible avec les forts et fort avec les faibles : voilà la ligne de conduite du président-candidat ! Faible avec les marchés et violent avec le peuple !

Plus que jamais, luttons dès maintenant pour contrecarrer leur projet de société fait de concurrence et de division ! comme nos frères et sœurs du Maghreb et d’Europe, prenons le pouvoir !

Manifestation AntiFasciste du 8 Octobre: un succès!

Samedi 8 octobre, profitant d’un contexte social tendu et d’une crise du capitalisme sans précédent, un ensemble de groupuscules fascisants provenant de toute la France et d’ailleurs a appelé à se rassembler et à manifester. Toute la frange la plus dure de l’extrême droite française fut présente, allant des nationalistes autonomes aux identitaires en passant par les néo-nazis. Au total ce fut seulement un peu moins de 500 personnes présents.

Une manifestation antifasciste était donc organisée en parallèle à l’appel de syndicats (cgt, sud..), de partis progressistes (pcf, npa..), d’organisations antifascistes et de sans papiers pour barrer la route à cette gangrène distillant son racisme, sa xénophobie, son ultra nationalisme ou encore son homophobie dans les rues de Lille.

Cette manifestation fut un grand succès, tant populaire que politique. Beaucoup de familles, de jeunes, de travailleurs, de retraités étaient unis sous la même bannière pour dénoncer le fait qu’on laisse les fascistes exprimer leurs idées racistes, pourtant interdites par la loi. Plus de 2000 personnes sont venues exprimer leurs colères et dire non, les idées fascistes ne sont pas une solution mais un tord!

La Jeunesse Communiste du Nord comme du Cambrésis était bien avidement présente, en tant que Communiste, le combat antifasciste a toujours vécu, du front populaire en passant par la résistance jusqu’à aujourd’hui contre la montée de ces idées. En tant que communiste nous sommes opposés fermement aux divisions qui font de ces mouvements, de ces idées, les alliés objectifs des capitalistes pour imposer leurs dominations: alors que tous les travailleurs, les chômeurs, les jeunes devraient s’unir, contre les casses actuelles, contre la rigueur, contre la hausse du chômage, contre la baisse des conditions de vie, ces mouvances les divisent sur leurs croyances, leurs religions, leurs coutumes ou leurs couleurs de peau! Diviser pour mieux régner jubilerait le patronat.

Luttons ensemble contre le racisme, le fascisme et la division, organisons nous contre la monté de ces groupuscules identitaires et réactionnaires et des idées qui vont avec!

Photos de la manif (par P’tit Lu):

Les casseurs de notre éducation continuent avec le même objectif: engraisser les plus riches!

16 000 postes de professeurs ont été supprimés dans l’Education Nationale en 2011. Plus de 65 000 depuis que Sarkozy est au pouvoir ! Mais les conséquences catastrophiques de cette politique n’empêchent pas le gouvernement de la poursuivre, compromettant ainsi l’avenir des élèves, des professeurs et de l’école de le République.

Oui ! Ce sont encore 16 000 suppressions de postes annoncées dans le budget 2011 dont 5 000 dans le second degré. Pour la première fois, le ministre de l’éducation ne s’est même pas donné la peine de les justifier. Profitant d’une autonomie renforcée, il délègue cette tache aux recteurs et aux chefs d’établissements, qui doivent définir localement les moyens à mettre en œuvre afin d’atteindre ces objectifs.
Les solutions bien souvent prise sont alarmantes : augmenter les effectifs d’élèves par classe, augmenter le poids des heures supplémentaires, recourir parfois massivement aux personnels non titulaires et précaires, réduire drastiquement les moyens en remplacement, fermeture de classes ou d’options etc.

Luc Chatel, afin de ne pas compromettre sa réforme du lycée à d’abord voulu faire porter le poids de ces suppressions sur les collèges, sans tenir compte de l’augmentation annoncée de 48 000 élèves à la rentrée prochaine. Mais aujourd’hui les consignes des rectorats sont de supprimer des heures (professeurs, vous ne finirez pas encore votre programme cette année) et des options en secondes. Parallèlement le décret d’application de la loi Ciotti qui supprime les allocations aux familles d’élèves « accusé » d’absentéisme est entré en vigueur et le ministre a annoncé le renforcement du fichage des lycéens dans une « base élèves » afin que les « gêneurs, manifestants, élèves en difficulté» soient  « surveillés » jusqu’à la fin de leur scolarité. De plus une prime « aux performances » devrait être crées afin de récompenser les chefs d’établissement qui auront le mieux suivis les directives assassines du gouvernement sur notre éducation.

En gros de moins en moins de profs (et moins formés), devant de plus en plus d’élèves surveillés (parfois même directement par des policier que l’on met aux entrées des lycées) dans des conditions d’enseignement qui se dégradent devant le développement d’une éducation à 2 vitesses, de la concurrence des lycées.

Mais pourquoi font-ils ça ?

Parce que le gouvernement dans son objectif de couper les budgets privilégient l’éducation qui à ses yeux coute trop cher, il souhaite en clair faire des économies sur notre dos ! Dans la même logique d’austérité, de thérapie de choc via l’augmentation des taxes (sur l’alcool, les boissons sucrées ou l’assurance), via la casse du service public représentant pourtant un bien commun, en ne remplaçant que 1 fonctionnaire sur 2, à travers la casse de la sécurité sociale, ou par la destruction annoncée du système de retraire par répartition (à travers une « réforme » en préparation) bref en s’attaquant à tous les acquis sociaux gagnés par de hautes luttes. Comme toujours, c’est toujours les mêmes qui vont payer, le peuple et les travailleurs.

Cependant nous pouvons nous interroger, pourquoi n’y a-t-il plus d’argent pour l’éducation, comme pour le service public ?

Car tout simplement le gouvernement a ses priorités, il préfère gaver les riches, les patrons qui en ont déjà pleins les poches, cela passe par le bouclier fiscal, par la réduction de l’impôt sur les grosses fortunes, par les exonérations patronales, par la baisse d’impôt pour les grandes entreprises faisant pourtant des millions et millions de bénéfice (exemple de Total cette année qui n’a pas payé d’impôt alors même que l’entreprise fit des milliards de bénéfices !), par le sauvetage des banques et du système actuel. Voila ce qui a creusé le déficit ! Le gouvernement a aussi de drôles de priorités, il dit ne plus avoir d’argent pour l’éducation et dans le même temps dépense 1.2 millions d’euro chaque jours dans la guerre en Libye !
Le problème ne vient pas d’un sur-plus de dépense mais d’un manque à gagner fiscal à cause de tous ces cadeaux.

Face à la casse de notre école, répliquons avec des propositions pour notre avenir pas pour ENRICHIR le Patronat :

Pour augmenter les recettes :

– Il faut taxer les revenus du capital (qui le sont qu’à 18%) au même titre que ceux du travail (42%), rien que cette mesure rapporterait 100 milliards.

-Taxons la spéculation financière et arrêtons toutes ces aides aux capitalistes sous forme de niche fiscale (niches fiscales à destiner des plus riches estimés à 50 milliards).

-Mettons en place une vraie reforme fiscale et progressiste avec un revenu maximum.

Bref de l’argent il y en a, simplement il est mal réparti, la dette reste donc un prétexte pour casser notre éducation.

Nos propositions pour une meilleure éducation :

-Un plan pluriannuel de création de postes de profs avec une formation complète et plus de lycées sur tout le territoire.

-La gratuité totale de l’éducation par la prise en charges des achats de livres et de fournitures spéciales.

-Un transport gratuits pour les lycéens pour que les choix d’orientation soient dictés par l’intérêt de l’élève et non par la proximité du lieu d’enseignement.

-L’Information, le respect et la promotion des droits lycéens notamment le droit d’organiser des débats ou de manifester. Donnons aux lycéens les clefs d’analyse de la société notamment par des débats sur l’actualité en ECJS. Le lycée doit devenir plus qu’un lieu de savoir-faire, mais bien une école de la vie qui forme les futurs citoyens à la démocratie et contribue a leur épanouissement et a leur esprit critique.

-L’augmentation du nombre de conseillers d’orientation et une assurance de formation continue pour que chaque élève puisse être suivi par un professionnel formé. Pour les élèves en difficultés du personnel spécialisé dans l’aide !

-Un tronc commun d’ambition pour toutes les filières (général, techno ou pro)

-Assurer une réelle complémentarité entre savoir et savoir-faire dans les filières pro et techno

-Un accès facilité aux cultures et à leurs pratiques dans et hors du lycée (réduction voir gratuité de musés spectacle, films etc.)

-Que l’argent public doit en priorité servir le public !

TRACT DE LA RENTRÉE 2011 CONTRE LA CASSE DE NOTRE ÉDUCATION, ICI.

Décès de Léo Figuères: réaction du MJCF après la mort de l’ancien dirigeant de la JC et du PCF

C’est avec une très grande douleur que nous avons appris la mort de Léo Figuères. Né en 1918, il rejoint dès ses seize ans la Fédération nationale des jeunesses communistes de France. Très vite, il marque en profondeur l’histoire de la JC. Combattant déterminé du Front populaire, Léo Figuères se fait aussi cheville ouvrière des Brigades internationales et du combat pour la République espagnole avant de s’occuper plus spécifiquement des problèmes propres à la jeunesse rurale – il fonde l’Union de la jeunesse agricole de France en novembre 1937. Lorsque la Deuxième Guerre mondiale éclate, Léo Figuères – il a à peine plus de vingt ans – est rapidement placé à la tête de la JC en zone sud et dirige donc dans la clandestinité la principale organisation de jeunesse résistante. Après avoir œuvré à l’écrasement du nazisme, Léo Figuères poursuit son combat pour l’émancipation humaine et, singulièrement, celle de la jeunesse. Elu député de l’Assemblée constituante après la guerre, il obtient l’abaissement de l’âge d’éligibilité et se bat pour l’extension du droit de vote à tous les jeunes. Léo poursuit son chemin avec les jeunes communistes comme rédacteur en chef de L’Avant-Garde puis comme secrétaire général de l’Union de la jeunesse républicaine de France – organisation de large rassemblement de la jeunesse qui remplace la JC entre 1945 et 1956 – avant d’être appelé, à la fin de la décennie 1940, à mener le combat anticolonialiste – l’armée française combat alors le peuple vietnamien en quête d’indépendance – en Indochine même, auprès de Ho Chi Minh. Suivra pour Léo Figuères toute une vie de militantisme et de combats communistes nationaux – c’est un dirigeant national du PCF – et locaux – il a été maire de Malakoff (92) pendant trente ans. Pour autant, les jeunes auront toujours été au cœur de ses attentions comme en témoignent une de ses dernières interventions publiques – accordée à la JC92 – et le projet nourri avec lui d’un échange avec le Conseil national du MJCF. Pour Pierric Annoot, secrétaire général du MJCF, « avec Léo Figuères, s’efface une figure majeure du communisme français. Sa longue vie de lutte, non dénuée d’éclats héroïques, aura été marquée par la détermination tenace à terrasser les injustices – injustices que, jeune ouvrier, il avait si durement connues. C’est une grande perte pour les jeunes communistes mais, au-delà, pour les jeunes de ce pays car avec Léo Figuères, c’est un combattant résolu en faveur de leurs droits qui disparaît. Nous ne l’oublierons pas et continuerons le combat qui fut celui de sa vie. » Le MJCF adresse à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances.