10 bonnes raisons de se mobiliser le 9 avril

Salaire, égalité femme-homme, retraite, partage des richesses, service public, sécurité sociale… La CGT propose aux salairés, aux privés d’emploi et aux retraités au moins dix bonnes raisons de se mobiliser et de manifester demain, jeudi 9 avril.CGT-et-PCF-condamnés

1. Parce que je veux vivre de mon travail

L’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale est formel… le niveau actuel du smic (1136nets/mois) ne suffit pas à une personne seule pour vivre et un célibataire doit gagner 1424 €, un couple avec deux enfants, 3284 € pour faire face aux dépenses « nécessaires » : disposer d’une voiture pour ses déplacements, d’une chambre par enfant de sexe différent et de plus de 6 ans ou encore de pouvoir partir en vacances une semaine par an pour les retraités.

Le 9 avril, salariés payés au Smic, privés d’emploi, retraités, bénéficiaires des minima sociaux, nous exigerons de porter le Smic à 1700 euros bruts, d’augmenter les minima sociaux, de dégeler les pensions de retraite et les porter au niveau du smic revendiqué par la CGT. Parce que ce que nous consommons peut participer à relancer la croissance.

2. Pour en finir avec le blocage des salaires des fonctionnaires

Le point d’indice, qui sert de base au calcul des salaires des quelque 5,2 millions d’agents et n’a pas été revalorisé depuis 2010. Depuis 2000, les choix gouvernementaux successifs ont conduit à un décrochage massif de la valeur du point par rapport à l’évolution des prix : c’est désormais à plus de 14% de perte de pouvoir d’achat que s’élèvent les pertes accumulées. Aujourd’hui, plus d’un million d’agents vivent avec des revenus équivalents au Smic. Les rémunérations de la Fonction publique ont perdu 5% par rapport à l’inflation depuis juillet 2010. Jamais les traitements de la Fonction publique n’ont été bloqués sur une telle durée. Ces pertes de pouvoir d’achat, par leur impact négatif sur la consommation de millions d’agents, ne sont pas non plus sans effet sur la relance de la croissance. Ce blocage a aussi un effet négatif sur les niveaux des pensions des millions de fonctionnaires retraités.

Le 9 avril, c’est le moment pour tous les agents de l’Etat, des collectivités territoriales, des hôpitaux d’exiger une hausse du pouvoir d’achat qui passe par le dégel du point d’indice et par des mesures compensatoires de rattrapage des pertes subies depuis des années. Dans l’unité la plus large possible, la CGT est déterminée à gagner l’ouverture de négociations permettant de déboucher sur un arrêt de la politique ravageuse de gel du point d’indice et obtenir une augmentation significative des salaires dans les fonctions publiques.

3. Pour exiger l’égalité effective des salaires entre les femmes et les hommes

Malgré des avancées incontestables (réussite scolaire, diplômes, hausse de l’activité des femmes y compris chez les cadres…), les discriminations que subissent les femmes restent fortes et tenaces. En dépit de cinq textes de lois français et européens, les femmes ont un salaire en moyenne de 27% inférieur à celui des hommes, une retraite de 40% plus faible. Elles sont concentrées dans un nombre limité de professions en général mal reconnues du point de vue salarial comme les services à la personne. Elles accèdent difficilement à des postes de responsabilité et subissent, pour la plupart, le temps partiel et une grande précarité.

Le patronat, rétrograde, bloque systématiquement toute avancée et le gouvernement se refuse à imposer aux entreprises une véritable obligation de négocier chaque année sur cette question.

Le 9 avril, veille d’une séance de négociation importante sur les régimes de retraite complémentaires, c’est le moment d’exiger tous ensemble, femmes et hommes de rendre effective cette égalité salariale. Progressivement réalisée, elle permettrait un accroissement des cotisations tel que tout déficit serait effacé à l’ARRCO. Quant au déficit de l’AGIRC, il serait réduit de près de moitié d’ici 2040.

4. Pour préserver nos retraites complémentaires sans reculer l’âge de la retraite

Depuis le 17 février syndicats et patronat s’affrontent dans les négociations sur les régimes de retraite complémentaires ARRCO (pour tous les salariés) et AGIRC (pour les cadres). Ces deux institutions essentielles de notre système de retraite connaissent un lourd problème de financement, aggravé depuis 2009 par la crise et par le refus patronal d’augmenter le montant des ressources allouées aux régimes.
Dans cette nouvelle séquence de négociations, le Medef avance avec une série de propositions qui visent toutes à réduire le niveau des pensions, repousser et réduire les réversions, reculer l’âge de la retraite sociale et même à remettre en cause le statut cadre en proposant la fusion des deux régimes.

Le 9 avril, c’est le moment pour tous les salariés du privé de peser sur cette négociation en exigeant, par exemple :
- Une augmentation de la cotisation AGIRC pour permettre aux cadres de cotiser autant au-dessus du plafond de la Sécurité sociale qu’en dessous et se constituer ainsi le même niveau de retraite sur la totalité du salaire ;
- L’élargissement de l’assiette de cotisation aux éléments de rémunération aujourd’hui exemptés (intéressement, participation, épargne salariale, etc.)
- La mise à contribution des dividendes versés par les entreprises aux actionnaires.

5. Pour que les richesses crées ne soient pas pillées par les actionnaires

En moyenne, chaque salarié du privé travaille aujourd’hui 45 jours par an pour payer leurs dividendes aux actionnaires alors qu’en 1981 ils représentaient 10 jours de travail par salarié dans les sociétés non financières. Selon une étude faite pour Le Monde par PwCs et publiée jeudi 5 mars, les entreprises du CAC40 ont vu leurs bénéfices progresser de 33% en 2014 pour atteindre 62,4milliards d’euros. Et cela alors même que le chiffre d’affaires de ces sociétés est demeuré quasi stable à 1222 milliards d’euros (+0,1%). Les actionnaires du CAC40 ont reçu l’année dernière 56milliards d’euros : 46 milliards d’euros au titre de versements de dividendes (+25% par rapport à 2013) et 10milliards pour les rachats d’actions (+55%). On se rapproche du record de l’année 2007. Pour les actionnaires, la crise est donc bel et bien derrière. Concrètement, pour parvenir à cette croissance démente des dividendes, sur les 40 sociétés composant l’indice CAC40, vingt-quatre ont mis en place des plans de réduction de coûts, poursuivant la baisse des « frais de structure » et des coûts de production. Parmi eux Danone, Michelin, Renault, Bouygues pour sa filiale Bouygues Telecom, Pernod Ricard, Lafarge, Saint-Gobain, Arcelor-Mittal, Solvay, Technip, Publicis groupe, BNP Paribas et Alcatel-Lucent…

Le 9 avril, mobilisons-nous pour exiger un autre partage de la richesse que nous créons par notre travail :

Pour que nos salaires augmentent, que nos qualifications et nos responsabilités soient reconnues. Pour développer les investissements productifs et la recherche. Pour financer la protection sociale.

6. Pour développer et renforcer les services publics locaux

Nos villes, nos départements et régions réalisent quelques 250 milliards d’euros de dépenses, soit 21% de la dépense publique totale (Etat : 380 milliards €) pour organiser le « vivre ensemble ». Elles réalisent 70% de l’investissement public hors défense et sont donc un élément important de l’activité économique en territoire. Elles font vivre ainsi des milliers d’entreprises et de services et sont souvent les premiers employeurs locaux. Elles bénéficient pour cela de transferts de l’Etat de l’ordre de 100 milliards € par an. Mais Pour financer le pacte de responsabilité (40 milliards € cadeaux au patronat) et respecter les engagements européens de rigueur via le programme de stabilité (50 milliards €), l’Etat entend réduire de 11 milliards € les dotations des collectivités territoriales. Résultat, les investissements ralentissent et c’est toute l’activité économique, le développement des territoires, la satisfaction des besoins des populations qui en pâtissent.

Le 9 avril, mobilisons-nous pour exiger le maintien des financements, des moyens humains des services publics territoriaux. Ces services publics de proximité et de qualité doivent être préservés et développés sur tout le territoire. Ils doivent être dotés de personnels en nombre suffisant, sous statut public, formés.

7. Pour augmenter les salaires et relancer l’économie

Loin de relancer la croissance et l’emploi, la politique de baisse des salaires, de précarité contribue à baisser le pouvoir d’achat, la consommation et la croissance et donc à baisser la demande interne et détruire massivement des emplois. La consommation des ménages compte pour 57% du Produit Intérieur Brut de la France. L’évolution du PIB dépend donc largement de cette consommation. Au cours des années 2000, elle explique deux tiers de la croissance de l’activité économique en France. Donc, tout ce qui freine le pouvoir d’achat plombe la reprise de notre économie.

Le 9 avril, exigeons une augmentation immédiate du Smic et un rattrapage réel du point d’indice dans la fonction publique qui donneraient un ballon d’oxygène immédiat. Revaloriser le Smic au-delà de l’augmentation automatique, les traitements des fonctionnaires, les prestations sociales seraient de nature à réenclencher une spirale vertueuse et à libérer le pouvoir d’achat des salariés.

8. pour dire non au projet de loi Macron

Dans de nombreuses branches et professions comme le commerce, le projet de loi Macron suscite colère et inquiétude. Adopté en force à l’Assemblée grâce à l’article 49.3, c’est un texte fondamentalement idéologique. Il est tentaculaire dans son contenu puis qu’il touche à de nombreux aspects du droit du travail et domaines économiques. En résumé, c’est :
- plus de facilités pour licencier ;
- la banalisation du travail le dimanche et du travail de nuit et le risque de leur extension à d’autres secteurs que le commerce ;
- la possibilité pour le patron de déroger au Code du travail ;
- la mise à mort des conseils des prud’hommes et de la médecine du travail ;
- l’affaiblissement de l’inspection du travail ;
- l’affaiblissement des instances représentatives du personnel.

Le 9 avril, poursuivons la mobilisation unitaire contre ce projet de loi Macron, car il est possible d’obtenir des avancées. La mobilisation dans l’unité a déjà permis de faire reculer le gouvernement sur certains aspects touchant par exemple aux prud’hommes ou au secret des affaires. Par ailleurs, trois articles de la loi Macron visent à renforcer la lutte contre le travail illégal, diminuer les fraudes, notamment dans le cas des travailleurs détachés en augmentant significativement les amendes en cas d’infraction des employeurs. Ils rendent possible la suspension de la prestation ou une amende dans le cas où les principes basiques du code du travail ne sont pas appliqués à un travailleur détaché et instaurent la carte professionnelle pour les salariés du bâtiment afin de lutter contre le travail illégal.

9. Parce que pour gagner, il faut lutter

Depuis plusieurs semaines, de nombreux conflits se multiplient, notamment à l’occasion des négociations annuelles obligatoires. Ces mobilisations touchent aux salaires, à l’emploi, aux conditions de travail. Ainsi, les salariés des magasins Tang, la chaîne d’alimentation asiatique, ont mené la première grève de leur histoire pendant plusieurs semaines. Ils sont obtenu l’ouverture de négociations sur la durée du travail, sur les augmentations de salaires, la mise en place d’une grille des salaires, des qualifications, les pauses et les congés légaux. Une première victoire qui en appelle d’autres. Les salariés de Sanofi à Sisteron ont menées cinq semaines de lutte et ont obtenu80 € net sur la prime de poste afin de compenser la pénibilité subie par des équipes travaillant en faisant, par exemple, les « 3×8 », des embauches et la garantie d’investissement sur un nouvel incinérateur. Et ils ont ainsi donné le signal de l’action à leurs collègues d’autres usines du groupe. Leur détermination est renforcée par les annonces de résultats et de dividendes versés aux actionnaires et par la prime de 4 millions d’euros à leur nouveau patron.

Ces luttes sont souvent menées dans l’unité syndicale, gage de succès : ainsi dans le groupe bancaire BPCE (Caisse d’Épargne, Banque Populaire, Crédit Foncier, Crédit Coopératif, Natixis, BPCE S.A, Banque Palatine…) pour la première fois depuis la création du groupe toutes les organisations syndicales (CFDT, Unsa, CGT, CFTC, FO, CFE-CGC/SNB,SUD Solidaires) ont appelé le 24 mars à une grève pour « de meilleures conditions de travail, une politique salariale juste et motivante, un service à la clientèle correspondant véritablement aux valeurs coopératives du groupe ». Cet appel survient après l’échec des négociations salarialesdans les deux principales branches du groupe où aucune augmentation générale n’a été accordée pour 2015. Cela alors même que de source syndicale, on apprend que lePDGde la Caissed’Epargne,FrançoisPérol, bénéficierait d’une part variable de 850 000euros.

Le 9 avril, donnons du poids à nos mobilisations, faisons converger nos luttes, mettons nous en grève et manifestons tous ensemble d’une seule voix, dans les entreprises, dans les manifestations et rassemblements organisés partout et notamment dans les rues de la capitale.

10. parce que ma Sécu, ma retraite, ma santé j’y tiens

La Sécurité sociale, pilier de notre système de protection sociale, est l’objet d’attaques incessantes du patronat et du gouvernement. Les droits des salariés et des retraités sont remis en cause, tant du point de vue de l’assurance maladie que de la retraite ou de la politique familiale. Il en résulte toujours plus de difficultés pour se soigner, vivre décemment sa retraite, élever ses enfants…

Le patronat, soutenu et accompagné par le gouvernement se désengage du financement de la Sécurité sociale pour verser des dividendes encore plus juteux aux actionnaires. Avec le pacte de responsabilité il vient encore d’obtenir des milliards d’euros de cadeaux sans contreparties en termes d’emploi. Avec pour conséquence directe la remise en cause de l’universalité des allocations familiales.

Le 9 avril, mobilisons-nous pour défendre et développer notre Sécurité sociale, notre système de retraite solidaire, notre système de santé. Pour répondre aux besoins en matière d’accès aux soins, de retraite, de prestations familiales, il faut augmenter les ressources. Nous pouvons y parvenir par :
- la création d’emplois stables et correctement rémunérés ;
- une croissance réactivée par une véritable politique industrielle et des services publics performants ;
- une distribution des richesses crées plus favorable au monde du travail ;
- l’augmentation / revalorisation des salaires.

Retraités, poursuivons notre mobilisation dans l’unité avec les salariés actifs et les privés d’emploi pour en finir avec le gel pensions qui rabote notre pouvoir d’achat, contre la dégradation des conditions d’accès aux soins, le délitement des services publics.

http://www.humanite.fr/les-10-bonnes-raisons-de-se-mobiliser-le-9-avril-570490

Publicités

Appel à la mobilisation le 9 avril contre l’austérité !

La CGT, en intersyndicale avec FO, FSU et Solidaires, appelle à une journée interprofessionnelle d’action et de grève, jeudi 9 avril 2015, contre les politiques d’austérité et pour la mise en œuvre d’alternatives. Un rassemblement national sera organisé à Paris, à partir de 13h00, de la place d’Italie (13e arrondissement) à l’esplanade des Invalides (7e arrondissement).

Combattre et réduire le chômage, permettre la création d’emplois en changeant de politique économique, préserver les droits et tous les régimes sociaux, garantir et promouvoir le service public, augmenter les salaires (secteurs public et privé), les retraites, les pensions et les minimas sociaux, constituent des priorités sociales, de surcroît en période de crise.

Réunies le 17 février 2015, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires affirment leur détermination pour faire aboutir ces revendications et lutter contre l’austérité et ses impacts destructeurs tant socialement, économiquement que démocratiquement.

Le « pacte de responsabilité », la rigueur budgétaire, la réforme territoriale, nombre de dispositions du projet de loi libérale « Macron » ainsi que plusieurs décisions des pouvoirs publics et du patronat aggravent la situation des salarié(e)s, des retraité(e)s et des chômeurs(ses).

De nombreuses luttes et mobilisations syndicales sont d’ores et déjà engagées dans les entreprises, les services publics et les secteurs professionnels.

Pour faire converger ces revendications et exiger du gouvernement et du patronat qu’ils y répondent, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires s’engagent dans un processus de mobilisation. Conscientes de leur responsabilité, elles invitent les retraité(e)s et les chômeurs(ses) à se mobiliser et appellent l’ensemble des salarié(e)s, du public et du privé, à une journée de grève interprofessionnelle et à manifester le 9 avril 2015.

Les jeunes communistes de Cambrai et du Nord répondront présents à cet appel. Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire d’unir les travailleurs, de lutter contre l’austérité et de vaincre le système qui en est à l’origine : le capitalisme.

Carte des manifestations selon le département d’origine

Article extrait de l’Humanité.

La MJCF reste au front des luttes sociales

Alors que l’été vient d’ouvrir ses portes, le climat reste pourtant détestable. Comment pourrions-nous profiter de nos vacances dans l’insouciance quand les difficultés nous écrasent et nous empêchent de profiter du « plus bel âge de la vie » ?  

Nous lançons la mobilisation des organisations de jeunesses pour refuser d’être condamnés à la précarité! (déclaration unitaire et invitation au meeting de lancement ci-contre).

Cet été a pour nom chômage de masse, contrats saisonniers pourris payés au lance-pierre, stages non ou peu payés, discriminations en tout genre… les chiffres ne choquent même plus malgré l’ampleur de la catastrophe : un jeune sur cinq sous le seuil de pauvreté, 25,7% de chômage soit 780 000 demandeurs d’emplois, près de 180 000 jeunes qui sortent du système scolaire sans formation ni qualification. Dans ce contexte, les premières annonces de la  nouvelle conférence sociale  n’augurent pas encore de changement positif.

On nous ressort avec une nouvelle réforme des retraites annoncée qui devrait allonger la durée de cotisation et sape toujours plus notre système par répartition dans la lignée des régressions précédentes. Quant aux salaires ou à l’argent public destiné aux entreprises, on peut repasser…  Ce gouvernement nous  serine  sans cesse de trouver de nouvelles économies de  de 20 milliards d’euros  alors qu’il donne la même somme au patronat sans contreparties  au nom de la compétitivité!

Avec d’autres organisations de jeunesse, nous affirmons le principe que la durée de cotisation ne peut être allongée ! Cela restreint toujours plus l’entrée des jeunes dans le monde du travail  tout en allant à l’encontre des besoins des travailleurs de ce pays. Il faut au contraire une réelle ambition pour les jeunes  de France en sécurisant les parcours d’emploi et de formation. Il ne faut plus un jeune en stage, en apprentissage ou en alternance sans garantie de qualification ou d’embauche. Il ne faut plus permettre aux employeurs de nous considérer comme un coût par des dispositifs spécifiques sous-payés au nom de « l’insertion » ou à grands coups d’exonérations massives de cotisations qui n’ont jamais prouvé leur efficacité à créer de l’emploi. Il ne faut plus faciliter les licenciements de la part de ces entreprises alors qu’elles réalisent des profits. Une vie faite de CDD ou d’autres contrats précaires n’est à l’évidence pas envisageable pour nous. Cela rend impossible toute idée d’une retraite pleine et entière.

Nous mobiliserons pour gagner ces nouveaux droits car il s’agit bien d’agir dès maintenant pour changer nos conditions de vie et permettre à tous de se former ou de travailler dignement. C’est bien ainsi que nous pourrons construire et maitriser notre avenir et donc nos retraites. Avec les organisations progressistes de jeunesse et tous les jeunes, nous construirons ces contenus au travers de nos forums-débats et nos multiples actions pour ne rien céder face à de futures régressions. L’heure est au vrai changement !

Nous nous donnons rendez-vous tout au long de l’été lors de nombreuses initiatives comme le camp d’été du MJCF pour construire ces réponses et cette mobilisation salutaire pour sortir le pays des impasses de l’austérité et des griffes de l’extrême droite. A la rentrée, plus offensifs que jamais, nous serons dans la rue le 10 septembre pour exiger une autre réforme des retraites. Nous serons des milliers à la Fête de l’Humanité, réunis notamment dans un grand forum pour l’emploi des jeunes pour faire entendre la voix d’une génération qui refuse de se laisser sacrifier sur l’autel de l’austérité !

(Articlé tiré du site de la MJCF)

« New Deal » sauce Merkhollande : Nous ne voulons pas de la précarité comme métier !

Il y a 6 millions de jeunes inscrits chômage et  14 millions de jeunes sans emplois ni formation condamnés à la survie dans l’Union Européenne (Les Echos). C’est plus d’un jeune sur deux en Espagne, en Grèce ou au Portugal, un sur trois ou un sur quatre en Italie, en Irlande, en France… Et ces chiffres-là ne tiennent pas compte des jeunes travailleurs rémunérés en dessous des salaires minimums et souvent en dessous du seuil de pauvreté.

Alors quand les jeunes suédois explosent de colères, quand les jeunes grecs et espagnols cherchent à s’expatrier, ou qu’avec les jeunes portugais ils occupent les rues par milliers, il faut au moins feindre d’agir. De conférences de presses, en colloques et tribunes, cette semaine aura été l’occasion d’une grande opération de communication des gouvernements français et allemands. Ouvrons nos oreilles aux doux échos de ces bons mots : « Erasmus », « apprentissage », « garantie jeunesse », « investissement des petites entreprises », « mobilité »…

Le « New Deal », de quoi s’agit-il ?

Derrière ces belles paroles se cache un mépris terrible. Les six milliards d’euros proposés sur les prochaines années ne représentent pas le tiers du budget immédiatement nécessaire pour renverser le chômage de masse jeunes. C’est une goutte de charité dans un océan de richesses : 0,005% de la production intérieure brute de l’UE (Les Echos).

Et lorsque la commission européenne annonce la même semaine de nouveaux plans drastiques d’économies et qu’en Allemagne comme en France les systèmes d’apprentissage présentent les mêmes limites d’exclusion pendant ou à l’issue de la formation (Le Monde), comment être crédible quant à offrir à chaque jeune un emploi ou une formation de qualité ?Dans le même temps en France, la Cour des Comptes et la Banque de France se sont alliés pour exiger de nouvelles économies sur l’éducation, les universités, la santé, les salaires et les retraites !

« Tout travail mérite salaire ! »

A lire l’inventaire des dispositifs proposés, c’est une nouvelle multiplication de dispositifs d’emplois à bas salaires que l’UE et le gouvernement vont nous imposer (La Croix). Rémunérés 400€ quels que soient la formation ou l’emploi occupé, en France, en Espagne ou en Grèce, le sommet européen fin juin pourrait être celui de la construction  d’un dispositif de sous-emplois à l’échelle du continent ! Le voilà, ce modèle allemand qui se cache derrière le terme compétitivité et qui sonne comme toujours plus de précarité pour nous !

C’est notre mobilisation partout en Europe qui nous sauvera. Nos formations ne se feront pas au rabais : lycéens, étudiants, apprentis, alternants ou stagiaires, « la précarité n’est pas un métier » ! L’alternance, l’apprentissage, les emplois d’avenir ou les contrats de générations servent aujourd’hui aux patrons et aux actionnaires à nous payer en dessous du salaire minimum tout en étant exonérés de cotisations sociales pour financer les retraites ou la santé.

Pour eux c’est l’orgie des profits. Pour y mettre fin, il faut rompre avec cette exploitation et imposer la rémunération des stagiaires et des alternants au même salaire que l’emploi occupé. Il faut imposer l’embauche dès l’obtention de la qualification. Il faut reprendre le pouvoir de gestion des lycées, des universités et des CFA ! Face à l’insécurité et à l’exploitation construisons un statut du stagiaire et de l’alternant qui nous garantisse de bonnes conditions d’étude et d’emploi ! Nous ne serons pas la génération 400€ !

(Article tiré du site de la MJCF, cliquez pour voir le lien)

Mr Hollande, où sont passées vos priorités ?!

Mr Hollande, où sont passées vos priorités ?!

Que dire de la prestation télévisée du Chef de l’Etat ce soir sinon qu’elle n’est que profondément décevante, pour tous ceux de notre génération qui avaient encore l’espoir que ça bouge ! Pas une fois, lors de son intervention François Hollande ne s’est adressé aux travailleurs, aux précaires, aux jeunes qui sont les premières cibles des politiques d’austérité. Pas une seule allusion, pas un égard. En s’exprimant tel un comptable, il s’est empressé de rassurer les entreprises et le MEDEF en avançant sur les régressions sociales qu’il compte mette en œuvre, ces mêmes patrons-voyous qui nous conduits au désastre jusqu’ici, et qui sont coutumier de ce genre de hold-up télévisé consistant à faire croire qu’il n’est pas de préoccupation plus importante que les leurs.

Ah, qu’il a su être ferme lorsqu’il faut défendre l’ANI, « accord » qui plongera encore plus les jeunes dans la précarité et la soumission aux employeurs ! De la même manière, lui qui manifestait aux côtés du peuple en 2011, nous sert une nouvelle dose d’austérité en souhaitant allonger la durée de cotisation des retraites. Avec ça, on peut être sûr que les jeunes de notre pays ne trouveront pas un emploi stable de si tôt ! Pour un Président qui avait fait de la jeunesse sa priorité, la pilule est difficile à avaler.

Les jeunes communistes souhaitent rappeler qu’ils n’attendront pas 2017 pour « juger » comme il appelait à le faire, sa politique concernant les jeunes, si cela signifie que nous sommes repartis pour 5 ans de précarisation massive, quand d’autres baignent dans les bénéfices et leur profit, un profit réalisé sur notre dos !  Nous ne lâcherons rien. Nous continuerons à rassembler la jeunesse de notre pays autour de notre campagne nationale sur le travail, des foyers de jeunes travailleurs aux lycées pros, des CFA aux universités, nous porterons avec tous les jeunes qui le souhaitent nos propositions : un smic à 1700 euros, la fin des contrats bidons, un service public de l’orientation et de l’enseignement, le droit d’intervention sur nos lieux d’études et de travail, la rémunération des stagiaires et des apprentis à 100% de l’emploi occupé et un statut pour les protéger…

Nous appelons la jeunesse à se mobiliser massivement le 9 avril prochain lors de la journée syndicale interprofessionnelle et à se rassembler opur interpeller les députés dont nous ne voulons pas qu’ils se fassent les scribes du MEDEF, afin de montrer que les jeunes ne comptent pas être une simple marchandise employable et malléable pour les patrons !

Tel le conclave, le Parlement européen travaille dans l’ombre

Tel le conclave, le Parlement européen travaille dans l'ombre

Tel le conclave, le Parlement européen travail dans l’ombre et  il fait le jeu des possédants contre les intérêts de la jeunesse populaire française et palestinienne

La presse s’intéresse actuellement beaucoup à une assemblée des plus obscure, à une assemblée de délégués internationaux ayant son siège en Europe…le conclave. Combien de unes, combien d’articles n’ont pas été publiés sur l’élection du futur pape, si ce n’est pas un italien ce sera un américain, s’il n’est pas jeune il sera polyglotte….

 Communistes, nous respectons les croyants, mais il ne faut pas s’y tromper cette élection dont les modalités sont cachées et discrètes ne changera pas, et ne touche que peu la jeunesse de France et d’Europe.

 Une autre assemblée internationale, ayant son siège en Europe fait elle en revanche peu parler d’elle. Cette assemblée regroupe des parlementaires de 27 pays d’Europe…

 Le Parlement européen, en  toute catimini médiatique vient de produire deux actes forts de sens et contraires aux idéaux que le MJCF défend : le progrès social et une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

 Cette assemblée a d’abord voté le two-pack qui complète le précédent six pack. Derrière ces anglicismes quelque peu barbares se cache un projet politique et économique inspiré tout droit des politiques d’austérité. Il s’agit de contrôler les budgets des Etats membres, et d’imposer partout des logiques budgétaires restrictives, des politiques d’austérité.

Les Etats membres de l’Union européenne qui ont l’Euro comme monnaie devront ainsi présenter le budget à la Commission européenne afin que celle-ci approuve ou invalide ce budget. La même procédure s’appliquera aux politiques fiscales.

Un rideau de fumée de termes bureaucratiques tente d’obstruer la vision des peuples et des jeunes d’Europe à qui l’on enlève encore une part de la maigre souveraineté qu’il leur restait.

La réalité est très simple, une tentative fédéraliste par le haut, une reprise en main toujours plus forte par les valets de la finance sur les politiques nationales est imposée pour satisfaire les intérêts des puissants qui profitent ainsi de la crise.

 On connaît les politiques d’austérités déjà appliquées aux Espagnols, aux Portugais, aux Grecs : toujours moins d’argent pour l’éducation, la culture, la santé, le développement d’un côté, toujours plus de privatisations, d’allègements de taxes pour les plus riches de l’autre.

 On connaît déjà les méthodes politiques de l’Union européenne pour ce qui est de l’Italie : imposer un ex commissaire à la concurrence sans même qu’il soit élu.

 Ce parlement ne peut pas et ne doit pas rester sourd face aux mobilisations qui partout tonnent en Europe.

Tous les jours un pays différent se soulève et à chaque fois la jeunesse joue un rôle de premier plan. Que ce soit en Slovénie, dans les nombreuses manifestations thématiques en Espagne où des vagues demandant le droit à l’éducation succèdent à celles relatives à la santé ou aux salaries,  au Portugal où la semaine dernière plus de 200 000 personnes se sont retrouvées à Lisbonne entonnant des chants révolutionnaires, ou encore en Grèce, tous les peuples du continent rejettent l’austérité. Tous rejettent les coupes budgétaires et les régimes imposés au mépris de la démocratie.

 Les classes dirigeantes rêvaient de pouvoir dormir tranquille, sans que les peuples ne se lèvent, pour elles la désillusion est de mise nous sommes et nous serons leur cauchemar. Déjà en France avec les mobilisations contre l’ANI nous participons de cet élan européen.

 Dans le silence médiatique sur laquelle règne l’ombre papale une partie cruciale pour l’avenir de la jeunesse d’Europe se joue : profitant de la crise les bourgeoisies et les classes dominantes continentales veulent renforcer leur position et leur pouvoir au détriment du peuple et de la jeunesse.

 Ensuite, le parlement européen à applaudi et reçu un criminel de guerre, responsable de la mort et de l’étouffement d’un grand nombre de palestiniens. En effet, toujours dans l’indifférence générale Shimon Perez était reçu en grande pompe par les députés européens.

Ce sont les opprimés du globe, les victimes de l’impérialisme et au premier rang desquels les Palestiniens qui devraient avoir droit aux honneurs et à l’écoute de l’Union européenne, pas les oppresseurs et colonisateurs.

 Dans cette ambiance de huit-clos saluons l’attitude des députés communistes et progressistes du Parlement européen, les seuls qui ont quitté l’hémicycle  lors du discours du président Israélien, les seuls qui ont dénoncé depuis des mois les logiques d’austérité imposés par l’UE.

 Définitivement cette Union européenne n’a pas d’avenir ! Nous si, alors imposons des politiques en rupture avec l’Union européenne ! Pour une Europe des travailleurs, fraternelle et solidaire !