8 mai 1945: 70 ans d’une victoire toujours d’actualité

Aujourd’hui est une commémoration d’ampleur.  Il y a 70 ans, les armées nazies capitulaient sans reddition en Europe. Le conflit s’achèvera défintivement en Asie en septembre suivant dans les décombres abjectes de l’arme atomique utilisée par les Etats-Unis contre le peuple japonais.

5 ans d’une guerre effroyable qui a mis en péril l’humanité : 50 millions de morts, l’enfermement et l’extermination de masse sur des critères raciaux, des peuples meurtris et des villes détruites.

Cette guerre ne vient pas de nulle part: elle a succédé à une crise sans précédent du capitalisme.  Pour répondre à la contestation qui y est né, les puissants firent le choix de pactiser avec les projets fanatiques du fascisme pour asseoir leur pouvoir et mettre au pas les peuples. Attisant la haine, elle mena à l’extermination de 6 millions de Juifs d’Europe, à la destruction de sociétés entières. Le fascisme, idéologie mortifère,  a prospéré avec la complicité des puissants dans les pays de l’Axe mais aussi en France.

Le 8 mai constitue un espoir : celui d’une nouvelle page qui s’ouvre sur les ruines de la guerre. C’est la victoire sur la barbarie ultime, sur la négation de tous les principes fondamentaux.Cette victoire est née de la détermination des forces démocratiques d’en finir avec le fascisme. Les peuples et singulièrement les jeunes y ont joué un rôle primordial.

Ils posèrent les principes essentiels d’une autre société pendant ces heures sombres. Le programme du Conseil national de la résistance, intitulé les Jours Heureux, posa des principes fondamentaux d’une société fondée sur des principes de solidarité : création de services publics en sortant des pans entiers des logiques marchandes, création de la justice des mineurs, éducation populaire, nationalisations de Renault, d’EDF, de GDF, création du statut de la fonction publique. Autant d’acquis et de progrès sociaux attaqués aujourd’hui par le patronat.

Le MJCF tient à saluer cet esprit qui a animé les forces populaires, particulièrement les communistes français qui ont pqayé un lourd tribut à la libération du pays.  Nous saluons tous les soldats issus des colonies, les forces de tous les pays qui ont bataillé pour vaincre les forces nazies. Nous saluons le rôle crucial du peuple soviétique qui paya, avec plus de 20 millions de morts et de l’importance de l’Armée rouge pour la libération de l’Europe. Nous regrettons et dénonçons le choix du gouvernement français de ne pas honorer la résistance communiste lors du prochain hommage national à la Résistance.

Ce 8 mai est aussi la date du massacre de Sétif, Guelma et Kherrata en Algérie par les forces coloniales. Pendant que la métropole se libérait et que le droit à l’autodétermination des peuples était réaffirmé à San Francisco lors d’une conférence internationale, les vieux démons coloniaux ressortissaient et ouvraient un combat d’émancipation pour les peuples d’Afrique et d’Asie.

70 ans plus tard,  l’aspiration à la liberté est plus que d’actualité. Elle rappelle l’exigence de rassemblement, de réponse aux besoins humains. Elle rappelle aussi qu’il n’est pas de compromis possible avec les forces  qui portent l’horreur et la destruction. En cette période de crise où les repères sont troublés,  où les réhabilitations du colonialisme et du fascisme sont légion, nous porterons l’exigence qui a motivé les forces populaires et progressistes.

Ce 21è siècle porte en lui les potentiels d’émancipation humaine formidables dont nous serons porteurs sans concession. C’est en répondant à ces défis que nous serons à la hauteur de ce 8 mai qui a ouvert des conquêtes sociales et démocratiques d’ampleur. C’est en luttant contre le capitalisme, système qui fait naître le fascisme que nous avancerons ensemble vers le socialisme du 21ème siècle pour la France.

11109170_885774734821859_8715197333751726010_o

Grande-Bretagne – REFLEXIONS SUR UNE DEFAITE

Une bonne partie de la presse et des médias cherche à nous présenter le résultat des élections en Grande-Bretagne comme un « triomphe » de David Cameron et de son « conservatisme compassionnel » : c’est très excessif. Des gains électoraux réalisés aux dépens essentiellement du parti libéral-démocrate, son allié de la dernière élection, qu’il a littéralement dévoré tout cru, quelques circonscriptions arrachées au Labour, rien qui constitue un raz de marée.

Le raz de marée, c’est en Ecosse qu’il a eu lieu : dans cette région où il était hégémonique, le Labour vient de disparaître quasiment d’un seul coup au profit du SNP, le parti nationaliste, qui aura 53 sièges sur 56.

Au plan national, une défaite des conservateurs n’aurait rien eu de surprenant, vu leur politique de démantèlement des services publics, de précarisation de l’emploi, de vie chère et de remise en cause des droits sociaux. Alors pourquoi ?

On a droit, côté médias mais aussi de la part de certains travaillistes déconfits, à la kyrielle des fausses explications : le leader travailliste Ed Milliband (démissionnaire) aurait fait une campagne « trop à gauche », il aurait « mal communiqué. » Plus sérieux, on assisterait dans toute l’Europe à une montée en puissance des communautarismes et des nationalismes, qui n’épargnerait pas la Grande-Bretagne, et il est vrai que le parti ouvertement xénophobe UKIP, s’il n’a qu’un seul élu au parlement de Westminster à cause de la loi électorale (scrutin uninominal à un tour), capitalise désormais 10% des voix. La forte droitisation du discours de Cameron et ses inflexions chauvines ont sans doute pipé des voix à l’extrême-droite.

Il n’empêche : la vraie raison pour laquelle le Labour a perdu, c’est qu’au fil des années il a déchiré son identité, en Ecosse comme ailleurs. Qu’est-il devenu, le parti de Keir Hardie, des mineurs en lutte, d’Aneurin Bevan et du Welfare State, de la médecine gratuite, des grandes politiques sociales menées après 1945 ? Rien d’autre qu’une organisation social-démocrate comme tant d’autres (le « New Labour » de Tony Blair !) pratiquant la collaboration de classes, entérinant au nom du pragmatisme et du libéralisme des reculs sociaux de plus en plus épouvantables, jusqu’à lancer le pays dans des guerres comme celle d’Irak, aux côtés de l’impérialisme américain.

Cette trahison, le Parti Travailliste la paie aujourd’hui au prix fort. Certains seraient bien inspirés d’y réfléchir.

Jean-Michel GALANO (Philosophe, ancien membre du collectif Grande-Bretagne/Irlande du PCF)

1116684_royaume-uni-les-elections-de-lincertitude-web-tete-02147703686

Appel à la mobilisation le 9 avril contre l’austérité !

La CGT, en intersyndicale avec FO, FSU et Solidaires, appelle à une journée interprofessionnelle d’action et de grève, jeudi 9 avril 2015, contre les politiques d’austérité et pour la mise en œuvre d’alternatives. Un rassemblement national sera organisé à Paris, à partir de 13h00, de la place d’Italie (13e arrondissement) à l’esplanade des Invalides (7e arrondissement).

Combattre et réduire le chômage, permettre la création d’emplois en changeant de politique économique, préserver les droits et tous les régimes sociaux, garantir et promouvoir le service public, augmenter les salaires (secteurs public et privé), les retraites, les pensions et les minimas sociaux, constituent des priorités sociales, de surcroît en période de crise.

Réunies le 17 février 2015, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires affirment leur détermination pour faire aboutir ces revendications et lutter contre l’austérité et ses impacts destructeurs tant socialement, économiquement que démocratiquement.

Le « pacte de responsabilité », la rigueur budgétaire, la réforme territoriale, nombre de dispositions du projet de loi libérale « Macron » ainsi que plusieurs décisions des pouvoirs publics et du patronat aggravent la situation des salarié(e)s, des retraité(e)s et des chômeurs(ses).

De nombreuses luttes et mobilisations syndicales sont d’ores et déjà engagées dans les entreprises, les services publics et les secteurs professionnels.

Pour faire converger ces revendications et exiger du gouvernement et du patronat qu’ils y répondent, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires s’engagent dans un processus de mobilisation. Conscientes de leur responsabilité, elles invitent les retraité(e)s et les chômeurs(ses) à se mobiliser et appellent l’ensemble des salarié(e)s, du public et du privé, à une journée de grève interprofessionnelle et à manifester le 9 avril 2015.

Les jeunes communistes de Cambrai et du Nord répondront présents à cet appel. Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire d’unir les travailleurs, de lutter contre l’austérité et de vaincre le système qui en est à l’origine : le capitalisme.

Carte des manifestations selon le département d’origine

Article extrait de l’Humanité.

Le grand capital débarque chez les jeunes communistes du Nord !

10991203_1618207918400682_8104262111892804536_n
Samedi 21 février, en pleine réunion des jeunes communistes à l’espace Angela Davis, notre local fédéral, les militants présents ont eu la surprise de voir entrer…Gérard Mulliez, fondateur du groupe Auchan, 3e plus grosse fortune de France.
La cause de cette visite inattendue n’était, comme on pouvait s’en douter, pas une demande d’adhésion, mais une affiche du PCF dans la vitrine du local de la rue d’Artois, qui pointait les profits indécents réalisés par le milliardaire, et les millions d’euros perçus par son groupe dans le cadre du CICE, mis en parallèle avec l’augmentation du coût de la vie pour une ouvrière dans la même période.
M. Mulliez interpelant la salle :

– « Vous avez mis une photo de moi dans la vitrine: vous n’êtes pas très gentils avec moi ! J’ai créé des emplois, j’ai travaillé toute ma vie »

– « Mais Monsieur vous ne créez pas d’emplois vous exploitez des gens ce n’est pas pareil ! Ce sont vos ouvriers, vos caissières, qui créent des richesses ! »

Et le milliardaire de sermonner les jeunes communistes leur expliquant qu’ils n’avaient rien compris à la vie, qu’il méritait bien sa fortune, avant de repartir, furibard, dans sa grosse Range Rover.

Au-delà du caractère surréaliste du milliardaire venant faire la leçon à de jeunes militants (dont beaucoup de travailleurs précaires ou en recherche d’emploi), qui s’engagent pour faire avancer les valeurs de solidarité et de justice sociale, il est clair que les invectives de M. Mulliez ne changeront rien à notre détermination à dénoncer les cadeaux aux plus riches et a lutter contre le système capitaliste.

À la verrerie de Masnières comme ailleurs, la jeunesse aux côtés des salariés !

Le PDG de Stölzle ( grand groupe industriel qui emploie plus de 2000 salariés, principalement dans les pays de l’est de l’Europe ), qui possède la verrerie de Masnières, première industrie du Cambrésis avec plus de 500 emplois, directs comme indirects, menace de liquider l’usine si les travailleurs, représentés par la CGT, n’acceptent pas un plan de « compétitivité » . Celui ci prévoit le licenciement de plus de 120 employés, et une dégradation des conditions de travail. Le Patron de Stölzle n’en est pas à sa première perfidie : en 2013 déjà, il avait obligé les travailleurs à accepter un premier plan de compétitivité détruisant les conquis sociaux obtenus grâce au combat syndical aux côtés de la CGT et à la mairie communiste de Masnières. Ce plan comportait une augmentation du temps de travail et le gel des salaires pour une durée de 3 ans. Aujourd’hui les actionnaires, par la voix de monsieur Johannes Schick, affirment vouloir racheter l’usine placée en redressement judiciaire en échange de ce nouveau plan , ce qui leur permettrait d’effacer leurs dettes avec des fonds publics.

Pour réussir ce coup de force, Stölzle emploie les armes privilégiées des capitalistes : la division des travailleurs, et la peur du chômage. Cela se traduit par le pilotage d’un « collectif de salariés » non syndiqués qui met la pression sur la CGT pour accepter ce plan rétrograde de précarisation, et ce tout en faisant planer le risque d’une liquidation totale de l’entreprise. Face à cette situation,nous, jeunes communistes du Cambrésis, sommes conscients que la lutte pour la préservation d’emplois industriels dans notre territoire déjà sinistré par le chômage est primordiale : nous jeunes, sommes les travailleurs de demain, et nous ne voulons pas être précarisés ou privés d’emploi. Non au chantage à l’emploi ! Nous voulons pouvoir travailler, et travailler dignement ! C’est pourquoi nous soutenons les luttes et les revendications de la CGT à savoir :

– L’arrêt immédiat des heures de travail non payées

– Le remboursement de la prime du treizième mois de 2014 et son rétablissement cette année

– 2% d’augmentation de salaire pour les deux années à venir.

– Et surtout le maintien des effectifs.

La JC du cambrésis est prête à se mobiliser pour soutenir la lutte des salariés de la verrerie de Masnières, notamment à travers les actions de la CGT, et à mettre en place des caisses de solidarité dans l’éventualité d’une grève. Car notre combat plus que jamais c’est celui de la solidarité et de la lutte pour la ré-industrialisation de notre territoire.

Les jeunes communistes du Cambrésis.

Verrerie de Masnières

Des centaines de personnes travaillent à la verrerie de Masnières, plus grosse industrie du Cambrésis.

Communiqué suite à l’attentat meurtrier au siège de Charlie Hebdo

Les jeunes communistes du Nord tiennent à rendre hommage aux victimes de la fusillade qui a eu lieu ce mercredi 7 Janvier et qui a coûté la vie à 12 personnes, la plupart salariés du journal Charlie Hebdo. Bien que nous ayons été en désaccord avec certaines des positions de Charlie Hebdo, les journalistes décédés étaient connus pour leurs dessins et aussi pour leur engagement au côté des salariés, pour la défense des droits collectifs, à l’instar du regretté économiste anti-austérité Bernard Maris. Nous espérons que la justice mettra tout en œuvre pour arrêter et condamner ces assassins.
Ce qui s’est passé est un crime fasciste et l’extrême droite s’en frotte les mains. Cet acte ignoble intervient alors même que les idéologues racistes comme Zemmour ou Houellbecq sont chaque jour plus présent sur le devant de la scène médiatique. Les assassins de Charlie Hebdo sont assurément de leur côté. Leur acte est un cadeau inespéré pour tous ceux qui veulent anéantir les libertés individuelles et multiplier les apartheids en fonction des confessions religieuses ou des couleurs de peau. Nous appelons la jeunesse à ne pas sombrer dans le racisme et l’islamophobie de l’extrême droite. Cette période nous appelle au contraire à analyser clairement le jeu de la classe dominante qui ne cesse de vouloir nous diviser pour mieux régner.
Derrière la montée du fondamentalisme religieux se cache toujours les intérêts économiques des puissants. D’après les premiers témoignages, les assaillants agissaient au nom d’Al Quaida, groupe terroriste qui véhicule la violence depuis son origine. Celui ci a été créé de toutes pièces en pleine guerre froide par les Etats-Unis et leur fidèle alliée l’Arabie Saoudite, ces grandes puissances voulant renverser le gouvernement des communistes Afghans au pouvoir. Les USA et l’Arabie Saoudite souhaitaient stopper le partage des richesses et les progrès sociaux car ils remettaient en cause leur pouvoir. En Libye, où les terroristes sont au pouvoir, la guerre menée par la France a permis à TOTAL de s’accaparer la richesse pétrolière. En Syrie, la volonté d’écraser le régime de Bachar Al Assad a amené la Turquie (membre de l’OTAN) à soutenir les djihadistes de l’état islamique. Ces guerres impérialistes menées par nos gouvernants ,nous en payons aujourd’hui durement les conséquences. Car ce sont bien nos états guerriers qui ont créé ces monstres, ces terroristes qui se nourrissent de la misère et de l’ignorance.
Ce fléau ne pourra disparaître que quand la misère et la guerre auront disparu. Il n’est pas temps de baisser les bras. Chaque jeune où qu’il soit, doit se mobiliser, pour construire une société débarrassée de la misère et du racisme !

Cuba, à l’aube de la levée du blocus criminel.

Hier, le merdredi 17 Décembre 2014, le blocus qui pèse sur Cuba depuis plus de 50 ans a enfin été remis en question par les Etats Unis. Suite à un échange de prisonniers – la République de Cuba a libéré un américain emprisonné en 2009 pour introduction de matériel sattelitaire illégal en échange de la libération de 53 cubains détenus aux USA, dont 3 prisonniers politiques. Nous pouvons enfin cesser de scander Free for Five, après 5940 de détention, Gerardo,Ramón, Antonio, Fernando et René sont tous les cinq libres !


Le blocus économique qui asphyxie Cuba pourrait prendre fin dès 2015, cette proposition de Barack Obama devant être étudiée et acceptée par le Congrès états uniens, qui lui seul est apte à voter de sa levée ou non.
Si ce premier vers la justice envers le pays socialiste a été cuba bloqueofait, c’est bien grâce aux pressions des pays étrangers, tout particulièrement ceux d’Amérique du Sud et et l’ALBA, qui ont a de maintes reprises condamnés l’embargo états unien et ont récemment voté des motions de sanctions contre les gringos si ceux ci continuaient leur blocus illégal sur Cuba.
Les pays capitalistes complices de l’impérialisme qui diabolisent Cuba, effrayé par le socialisme en marche sur l’île malgré tous leurs efforts, devraient prendre exemple : la république cubaine dispose en effet du taux de mortalité infantile (4,6 pour mille) le plus bas du continent américain – y compris le Canada et les Etats-Unis – et du Tiers-monde, elle est, avec un médecin pour 148 habitants (78 622 au total), selon l’Organisation mondiale de la Santé, la nation au monde la mieux pourvue dans ce secteur et selon l’UNESCO, Cuba dispose du taux d’analphabétisme le plus bas et du taux de scolarisation le plus élevé d’Amérique latine.
Une fois le blocus levé, Cuba pourra prolonger son engagement anti-impérialiste commencé dès 1959 et renforcé en 2005 par la création de l’ALBA avec le Venezuela, mais également porter toujours plus loin la mondialisation de la solidarité dont elle fait preuve de manière exemplaire en envoyant notamment des médecins partout où les besoins s’en font sentirent dans le monde.
Aujourd’hui, plus que jamais, con Fidel decimos « Socialismo o muerte » !cuba socialismo

Palestine : un état maintenant !

10818208_784260484950927_7296248003714387488_o   Hier, à l’occasion de la braderie de Sainte Catherine,les jeunes communistes du Cambrésis étaient présents pour faire signer la pétition pour la reconnaissance d’un état Palestinien. Alors que ce 28 novembre nos élus voteront pour reconnaitre ou non l’Etat de Palestine, chacun d’entre nous se mobilise contre cet apartheid, contre les massacres, la colonisation et le mur de la honte qui assassinent lentement le peuple palestinien.   10818469_784261888284120_5467266150628785110_o 10448614_784261041617538_1222307003293472743_o

Quelque soit la décision de nos élus, nous continuerons de nous battre pour la justice en Palestine. Palestina vivra, Palestine vaincra !

Ci dessous, la lettre du MJCF aux parlementaires sur le vote du 28 :

Madame, Monsieur,

 Le vendredi 28 novembre et le jeudi 11 décembre prochains, en qualité de représentant de la Nation, vous aurez à exprimer le positionnement de la République Française sur la scène internationale.

 A ces deux dates, vous devrez prendre position, à travers une proposition de résolution, sur la reconnaissance de l’Etat de Palestine. Ce vote nous l’avons attendu, réclamé depuis plusieurs années : il est une étape importante pour faire triompher une paix juste et durable au Proche-Orient. Il doit ouvrir à une reconnaissance pleine et entière par le président de la République.

 Après l’agression israélienne de cet été, qui a causé plus de 2000 morts, plus de 10 000 blessés et ravagé la bande de Gaza, la reconnaissance de l’Etat palestinien est une nécessité impérative. Ce vote nous redonne espoir de croire en la paix, alors que les négociations entre les deux pays sont vouées à l’échec dans l’état actuel des choses.

Donner enfin aux Palestiniens la reconnaissance internationale de leur Etat dans les frontières de 1967 serait une réaffirmation de leur droit à l’autodétermination, un encouragement à poursuivre les discussions avec la communauté internationale. C’est également une clé de la résolution de la crise en cours au Moyen-Orient, région actuellement en proie à de nombreuses déstabilisations et horreurs.

 Si la seule reconnaissance d’un Etat palestinien n’est pas suffisante à résoudre la totalité de cette situation, elle est néanmoins une étape cruciale et relancerait une dynamique amenant à la fin du conflit basé sur l’occupation illégale d’un territoire. Faire un geste politique de cette ampleur, c’est ouvrir un espace de paix et fermer la porte aux partisans de la destruction.

 La France a une voix qui porte sur la scène internationale. Elle est entendue quand elle fait le choix d’écouter son peuple et de sa jeunesse favorables à cette reconnaissance à 65% et qui s’est mobilisé cet été pour exiger une issue politique à ce conflit. Elle est entendue quand elle relaie les aspirations légitimes d’un peuple à exister sur sa terre et vivre dans un Etat viable et souverain.

Il est donc grand temps que la France prenne ses responsabilités alors que de nombreux parlements européens se sont déjà positionnés en faveur de la reconnaissance de l’Etat de Palestine.

 Nous ne pouvons plus nous revendiquer du pays des droits de l’Homme, si nous ne revendiquons pas aujourd’hui un Etat palestinien aux côtés d’un Etat israélien! « Le moment venu » dont parle notre Ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius ne peut être que maintenant : la France doit apporter sa pierre à l’édifice, à la construction de la paix entre les peuples israélien et palestinien ! La France doit amener l’Union européenne à se positionner pour de véritables sanctions internationales.

Nous ne pouvons plus fermer les yeux face aux agissements d’un Etat israéliendont le gouvernement d’extrême-droite saborde les négociations et entrave tous les jours la souveraineté d’un peuple ainsi que l’autorité de ses dirigeants par l’enfermement, l’humiliation et la colonisation.

 Au sein de la jeunesse française, la mobilisation pour un Etat palestinien est encore plus forte : nous voulons être la génération qui a fait tomber le mur de l’apartheid! Les élu(e)s français ne peuvent rester sourds face aux revendications de cette majorité, ne peuvent pas éviter la parole des jeunes de France qui sont déjà généralement déçus de nos institutions.

 La veille du 28 novembre, jour où vous serez appelé à voter, nous remettrons 30.000 pétitions appelant à la reconnaissance de l’Etat Palestinien. Au-delà de ces 30.000 signatures ce sont des milliers de jeunes que nous avons rencontré et mis en dynamique pour la justice et la paix en Palestine.

 En cette année internationale de la Palestine, décidée à l’ONU, au nom de tous les jeunes qui aujourd’hui, par leur mobilisation font entendre l’espoir de paix partout dans le pays, nous vous demandons de voter en faveur de ces résolutions, en faveur de la paix.

Nous vous remercions de prêter attention à nos revendications qui lient notre ambition commune de mettre fin au conflit au Proche-Orient sur la base du droit international.

 Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations républicaines.

Des apatrides nommés Rohingyas

Depuis 1982, les Rohingyas ne sont plus officiellement birmans. Apatride, cette minorité musulmane visée par des campagnes haineuses est privée de droits élémentaires. Depuis l’indépendance de la Birmanie en 1948, les pouvoirs en place ont mené des politiques de délégitimation conduisant au nettoyage ethnique de « l’une des ethnies les plus persécutées du monde », pour reprendre une formulation de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Les Rohingyas sont devenus à partir de 2012 la cible de Rakhines bouddhistes – ethnie dominante dans la région de l’Arakan, où vivent près d’un million de Rohingyas –, parmi lesquels le bonze Ashin Wirathu. Avec son mouvement 969, ce dernier assure vouloir « protéger l’identité bouddhiste ». Pourtant, les musulmans représentent moins de 5 % de la population birmane (cinquante et un millions d’habitants).

L’organisation non gouvernementale (ONG) Human Rights Watch (HRW) (1) accuse le gouvernement du président Thein Sein, élu en 2011, les autorités locales et les forces de sécurité d’être impliquées dans des attaques ciblées. Elle a listé les exactions : stérilisation forcée, refus de soins, destruction de villages, installation dans des camps de rétention, esclavage, viols et tortures sexuelles commis par des militaires, pogroms et arrestations arbitraires.

Comment la situation a-t-elle pu atteindre ces extrêmes ? « Une ère d’obscurantisme et de totalitarisme s’est abattue sur le pays avec le coup d’Etat du général Ne Win [en 1962] », explique la journaliste Sophie Ansel. Celui-ci « a imposé le bouddhisme comme religion d’Etat dans ce pays où cohabitent plusieurs confessions. Il a aussi lancé une propagande raciste dans les écoles et médias avant de mener des opérations de purification visant à débarrasser le pays des “étrangers” ». Les campagnes de 1978 et 1992 ont conduit à la fuite d’environ deux cent mille Rohingyas au Bangladesh.

En 1982, Ne Win met en place une loi sur la nationalité. Cent trente-cinq ethnies conservent la nationalité birmane car elles appartiennent, selon la loi, aux « races nationales » — c’est-à-dire à celles qui étaient présentes sur le territoire avant 1823, date de l’arrivée des colons britanniques. Les Rohingyas en sont privés, au nom d’une interprétation de l’histoire contestée. Pour certains historiens, ils viennent de l’Arakan (en Birmanie) ; d’autres les voient en descendants de commerçants et de soldats arabes, mongols, turcs, bengalis, voire portugais et convertis à l’islam au XVe siècle (2). Pour tous, leur présence sur le sol birman depuis plusieurs siècles est attestée. Mais, selon la propagande officielle, leur arrivée ne remonterait qu’à la fin du XIXe siècle et serait liée à la politique d’immigration mise en place durant la colonisation. Les Britanniques les auraient favorisés au détriment des autres ethnies, selon les pratiques des puissances coloniales de diviser pour mieux régner — ce qui est vrai, mais ne valide en rien la thèse d’une présence tardive sur le sol birman. « Les bouddhistes essaient d’effacer toute trace d’une histoire commune avec les musulmans », commente Ansel, qui ajoute : « Les Rohingyas représentent la minorité ethnique de confession musulmane la plus importante du pays. C’est sans doute pour cette raison que le gouvernement a décidé d’en faire des apatrides ». Depuis la loi sur la nationalité, les autorités leur demandent de prouver leur présence en Birmanie avant 1823, alors que dans le même temps, elles brûlent leurs maisons (avec leurs papiers d’identité) ainsi que des mosquées centenaires et les forcent à signer des documents les transformant en Bangladais.

La vie de M. Habiburahman, né en 1979 en Birmanie, est représentative de celles des Rohingyas : apatridie, fuite, extorsions, détentions arbitraires, misère, exil, clandestinité… « Son récit, note Ansel qui a écrit avec lui Rohingya, Nous, les innommables. Un tabou birman (3), est celui d’un peuple en voie d’extermination. » Fuyant son pays après avoir été emprisonné pendant trois ans, il est arrivé illégalement en Australie, où il fut enfermé dans un centre de détention. C’est de là que ce cybermilitant a raconté l’histoire de sa famille, son enfance, les témoignages de sa grand-mère, le vécu de son père et comment le destin familial a basculé à partir de 1982.

La loi sur la nationalité birmane viole la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, dont l’un des principes fondamentaux est que chacun a le droit à une nationalité. Le statut d’apatride est considéré par l’ONU comme l’un des pires car il prive des droits élémentaires. Dix millions de personnes seraient actuellement apatrides selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), principalement en Asie et Afrique. Dans son rapport d’avril 2014 (4), M. Tomás Ojea Quintana, rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’homme en Birmanie (de 2008 à 2014), détaille les conditions de vie des Rohingyas. « Les strictes restrictions discriminatoires de mouvement affectent les droits des musulmans, y compris celui à la vie », écrit-il. Il qualifie de « ghetto » Aung Mingalar, qu’il a visité en février 2014. En sept mois, mille six cents personnes ont fui ce quartier musulman de Sittwe. « Beaucoup ont risqué leur vie sur des embarcations de fortune pour atteindre les pays voisins. Ceux qui ont survécu sont soumis à des violations des droits de l’homme, y compris la traite. » Des gardes armés et des clôtures de barbelés empêchent ceux qui sont restés de quitter le quartier. Ils manquent de nourriture, d’accès à l’éducation, aux soins et aux hôpitaux, indique M. Quintana. Mme Célestine Foucher, de l’ONG Info Birmanie, évoque d’autres discriminations : « Les Rohingyas ne peuvent plus voter ni occuper certaines fonctions et doivent informer les autorités de leurs mouvements sous peine d’amende. Ils n’ont pas le droit d’être propriétaires, leurs terres sont confisquées et leurs habitations détruites. » Des lois supplémentaires sont en cours de discussion — notamment une qui « empêcherait les femmes rohingyas d’avoir plus de deux enfants. Les couples doivent déjà demander l’autorisation pour se marier civilement ».

Selon le rapporteur spécial de l’ONU, les persécutions comportent des « éléments constitutifs du crime de génocide. Il s’agit de crimes contre l’humanité (5) ». Pourtant, en avril 2012, l’Union européenne et les Etats-Unis ont levé l’embargo et beaucoup des restrictions en vigueur contre la Birmanie depuis 1986.

En plus du gaz et du pétrole, certaines régions théâtres des violences — telles que l’Arakan qui se bat contre l’Etat central — sont « riches en bois, pierres précieuses et minerai, ainsi qu’en potentiel hydraulique. (…) Les communautés ethniques locales luttent pour ne pas voir leurs territoires pillés par l’armée et quelques conglomérats qui lui sont proches — ou par des compagnies étrangères » écrit Renaud Egreteau (6). Et il ajoute : « La question ethnique est liée à des enjeux territoriaux et économiques. (…) Pacifier la périphérie, c’est se heurter à de vastes intérêts. »

La timide ouverture démocratique et les projets de réforme ont suffi à convaincre les puissances désirant profiter du marché. Il s’agit de rattraper la Chine et l’Inde, qui ont eu accès à ces ressources durant les embargos. Total est l’entreprise française la mieux implantée en Birmanie, des dizaines veulent suivre son exemple. En mai 2013, les présidents François Hollande et Barack Obama ont reçu M. Thein Sein. La situation des Rohingyas a été brièvement évoquée malgré sa demande expresse qu’elle ne le soit pas. Le président birman parle d’« informations fabriquées (7) » et n’accepte pas l’intervention de commissions d’enquêtes indépendantes, empêchant ainsi de connaître l’ampleur exacte de la répression. Assumant son rejet des Rohingyas, il a demandé aux Nations unies de l’aider à les installer dans des camps ou à les expulser ; l’ONU a naturellement refusé.

Au cours de ces deux dernières années, environ cent quarante mille auraient été déplacés — la plupart retenus dans des camps dans l’Arakan et au Bangladesh, à la frontière avec la Birmanie. Près de quatre-vingt-six mille auraient fui le pays selon le HCR (8). Détenus, victimes de trafic ou placés en centres de rétention car ils n’ont pas de papiers, ils ne sont pas bienvenus dans les pays voisins, Thaïlande ou Malaisie, qui ne veulent pas créer un « appel d’air ». « Ils ne reçoivent pas d’aide internationale équivalente aux autres ethnies birmanes », commente Ansel. « Il y a moins de réinstallation de Rohingyas en Australie que de Chins ou autres Birmans. Le HCR privilégie une intégration dans des pays musulmans tels que la Malaisie, mais ils y sont aussi privés de droits. Habiburahman a fui le pays pour cette raison. »

Pourtant, le silence est quasi total sur le sort de cette communauté. Des informations circulent mais la censure et la désinformation, bien plus puissantes, les couvrent. L’opposante Aung San Suu Kyi, impliquée dans le processus politique (lire « Valse-hésitation des dirigeants birmans »), se risque rarement à parler de ceux dont le nom est interdit. D’autres éléments expliquent ce mutisme : la complexité des luttes territoriales et ethniques, le fait que le bouddhisme est perçu comme une religion de paix dont les moines sont le symbole, à l’inverse de l’islam. L’idée de bouddhistes massacrant des musulmans est quasiment inconcevable. Pourtant, assure Ansel : « A ce rythme, les Rohingyas vont disparaître de Birmanie. »

Article de Warda Mohamed, novembre 2014, dans Le Monde diplomatique

«Ce ne sont pas des soldats: ce sont des hommes. Ce ne sont pas  des aventuriers, des guerriers, faits pour la boucherie humaine […]  Ce sont des laboureurs et des ouvriers qu’on reconnaît dans leurs  uniformes. Ce sont des civils déracinés.» Henri BARBUSSE

 

Cette année, cela fait 96 ans que les combats de la première guerre mondiale ont pris fin. Aujourd’hui encore, dans les livres scolaires, possédés par Dassault et autres vendeurs d’armes, on apprend qu’elle a eu lieu parce que l’archiduc héritier de la couronne austro-hongroise s’est fait assassiné. Il est alors de notre devoir de lutter contre ce révisionisme et de rappeler que cette boucherie avait bien une visée impérialiste et que, loin de servir les intérêts du peuple français, elle n’a eu d’utilité que pour les marchands de canon.

Les jeunes communistes de Cambrai saluent donc la mémoire des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, des fusillés pour l’exemple, de tout ceux qui ont subis ce conflit, de ceux qui ont tenté de s’y interposer. Alors que ce 11 novembre le cirque télévisé mettra une fois de plus en avant Hollande, Merkel et toute la clique des dirigeants qui continuent la tradition des guerres impérialistes, les jeunes communistes seront présents pour mener le combat et pour porter la mémoire de ceux qui ont été immolés sur l’autel du grand capital.
Sous prétexte de défendre la nation et de créer la paix future, des millions d’hommes ont été envoyés au front. Il est désormais grand temps de tirer leçon des sacrifices passés : arrêtons les guerres impérialistes !
L’OTAN, l’Union Européenne, tous ces organes impérialistes qui sont avant tout des instruments de la domination économique, politique, idéologique et militaire sur les peuples, nous entraînent aujourd’hui dans des guerres impérialistes au Mali, en Lybie, ou plus récemment en Irak sous prétexte de « lutter pour la démocratie » ou de « libérer le monde de la menace islamiste ». Combien de temps tolérerons nous encore le soutien de la France à l’Etat criminel d’Israël, où l’Apartheid et la colonisation étouffent chaque jour un peu plus le peuple Palestinien ? Combien de temps laisserons nous encore Hollande « apporter tout son soutien » au bourreau Erdogan et ses sbires qui martyrisent les kurdes et laissent Kobanê mourir à petit feu ? Assez ! Cette barbarie ne peut plus durer, il est grand temps de mettre fin au capitalisme, cause de tous ces maux !
Lénine disait lors de la conférence de Zimmerwald en septembre 1915 qu’il fallait « transformer la guerre impérialiste entre les peuples en une guerre civile des classes opprimées contre leurs oppresseurs, en une guerre pour l’expropriation de la classe des capitalistes, pour la conquête du pouvoir politique par le prolétariat, pour la réalisation du socialisme. » Il est temps !
Chaque jour, nous nous battons contre l’oppression des peuples et pour une guerre entre les classes plutôt qu’une guerre entre les pays. Alors que la précarité ne cesse d’augmenter, nous disons : de l’argent, il y en a ! Puisqu’on a des dizaines de millions d’euros à mettre dans des rafales, récupérons le et créons des emplois !
En ce jour de commémoration des victimes de la première guerre mondiale, nous pensons à tous ceux qui sont morts, ceux qui meurent en ce moment même, et cela ne nous donne que plus de détermination dans notre lutte pour que, demain, plus personne n’ai jamais à donner sa vie pour des intérêts économiques.

En Syrie comme en Irak, non aux guerres impérialistes et au fascisme islamiste !

Un climat de peur s’installe sur le pays : climat anxiogène créé par les médias, déclarations alarmistes des politiciens… Tout est prétexte à faire monter l’islamophobie et à justifier la politique va t-en guerre des occidentaux. Prétextant de lutter contre DAESH la « coalition internationale » bombarde les territoires syrien et irakien ces derniers jours. Cependant beaucoup  de questions émergent sur la nature et le rôle de ce groupe d’état dirigé par les États-Unis dans le combat contre des groupes fascistes de nature islamiste ainsi que de la capacité des USA de mener un front contre la terreur.

  imperialismeLa présence,entre autres, dans ce groupe d’Etats de la France; des États-Unis, de la Turquie;des pays du Golf Arabique et du Liban fait partie des éléments qui questionnent le bien-fondé de la coalition internationale. Chacun de ces pays a soutenu les fondamentalistes et les groupes fascistes en Syrie d’une manière ou d’une autre : par des armes, par de l’argent, facilitant la mobilité de nombreux djihadistes de tout le globe vers la Syrie.

Les États-Unis, eux qui ont été à la fois soutiens et géniteurs de groupes fascistes dans le monde entier au cours du 20ème siècle – récemment entre autre au Venezuela et en Ukraine -, qui ont continuellement essayé de contrôler le Moyen Orient comme en témoigne leur soutien sans borne envers l’occupation sioniste de la Palestine, ne sont pas en position de mener une coalition afin de soi-disant contrer DAESH. La création de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant n’est qu’une des conséquences de leurs plans d’expansion dans la région !

On ne peut pas faire confiance aux États-Unis non plus pour combattre le   DAESH dans la mesure où ce pays qui est à la tête de l’impérialisme a déjà envahi plusieurs pays dans sa « lutte contre le terrorisme » et notamment l’Afghanistan et la Lybie dans ces dernières décennies sous ce prétexte fallacieux.

Un autre problème qui se pose est la différenciation entre djihadistes et « citoyens lambda »: une fois de plus, les civiles seront les premiers touchés. Comme lors des attaques d’Israël sur la Palestine, les enfants, les femmes, les hommes qui subissent déjà les représailles des terroristes devront faire face aux bombes des quelques unes des plus puissantes armées du monde, qui seront là non pas pour « libérer le monde de la menace terroriste » comme elles l’annoncent sans vergogne, mais bien pour défendre leurs intérêts économiques et politiques. Les Etats Unis ne cachent pas leur intention d’aller au sol à plus ou moins long terme : pourquoi se priveraient ils alors de s’accaparer les ressources du pays, comme cela a été fait dans le passé ? Le butin sera partagé entre les différentes grandes puissances, et les habitants méprisés.

C’est pour toutes ces raisons que nous combattons le fascisme et l’impérialisme, formes particulièrement violente du système auquel nous nous opposons : le capitalisme . Dans notre combat, nous accueillons tous ceux qui souffrent de ce système, nous appelons à l’Union de toutes ces forces afin de former un front international antifasciste et anti-impérialiste qui ne saurait être conduit ou ne saurait collaborer avec les USA.

Combattre l’impérialisme, et donc par là même le capitalisme, ses méthodes et ses mesures est la seule manière d’en finir avec l’occupation, la guerre, les interventions militaires et les morts innombrables. Des dangers comme DAESH nécessitent la solidarité populaire et le combat des peuples d’Irak,  de Syrie et du Liban ainsi que de toutes les forces internationales qui se battent avec les peuples, contre l’impérialisme. Les jeunes communistes défendent et défendront toujours l’auto-détermination et la défense des intérêts de peuples.

Cet article a été librement adapté du communiqué de la FMJD disponible ici afin de convenir à la vision des jeunes communistes du Cambrésis.

En mai la lutte continue !

La JC de Cambrai a participée à la manifestation du 1er mai aux côtés des travailleurs. A l’heure où l’individualisme domine dans la société ; il est important de constater que les lycéens, étudiants,salariés, retraités et privés d’emploi se mobilisent ensemble pour dénoncer le système dirigé par les monopoles capitalistes. Le monde est sous le joug des capitalistes et impérialistes, et contre ce système qui porte en lui guerres, chômage et exploitation la jeunesse communiste propose une société égalitaire où les richesses ne seraient pas détenues par la bourgeoisie : ce système nous l’appelons socialisme. La JC est consciente que le seul moyen de permettre de vivre mieux dans la société est de sortir du capitalisme en permettant aux travailleurs de posséder les moyens de production par la nationalisation des grandes entreprises. Il est évident que dans son esprit de justice sociale, la JC s’élève contre les menaces de démantèlement des acquis sociaux qui ont été durement obtenus et défendus par nos grands-parents et arrières grands-parents. A l’heure où nous entendons le président du MEDEF, Pierre GATTAZ évoquer la possibilité de remise en question du SMIC pour les jeunes, cela nous interpelle et fait remonter les souvenirs du CPE, précédent traité qui voulait faire encore plus des jeunes des travailleurs au rabais. Où allons-nous ? Pour le moment, les hommes politiques n’ont pas osé toucher au SMIC, mais la parole des patrons se fait de plus en plus décomplexée – eux qui bénéficient de la complaisance du gouvernement, pourquoi s’en priver ?. La JC est consciente aussi des difficultés rencontrées dans les entreprises : salariés menacés de perdre leur emploi – fermeture de grandes sites industriels… La précarité est présente partout en France, chez les salariés et les étudiants qui sont rémunérés une misère pendant leur stagen chez les retraités et les privés d’emploi… Et les patrons du CAC 40 s’enrichissent de plus en plus. Alors que le chantage à l’emploi est de plus en plus courant et important, les grands patrons et les actionnaires s’octroient des primes impressionnantes. Pour s’opposer à ces inégalités et à ce système pourri jusqu’à la moelle, la JC sera toujours présente pour lutter contre toute forme de discrimination et contre le fascisme
Le capitalisme ne peut pas résoudre les problèmes sociaux ni satisfaire les besoins des travailleurs et des nouvelles générations. C’est dans l’unité et dans l’action que nous vaincrons, jeunes du Cambrésis, rejoignez nous !
 
L'article paru dans la Voix du Nord à l'occasion de la manifestation du 1er mai.

L’article paru dans la Voix du Nord à l’occasion de la manifestation du 1er mai.

En avril la JC défile, en mai elle se met au muguet.

Les jours se rallongent, avril touche à sa fin, tout comme l’espoir d’une politique de gauche par un gouvernement qui s’affiche ouvertement du côté des grands patrons. Nous avons été présents en masse le 12 avril lors de la manifestation contre l’austérité.  Le 1 er Mai, fête internationale des travailleurs, nous serons donc comme chaque année présents aux côtés des travailleurs,lycéens, étudiants et retraités. Nous en profiterons pour vendre le traditionnel muguet ainsi que l’édition « Spéciale Jeunes » de Liberté Hebdo, le petit canard rouge de la région qui connaît des difficultés avec son 3ème cambriolage en l’espace de 9 mois.

Cette fête sera donc l’occasion de partager un moment fraternel tout en clamant haut et fort que nous tenons à nos acquis sociaux, que nous ne laisserons ni le droit des travailleurs être bafoué ( n’en déplaise à Hervé Morin qui souhaiterait un retour à la semaine de 39 heures ) ni le gouvernement faire des économies sur le dos des travailleurs ( 50 milliards d’euros d’économies ont été annoncés alors même que 35 milliards sont promis aux patrons avec l’allègement des charges patronales via le pacte de Responsabilité, que le Medef lui même approuve ) . Comme nous l’avons prouvé lors de la manifestation du 12 avril, nous ne nous résignerons ni à la hausse du chômage et de la précarité, ni à la casse de nos services publics !

Nous vous donnons donc rendez vous le JEUDI 1ER MAI dès 11H à l’HOTEL DE VILLE DE CAMBRAI pour cette journée synonyme d’union des travailleurs.

Photo de Marceline Wachez.

Manifestation du 12 avril contre l’austérité – Photo de Marceline Wachez.

Photo de Marceline Wachez.

Manifestation du 12 avril contre l’austérité – Photo de Marceline Wachez.

Photo de Marceline Wachez.

Manifestation du 12 avril contre l’austérité – Photo de Marceline Wachez.

Photo de Romain Pukica

Manifestation du 12 avril contre l’austérité – Photo de Romain 

Le 23 mars votez pour la liste « A Gauche pour Cambrai » pour une ville résolument à gauche !

 Positions des jeunes communistes sur l’élection municipale à Cambrai :

Alors que les élections municipales approchent à grands pas, il nous a paru nécessaire de prendre position .

Le maire sortant, François Xavier VILLAIN,au bilan des plus mitigés, cumule les mandats et les fonctions, quitte à être partout mais nul part à la fois. Il souhaite également instaurer une politique de sécurité par le biais de l’installation de caméras de surveillance, à la fois coûteuses et liberticides. En tant que jeunes, nous sommes également particulièrement sensibles à ce sujet, ainsi qu’à l’isolement croissant que connaît Cambrai et contre lequel il n’a pas su agir.

Le maire a aussi pour projet de construire un golf à Niergnies. Ce projet coûterait plus de deux millions d’euros aux habitants de la communauté d’agglomération de Cambrai. A l’heure actuelle, la crise touche un très grand nombre de cambrésiens (chômage, précarité, difficultés pour se loger, inégalité face à l’accès aux soins) ne serait-il pas préférable d’utiliser cet argent à bon escient plutôt que de favoriser une minorité de personnes (environ 280 golfeurs) pour leur loisir ? Monsieur VILLAIN, maire de la ville depuis 22 ans se préoccupe seulement maintenant, en pleine campagne électorale, des difficultés de transport en train vers les grandes villes que sont Lille, Arras et Paris. Mais qu’a-t-il fait depuis qu’il est maire dans ce domaine ? De nombreux salariés et étudiants prennent le train quotidiennement vers ces villes et leur trajet est très long. (Il faut une plus d’une heure pour faire Cambrai Lille, il n’y a aucun train direct vers Arras… ). Ne vous laissez pas leurrer par ses propositions ! Nous constatons une recrudescence de SDF depuis quelques années. La misère s’installe à Cambrai. Elle pourrait être réglée avec la mise à disposition de logements vacants, qui sont par ailleurs de plus en plus nombreux. Ceci n’est pas à l’ordre du jour de notre maire sortant. Il est facile de fermer les yeux…

Le candidat Yves-Pascal RENOUARD, candidat du PS et d’EELV a lui été parachuté par son parti, fraîchement arrivé de Roubaix pour combler un siège vacant. Mais comment pourrait il représenter notre ville, lui qui n’y habite que depuis quelques mois et qui n’en connaît encore rien ?

Est-il nécessaire de parler de la liste de Thierry BASQUIN, candidat du Rassemblement Bleu Marine qui ne semble pas avoir compris que Cambrai est une ville riche de ses différences : que dire de son tract-questionnaire dans lequel il parle de l’immigration en suggérant qu’elle représente un danger, accompagné d’une image qui ne laisse aucun doute possible sur la vision négative qu’il a de celle ci ? Le candidat Frontiste et sa liste semblent également n’être pas très investi dans la campagne des municipales, ne prenant même pas la peine de faire campagne… A quoi servent des élus qui ne sont pas présents sur le terrain ?

La seule liste qu’il nous paraît judicieux de soutenir est « A gauche pour Cambrai » regroupant des membres du Parti Communiste,du Parti de Gauche et du NPA mais également de nombreux citoyens qui ne sont cartés dans aucun parti. A noter que trois de nos camarades du MJCF de Cambrai sont candidats. Menée par Jean-Louis DELHAYE, qui siège depuis plus de vingt ans au conseil municipal et est très engagé dans la vie de Cambrai, cette liste est pour nous la seule à présenter un programme cohérent et viable : Elle s’engage ainsi, si elle est élue, à faciliter l’accès au logement, à entamer une réflexion autour d’une régie publique de l’eau, à valoriser l’enseignement (alors que l’an dernier encore de nombreux postes ont été supprimés au lycée Fénelon) mais également à redonner de la vie à la ville, un vivre-ensemble…

Le MJCF de Cambrai soutient donc officiellement la liste à Gauche pour Cambrai et appelle ainsi tous ses sympathisants à se voter et à faire voter massivement le Dimanche 23 mars pour celle ci .

tractno2cambraip1

 

Le 23 mars votez pour la liste « A Gauche pour Cambrai »  pour une ville résolument à gauche !

10 ème rencontre des Jeunesses communistes d’Europe : « organiser les luttes pour mettre en échec la politique de l’UE du capital »

10 ème rencontre des Jeunesses communistes d’Europe : « organiser les luttes pour mettre en échec la politique de l’UE du capital »

Image

Ces 15 et 16 février 2014 se tenait à Madrid la X ème Rencontre européenne des Jeunesses communistes, sous le thème « la crise capitalistes, les luttes de la jeunesse et le rôle des organisations de jeunesse communistes ». Organisations participantes, nous déclarons :

« La situation de la jeunesse ouvrière et d’extraction populaire dans nos pays est durement marquée par le contexte actuel de la crise de surproduction et de sur-accumulation que traverse le système capitaliste. Son origine est le fruit du développement des contradictions inhérentes au capitalisme, et de la mauvaise gestion du système dus aux divers responsables politiques et économiques bourgeois au niveau international. Le développement de la crise capitaliste en Europe a eu des conséquences dévastatrices pour les conditions de vie et de travail de la jeunesse.

La jeunesse n’a pas d’avenir dans le capitalisme 

Sous le capitalisme, la jeunesse ouvrière et d’extraction populaire est un secteur particulièrement vulnérable et exploité qui souffre, y compris pendant les cycles de grande accumulation et d’expansion économique, les pires conditions sociales et de travail, la jeunesse est dans la ligne de mire des attaques du capitalisme. Avec la crise, le capitalisme approfondit encore son caractère parasitaire et, dans l’offensive des monopoles pour rehausser son taux de profit, le niveau de précarité et d’exploitation s’intensifie parmi les jeunes pour atteindre des niveaux insoutenables, leur niant toute possibilité de pouvoir se construire un avenir.

Se réaffirme le fait que le capitalisme ne peut pas résoudre les problèmes sociaux ni satisfaire les besoins des travailleurs et des nouvelles générations ; au contraire, le capitalisme tente d’échapper à ses incurables contradictions, faisant porter le poids de la crise sur les travailleurs, les peuples, intensifiant l’exploitation, la pauvreté, le chômage et le péril de nouvelles guerres impérialistes.

L’oligarchie cherche à rehausser le niveau de son taux de profit dans la crise, en détruisant les forces productives, condamnant au chômage des millions de travailleurs et travailleuses, tandis que l’on remplace des postes de travailleurs adultes stables par une quantité de jeunes sous contrat précaire, sous une exploitation maximale.

Globalement, la crise du capitalisme est utilisée pour intensifier l’attaque contre les droits et les conquêtes de la classe ouvrière, afin de pouvoir mettre en place la stratégie commune des monopoles contre la classe ouvrière et les couches populaires, contre la jeunesse. Cela permet aux monopoles et gouvernements capitalistes en Europe d’utiliser ces millions de jeunes au chômage ou en condition de sous-emploi, comme fer de lance contre le reste de la classe ouvrière et les couches populaires, et contre les droits qui ont été conquis après des années de lutte ouvrière intense et grâce à l’existence, jusqu’aux années 1990, des pays socialistes d’Europe, menés par l’URSS. Ce qui a renforcé la lutte des travailleurs et des peuples, et fut un facteur de pression sur les pays capitalistes.

La jeunesse dans les pays d’Europe connaît un fort taux de chômage, atteignant dans beaucoup de pays des niveaux supérieurs à 50 % de la population jeune en âge de travailleur. Cela fait naître pour la bourgeoisie européenne une « armée industrielle de réserve » de millions de personnes.

Ainsi, le besoin et le désespoir de ces jeunes, et le grand excédent de main d’œuvre sont utilisés par la bourgeoisie pour dégrader encore plus les conditions de travail, précariser les formes de contrat et diminuer les salaires.

Un exemple clair de cela c’est le « Plan de garantie pour la jeunesse » qui a été décidé par l’Union européenne avec l’accord des gouvernements capitalistes, sociaux-démocrates et libéraux, et qui s’appliquera dans les pays qui ont un taux de chômage des jeunes élevé.

Pour les jeunes travailleuses, la situation est encore pire, elles sont utilisées comme main d’œuvre bon marché. Pour le même travail, elles continuent à recevoir un salaire plus faible, dans des conditions plus précaires.

L’Union européenne des monopoles n’est pas réformable

Nous lançons un appel aux jeunes travailleurs, aux jeunes chômeurs pour qu’ils refusent ce plan, et tous les autres, pour l’exploitation de la jeunesse, qu’ils ne satisfassent pas des miettes qu’on leur jette, qu’ils se placent du côté du reste de la classe ouvrière, qu’ils s’organisent sur leur lieu de travail, qu’ils renforcent les syndicats de classe et luttent pour leur droit à avoir un emploi stable, avec des droits garantis.

L’Union européenne, cette alliance inter-étatique impérialiste, avec les gouvernements bourgeois de chaque pays, légifère pour les monopoles avec comme objectif de rendre moins chère la force de travail par une multitude de réformes, lois et directives. C’est sa raison d’être, la nature de classe de l’Union européenne et des autres alliances impérialistes.

Cela nous renforce dans l’idée que la jeunesse ouvrière et d’extraction populaire n’a rien à espérer des alliances du capital, l’Union européenne par exemple, elles ne peuvent pas être réformées en faveur des peuples. Au contraire, nous avons le plus grand intérêt à lutter contre elles.

Dans le même temps, la bataille se porte sur le domaine idéologique quand la bourgeoisie use de termes comme « compétitivité », « plans d’emploi pour la jeunesse », « contrats de formation » ou qu’il exalte un concept comme la « flexibilité » pour justifier et légitimer dans la conscience de la jeunesse la dégradation des conditions de travail et sociales de celle-ci et du reste de la classe ouvrière.

Ce même phénomène se reflète dans l’éducation, autre espace fondamental où on retrouve majoritairement la jeunesse de notre société. L’oligarchie européenne, par de multiples lois, traités et réformes (dans l’UE, la création de l’Espace européen de l’éducation supérieure, le « Plan Bologne » ou la « Stratégie université 2015 ») essaie de reprendre en main l’éducation par des réformes réactionnaires qui excluent les fils et filles d’extraction populaire.

Dans le même temps, des milliers de jeunes et de familles populaires et ouvrières se voient contraints, dans de nombreux pays, à opter pour l’émigration. Les travailleurs et travailleuses jeunes cherchent à vendre leur force de travail à l’étranger pour pouvoir accès à un avenir dont le capitalisme dans leur pays d’origine leur prive.

Ce phénomène revient avec une force similaire à la vague migratoire qui, jusqu’à la fin des années 1980, a envoyé des milliers de jeunes européens sur les voies de l’émigration vers les pays les plus industrialisés d’Europe à la recherche d’un travail.

Aujourd’hui, les enfants de ces émigrants doivent partir à nouveau pour l’étranger pour survivre, ce qui nous montre que le capitalisme comme mode de production reproduit perpétuellement les mêmes impasses pour la classe ouvrière et leurs enfants.

La jeunesse de tous les pays peuvent tirer les conclusions du sens de la « liberté de mouvement » que les partisans de l’UE professaient quand ils ont voté pour le traité de Maastricht et les mesures suivantes : liberté pour le capital de les exploiter quand ils sont à l’étranger, et c’est lui qui commande quoi qu’il en soit.

Organiser la jeunesse pour lutter contre les plans de l’UE, des gouvernements de la bourgeoisie

Dans tous les pays d’Europe, la jeunesse doit lutter pour nos droits et contre les causes de l’exploitation, du chômage, de l’émigration.

La jeunesse doit rejeter toutes ces efforts dans les intérêts des monopoles, cherchant à diviser la classe ouvrière entre jeunes et vieux, immigrés et nationaux, contre tout ce qui instille le venin du racisme et du fascisme dans la conscience de la jeunesse. Les organisations qui participent à cette rencontre européenne, comme organisations de jeunesse communistes nous luttons pour organiser la jeunesse pour s’opposer aux plans de l’UE et aux gouvernements de la bourgeoisie, tout comme aux oligarchies des autres pays européens.

C’est pour cela que nous soutenons et organisons la lutte de masse des jeunes, en leur donnant un caractère de classe, nous luttons aussi contre les positions opportunistes et capitulardes qui appellent la jeunesse, et toute la classe ouvrière, à la « conciliation » avec son ennemi de classe dans le système.

Lutter contre le fascisme, instrument du système capitaliste en crise

Dans le même temps, nous devons mener une forte offensive idéologique pour dénoncer les mensonges et les lois anti-communistes qui ont été avancés ces dernières années et qui éloignent les couches populaires et les organisations révolutionnaires, celles qui défendent réellement ses intérêts objectifs.

Nous voulons également souligner le phénomène du fascisme en Europe. Le fascisme naît et est utilisé par le système capitaliste. Il se présente avec un masque anti-système pour créer la confusion parmi la jeunesse quand en réalité il est la main de fer du capitalisme pour écraser les luttes de la classe ouvrière et des peuples. Communistes, nous avons le devoir de dévoiler le vrai visage du fascisme et lutter pour que le mouvement de masse organisé puisse s’y opposer.

Comme organisations de la Jeunesse communiste, avec nos partis respectifs, nous devons être l’avant-garde de la lutte de masses, élever son niveau de conscience, organiser les luttes et orienter leurs objectifs.

Renforcer le rapport de force pour construire le socialisme

Jeunes communistes, nous devons aspirer à mener la jeunesse ouvrière et d’extraction populaires dans les luttes pour défendre et gagner ses droits, pour contribuer au développement de nos revendications pour de nouvelles conquêtes pour les travailleurs, les peuples et la jeunesse, avec comme objectif de renforcer le rapport de force pour construire le socialisme, pour la construction d’un système sans exploitation, avenir de l’Humanité.

Depuis le plénum de la 10 ème Rencontre des Jeunesses communistes d’Europe, organisations participantes, nous voulons exprimernotre pleine et entière solidarité avec les luttes ouvrières et populaires que livrent les différents peuples d’Europe contre la dictature des monopoles.

Nous lançons un appel à la jeunesse pour renforcer sa lutte pour ses besoins actuels, pour un emploi stable avec des droits garantis, pour une éducation publique et gratuite, la santé publique, la sécurité sociale, pour l’accès à la culture.

Nous exigeons l’abolition de toutes les législations anti-communistes, tout comme les théories réactionnaires qui mettent sur un même plan les expériences de construction du socialisme au XX ème siècle avec le fascisme et le nazisme, idéologie officielle de l’UE. La contribution à la construction du socialisme au XX ème siècle pour l’Humanité, la supériorité du socialisme ne peut pas être effacée.

Nous lançons un appel à la jeunesse pour qu’elle s’organise et lutte pour ses droits, contre l’impérialisme, pour construire une société qui répondra aux attentes de la jeunesse de paix, de solidarité, d’un travail avec de vrais droits, où la classe ouvrière abolira l’exploitation de l’homme par l’homme, où elle aura le pouvoir politique et économique. Elle construira le socialisme.

Ont participé à cette rencontre, entre autres, les organisations communistes de jeunesse suivantes : l’UJCE (Espagne), le CJC (Espagne), la JCP (Portugal), la SDAJ (Allemagne), le COMAC (Belgique), EDON (Chypre), KJO (Autriche), Baloldali-Front (Hongrie), JTKP (Turquie), MJCF (France), KNE (Grèce), FGCI (Italie), KSM (République tchèque) …

 

Formation Fédérale

Forte mobilisation à la Journée de Formation Fédérale de la JC du Nord !

Ce Samedi, dès 9H, ils étaient déjà plusieurs dizaines de Jeunes Communistes présents à l’Espace Paul Eluard de Roubaix afin de participer au Week-End de formation des Jeunes Communistes du Nord. Au total, une centaine de jeunes dont dix de la Somme étaient présents tout au long de la journée ! Au programme : l’étude du Système Capitaliste, l’histoire de la JC, la dialectique du côté des formations théoriques… Mais nous ne concevons pas l’Education Populaire comme quelque chose qui irait à sens unique !

Ainsi, même si pendant ces instants purement théoriques la discussion de tous permettait à tout le monde de s’enrichir, l’après-midi fut consacrée à des « ruches » thématiques en petits groupes. Cette volonté politique de briser les schémas de domination même dans le domaine de l’Education, nous l’assumons totalement !

C’est aussi ce qui peut expliquer le succès croissant de ces journées où tout le monde peut apprendre, du nouveau militant au plus expérimenté. La diversité des thèmes abordés dans les ruches a permis à chacun de se former sur le sujet qui l’intéressait le plus : Palestine, Racisme d’Etat, Guerres Impérialistes, Union Européenne, Education, Travail mais aussi apprendre à décrypter les mensonges médiatiques !

Le lendemain matin, nous étions nombreux à passer à la pratique en allant à la rencontre de la population de la Métropole Lilloise, afin de convaincre les jeunes et les moins jeunes de la justesse de nos idées. Pari gagné puisque plusieurs lycéens et précaires ont décidé suite à nos actions de nous rejoindre dans notre lutte révolutionnaire !

Toi aussi rentre dans le combat pour un travail, pour une formation, pour une meilleure vie, sans misère !

(Article tiré du site de la JC du Nord)

Les Voeux 2014 de la JC Cambrai

Les jeunes communistes de Cambrai vous souhaitent une très bonne année 2014, remplie de bonheur, de lutte et de victoires !

En 2013, nous avons dû faire face à la 6ème année de crise du capitalisme, à un gouvernement prétendument socialiste bien qu’à la botte du grand patronat. Celui-ci cassant systématiquement les droits et les avancées pour lesquels nos parents et nos grands-parents se sont battus. C’est par exemple le cas de notre système de retraites honteusement mis à mal par François Hollande avec la bénédiction du MEDEF, de l’UMP et du PS. Ainsi on se verra obliger de trimer jusqu’à 70 ans alternant CDD, intérim et chômage pour au final toucher une retraite de misère. Triste avenir !

  Pendant ce temps chez les bourgeois tout va pour le mieux. Les 500 plus grosses fortunes de France se sont ainsi enrichies de 25 % en 2013, soit un dixième de la richesse de la France entre les mains d’un cent-millième de la population ! Visiblement les médias français sont passés à côté de l’information et ont préféré parler insécurité et immigration…

En parallèle, dans le Cambrésis, le lycée Fénelon a perdu 12 professeurs et le volailler Doux licenciait 873 personnes, les conducteurs de bus ont vu leurs salaires diminuer et leurs primes disparaître…

Mais les jeunes communistes cambrésiens ne se laissent pas abattre. Nous avons en effet été de toutes les batailles l’an dernier : nous avons lutté contre l’extrême droite ; avec la création d’un collectif antifasciste pour faire barrage aux idées fascistes et xénophobes. Contre l’austérité en organisant des manifestations contre les suppressions de postes de professeurs au lycée Fénelon qui ont réuni près de 500 lycéens !

Le 1er mai nous avons également manifesté avec plus de 200 travailleurs et 4 jours plus tard nous participions au repas du PCF du Cambrésis, renforçant par la même nos liens avec le parti et les militants expérimentés. En bref, 2013 a été pour nous une année de lutte et 2014 le sera tout autant !

Lors de notre dernière réunion, nous avons pris la décision -à l’unanimité- de mener campagne pour la libération du peuple palestinien et la reconnaissance par la France de la Palestine, campagne menée nationalement par notre organisation. Nous avons donc pris acte des enseignements de Ernesto Guevara qui affirmait que : « les jeunes communistes ne doivent pas être limités par les frontières d’un territoire ; ils doivent pratiquer l’internationalisme ».

Nous engagerons également une campagne de fond contre le chômage, les licenciements et la précarité, dans le but de porter à la jeunesse et aux travailleurs notre projet politique alternatif et révolutionnaire ! C’est pour nous le meilleur moyen de faire reculer le racisme et les idées pourries du Front National et de l’UMP. Idées partagées aujourd’hui par le ministre de l’intérieur qui mène la chasse aux lycéens sans-papiers, aux Rroms et autres travailleurs immigrés, dans le seul intérêt du patronat : celui de nous diviser pour mieux régner.

Aujourd’hui plus que jamais, nous, jeunes, avons besoin de nous défendre et de prendre parti. Pas n’importe quel parti bien sûr : celui de la lutte au côté des travailleurs, la lutte de classe pour nous défendre face aux assauts du grand capital ! Allons conquérir de nouveaux droits aux cotés de la jeunesse communiste jusqu’à l’avènement d’une société où l’intérêt général prime sur l’intérêt de quelques-uns : le socialisme !

Les Jeunes Communistes de Cambrai.

Cambrai répond présent pour la mobilisation nationale du 5 Novembre

  Ce mardi 5 Novembre 2013, à partir de 9h, la Jeunesse Communiste de Cambrai organise et participe, en collaboration avec les organisations syndicales que sont l’Union Nationale des Lycéens (UNL) et l’Union Nationale des Étudiants de France, à un rassemblement lycéen et étudiant, en marge du grand mouvement national qui se déroulera ce même jour.

    Ce rassemblement est organisé pour mobiliser la jeunesse du Cambrésis contre les expulsions de jeunes scolarisés, tels Léonarda ou Khatchik, ainsi que d’autres dont les cas sont moins connus. Ces expulsions qui vont à l’encontre de tous les principes de la République, et qui brisent les vies de ces jeunes qui étudient pour préparer leur avenir. Il est du devoir de la jeunesse, que ce soit à Cambrai ou ailleurs, de montrer sa solidarité avec ces jeunes.

   Le retour de vacances et le mauvais n’aidant pas, un groupe a tout de même bravé les éléments pour se réunir devant la sous-préfecture, avant qu’une délégation comprenant des membres de l’UNL, de l’UNEF et de la JC, ainsi que de la CGT Educ’Action ne demande à rencontrer le sous-préfet afin qu’il puisse transmettre à l’Etat les doléances des jeunes du Cambrésis contre les expulsions d’élèves, notamment les retours des deux expulsés Léonarda et Khatchik, propulsés comme « symboles médiatique » d’un problème combattu depuis des années de manière anonyme et locale dans les établissements scolaires, ainsi que la mise en place d’une circulaire organisant l’arrêt immédiat de toute procédure d’expulsion concernant un jeune en formation, et le vote d’une loi interdisant d’engager une procédure d’expulsion contre les familles dont un enfant mineur est en cours de scolarité et contre les jeunes majeurs en formation se trouvant en situation irrégulière.

   La Jeunesse Communiste de Cambrai restera mobilisée et solidaire de ce combat contre les expulsions, qui est lié aux autres combats de la JC contre les charges austéritaires de l’Europe capitaliste et du serviable gouvernement aux bottes du MEDEF qui n’est de gauche que pour les manchettes de la presse (nos retraites transformées en rêves lointains et inaccessibles, nos emplois précarisés et à la disposition des grands groupes qui veut mettre toute la jeunesse en lutte contre elle-même pour obtenir le Graal qu’est l’emploi) ainsi qu’aux relents xénophobes qui hantent nos rues, nos villes, nos établissements scolaires. Tous nos combats sont liés, pour faire face à une seule chose : le capitalisme, le régime des riches qui se moquent des peuples et qui lance son chien de garde qu’est le fascisme, incarné en France par le Front National et les autres groupuscules d’extrême-droite qui se cachent derrière la vitrine reluisante qu’offrent les médias de masse soumis au patronat au Front National.

TOUS UNIS FACE AUX EXPULSIONS DES JEUNES SCOLARISES !

TOUS MOBILISES AVEC LA JC CAMBRAI DANS LES LUTTES !

Vidéo de l’interview JC-UNEF ainsi que lien pour l’article de la Voix du Nord

IMG_20130822_095422

Malo les Bains : Journée de détente et d’action militante !

En ce jeudi 22 août se déroulait la 25ème édition de la « Journée à la mer » organisée par le Parti Communiste Nord, journée ouverte à tous pour permettre aux gens de prendre un temps de repos, un temps de détente au bord de la mer. Dans un monde où le « droit aux grandes vacances » ne signifie plus grand chose face à la rapacité des grands patrons, cette journée montre que l’on peut toujours se battre pour ses droits les plus élémentaires et les plus essentiels : le droit, après une année de labeur pour gagner de quoi vivre, de profiter d’instants privilégiés avec sa famille pour se détendre et cela sans se ruiner; le droit de tous profiter des magnifiques littoraux de notre pays.

La journée organisée par le PCF Nord, soutenu par la Jeunesse Communiste, a fait venir plus de 6300 personnes de tout le département de Nord, grâce à 105 bus affluant dans la cité dunkerquoise, avec comme point de rendez-vous la magnifique salle du Kursaal, situé face à la digue qui a permis aux vacanciers du jour de profiter de la mer, malgré une petite bruine et un ciel gris ? La joie et la bonne humeur restaient au rendez-vous, et malgré la forte affluence au Kursaal pour se protéger du mauvais temps, beaucoup de gens profitaient des bienfaits de la côte.

Un instant de gaieté, un jour d’accalmie dans les tempêtes de nos existences, conditionnées par des exploiteurs voulant nous arracher nos droits et nos libertés au nom de leurs profits, voilà ce qu’est la Journée à la Mer du PCF Nord. Instants de rencontres, de convivialité entre les générations, entre les villes. Marquée par des interventions de cadres communistes pour montrer que le rassemblement, l’unité, seront plus forts que la division que le monde libéral et ses chiens de garde veulent nous voir pratiquer. « Diviser pour mieux régner », tel est leur devise. Le PCF appelle lui à l’union des travailleurs face aux exploiteurs, à l’émancipation de ceux qui produisent les richesses des chaînes que ceux qui les exploitent leur mettent pour les maintenir sous eux et montrer leur « légitimité ».

Le militantisme et la convivialité, l’action et la détente, voilà ce qui symbolise, hier, aujourd’hui et demain, la Journée à la Mer de Malo, et montre la détermination de ceux qui veulent rassembler au nom des droits les plus élémentaires de l’homme : dignité, respect, fraternité.

La MJCF Cambrai à Malo les Bains !

Un repas mérité, avec vue sur la mer, à l'étage du Kursaal

Un repas mérité, avec vue sur la mer, à l’étage du Kursaal

Des membres de la MJCF Cambrai, détendus et motivés !

Des membres de la MJCF Cambrai, détendus et motivés !

Plus de 6300 personnes en tout, des milliers dans la salle du Kursaal

Plus de 6300 personnes en tout, des milliers dans la salle du Kursaal

Un discours de retour motivant et montrant la détermination de la JC Cambrai

Un discours motivant et montrant la détermination de la JC Cambrai à rester sur le front des luttes !

Retranscription du Discours de retour fait par le Responsable Communication de la JC

  « Avant tout, je tiens à vous remercier tous, de ma part, de celle de la Jeunesse Communiste du Nord et particulièrement de la MJCF Cambrai, que je représente ici, pour votre présence à cette Journée à la Mer, une journée qui nous permet de nous retrouver, de nous rassembler, de nous détendre. Cela est important dans un monde qui se divise et qui nous plonge dans une tourmente perpétuelle de soucis et de charges. J’espère que vous avez apprécié cette journée, malgré un temps qui n’était pas au rendez-vous, mais cela est peu de choses tant que cette journée fut pour vous un réel moment de détente, et de fraternité.

  Je voudrais aussi vous parler un instant du combat de la jeunesse, une jeunesse qui est la victime des réformes néo-libérales lancées par les gouvernements successifs pour se soumettre aux exigences des marchés, des patrons qui pendant ce temps là se gavent. La crise pour qui ? Pour ceux qui ne vivent pas dans les cercles serrés du pouvoir et du CAC40. La crise pour les travailleurs, les jeunes, les retraités. Ceux qui créent les richesses, ceux qui leur succèderont, et ceux qui méritent le respect de leur repos après avoir contribué à notre société assez de temps. Il est important que la jeunesse soit mobilisée. C’est à nous, la jeunesse, de venir chercher ce qui nous est dû, car si nous ne venons pas le prendre, nous pouvons toujours l’attendre de ceux qui n’ont aucun intérêt à nous le donner. Et c’est à nous tous de faire passer le message à la jeunesse. : « Il faut se réveiller ! Il faut agir ! Il faut se rassembler ! »

    Le dossier brûlant qui arrive est celui des retraites. Quand on voit les jeunes se demander, dès l’université, dès le lycée, même dès le collège, « Vais-je avoir ma retraite ? Si oui quand ? Et à quel prix ? ». Cela est préoccupant, voire grave. La jeunesse ne voit plus ses perspectives avant même d’entrer dans la vie active. Et c’est pour cela, et aussi pour défendre les retraites de ceux qui les touchent déjà, et celles de ceux qui en approchent, que nous devons nous mobiliser, en masse, afin de gagner nos droits à une retraite décente. Une récompense méritée après des décennies de labeur. Et ce combat, il est mené par le PCF, la Jeunesse Communiste, les syndicats, et il ne faut pas hésiter à rejoindre ce combat, car comme disait Ambroise Croizat : « On ne peut parler d’acquis sociaux, mais de conquêtes sociales, car le patronat cherchera toujours à reprendre ce qu’il concède au bout des luttes ».

Pour conclure, je voudrais vous parler de notre grand évènement de septembre, l’apogée de l’année évènementielle du Parti Communiste : la Fête de l’Humanité. Fête populaire, fête ouverte, fête fraternelle, elle vous accueillera du 13 au 15 septembre à la Courneuve et pour les intéressés, un bus partira de Cambrai le vendredi 13 septembre, à 14h sur la place Aristide Briand. Les informations sont sur le tract que je vous distribue dès à présent, et sur ce, je vous remercie, et vous souhaite un bon retour !

Radical ou Révolutionnaire ?

Les temps changent, ce n’est plus très porteur actuellement de se dire révolutionnaire. Non seulement il y a eu ce qu’on appelle parfois l’échec des révolutions au XX° siècle, mais aussi la relative réussite des « révolutions conservatrices » (Reagan, Thatcher..) et le recyclage du terme « révolution » dans les domaines supposés plus consensuels de la technique et de l’industrie, voire de l’art. Beaucoup de choses dites « nouvelles » sont apparues dans les années 1980, des nouveaux pères à la nouvelle droite en passant par la nouvelle cuisine… Mais « nouveau » ne faisait pas le poids. Il y a là comme une dialectique trop visible, bien connue des baigneurs : la nouvelle vague n’est nouvelle que pour autant qu’elle succède à tant d’autres, dont elle partagera le même destin. « Tout a changé en Bretagne, hormis les vagues, qui changent toujours »,(Chateaubriand). Les révolutionnaires inavoués ont donc ressuscité d’entre les morts un terme supposé consensuel : celui de « radicalité ». Et voilà la ci-devant gauche révolutionnaire devenue « gauche radicale. »
Problème, il y a une généalogie, une histoire et même un bilan du radicalisme en France. Et aussi quelques héritiers bien en place. Je veux bien que dans le vocabulaire politique anglo-saxon, « radical » ait un sens très fort, à peu près équivalent à celui de « révolutionnaire » chez nous. Mais enfin nous sommes en France, ou le terme « radicalisme », quelle que soit son histoire, a été importé dans le but explicite de s’opposer à toute perspective révolutionnaire. Les radicaux sont, dès les débuts de la troisième république, des Républicains « modérés » qui opposent aux révolutionnaires socialistes, puis communistes, la possibilité de réformer l’ordre social « jusque dans ses racines et ses soubassements », mais en laissant ceux-ci intacts. Radex en latin = racine. Pratiquer des injections de justice sociale et de démocratie dans un système par nature anti-social et antidémocratique, un peu à la façon dont injectent dans les racines des dents de quoi les assainir et les fortifier, voilà l’idéal radical.
Il a ses titres de gloire : l’affirmation de la République, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, une lente mais réelle rupture avec les forces de l’Ancien Régime. Il a aussi ses ombres, terribles : les répressions anti-ouvrières, l’exploitation coloniale, l’incapacité de plus en plus marquée à s’opposer aux forces de l’extrême-droite fasciste. Et il a un bilan : la stagnation économique de la France, son retard industriel, le colonialisme, et aussi des mœurs politiques conjuguant le clientélisme au plan local avec au plan national un « crétinisme parlementaire » (Lénine) fait de tractations en coulisse, d’alliances à la carte et de jeux d’influences, et qui a durablement discrédité le Parlement, on sait au bénéfice de qui.
Certains disent que l’héritage du communisme stalinien, ce sont des « valises de plomb. » Mettons. Celles du radicalisme sont-elles moins lourdes ?
Comment ne pas voir le piège tendu par l’emploi de ce mot hautement piégé qu’est le mot « radical » associé au mot « gauche », et qui introduit l’idée d’une petite originalité, d’un vague « mieux-disant », à l’heure où les politiques menées sont totalement régressives et réactionnaires sur le fond ? Politiques d’ailleurs approuvées par les ultimes « radicaux », de Bernard Tapie à Jean-Michel Baylet. Qui sera rassuré par ce jeu « petit-bras » ?
Toute tentative déterminée de réformer une institution se trouve rapidement conduite à des mises en causes imposant des changements qualitatifs. Si l’on veut une réforme radicalement progressiste de la protection sociale, il faudra bien finir par toucher à la part patronale. Une réforme radicale des institutions européenne est inconcevable à terme sans remise en cause du fonctionnement, des attributions et donc de la nature de la BCE. Comment à ce niveau réformer sans révolutionner ?

Jean-Michel GALANO (Philosophe)

drapeau-palestinien-1_5115634

Au Tour de France, la Palestine est un motif d’interpellation

A l’occasion de la 3ème étape du Tour de France reliant Seraing à Cambrai, un groupe de 5 Jeunes Communistes de la fédération du Nord  étaient venus  prêter main-forte aux jeunes communistes cambrésiens pour fêter le Tour et mener une action de soutien à la Palestine, un an après les bombardements ayant frappés Gaza. Nos cinq camarades se sont fait interpeller. Pendant 3 heures, ils ont été privés de leur liberté, au commissariat de Cambrai, pour avoir voulu brandir des drapeaux Palestiniens. Des drapeaux de plusieurs nations étaient pourtant représentés : Etats-Unis, France, Norvège, Royaume Unis, Allemagne, Pays de Galle… Alors pourquoi pas le drapeau Palestinien ?

« C’est un trouble à l’ordre public », nous a reproché un policier. Mais quel trouble ? Nous sommes venus pacifiquement porter le drapeau d’un peuple qui subit la violence, la colonisation, privé de ses droits sur ses propres terres.

« Avec les attentats de Janvier, ce genre de drapeau n’a pas sa place ici » a renchérit un autre policier. Arrêtez de tout confondre, la Palestine n’a rien à voir avec les extrémistes se réclamant de DAECH. Savez-vous que l’Union Européenne achète du pétrole vendu par les barbares de DAECH ? Savez-vous que c’est la Turquie, allié de la France, qui a même fourni des armes à cet état ? Et que non, la Palestine n’avait rien à voir la dedans. Défendre la Palestine, ce n’est pas défendre le terrorisme, c’est défendre la liberté. La « liberté d’expression » défendue par tous les marcheurs du 11 janvier doit-elle être sélective ? Derrière des discours de façade, le combat pour la liberté d’expression est encore à mener. S’exprimer pour défendre la liberté d’un peuple colonisé est encore considéré par l’état comme un « trouble à l’ordre public » et devient un motif d’interpellation.

« Le sport n’a rien à voir avec la politique » a enfin fini par nous dire agacé l’un des policiers présent. D’une part, c’est un point de vue qui ne justifie guère une interpellation. De plus, le sport n’est pas un îlot déconnecté du reste de la société, il fait partie de celle-ci. Connaissez-vous le Gazaoui Mahmoud Sarsak ? Il a été arrêté en Juillet 2009 par l’armée israélienne, au motif qu’il représentait « un danger pour Israël » . En vrai, Il se rendait en Cisjordanie pour s’entraîner avec l’équipe nationale de Palestine et pour intégrer le club de Balata de Naplouse. Sans jugement, Il a passé 3 ans en prison pour avoir voulu pratiquer son sport. Après 90 jours de grève de la faim, il est sorti affaibli et ne pouvant plus jouer au football. De plus, dans un pays où la population est sans cesse contrôlée par des Check points, comment voulez-vous qu’un cycliste Palestinien émerge, cycliste qui n’a pas le pouvoir de se déplacer librement, de s’entraîner ni même de se procurer un vélo à cause de l’embargo. Si messieurs, sport et politique sont intimement liés.

Le Parlement, représentant du peuple français, a voté en Novembre dernier pour la reconnaissance de l’état Palestinien. Pourtant, quand les citoyens se mobilisent pour rendre visible et informer sur ce combat, ils se retrouvent privés de liberté. Le Tour de France doit être une fête populaire, rassemblant et permettant l’expression des citoyens. Pourtant, alors que les sponsors y sont omniprésents, l’expression des citoyens n’y est pas libre.

Ne baissons pas la garde ! Le combat pour la reconnaissance des droits et de l’état Palestinien n’est pas terminé. Peut-importe les injustices, les arrestations, les Jeunes Communistes continueront de faire ce qui est juste. Nous continuerons mais nous devons être nombreux. Plus la mobilisation sera forte, plus notre message sera entendu !drapeau-palestinien-1_5115634

10 bonnes raisons de se mobiliser le 9 avril

Salaire, égalité femme-homme, retraite, partage des richesses, service public, sécurité sociale… La CGT propose aux salairés, aux privés d’emploi et aux retraités au moins dix bonnes raisons de se mobiliser et de manifester demain, jeudi 9 avril.CGT-et-PCF-condamnés

1. Parce que je veux vivre de mon travail

L’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale est formel… le niveau actuel du smic (1136nets/mois) ne suffit pas à une personne seule pour vivre et un célibataire doit gagner 1424 €, un couple avec deux enfants, 3284 € pour faire face aux dépenses « nécessaires » : disposer d’une voiture pour ses déplacements, d’une chambre par enfant de sexe différent et de plus de 6 ans ou encore de pouvoir partir en vacances une semaine par an pour les retraités.

Le 9 avril, salariés payés au Smic, privés d’emploi, retraités, bénéficiaires des minima sociaux, nous exigerons de porter le Smic à 1700 euros bruts, d’augmenter les minima sociaux, de dégeler les pensions de retraite et les porter au niveau du smic revendiqué par la CGT. Parce que ce que nous consommons peut participer à relancer la croissance.

2. Pour en finir avec le blocage des salaires des fonctionnaires

Le point d’indice, qui sert de base au calcul des salaires des quelque 5,2 millions d’agents et n’a pas été revalorisé depuis 2010. Depuis 2000, les choix gouvernementaux successifs ont conduit à un décrochage massif de la valeur du point par rapport à l’évolution des prix : c’est désormais à plus de 14% de perte de pouvoir d’achat que s’élèvent les pertes accumulées. Aujourd’hui, plus d’un million d’agents vivent avec des revenus équivalents au Smic. Les rémunérations de la Fonction publique ont perdu 5% par rapport à l’inflation depuis juillet 2010. Jamais les traitements de la Fonction publique n’ont été bloqués sur une telle durée. Ces pertes de pouvoir d’achat, par leur impact négatif sur la consommation de millions d’agents, ne sont pas non plus sans effet sur la relance de la croissance. Ce blocage a aussi un effet négatif sur les niveaux des pensions des millions de fonctionnaires retraités.

Le 9 avril, c’est le moment pour tous les agents de l’Etat, des collectivités territoriales, des hôpitaux d’exiger une hausse du pouvoir d’achat qui passe par le dégel du point d’indice et par des mesures compensatoires de rattrapage des pertes subies depuis des années. Dans l’unité la plus large possible, la CGT est déterminée à gagner l’ouverture de négociations permettant de déboucher sur un arrêt de la politique ravageuse de gel du point d’indice et obtenir une augmentation significative des salaires dans les fonctions publiques.

3. Pour exiger l’égalité effective des salaires entre les femmes et les hommes

Malgré des avancées incontestables (réussite scolaire, diplômes, hausse de l’activité des femmes y compris chez les cadres…), les discriminations que subissent les femmes restent fortes et tenaces. En dépit de cinq textes de lois français et européens, les femmes ont un salaire en moyenne de 27% inférieur à celui des hommes, une retraite de 40% plus faible. Elles sont concentrées dans un nombre limité de professions en général mal reconnues du point de vue salarial comme les services à la personne. Elles accèdent difficilement à des postes de responsabilité et subissent, pour la plupart, le temps partiel et une grande précarité.

Le patronat, rétrograde, bloque systématiquement toute avancée et le gouvernement se refuse à imposer aux entreprises une véritable obligation de négocier chaque année sur cette question.

Le 9 avril, veille d’une séance de négociation importante sur les régimes de retraite complémentaires, c’est le moment d’exiger tous ensemble, femmes et hommes de rendre effective cette égalité salariale. Progressivement réalisée, elle permettrait un accroissement des cotisations tel que tout déficit serait effacé à l’ARRCO. Quant au déficit de l’AGIRC, il serait réduit de près de moitié d’ici 2040.

4. Pour préserver nos retraites complémentaires sans reculer l’âge de la retraite

Depuis le 17 février syndicats et patronat s’affrontent dans les négociations sur les régimes de retraite complémentaires ARRCO (pour tous les salariés) et AGIRC (pour les cadres). Ces deux institutions essentielles de notre système de retraite connaissent un lourd problème de financement, aggravé depuis 2009 par la crise et par le refus patronal d’augmenter le montant des ressources allouées aux régimes.
Dans cette nouvelle séquence de négociations, le Medef avance avec une série de propositions qui visent toutes à réduire le niveau des pensions, repousser et réduire les réversions, reculer l’âge de la retraite sociale et même à remettre en cause le statut cadre en proposant la fusion des deux régimes.

Le 9 avril, c’est le moment pour tous les salariés du privé de peser sur cette négociation en exigeant, par exemple :
- Une augmentation de la cotisation AGIRC pour permettre aux cadres de cotiser autant au-dessus du plafond de la Sécurité sociale qu’en dessous et se constituer ainsi le même niveau de retraite sur la totalité du salaire ;
- L’élargissement de l’assiette de cotisation aux éléments de rémunération aujourd’hui exemptés (intéressement, participation, épargne salariale, etc.)
- La mise à contribution des dividendes versés par les entreprises aux actionnaires.

5. Pour que les richesses crées ne soient pas pillées par les actionnaires

En moyenne, chaque salarié du privé travaille aujourd’hui 45 jours par an pour payer leurs dividendes aux actionnaires alors qu’en 1981 ils représentaient 10 jours de travail par salarié dans les sociétés non financières. Selon une étude faite pour Le Monde par PwCs et publiée jeudi 5 mars, les entreprises du CAC40 ont vu leurs bénéfices progresser de 33% en 2014 pour atteindre 62,4milliards d’euros. Et cela alors même que le chiffre d’affaires de ces sociétés est demeuré quasi stable à 1222 milliards d’euros (+0,1%). Les actionnaires du CAC40 ont reçu l’année dernière 56milliards d’euros : 46 milliards d’euros au titre de versements de dividendes (+25% par rapport à 2013) et 10milliards pour les rachats d’actions (+55%). On se rapproche du record de l’année 2007. Pour les actionnaires, la crise est donc bel et bien derrière. Concrètement, pour parvenir à cette croissance démente des dividendes, sur les 40 sociétés composant l’indice CAC40, vingt-quatre ont mis en place des plans de réduction de coûts, poursuivant la baisse des « frais de structure » et des coûts de production. Parmi eux Danone, Michelin, Renault, Bouygues pour sa filiale Bouygues Telecom, Pernod Ricard, Lafarge, Saint-Gobain, Arcelor-Mittal, Solvay, Technip, Publicis groupe, BNP Paribas et Alcatel-Lucent…

Le 9 avril, mobilisons-nous pour exiger un autre partage de la richesse que nous créons par notre travail :

Pour que nos salaires augmentent, que nos qualifications et nos responsabilités soient reconnues. Pour développer les investissements productifs et la recherche. Pour financer la protection sociale.

6. Pour développer et renforcer les services publics locaux

Nos villes, nos départements et régions réalisent quelques 250 milliards d’euros de dépenses, soit 21% de la dépense publique totale (Etat : 380 milliards €) pour organiser le « vivre ensemble ». Elles réalisent 70% de l’investissement public hors défense et sont donc un élément important de l’activité économique en territoire. Elles font vivre ainsi des milliers d’entreprises et de services et sont souvent les premiers employeurs locaux. Elles bénéficient pour cela de transferts de l’Etat de l’ordre de 100 milliards € par an. Mais Pour financer le pacte de responsabilité (40 milliards € cadeaux au patronat) et respecter les engagements européens de rigueur via le programme de stabilité (50 milliards €), l’Etat entend réduire de 11 milliards € les dotations des collectivités territoriales. Résultat, les investissements ralentissent et c’est toute l’activité économique, le développement des territoires, la satisfaction des besoins des populations qui en pâtissent.

Le 9 avril, mobilisons-nous pour exiger le maintien des financements, des moyens humains des services publics territoriaux. Ces services publics de proximité et de qualité doivent être préservés et développés sur tout le territoire. Ils doivent être dotés de personnels en nombre suffisant, sous statut public, formés.

7. Pour augmenter les salaires et relancer l’économie

Loin de relancer la croissance et l’emploi, la politique de baisse des salaires, de précarité contribue à baisser le pouvoir d’achat, la consommation et la croissance et donc à baisser la demande interne et détruire massivement des emplois. La consommation des ménages compte pour 57% du Produit Intérieur Brut de la France. L’évolution du PIB dépend donc largement de cette consommation. Au cours des années 2000, elle explique deux tiers de la croissance de l’activité économique en France. Donc, tout ce qui freine le pouvoir d’achat plombe la reprise de notre économie.

Le 9 avril, exigeons une augmentation immédiate du Smic et un rattrapage réel du point d’indice dans la fonction publique qui donneraient un ballon d’oxygène immédiat. Revaloriser le Smic au-delà de l’augmentation automatique, les traitements des fonctionnaires, les prestations sociales seraient de nature à réenclencher une spirale vertueuse et à libérer le pouvoir d’achat des salariés.

8. pour dire non au projet de loi Macron

Dans de nombreuses branches et professions comme le commerce, le projet de loi Macron suscite colère et inquiétude. Adopté en force à l’Assemblée grâce à l’article 49.3, c’est un texte fondamentalement idéologique. Il est tentaculaire dans son contenu puis qu’il touche à de nombreux aspects du droit du travail et domaines économiques. En résumé, c’est :
- plus de facilités pour licencier ;
- la banalisation du travail le dimanche et du travail de nuit et le risque de leur extension à d’autres secteurs que le commerce ;
- la possibilité pour le patron de déroger au Code du travail ;
- la mise à mort des conseils des prud’hommes et de la médecine du travail ;
- l’affaiblissement de l’inspection du travail ;
- l’affaiblissement des instances représentatives du personnel.

Le 9 avril, poursuivons la mobilisation unitaire contre ce projet de loi Macron, car il est possible d’obtenir des avancées. La mobilisation dans l’unité a déjà permis de faire reculer le gouvernement sur certains aspects touchant par exemple aux prud’hommes ou au secret des affaires. Par ailleurs, trois articles de la loi Macron visent à renforcer la lutte contre le travail illégal, diminuer les fraudes, notamment dans le cas des travailleurs détachés en augmentant significativement les amendes en cas d’infraction des employeurs. Ils rendent possible la suspension de la prestation ou une amende dans le cas où les principes basiques du code du travail ne sont pas appliqués à un travailleur détaché et instaurent la carte professionnelle pour les salariés du bâtiment afin de lutter contre le travail illégal.

9. Parce que pour gagner, il faut lutter

Depuis plusieurs semaines, de nombreux conflits se multiplient, notamment à l’occasion des négociations annuelles obligatoires. Ces mobilisations touchent aux salaires, à l’emploi, aux conditions de travail. Ainsi, les salariés des magasins Tang, la chaîne d’alimentation asiatique, ont mené la première grève de leur histoire pendant plusieurs semaines. Ils sont obtenu l’ouverture de négociations sur la durée du travail, sur les augmentations de salaires, la mise en place d’une grille des salaires, des qualifications, les pauses et les congés légaux. Une première victoire qui en appelle d’autres. Les salariés de Sanofi à Sisteron ont menées cinq semaines de lutte et ont obtenu80 € net sur la prime de poste afin de compenser la pénibilité subie par des équipes travaillant en faisant, par exemple, les « 3×8 », des embauches et la garantie d’investissement sur un nouvel incinérateur. Et ils ont ainsi donné le signal de l’action à leurs collègues d’autres usines du groupe. Leur détermination est renforcée par les annonces de résultats et de dividendes versés aux actionnaires et par la prime de 4 millions d’euros à leur nouveau patron.

Ces luttes sont souvent menées dans l’unité syndicale, gage de succès : ainsi dans le groupe bancaire BPCE (Caisse d’Épargne, Banque Populaire, Crédit Foncier, Crédit Coopératif, Natixis, BPCE S.A, Banque Palatine…) pour la première fois depuis la création du groupe toutes les organisations syndicales (CFDT, Unsa, CGT, CFTC, FO, CFE-CGC/SNB,SUD Solidaires) ont appelé le 24 mars à une grève pour « de meilleures conditions de travail, une politique salariale juste et motivante, un service à la clientèle correspondant véritablement aux valeurs coopératives du groupe ». Cet appel survient après l’échec des négociations salarialesdans les deux principales branches du groupe où aucune augmentation générale n’a été accordée pour 2015. Cela alors même que de source syndicale, on apprend que lePDGde la Caissed’Epargne,FrançoisPérol, bénéficierait d’une part variable de 850 000euros.

Le 9 avril, donnons du poids à nos mobilisations, faisons converger nos luttes, mettons nous en grève et manifestons tous ensemble d’une seule voix, dans les entreprises, dans les manifestations et rassemblements organisés partout et notamment dans les rues de la capitale.

10. parce que ma Sécu, ma retraite, ma santé j’y tiens

La Sécurité sociale, pilier de notre système de protection sociale, est l’objet d’attaques incessantes du patronat et du gouvernement. Les droits des salariés et des retraités sont remis en cause, tant du point de vue de l’assurance maladie que de la retraite ou de la politique familiale. Il en résulte toujours plus de difficultés pour se soigner, vivre décemment sa retraite, élever ses enfants…

Le patronat, soutenu et accompagné par le gouvernement se désengage du financement de la Sécurité sociale pour verser des dividendes encore plus juteux aux actionnaires. Avec le pacte de responsabilité il vient encore d’obtenir des milliards d’euros de cadeaux sans contreparties en termes d’emploi. Avec pour conséquence directe la remise en cause de l’universalité des allocations familiales.

Le 9 avril, mobilisons-nous pour défendre et développer notre Sécurité sociale, notre système de retraite solidaire, notre système de santé. Pour répondre aux besoins en matière d’accès aux soins, de retraite, de prestations familiales, il faut augmenter les ressources. Nous pouvons y parvenir par :
- la création d’emplois stables et correctement rémunérés ;
- une croissance réactivée par une véritable politique industrielle et des services publics performants ;
- une distribution des richesses crées plus favorable au monde du travail ;
- l’augmentation / revalorisation des salaires.

Retraités, poursuivons notre mobilisation dans l’unité avec les salariés actifs et les privés d’emploi pour en finir avec le gel pensions qui rabote notre pouvoir d’achat, contre la dégradation des conditions d’accès aux soins, le délitement des services publics.

http://www.humanite.fr/les-10-bonnes-raisons-de-se-mobiliser-le-9-avril-570490